De la liberté aux lamentations des privés de porte-jarretelles

Et dans la foule ce n’était que lamentations

J’ai toujours considéré une femme qui portait des bas comme une déesse. Je ne sais pas ce qu’il en est chez mes collègues masculins, dont j’imagine certains considérant cela comme un dû et d’autres plus romantiques, comme une faveur. A notre époque quand même un peu barbare dans la relation du couple, il y a un certain nombre de choses qui ne sont pas acquises d’avance, voir sa femme porter des bas en est une. Bien qu’elles ne courent pas les rues au sens figuré, il y a quand même quelques inconditionnelles et pas mal d’occasionnelles. Par plaisir personnel, par goût de l’élégance, et la fine connaisseuse qui sait tout le pouvoir que peut conférer à sa personne cet accessoire relégué à une semi-invisibilité publique, la face cachée étant la plus excitante. Pour celui qui devine ou qui connaît le côté caché de l’iceberg, gageons que s’il est lui-même un iceberg, il ne tardera pas à fondre. Nous parlons là de ces cas où la femme est disons, convertie. Mais restent les autres, certainement les plus nombreuses, qui ne se prêtent pas volontiers au petit jeu de la sensualité, et que l’on aimerait bien voir changer de cap.
Un truc que je lis souvent dans les forums dédiés, concerne les lamentations du mec qui n’arrive pas à persuader sa femme de porter des bas. Je n’ai pas de recette miracle, mais j’ai toujours réussi a avoir ce plaisir avec les différentes femmes qui ont partagé un moment de ma vie. Mais voyons un peu l’histoire.

Me myself and stockings

Chaque fois que je suis parti vers une conquête féminine, enfin draguer pour parler basique, j’ai toujours essayé d’en savoir plus sur l’attitude de la dame envers sa féminité. Car pour moi porter des bas est une attitude féminine, un symbole en la matière. A mon goût, une femme qui n’est pas féminine ne m’intéresse pas. Bien sûr la féminité ne s’arrête à ce seul critère, je ne suis pas, non plus, loin s’en faut, un des ces penseurs rétrogrades qui considèrent que la place de la femme est à la maison derrière ses fourneaux. Entre les deux, il doit y avoir un moyen de s’entendre. De nos jours, une femme qui revêt une paire de bas, le fait très certainement par goût personnel avant tout, pas par obligation. Je les ai quelquefois entendu me confier que c’était un moyen de retrouver leur féminité. De là, à penser qu’elles ont l’impression à quelque part de l’avoir un peu perdue, c’est une possibilité qui n’a de fondement que les critères auxquels elles sont sensibles.

La liberté ne tient qu’à un fil de nylon, prélude au désastre

Ceux qui ont vécu l’époque de la mutation entre bas et collants, à partir de 1965, se rappellent certainement les critères qui tentaient d’imposer le port des collants. On y parlait surtout de liberté, avec un arrière plan l’apparition de la mini jupe. L’argument de marketing n’était pas absent. Vous avez envie de porter une mini jupe, comme Twiggy, Sandie Shaw ou les demoiselles qui s’affichent à Carnaby Street? Alors il vous faut des collants, car les bas, malheureusement, ne sont plus adaptés à cette nouvelle tenue. Un argument fallacieux, dans une pub de journal, mettait même en cause la gent masculine au prétexte que apercevoir une jarretelle c’était laid dans la pensée des garçons. A voir le nombre de fureteurs qui cherchent sur la Toile, le moindre bout de lisière de bas visible, il y a de quoi se marrer. Ou alors le monde masculin à bien changé, ce dont je doute moins que l’argumentaire de la pub. Ce qui a encore accéléré le mouvement de la disparition du bas c’est que les balbutiements de la génération Woodstock, ont érigé le mot liberté en commandement. Non seulement, elles ont bien vite enlevé les collants, mais le soutien-gorge aussi, jeté aux orties selon l’expression qui a fait fortune. Tout cela le temps d’une saison, d’une mode, dans le meilleur des mondes possibles. Le rêve une fois estompé, il a fallu recomposer la vie quotidienne. Des cendres de la liberté, la femme a certainement gagné un droit, celui de porter des pantalons en toutes circonstances, fait qui n’était pas toujours acquis et parfois mal vu. Nombre d’entre elles n’ont plus porté que cet accessoire de manière presque continue, la jupe mini ou pas, étant réservée aux grandes occasions, avec un collant vite enfilé. Cet intervalle a mis à mal tous les fabricants de lingerie, au point qu’il n’était presque plus possible de trouver une paire de bas. J’avais une tante qui s’en plaignait, c’est dire. Seul un coin de rayon dans certains magasins permettaient encore de s’en procurer, pour certaines dames majoritairement plutôt âgées qui étaient réfractaires au collant.

