Un an, nylon, ni court

Le 24 juillet 2009 est une date qui ne fera pas date dans les dates, encore moins dans les dattes. Ce jour là, j’ai eu l’idée farfelue  de « faire » un blog. Bien sûr, j’aurais pu étudier l’effet des rayons gamma sur la croissance des tomates les soirs de pleine lune. Imaginez mon blog couvert de formules mathématiques et d’équations que personne ne comprend, même pas moi, c’est vous dire. Heureusement pour vous, enfin j’espère, mes passions sont ailleurs, multiples autant qu’inattendues. J’ai juste choisi d’en exacerber deux, la troisième allant de pair pour concrétiser les deux autres, l’écriture. La première, la plus visible et surtout la plus audible, la musique. Je suis assez fouille-merde dans le genre, la musique depuis ses origines et ce qui en découle, l’avènement de la musique moderne qui ne s’est pas faite d’un claquement de doigts. Je suis un romantique, je l’ai déjà dit, et si vous ne l’avez pas lu ou entendu, vous l’avez deviné. Mon romantisme est assez celui d’antan, dîner aux chandelles, ambiance feutrées, tout sous le charme de la belle dame qui partage votre intimité, ce qui nous amène tout naturellement à la seconde passion. Eh oui, j’imagine toujours la dame m’ayant fait la grâce et l’honneur de porter des bas, ne serait-ce que le temps d’un soir, rien que pour le plaisir d’aller à la découverte de ces charmes à la fois visibles et cachés.  Le blog d’un fou de bas, celle-là, je l’ai lue à quelque part à mon propos. Quel beau compliment, tout est dit, inutile d’en rajouter.  Fou, mais dans l’espérance de ne jamais guérir. Que toutes la dames qui viendront à mon enterrement, viennent en bas et porte-jarretelles, pas de fleurs ni de couronnes. Mais, j’ai bien le temps, dans ma famille si on ne devient pas centenaires, on s’en approche.
Comme il est de circonstance dans ce genre d’événement, un petit résumé des faits…

Mon premier article.

Là, je souris un peu en parlant d’article. Il me fait penser à ces charmantes demoiselles, blogeuses occasionnelles ou régulières, qui arrivent à nous épater en publiant un « article » qui consiste en trois lignes et une photo avec une vingtaine de réponses admiratives, souvent plus longues que l’article lui-même. Le mien n’est guère plus dodu, mais le petit commentaire sous forme d’une espèce de poème est un peu plus personnel et faussement littéraire. Bon c’était le premier, excusez-moi, j’en ferai des beaucoup plus longs par la suite.

Mon premier vrai article

Ah celui-là, il est déjà plus consistant, mais musical. Un survol des Byrds, groupe prépondérant des sixties américaines, qui affolait toutes les minettes. Laquelle n’a pas rêvé de passer la nuit sous l’aile protectrice d’un de ces drôles de zoizeaux? L’essentiel pour ne pas mourir idiot. Ce fut ma première inclusion d’une vidéo, celle où ils interprètent en live leur fameuse version électrifiée de « Mr Tambourine Man » de Bob Dylan. Un disque qui me fit décoller jusqu’à la Lune, autour de laquelle je dois encore tourner aujourd’hui, vous pouvez m’apercevoir avec de bonnes jumelles. D’ailleurs, la voici, la vidéo pas la Lune.

Un blog pour l’échafaud

Première incursion dans le cinéma et pas n’importe lequel, le meilleur. Un double chef-d’oeuvre. Pour le suspense, digne des meilleurs réussites du grand Alfred Hitchcock. Bien sûr, il s’agit du film de Louis Malle de 1957, « Ascenseur Pour L’Echafaud », magnifié par le splendide musique de Miles Davis, totalement improvisée sur le défilement des images du film. La pulpeuse Jeanne Moreau et le regretté Maurice Ronet ne font pas admirer les navets actuels. Un résumé musical pour se remettre dans l’ambiance…

Les bas arrivent

Un essai détourné pour parler de bas se rapporte à une incursion dans les chansons qui en parlent (27/07/2009). J’en avais dégotté quelques unes que l’on peut écouter via un playlist sur MusicMe. Ce site très prometteur a malheureusement mis un peu d’eau dans son vin, limitant les écoutes à des extraits de 30 secondes pour les non inscrits et les territoires hors France. Enfin cela permet quand même de se faire une idée des titres proposés pour les pénalisés.
Plus sérieux et vraiment dans le sujet « Des Bas Pour Un Débat Onirique » (29/07/2009) commence par l’angoisse de la page blanche, mais quand on aime écrire, on finit toujours par s’épancher. Au final, de manière humoristique je traite d’une autre angoisse, comment savoir quand une dame porte des bas, quelques pistes sont parcourues. C’est le premier texte un peu fleuve, long mais j’espère pas chiant. Je trouve que le texte fait travailler l’imagination. Parler d’une dame qui porte des bas noirs, aura autant d’images mentales différentes que de gens qui lisent le texte. La photo sert plutôt à fixer une vision précise dans ce même mental. Les bas, tu dois les voir comme ça et pas autrement. Lequel de ces deux genres apporte plus de liberté, à vous de deviner.

