The Swinging Blue Jeans – Shake rattle and jeans

swinging blue jeans

Note: Dans l’article les titres qui figurent en écoute entière et gratuite sont en lien cliquable, ce qui vous permet d’écouter directement la chanson en ouvrant une nouvelle fenêtre, selon la configuration de votre navigateur. Ne pas cliquer si vous ne désirez pas l’écouter. A la fin de l’article, vous trouverez un lien qui vous ouvrira une playlist où figurent tous les titres qui j’ai choisis, mentionnés ou non. Tous les titres sont en écoute entière gratuite et téléchargement payant sur MusicMe.

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Une affirmation qui colle à la peau des Swingins Blue Jeans, c’est que le succès du groupe fut autant grand que de courte durée. Si c’est en partie vrai, les SBJ apparaissent maintenant comme n’étant pas tout à fait comme les autres. Chez pas mal d’artistes qui creusèrent leur sillon dans le succès des Beatles, une bonne partie ne sont à considérer que comme des interprètes, les SBJ furent un peu plus que cela. Tout d’abord, ce sont des vrais rockers, leur discographie en témoigne. Mais ils ne contentèrent pas juste de reprendre des classiques, ils ajoutèrent une petite touche personnelle, souvent magnifiée par l’excellent jeu du soliste, Ralph Ellis. Le guitariste rhytmique Ray Ennis était lui, un excellent chanteur. Les deux autres Les Braid, basse, et Norman Kuhlke, batterie, complétaient très bien l’ensemble. Leurs enregistrements témoignent d’une certaine sauvagerie, on les qualifia même des plus sauvages de Liverpool. Nés dix ans plus tard, ils seraient certainement devenus un groupe de hard rock. Mais voyons un peu les détails…
Ils apparaissent en 1958 sous le nom de Blue Genes, référence à Gene Vincent. Ils construisent un répertoire à base de rock pur et un mélange de skiffle, on retrouvera aussi cette influence folk plus tard dans leur disques. Passent les années, ils deviennent peu à peu une référence à Liverpool, un creuset de talent futurs. Les premiers à émerger furent les Beatles, bien sûr. Les maisons de disques cherchèrent alors les talents qui pouvaient satisfaire à leurs exigences et tout ce qui venait de Liverpool devait être pris en considérations. C’est ainsi que le groupe baptisé difinitivement les Swinging Blue Jeans, entra dans les studios de EMI en signant pour His Master Voice en 1963. Un premier disque  » It’s Too Late Now. « , composition de Ray Ennis, est mis sur le marché. Il n’impressionne pas outre mesure le public, mais il pénètre dans le fond des charts. Le second va être le détonateur qui va les rendre célèbres. Ils reprennent dans une version trépidante  » Hippy Hippy Shake.  » un succès américain pour Chan Romero, quatre ans avant. Le titre rate de peu le sommet des classements, mais c’est un très gros succès qui va devenir une référence pour pas mal de groues en mal d’inspiration. Le suivant est consacré à une reprise de  » Good Golly Miss Molly.  » de Little Richard, qu’ils interprètent dans un style dorénavant reconnaissable, riffs de guitares et chant avec un léger écho. Les disque marche un peu moins bien, mais il rentre quand même dans le top ten. Le groupe vit son heure de grande gloire. Ils remettent leur recette en marche pour une chanson un peu plus calme qu’il vont chercher dans le répertoire de Betty Everett  » You’re No Good. « . C’est à nouveau un très gros succès. Leur popularité ne se cantonne pas à l’Angleterre, mais ils font aussi une percée aux Etats-Unis et marchent très fort en Allemagne, qui va devenir un peu leur seconde patrie. Trois simples à succès et un album qui ne marche pas trop mal sera à peu près leur bilan de gloire dans leur pays natal. Les deux derniers simples de 1964,  » Promise You’ll Tell Her. « , « It Isn’t There. « , n’ont pas vraiment de succès, ils sont certainement moins attirants que les précédents. Paradoxalement, cette baisse d’activité va leur permettre d’assurer une meilleure présence sur les scènes étrangères et recueillir un peu du succès perdu en Angleterre. Les albums publiés à l’étranger sont plus nombreux et présentent aussi leur meilleur côté, celui de rockers. On s’étonne devant leur très convaincantes reprises de  » Shakin’ All Over. « Shake Rattle And Roll. », « Tutti Frutti . », toutes étonnantes de qualité. Ils enregistrent deux singles en allemand. Un album très rare aujourd’hui, publié seulement au Danemark et en Allemagne, restitue l’enregistrement d’un show à Cologne au Cascade Club. On y retrouve des titres inédits ailleurs comme la reprise de  » Eight Days A week « , un titre des Beatles, dont Ray Ennis est un grand admirateur. Une reprise de  » Johnny Be Good  » de Chuck Berry est presque un carbone à l’envers de celle que fera Jimi Hendrix plus tard. Hasard ou inspiration, on ne saura jamais, si ce n’est que Hendrix fréquenta les mêmes lieux que le groupe en Allemagne. La date de cet enregistrement à lieu en 1965, l’année où ils enregistrent un très grand disque, hélas sans aucun succès, «  Make Mme Know You’re Mine « . C’est une reprise d’un titre de Conway Twitty complètement retravaillée, qui illustre ce dont ils étaient capables. Le son, le jeu des guitares, les vocaux sont fabuleux. Quelle démonstration! Qui est capable de produire un truc pareil aujourd’hui? Il paraît même que Jimmy Page était présent lors de l’enregistrement. A titre personnel, je dirais que ce titre fait partie de mon top ten perpétuel depuis plus de 40 ans. Le succès les boude, sauf au début 66 avec la reprise de  » Don’t Make Me Over.  » de Dionne Warwick, qui refait une petite apparition dans les charts. Ralph Ellis quitte le groupe remplacé par Terry Sylvester qui vient des Escorts et intégrera plus tard les Hollies, en remplacement momentané de Allan Clarke. Il sera suivi par le départ de Norman Kuhlke. Jusqu’en 1968, ils vont tenter de renverser la vapeur en enregistrant quelques titres plus commerciaux, mais sans résultat probant. Le Canada va encore ajouter une spécialité dans leur discographie en publiant un album qui comprend une dizaine de titres introuvables ailleurs.
Le groupe va commencer à se produire dans les circuits nostalgiques et en enregistrant quelques disques ici et là, dont certains les ramènent un peu dans l’actualité. Ray Ennis et Les Braid, juqu’à sa mort en 2005, vont continuer de tourner dans le monde entier. C’est une belle page de l’histoire qui commença à Liverpool pour se terminer nulle part, car elle n’a de fin que celle que l’on voudra bien lui attribuer. Il y a quelques artistes de Liverpool qui peuvent prétendre à une page d’immortalité, les Beatles certainement, les Swinging Blue Jeans quelques lignes d’une autre page, sûrement.

New Musical Express Awards 1964 – Le son ne leur rend pas grâce.

Le groupe aujourd’hui (clip partiel), ça déménage encore!

Clip chanté en allemand, « Das Ist Prima (Shaking Feeling ». .

Playlist 24 titres

Ecouter gratuitement et télécharger la playlist des Swinging Blue Jean sur MusicMe.

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