Les années pas très folles

A partir de 1970, on peut clamer la mort du bas, comme faisant partie intégrante de la garde robe féminine. Dire que cette mutation n’engendra pas une nostalgie est peu dire. Elle fut même presque immédiate. Les moeurs étant plus libérales, on vit fleurir tout une panoplie de revues qui osaient enfin montrer des femmes en bas et porte-jarretelles sans êtres condamnés à être vendues presque sous le manteau comme le fameux Paris-Hollywood. L’une d’entre elles, Eclats De Rire sous-titré Sexy Humour existait depuis quelques années, mais il devint assez en vogue au début des années 70. On pouvait faire croire au libraire que l’humour était notre passion, alors qu’il venait en second plan.

Suivront des magazines qui se branchèrent un peu plus sur la lingerie, alors qu’ils voulaient surtout présenter des nus au départ. Eh oui, les femmes nues étaient presque lassantes, on les préférait à peine plus habillées. Les deux plus connus Lui et Playboy furent les magazines de l’homme dit moderne, mais aussi des femmes conscientes d’ajouter parfois un plus à leur charmes. De son côté, le cinéma n’était pas en reste. Des films comme Percy ou le très coquin Malizia devinrent presque des films pour voyeurs branchés anti-nudité. Surtout dans le deuxième, les références au porte-jarretelles sont, non seulement nombreuses, mais visibles.

Les amateurs de bas et de fine lingerie durent se contenter de ce peu pendant quelques années, si d’aventure sa femme le traitait d’obsédé, quand il abordait le sujet. On peut admettre que les prostituées furent parmi les seules à entretenir la flamme. En bonnes professionnelles, elles savaient bien ce qui faisait plaisir au client. Il est assez probable que le cliché bas=femme facile trouve ses origines à cette époque, cliché qui est un peu vrai, mais uniquement dans le contexte de l’époque. De là, à en faire une règle qui a la vie dure, il n’y a qu’une image qu’on a de la peine à effacer.

No Future et portant

Un mouvement musical a donné un coup d’accélérateur à la renaissance du bas, le punk. Il se voulait le contrepied de la pensée hippie, le futur que l’on envisageait fait d’amour et de paix, devient le No Future. Pourtant certaines demoiselles commencent à porter des bas, un peu par dérision, mais de manière très affichée, ne cachant rien de leur jarretelles qui tiennent le plus souvent des bas déchirés pas toujours très glamour. Dans les magazines de vente par correspondance, on remarque un retour de la lingerie un peu plus érotique, le porte-jarretelles faisant une ou deux apparitions, ainsi que dans les rayons dédiés des grandes surfaces. Mais il s’agit là d’une lingerie plus décorative que fonctionnelle et qui sera peut-être, plus un malheur qu’un bienfait. Les quelques dames ou demoiselles qui osent se lancer, trouveront un manque de confort certain et encore faut-il trouver une paire de bas, chose assez facile en ville, mais plus improbable à la campagne. Mais c’est certain, on commence petit à petit à redécouvrir le pouvoir de séduction lié à la parure.

L’aurore du néo nylon

Une sorte de folklore érotique commence à envahir les médias de manière omniprésente au cours des années 80. Des revues musicales comme Rock et Folk, posent ouvertement la question bas ou collants? aux vedettes qu’il interrogent dans Descente de police, rubrique menée par Thierry Ardisson. Certaines disent oui, d’autres non. Cette période est aussi une forte redécouverte du rock and roll, principalement engendrée par le succès des Stray Cats. Le look des années 50 est revisité, même s’il a toujours été entretenu par une minorité, bien sûr les dames ressortent les crinolines, les jupes serrées et il est assez fréquent que les authentiques bas se cachent dessous. C’est aussi l’apparition à la télévision des premières émissions coquines. Les fameuses Sexy Folies cartonneront tard dans la soirée. L’animateur du moment, Fabrice, a les yeux en bouton de jarretelle en découvrant les charmes des invitées. D’autres suivront.

