Des dames sur la gamme (1) – Sharon Sheeley

Dans l’univers très machiste de la musique, les femmes sont à une contre cent. Pour le showbiz elles constituent tout au plus de charmants atouts pour vendre un disque. Des idées très très reçues font que la moindre chanson à succès est forcément l’oeuvre d’un mâle. Pourtant, un observateur attentif remarquera que ce n’est pas toujours le cas, de jolies chansons à succès sont le résultat de compositeurs qui n’ont point de barbe et quelquefois elles se transforment aussi en interprètes. Ces chansons vous en connaissez un grand nombre, pour autant qu’il vous arrive d’écouter de la musique. C’est vraiment dans les années 50 que le mouvement, féministe à sa manière, commence à marquer des points. Nous allons rendre hommage à ces talents via les succès qui ont fait leur gloire dans la période 50/60, la plupart de ces chansons ont traversé les années et elles sont encore aujourd’hui populaires et célébrées dans les circuits nostalgiques. Ecoutez-les et si d’aventure elles vous ont fait rêver, eh bien dites-vous que c’est à une dame que vous le devez. Merci Mesdames…

Sharon Sheeley (1940-2002) – Une grande dame de la composition. A 18 ans en 1958, elle est la plus jeune à obtenir un no 1 aux USA, grâce à sa composition « Poor Litte Fool », sa première chanson, chantée par Ricky Nelson qu’elle a repéré à la télévision. Elle lui présente la chanson en lui disant que c’est son grand père qui l’a écrite pour Elvis Presley. Fine mouche elle se doute qu’en disant la vérité, il aurait sans doute hésité avant de l’adopter. Il fit d’ailleurs un peu la grimace en apprenant sa véritable origine.

Comme elle est plutôt jolie, on lui prête des aventures avec les vedettes de l’époque, Don Everly, Elvis Presley et le futur PJ Proby. La chose la plus certaine c’est qu’elle fut la fiancée du célèbre Eddie Cochran, l’un des grands créateurs du rock and roll. Ceci aidant cela, elle lui compose quelques titres dont celui-ci « Love Again »

De cette love story émargea un des succès les plus connus « Something Else » écrit avec le frère d’Eddie, Bob, pour des détails de paroles concernant les voitures.

Elle composera aussi des titres que tous les fans de Cochran connaissent, « Cherished Memories », Think Of Me », « Lonely ».

En 1960, Eddie Cochran est en tournée en Angleterre en compagnie de Gene Vincent. Entre l’hiver anglais et un compagnon pas toujours abordable, il téléphone à Sharon de venir le rejoindre pour son vingtième anniversaire. Elle s’envole immédiatement, car elle espère devenir la femme du chanteur et c’est un signe encourageant. Elle se joint à la tournée. Brian Bennett, batteur de la tournée et futur Shadows, parle d’elle comme d’une fille admirable, tranquille et qui peut parler de musique en connaissance de cause. Le 17 avril 1960, elle est dans le taxi qui percute un lampadaire près de Londres. Eddie Cocharn est tué, Gene Vincent et elle, blessés assez sérieusement. Elle retourne aux USA, dépitée et veut définitivement quitter la musique. On la retrouve malgré tout en 1961 avec un grand succès pour Brenda Lee « Dum Dum » écrit avec Jackie De Shannon, autre célèbre dame que nous verrons plus loin. Cette dernière a eu un influence positive en lui proposant un partenariat.

Un hit pour les Fleetwoods enregistré en 1961.

Une ballade pour Brenda Lee « Heart In Hand » avec Jackie De Shannon

1963 Duane Eddy, en plein surf enregistre « Guitar Child »

PJ Proby, l’une des premières stars qui introduisit la touche de scandale en guise de support publicitaire

Ecrit pour Irma Thomas, « Break Away » ne fut pas immédiatement un succés. Il explosa bien plus tard dans la version qu’en fit Tracy Ullman dans les années 80.

Elle continuera de composer pour divers interprètes. Elle entreprit une autre partenariat avec Chris Curtis, le batteur des Searchers. Il en sortit « Night Time » pour les frères Paul et Barry Ryan, qui exploseront deux ans plus tard en 1968 avec « Eloise ».