La chanteuse Lio, qui s’avoue un inconditionnelle des bas, elle semble avoir viré depuis, s’affiche en bas et porte-jarretelles sur son album Pop Model. Ici et là le port des bas, devient de plus en plus visible. A travers les films, les clips vidéo, les pochettes de disques, les revues et même les chansons qui leur sont consacrées comme « A Fool For Your Stockings » de ZZ Top, sans oublier leur fameux clip de Gimme All You Lovin’ le bas est presque roi, un roitelet serait plus juste.

L’avenir ou ce qu’il en reste


Force est de constater que le mouvement ira crescendo au cours du temps qui passe. Les lamentations des abstinents bien malgré eux, se feront plus discrètes. En charge pour eux de convertir l’autre moitié, parfois irréductible. Mais on est persuasif ou pas, tout est dans la manière de présenter la chose. L’avènement du bas sur la toile, que j’ai raconté plus loin, n’est pas le moindre des atouts dans cette redécouverte. Le signe, certainement le plus encourageant, c’est la manque de complexes des nouvelles arrivées. De jeunes demoiselles, autour de la vingtaine, peut-être conçues après que papa et maman aient regardé Sexy Folies ou dansé sur les Stray Cats, s’y mettent carrément. Elles qui ne cherchent pas à retrouver une féminité perdue, mais plutôt à s’en créer une, n’hésitent pas a enfiler guêpières, porte-jarretelles et arborent même des attitudes qui les font sortir tout droit d’un film des années 40 ou 50. On cherche les vrais bas à couture d’époque, les authentiques porte-jarretelles au design rétro, conçu pour celles qui portaient des bas par obligation, quand il n’existait pratiquement rien d’autre. Même la vieille gaine, chère aux dames qui voulaient perdre des centimètres en apparence, est un must chez certaines. Quand il ne s’agit pas du corset ou autre serre-taille, assez prisé par le mouvement gothique.
Il y a des icônes derrière cela, la plus connue est Dita Von Teese. Soyons francs, elle n’a rien inventé, elle a réinventé, sinon repris à son compte de vieux clichés d’une époque qui devient floue dans la mémoire des plus âgés. L’époque est d’autant plus propice que l’on peut enlever ses bas dans une émission de télévision en suscitant l’admiration, comme elle l’a fait. Qui se souvient de cette speakerine, censurée parce qu’on voyait ses genoux? On les virerait plutôt maintenant pour des raisons contraires. Mais pour Dita, ça marche, les imitatrices accourent, qui en blog, qui en site. Mais qui s’en plaindrait, pas nous les nostalgiques, quand on sait que ces demoiselles arborent un porte-jarretelles et bas, juste pour faire comme Dita qui montre les siens dans les circuits burlesques, nouveau nom pour une nostalgie des temps modernes, qui en sera peut-être une nouvelle dans les temps futurs. L’avenir est assuré? Je n’en sais rien, c’est possible. Mais pour l’instant, les lamentations se font plus rares, ça c’est une certitude.

26 réflexions sur “De la liberté aux lamentations des privés de porte-jarretelles

  1. Magnifique article, une sorte de genèse de 40 ans de nylon! Merci. Qu’en dire de plus? Tout est dit parfaitement. Pour moi la question des bas ne se pose plus. Ils sont là! Maintenant la vraie question, c’est pour combien de temps?
    On voit bien le mouvement de balancier très justement décrit dans l’article. Le bas revient à la mode. J’adore. Mais on sait aussi que la mode est éphémère…
    Bonne soirée

  2. Faisons tous en sorte de le porter bien haut … Enfin pas trop quand même, je dirai à sa juste hauteur ;). En tout cas je boudons pas ce moment.

    Votre article est un petit bonheur du matin, oui je suis une lève tard 😉

    Je vais même le lire 2 fois je pense

    Bonne journée
    S.

  3. Merci pour cet article. jue partage votre analyse sur la maniére d’en parler à une femme, à sa femme du moment. j’ai souvent moi aussi aborder ce sujet pour tester la féminité de la dame. j’ai souvent réussi à décider la dame à porter des bas. il est vrai que cet attribut devuple la féminité de celle qui le porte et il est essentiel que ce soit par envie et non par obligation.

    Un très bel article.

    • Merci pour le commentaire. Je vois que je suis pas le seul a assumer cette démarche. Sans vantardise, je suis toujours arrivé à la persuader de porter des bas avec des résultats divers il est vrai. De souvent, à un fois de temps en temps. Je crois qu’il faut juste trouver les bons mots et une femme assez réceptive à une certaine féminité. Dans deux cas, je n’ai rien eu à faire, sinon constater qu’elles en portaient. Ca c’est le must, mais pas si courant.

  4. Magnifique article trés complet qui aborde les points essentiels pour comprendre bien des choses.
    Je pense qu’il ne faut pas en vouloir a la période des années 70 où le collant est venu ravir la place du bas chez les femmes. Il fut un symbole pour les femmes de leur libération . On ne peut masquer derrière la perte regrettable d’un accessoire l’importance de cette période qui permit tout de même aux femmes de changer leur vie. En effet aujourd’hui si les femmes en toute liberté aiment porter des bas, c’est bien parce qu’elles sont modernes , vous touchez du doigt cet aspect en parlant des jeunes de 20 ans qui n’ont aucun complexe. Mais honnêtement ces femmes d’aujourd’hui , modernes qui s’assument n’aimeraient pas porter des bas en menant la vie des femmes des années 40/50, demandez à n’importe quelle femme autour de vous je suis presque sure de la réponse.
    En ce qui concerne le fait de convaincre son épouse de porter des bas, je crois sincèrement que cela doit venir d’elle et non pas de lui, même si c’est pour lui faire plaisir, l’idéal est que la femme se fasse plaisir à elle d’abord. Ainsi ce qu’elle partagera avec son complice n’en sera que plus délicieux car librement choisi et vécu.
    Vous avez toujours aimé les femmes trés féminines, la féminité amène celles ci à explorer toutes les possibilités leur permettant d’exacerber ce trait, et donc les bas en sont une expression et il est donc logique dans ce cas que vos amies aient fini par franchir le pas.
    Je fais partie de ces femmes qui portent des bas avec délice, notamment pour aller travailler, et je suis ravie de cela, sans voir cela comme une mode. Mon compagnon adore évidemment mais je crois que ce qui lui plait encore plus est que j’assume ce choix de manière trés épanouie. Il parait que je n’en suis que plus séduisante…sourire

    baisers à vous

    Armandie

    • Merci Armandie pour ce très intéressant et long commentaire.
      Je n’en veux pas particulièrement à la période 70, Elle nous a permis en fin de compte de retrouver plus tard une femme différente, plus égale à l’homme. Je suis un de ceux qui aime bien avoir un avis féminin, une femme qui prend des initiatives et non pas une femme uniquement assurant ses tâches ménagères comme c’était un peu trop le cas avant. Les jeunes d’aujourd’hui, c’est certain, assument pour celles qui le désirent un look rétro, mais sans aucune envie d’adopter tout le reste et c’est très bien comme ça. Convaincre une femme de porter des bas, j’ai du le faire pour mon plaisir et j’espère aussi le leur. Honnêtement, je n’ai jamais forcé la main, si on peut dire. Je savais qu’elles étaient plus ou moins prêtes à le faire, J’ai, disons dans certains cas, juste suggéré la chose. Les cas où elles étaient déjà des adeptes étaient plus rares, mais existaient quand même. J’ai toujours affirmé que savoir qu’une femme portait des bas et être le seul à le savoir était un plaisir sublime.
      Vous portez des bas pour aller travailler, permettez-moi de vous en féliciter et de continuer à la faire. Si en plus, vous le faites avant tout pour votre plaisir personnel, là je ne vois que des heureux,. vous et votre compagnon. Je sais pour l’avoir observé qu’un femme qui porte des bas même si elle ne l’affiche pas, a quelque chose en plus, une touche de classe qui la distingue des autres.
      Encore merci pour cet avis éclairé.
      Baisers à vous

  5. Chapeau bas!
    Voici un historique aussi complet que bien écrit.
    Les femmes d’aujourd’hui qui s’intéressent « sérieusement » à cet accessoire longtemps considéré comme désuet sont formidables. Ce peut être une manière de jeu, délicieux, dans un couple, pour autant que les hommes soient à la hauteur.
    En complicité..
    Léo

    • Merci Léo et cher complice. Oui en effet, on ne va pas leur dire des choses désagréables, plutôt les encourager. il est vrai que j’ai parfois un doute sur la « hauteur » des hommes. Pas vous, ni moi, on comprend toute la magnificence du geste, mais il y a des rustres, qui lient toujours la chose à la femme facile, hélas.