Elle se retira peu à peu du circuit. Mariée au présentateur de télévison Jimmy O’Neil en 1961, elle divorce en 1967. Elle reste pour beaucoup de monde l’éternelle fiancée de Eddie Cochran tout en étant citée dans « La Bamba » le film en hommage à Ritchie Valens pour lequel elle a écrit « Hurry Up ». Elle meurt d’une hémorragie cérébrale en 2002. Une plaque souvenir est sur la tombe d’Eddie Cochran.

Jimmy Page – Sur la route de Led Zeppelin

Jimmy Page est un guitariste bien connu. Je ne vous apprends rien en affirmant cela. Bien sûr on pense immédiatement à Led Zeppelin, ça c’est le côté le pus visible. Il a vraiment commencé d’être connu en étant le fameux troisième guitariste soliste des Yardbirds après Eric Clapton et Jeff Beck, à partir de 1966. Pourtant entre 1962, il a dix-huit ans, et son intégration au sein du groupe, il avait déjà été un redoutable musicien de studio dont le nom n’apparaissait jamais sur les pochettes de disques. A défaut de retrouver son nom, on peut toujours rechercher et écouter les enregistrements dans lesquels il figure. Il y en a des dizaines pour ne pas dire des centaines et il a bien des fois été dans les meilleures places des ventes par artiste interposé. Alors partons à la découverte de quelques unes de ces petites perles dont il fit un collier brillant. Vous serez sans doute étonné de retrouver quelques titres qui vous sont familiers, sans jamais avoir pensé une seconde que vous entendiez la guitare de Jimmy Page hors Led Zeppelin.
C’est juste une sélection, selon ce que j’ai trouvé sur YouTube dans les enregistrements studio originaux, souvent joués en playback sur les clips tv.

ANGLETERRE

La première session dont on retrouve la trace, pour Jet Harris et Tony Meehan deux ex-Shadows, et leur fameux « Diamonds ». Il est ici comme bassiste, une des rares fois, alors que par la suite il sera soliste, rythmique, parfois harmoniciste et aussi producteur.

¨

The Marauders – Thst’s What I Want- Groupe peu connu issu de la mouvance des Beatles. Ce titre fut repris en espagnol par Los Sirex

L’ex Tornados, Heinz, après son succès en hommage à Eddie Cochran « Just Like Eddie » enregistre ce titre « Country Boy »

Pat Wayne et les Beachcombers, une des innombrables version de « Roll Over Beethoven » relancé par les Beatles

Dave Berry et sa reprise de « My Baby Left Me », étrange comme cette version ressemble à celle, postérieure, qu’en fit Vince Taylor en 1965.

Shel Naylor – One Fine Day – Une composition de Dave Davies des Kinks et il est probable qu’il fasse les choeurs, ça y ressemble bien

Mickie Most – That’s Allright – Futur producteur des Animals, Donovan, Yardbirds, Suzie Quatro dans un titre gros comme ça.

Screaming Lord Sutch – She’s Falling In Love With A Monster – Le farfelu Lord Sutch se lance dans le disque d’épouvante, tout en se présentant comme candidat au parlement anglais.

The Kinks – I’m A Lover Not A Fighter – Un collaboration avec les Kinks qui tournera en guerre par la suite, du genre qui joue sur celui-là, c’est moi non c’est moi

PJ Proby – Hold Me – Celle là les fans de Sylvie Vartan la connaissent bien

Jean & the Statesides – Putty In Your Hands – une reprise des Shirelles aussi exploitée par les Yardbirds

Brenda Lee – Whatd I Say – Un classique bien connu

Dave Berry – The Crying Game – Un des premiers hits de Dave Berry

Joe Cocker – I’ll Cry Instead – Son tout premier disque, une chanson des Beatles

Rod Steward – Good Morning Little Girl – Le premier disque, très bon, d’une longue carrière

Tom Jones – It’s No Unusual – Celle-là vous la connaissez sans doute

Herman’s Hermits – Silhouettes – Très populaire encore aujourd’hui

Lulu – Surprise Surprise – Un cadeau des Rolling Stones pour la petite chanteuse à la voix forte

Jackie De Shannon – Don’t Turn Your Back On Me – La grande Jackie qui est aussi pour un temps la petite amie de Jimmy Page

Nico – I’m Not Sayin – Ca c’était avant le Velvet Underground, Page est aussi le producteur