  6. EN découvrant votre blog , il y a plusieurs mois, j’ai une la malchance (réparée aujourd’hui) de rater cet article !

    Alors je vous FELICITE à 200% pour la rédaction intelligente et vive sur l’évolution des Femmes et de leur féminité à travers cette liberté et ce choix du port des bas.

    BRAVO
    BRAVO
    BRAVO

    ET je fonce pour fêtez sur mon blog votre 1er anniversaire ! je vous ouvre une rubrique

    BON ANNIVERSAIRE

    WOLFORD

  7. Il a fallu que j’attende ce 26 juillet pour découvrir ce magnifique texte, et l’auteur de ce non moins séduisant Blog ! (merci à WOLFORD pour sa communication).

    Que rajouter de plus ? Tout y est dit, complété par les commentaires d’autres passionnés comme nous. Ce que je puis affirmer, au travers de l’abondant courrier que je reçois chaque jour par le biais de mon propre Blog ( http://miss-nylon.blogs.fr ), c’est que « les lamentations ne se font pas plus rares », comme vous dites. Ces messieurs continuent d’espérer en vain que leurs compagnes veuillent bien, même le temps d’une soirée éphémère, gainer leus jambes de ce fin nylon qu’ils aimeraient bien pouvoir caresser. La terrible équation Bas + Porte-jarretelles = fille facile est encore trop ancrée dans la tête de ces dames, hélas, trois fois hélas. J’aurais tellement envie de leur crier combien leur petit homme serait différent, attentionné, galant homme, etc., si elles se décidaient, de temps à autre à accéder à cette bien modeste demande…

    Certes, les choses bougent, et vous le racontez si bien. Merci à Dior et à d’autres qui ont fait défiler cet hiver leurs mannequins sur les podiums avec de « vrais » bas nylon. Une petite graine a été semée, mais elle n’est encore qu’en germe. Merci à Dita et au burlesque. Merci à internet qui nous permet, à moi la première, de parler de bas nylon encore et encore chaque jour sur des dizaine de Blogs et forums (n’est-ce pas Dixden, Sandrine, Wolford, et j’en passe ?). Et merci à ces (rares) industriels passionnés qui préservent chaque jour un patrimoine en voie de disparition (n’est-ce pas Monsieur Serge ?). Quand je pense qu’il ne reste plus que 5 machines à fabriquer les bas coutures dans le monde ! (par bonheur, plus de 50% œuvrent sur notre territoire national).

    Oui, le bas nylon est toujours là, reprend force et vigueur sous le maillet d’admirables artisans, relayés par une nouvelle mode qui pointe le bout de son nez (est-elle éphémère ?). En tout cas, moi qui en porte chaque jour, dehors comme dedans, j’y crois dur comme fer !!!

    MISS NYLON

    • Bonjour Miss Nylon,

      Tout d’abord, cordiale bienvenue sur mon modeste blog.
      Je vous remercie d’avoir pris la peine d’y ajouter quelques réflexions qui vont tout à fait dans le sens des miennes. Vous avez bien raison quand vous soulignez que les femmes ignorent pour la plupart, tout le profit qu’elles peuvent tirer de cette modeste demande, comme vous dites. Les excuses qu’elles fournissent sont nombreuses, l’idée de la fille facile est la plus répandue, mais je crois qu’il s’agit surtout d’une excuse. Il y a bien d’autres aspects pour juger si une femme est légère ou pas, porter des bas n’en est pas vraiment un dans mes critères et à travers mes expériences.
      Comme nous le constatons, l’avenir, sans être radieux, nous laisse entrevoir quelques promesses, j’en parle plus haut. Nous pouvons chacun, à notre manière, apporter notre contribution. Vous, en tant que femme d’expérience et qui s’en trouve bien. Moi, en continuant d’affirmer que la femme qui le fait, mérite des éloges, sans arrières pensées.
      Pour parler un peu de vous, je connais votre blog. J’y suis passé de temps en temps et vous vous en doutez, le contenu n’est pas pour me déplaire. Je dirais même que je suis un grand admirateur du bas vintage, sans conteste le plus élégant dans ma vision de la jambe parfaite. Alors je ne peux que vous encourager de continuer à défendre cette élégance et à vous apporter mon soutien. Je vais mettre un lien pour votre blog, c’est ma manière de vous dire… continuez!

      Très cordialement

  8. Je vais donc poursuivre notre conversation « en public », d’autant qu’elle permet un éclairage sur bien des points aux uns et aux autres (mais n’hésitez pas à user, et même abuser, de ma boîte mail perso, qui n’a rien de perso, du reste car elle figure un peu partout sur les Blogs – miss-nylon@orange.fr ).

    Je suis d’accord avec vous quand vous écrivez que « l’argument fille facile » n’est pas la seule excuse. Il me semble que c’est aussi (et peut-être même cela) une mauvaise première expérience qui a « dégoûté » à jamais une femme qui s’est essayé aux bas nylon une toute première fois.

    En effet, je crois qu’il ne faut pas débuter tout de suite par un PJ et des « vrais » bas nylon fins (cristal). Il faut y aller progressivement (comme j’aimerais donner des cours, non plus de français, mais de port idéal du PJ et des bas !). Commencer par des bas fins qui tiennent tout seul, plutôt élastiques (je déteste, personnellement, mais je m’adresse aux « novices » et à leurs hommes, eux qui vont chercher à les guider). La femme (adepte des collants) va s’habituer peu à peu à la nudité du haut de ses cuisses, de ce petit courant d’air dont elle n’a pas l’habitude (petite parenthèse : un de mes amis passionné et homme raffiné appelle cet endroit « la bande d’arrêt d’urgence », j’adore).

    Elle va apprendre à vivre avec, et avec le risque qu’un œil averti détecte ce haut qu’elle ne peut pas toujours cacher (coup de vent, jambes croisées un peu haut, etc.). Et alors ? c’est si polisson ! Et elle « se fera une raison », de plus en plus à l’aise qu’elle sera au fil de ses sorties.

    La deuxième étape sera l’achat du PJ. C’est là qu’il ne faut pas se tromper. A bannir les petits PJ trop fins et trop élastiques. Ils ne tiennent rien, glissent sur les hanches et sont très inconfortables au bout d’un moment. Et les bas vont bien évidemment « tire-bouchonner », plisser et dégoûter à jamais d’en porter.
    Le secret est un serre-taille le plus large possible, de grande marque (tant pis pour la dépense, ils savent faire, c’est leur vrai métier). Il va bien se coincer sur les hanche, prendre sa place, et sera même très agréable à porter avec en prime un effet gainant non négligeable. Il m’arrive souvent de porter un serre-taille sans bas tellement c’est agréable de se sentir ainsi bien maintenue.

    Puis deuxième étape bis : l’achat de bas avec du lycra, qui va coller et épouser la jambe. Il peut être fin, mais surtout pas en nylon cristal. Il faut tout un temps d’apprentissage. La femme ainsi parée va petit à petit se sentir à l’aise et s’habituer. Elle ne se demandera plus si ses bas sont bien tendus, s’ils ne plissent pas. Elle aura gagné son droit de passage à la troisième étape si elle oublie totalement qu’elle porte un serre-taille et des bas, et qu’elle se sent bien dans sa peau (sa seconde peau !).

    Enfin, la troisième étape : le port de bas en vrai nylon cristal super fin. le must, pour elle, et enfin pour lui (et pour eux qui n’ont d’yeux que pour nos jambes gainées !). Si le serre-taille est bon et qu’il fait bien son boulot, si les jarretelles jouent bien leur rôle d’amortisseurs, les bas ne plisseront pas (ou si peu au creux de la cheville – mais c’est ça qui les rend si érotiques ! – au fait, savez-vous que ces petits plis s’appellent des « grimaces », c’est un vieux prof de français un peu coquin qui me l’a appris il y a bien longtemps). Et notre apprentie achèvera son parcours d’initiation et sera ainsi prête à plaire à son homme.