Crispian St Peters – You Were On My Mind – très connu chez nous mais par quelqu’un d’autre

Them – Les problèmes de personnel étaient tellement pointus au sein du groupe que Page devient pratiquement un membre à part entière, du moins dans les studios

Le titre le plus célèbre: Gloria

L’autre face, le titre qui cartonna en Angleterre: Baby Please Don’t Go

La fabuleuse composition de Van Morrison: Mystic Eyes

John Mayall & Bluesbreakers et Eric Clapton – I’m Your Wichdoctor – Un disque d’anthologie dont Page est également producteur

Donovan – Sunshine Superman – Un tube, un de plus, pour Donovan

The Who – The Last Time – Page a déjà travaillé avec le groupe, mais il participe à ce disque de soutien de la part des Who pour les Rolling Stones, inculpés dans les histoires de drogue.

A partir de là, les apparitions de Page comme musicien de studio se font plus rares, c’est normal il est membre des Yardbirds et ensuite il fonde Led Zeppelin, mais il lui arrive encore de participer à quelques sessions.

Jeff Beck – Beck’s Bolero

</object

Joe Cocker – With A Little From My Friends – A partir de là, il devient une star avec ses hauts et ses bas

Screaming Lord Sutch & Heavy Friends – Cause I Love You – Lord Sutch se paye des musiciens de première force dont Page pour un résultat souvent critiqué, mais qui n’est pas si mal que ça.

ARTISTES FRANCAIS

Il arrivait quelquefois que les artistes français aillent en Angleterre enregistrer, le plus coutumier du fait est sans doute Eddy Mitchell. Le groupe qui l’accompagne et mentionné sur les disques est le London All Stars. Ce groupe de studio monté de toutes pièces par le batteur Bobbie Graham comprenait dans ses rangs aussi le fameux Big Jim Sullivan et Jimmy Page. On peut en déduire que beaucoup d’enregistrements du chanteur accompagné par eux cachent Jimmy Page

Eddy Mitchell – J’avais Deux Amis – S’il n’en fallait garder qu’une ce serait peut être celle-là, du moins pour moi

Michel Polnareff – La Poupée Qui Fait Non – Eh oui c’est Jimmy Page à la guitare, bien que sur le clip Polnareff a l’air d’en jouer

Johnny Hallyday – A Tout Casser – Page co-signe le titre et joue de la guitare, en réalité c’est un peu un pompage de « Purple Haze » de Jimi Hendrix

Pour les artistes français, Page a encore participé aux enregistrements suivants:

Johnny Hallyday – San Francisco / Psychédélique
Danyel Gerard – T
u Me Souris Tu Ne dis rien
Dick Rivers – Couleurs

Il a également participé à des sessions pour Françoise Hardy et Sylvie Vartan

En tant qu’artiste et durant cette période Jimmy Page a enregistré un 45 tours en 1965 pour Fontana, un flop total

Avec le London All Stars un 33 tours a été publié par Barclay en France « British Percussions » dans lequel Page tient la guitare solo.

Un 45 tours 4 titres, même équipe, mais cette fois sous le nom de Hairy Ones. Il contient 4 reprises dont le « Get Off Of My Cloud » des Rolling Stones.

D’une manière générale et s’ils ne sont pas mentionnés précédemment Jimmy Page a servi de musicien de studio aux artistes suivants parmi les plus connus:

Wane Fontana et les Mindbenders – the Brook Brothers – Neil Christian – Kathy Kirby – the Orchids – Brian poole et les Tremoloes – Downliners Sect – Elkie Brooks – Otis Span – Cliff Richard – Petula Clark – Twinkle – the Primitives – Billy Fury – Val doonican – Paul Anka – The Manish Boys (avec David Bowie) – Marianne Faithfull – Mickey Finn – Judi Smith – Hedgehoppers Anonymous – Ian Whitcomb – Twice As Much

That’s All Folks!!!


The Liverbirds – Les guitares au féminin

Admettre que les hommes occupent en majorité les positions clés dans un tas de domaines est un lieu commun. Petite devinette, si vous aimez la musique des années 60, êtes vous capable de citer un groupe entièrement féminin? Oui certainement, quelques uns vont me citer les Shirelles, les Chiffons, les Crystals, les Ronettes et pour la France, les Gam’s pour le yéyé, les Parisiennes pour la variété. Oui ce sont des groupes entièrement féminins. Seulement ce sont des groupes vocaux. Alors plus difficile, un groupe féminin qui non seulement chante, mais s’accompagne instrumentalement. Avouez que c’est plus difficile, et si vous n’arrivez pas à en citer un seul, c’est pas grave, beaucoup n’y arriveront pas. On peut se rendre compte de la domination masculine dans ce domaine, là aussi. Les plus célèbres, Beatles, Rolling Stones, Beach Boys sont des mâles. Pourtant il existe des groupes féminins qui correspondent à la seconde catégorie. Assez pour en remplir quelques compilations, mais avouons-le, tous sont presque totalement inconnus et n’ont jamais brillé très fort en termes de ventes ou de classements. Nous allons voir l’histoire de l’un deux, peut-être le plus titré et le moins inconnu dans le genre, vraiment populaire en Allemagne, ce qui lui permit d’enregistrer deux 33 tous et une poignée de 45 tours, record absolu. Il s’agit des Liverbirds.

Les Beatles débarquent dans le monde en 1963, c’est la consécration et la revanche de l’Angleterre dans un monde dominé musicalement par les Américains. Ils viennent de Liverpool et on colle à leur musique le terme de Liverpool Sound. Ce son bien qu’ils en soient les canalisateurs, est le fait d’une multitude d’artistes, principalement des groupes, originaires du même endroit. La concurrence est rude,mais quelques uns dominent le reste. On se rappelle de Gerry et les Pacemakers, les Searchers, un groupe très influent musicalement presque autant que les Beatles. Il y a aussi les Hollies, eux de Manchester, les Swinging Blue Jeans et quelques autres qui si ils ne sont pas de Liverpool s’engouffrent dans la brèche, Dave Clark Five, Brian Poole et les Tremoloes, choisis par Decca en lieu et place des Beatles Tous font plus ou moins des trucs à la manière de Liverpool, pendant au moins deux petites années, avant que les Rolling Stones, les Yardbirds, marquent des points en envoyant la balle dans une autre direction. L’endroit le plus célèbre de Liverpool est la Cavern, lieu mythique qui servit de tremplin pour nombres d’artistes qui eurent pour les plus chanceux, un moment de gloire. Mais il y a plus de prétendants que de maisons de disques qui veulent les lancer. Alors on en reste là ou on va voir ailleurs. L’Allemagne et dans une moindre mesure, l’Italie, la France, les pays nordiques, offrent des possibilités. On accepte un peu tout, pourvu que le produit soit anglais et dans le sillon des Beatles. La particularité de l’Allemagne est d’avoir encore pas mal de bases américaines sur son territoire, des GI’s qui cherchent l’amusement et du rock and roll. Comme à Liverpool, un endroit équivalent à la Cavern existe à Hambourg, le Star-Club. Les Beatles s’y sont produits très longtemps et maintenant la scène est libre, on cherche les nouveaux Beatles. Certains vont s’y employer et pas trop mal.  Lee Curtis va devenir une star locale, il fut à Liverpool au moins aussi populaire que les Beatles avant leur consécration. Il y a aussi Casey Jones et les Governors, groupe dans lequel Eric Clapton fut guitariste et le sujet qui nous intéresse, les Liverbirds.