    Je puis vous assurer que si tout se passe bien, si ces différentes étapes sont bien respectées, si la femme arrive à se sentir totalement à l’aise, elle ne voudra plus rien porter d’autre et jettera ses anciennes paires de collants au feu (sauf ceux en laine pour les grands froids, il ne faut pas trop en demander, quand même !). Et quand, de surcroît, elle surprendra le regard amoureux, attendri et coquin de son homme, elle se demandera pourquoi elle n’y a pas pensé avant. Et petit à petit, elle aimera aussi les regards des autres hommes dans la rue. Et comme vous l’écrivez si bien, ce regard est sans arrière pensées, juste admiratif (dans sa tête, je vous assure qu’il se dit « quelle femme féminine, elle a osé et elle assume »). Mesdames, osez, vous vous sentirez différente, de la même manière que vous vous sentez une autre quand vous chaussez vos hauts talons, sans jeu de mots, cela procède de la même démarche. Vous me comprenez…

    Retenez bien cette équation : bon serre-taille + bas en vrai nylon fin + jolis hauts talons = femme différente et féminine + homme comblé. Et il n’y a aucune inconnue dans cette équation, croyez-en ma longue expérience !

    Ravie d’avoir fait votre connaissance… et à bientôt pour d’autres épisodes.

    Bien à vous,

    MISS NYLON

  9. J’allais oublier la quatrième étape !… au risque de me faire rappeler à l’ordre (n’est-ce pas Monsieur YR ?). C’est le port de bas coutures ! Le must absolu. Quand on est devenue adepte des bas nylon, l’étape à franchir est négligeable. Là aussi, on va se sentir doublement différente. C’est facile à assumer, il suffit d’oser et de le vouloir. Et puis, ce n’est pas si difficile que cela, le vintage revient à la mode. Une seule recommandation : n’en faite pas trop, le clair dans la journée (je vais sans problème au lycée avec tous les jours, et je n’ai jamais entendu la moindre remarque, ni des élèves, ni de mes collègues) et le noir pour les sorties du soir.

    Je vais me permettre encore quelques conseils : les coutures, elles doivent être droites et le rester toute la journée ! Le secret : enfiler ses bas une première fois, soigneusement (investir dans un grand miroir en pieds) et laisser le nylon prendre la température de la peau. Les enlever, puis les remettre. Veiller à ce que les jarretelles soient bien à la verticale (pas facile car on se contorsionne un peu).
    Si la couture n’est pas tout à fait droite, surtout éviter de tirer sur votre bas, il reviendra en quelques instants dans sa mauvaise position initiale et la couture ne sera pas dans son bon axe. Il faut prendre le temps de retirer son bas et le remettre comme il faut. Je sais, c’est tout un cérémonial, surtout quand on est pressée le matin. Mais c’est ainsi, tout comme nous passons du temps à nous maquiller ou à nous vernir les ongles ! Ça peut paraître futile et il y a plus important dans le monde, mais là nous parlons de bas coutures, alors parlons-en.

    Les bas nylon à coutures ne sont pas un déguisement. Il sont une parure, un bout d’œuvre d’art comme il y en a d’autres, procèdent d’une façon d’être comme tout autre vêtement, de la robe de soirée à la jupe fendue, et sont une façon de se plaire avant de plaire aux autres. Je l’affirme haut et fort, je porte des bas nylon (et le plus souvent à coutures) d’abord pour moi.

    Je reste à votre entière disposition pour en parler encore et encore, et toujours avec le même plaisir.

    Bien à vous.

  10. suis une petite travestie qui porte des bas nylon depuis mes 18 ans c’etait il y a bien des années ,aujourdhui j’en porteencore tous les jours ,avec les même sensations extremement sensuelles ,

    • Bonjour Noman,

      Bienvenue parmi nous. Voilà le genre de témoignage que je n’avais pas encore eu. Rassurez-vous, je n’y vois aucun préjugé négatif. Comme j’aime à le dire, chacun prend son plaisir comme il le veut et le vôtre me paraît bien innocent. J’aimerais savoir combien d’hommes rêvent de mettre des bas, et combien ont franchi le pas. Mystère. Ah si j’étais une mouche!
      Merci à vous
      Cordialement

  11. le porte jarretelles est l’instrument le plus sexy
    j’ai possede plein du 4 attaches a celui qui en comporte 14 c’est un bonheur que d’accrocher ses bas

  12. pour rendre encore le port de bas nylon plus sensuel je retourne un de mes bas cela change tout le glissement du nylon devient sensuel

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