Comme leur camarades masculins, elles se produisent un peu partout à Liverpoll. Malgré le fait qu’elles soient un des rarissimes groupes féminins vocalo instrumental, elles galèrent comme les autres et l’aventure en Allemagne les tente, on raconte que là-bas la vie est plus facile pour les musiciens. Elles débarquent à Hambourg, avec guitares, boîtes de maquillage. On les accueille plutôt bien et avec curiosité. Pour être honnête, à ce moment là, elles jouent mais c’est encore assez limité dans la technique d’accompagnement. Heureusement, des musiciens plus expérimentés, masculins bien entendu, leur montrent quelques trucs essentiels et petit à petit elles prennent de l’assurance. Elles deviennent même franchement populaires sur scène et on les demande un peu partout, le Star-Club n’étant pas le dernier. Ce lieu est tellement renommé dans toute l’Allemagne que les disques Philips envisagent de créer un label qui porte ce nom. Il sera axé principalement sur les artistes qui se produisent dans le club. Au fil des publications on retrouvera des publications originales et quelques publications sous licence qui concernent des vedettes qui passent sur la scène. Le label existera de 1964 à 1967 et une centaine de singles, une trentaine de 33 tours seront publiés. Les Liverbirds feront partie des artistes engagés, parmi les premiers, et verront quatre 45 tours et deux 33 tours qui constitueront leur discographie.
Quand elles débarquent à Hambourg, ce n’est plus tout à fait le groupe original, mais elle sont quatre à partir à l’assaut de l’Allemagne. Il y a Valerie Gell, guitare; Pamela Birch, guitare; Mary Mc Glory, basse; Sylvia Sauders, batterie. La principale originalité de leur démarche réside dans le fait qu’elles ne sont pas trop collées au style Beatles, mais plutôt adeptes de la musique noire via Chuck Berry, Bo Diddley, Muddy Waters, dont les titres figurent dans leur discographie. Leur premier single est une reprise de « Shop Around », des Miracles, groupe phare de la Tamla Motown. Sans être très original, ni un enregistrement exceptionnel, c’est efficace. Tout en étant un groupe bien en vue, elles ne produiront jamais un vrai tube international. Le titre qui aurait le plus mérité d’en être un est un original composé par Pamela Birch, « Why Do You Hang Around Me » sur leur troisième disque. Il était même considéré comme assez costaud, car il fut publié aux USA. La bassiste alimenta aussi le presse people de l’époque en mariant Frank Dostal, un membre des Rattles, littéralement les Beatles allemands. Bien sûr, le fait le plus attachant de leur carrière reste les deux albums en 1965 et 1966 qui offre un panaché étendu de leurs possibilités. Le premier est surtout axé sur le blues, c’est un disque que les Rolling Stones auraient pu publier, il y a des titres en commun dans les répertoires respectifs. Le second est plus orienté pop, avec une reprise par exemple, de « For Your Love » des Yardbirds. Il va sans dire que ce sont des disques très recherchés par les collectionneurs aujourd’hui, à condition d’en trouver un exemplaire original et d’y mettre le prix.

Avec le recul, le groupe semble bien installé dans les souvenirs et couramment revisité par les nostalgiques. Même s’il ne fut jamais révolutionnaire musicalement, le parcours est original dans son contexte. Quatre jeunes filles qui osèrent se mesurer au monde masculin avec les mêmes armes. Au fait que sont-elles devenues? A ma connaissance, après leur séparation en 1967, elles sont restées dans leur pays d’adoption.  Elles auraient joué une dernière fois ensemble en 1998. Pamela Birch est morte l’année passée à Hambourg, à l’âge de 65 ans.

La reprise sur scène de « Diddley Daddy » de Bo Diddley

Du beurre de cacahouètes sur la scène

La fameux titre original en live

En studio « Roadrunner » de Bo Diddley

En studio « Too Much Monkey Business » de Chuck Berry

En studio « Talkin Bout You » de Chuck Berry

45 tours simples, Allemagne
1964 – Shop Around/ It’s Got To Be You. Star-Club STF 148508.
1965 – Diddley Dadddy/ Leave All our Loves In ThePast. Star-Club STF 148526
1965 – Peanut Butter/ Why Do You Hang Around Me. Star-Club STF 148528
1966 – Loop De Loop/ Bi Diddley Is A Lover. Star-Club STF 148554

33 tours, Allemagne
1965 – STAR-CLUB SHOW 4 – Johnny Be Goode/ You Can’t Judge A Book By Looking At The Cover/ Love Hurts/ Money/ Too Much Monkey Business/ Roadrunner/ Diddley Daddy/Hands Off  / Before You Accused Me/ Leave Ail Your Loves In The Past/ Got My Mojo Working.
Star-Club 150003 STL mono; STY stéréo.
1966 – More Of – Peanut Butter/ It’s So Exciting/ He Hardly Call Me Honey Anymore/ For Your Love/ Oh No Not My Baby/ Around And Around/ Down Home Girl/ He’s Something Else/Heatwave/ Why Do You Hang Around Me/ He’s About A Mover/ Long Tall Shorty. Star-Club
140021 STL stéréo.
Rééditions
80’s
LP Line records – Star-Club Show 4.
90’s
CD Repertoire records – Star-Club Show 4 + bonus premier 45 trs.
CD Repertoire records – More Of+ bonus 4 ème 45 trs.