Le défilé continue

Au fil de nylon des jours, les articles se suivent, chacun essayant de parler du sujet d’une manière ou d’une autre. Ces articles vous les avez probablement lus et je ne vais pas vous les narrer à nouveau. Abordons plutôt en guise de cadeau d’anniversaire quelques petits secrets qui sont connus de moi seul, les statistiques parlent d’elles mêmes.

Articles nylons les plus consultés

Il doit y avoir en chacun de nous, une secrétaire sexy, c’est le plus lu

Secrétaire

Est-ce le titre de l’article qui attire le passant, les lamentations des privés de porte-jarretelles. J’imagine qu’ils sont assez nombreux pour classer cette réflexion en seconde place. Je ne donne malheureusement pas de recette miracle.

Privés de porte-jarretelles

Peut-être le contenu le plus original que j’ai pondu, la carte de France du bas nylon. Collecte des recherches effectuées via Google sur divers mots se rapportant au sujet. Il faudra que je le refasse un jour, on verra si les choses sont stables. De fait, il est bon troisième. Une petite précision, les nombre de consultations se chiffrent en milliers. Il est certain que la « vieillesse » d’un article aide à un plus grand nombre de consultations, mais des articles plus anciens arrivent derrière.

Carte de France

Articles musicaux les plus consultés

En créant mon truc, j’avais bien évidemment imaginé que la musique arriverait derrière. Je ne me suis pas trompé, les choses connectées sexe sont plus recherchées sur la Toile. Pourtant on doit modérer la chose, car on peut aimer les deux. Qui vient pour la musique et vire sur l’autre bord ou l’inverse, je ne sais pas. Il y a quand même quelques articles qui damnent presque le pion au nylon. En tête de liste, le gros plan sur le fameux standard « I Put A Spell On You » créé en 1957 par le le non moins fameux Screamin’ Jay Hawkins, qui reste un grand classique de la chanson moderne. La splendide version qu’en fit Creedence Clearwater Revival, un dizaine d’années plus tard y a certainement contribué, sans oublier celle de Alan Price qui la sortit un peu de l’oubli en 1965.

I Put A Spell On You

La seconde place est occupée par les Andrews Sisters, un charme toujours rétro qui semble opérer encore. Un résumé qui va à l’essentiel. Je pense que ce groupe attire plutôt les demoiselles, en tant que source d’inspiration et aussi les attitudes swing.

Andrews Sisters

Une grande surprise en troisième position, sans illustration musicale, ni clip. Je parle d’un livre, celui titré « Lily Panam, la dernière chanteuse des rues ». L’ombre de Edith Piaf, de Fréhel, plane sur ce livre, mais le récit est attachant. L’histoire de celle qui exerça le métier disparu de chanteuse des rues. On explore Paris, la Paris d’alors, de la guerre, des rues peuplées de passants qui s’arrêtent un instant pour l’écouter. Presque nécessaire pour respirer l’ambiance d’une époque que l’on a pas vécue.

Lily Panam

Sans oublier les amis

Eh oui, un blog c’est quelque chose de perso. Mais sans les autres on est seul. Le simple visiteur qui passe, des dizaine de milliers en fait, qui glisse parfois un mot. Et puis il y a les amis, les réguliers, les autres blogeurs ceux avec qui on échange. Je voudrais en remercier quelques uns, portail ouvert et recommandé vers d’autres visions en nylon avec reflets brillants…

Sandrine Rimbaut, qui nous dévoile le voile des finesses de Cervin
Armandie, la sensuelle au blog qui ne l’est pas moins, chaud, chaud
Dixden, le fétichisme dans toute sa splendeur splendide
Wolford, la carte des spécialités en nylon, menu du jour
Léo le Chat, toujours prêt à mettre sa griffe sur une paire de bas sans l’abimer
Chants Ethérés, un peu mon pendant musical avec quelques notes sur une corde en nylon

Que tous soient ici chaleureusement remerciés.

Des bas dans le futur?

Ce n’est pas impossible, il y a même de fortes chances que cela se produise. La seule limite restera  mon imagination  à trouver  l’astuce  pour  raconter  les fils de nylon qui tissent la Toile. Mais je ne sais pas très bien, si justement mon imagination a des limites. Des histoires, j’en ai plein mes souvenirs, vous en connaissez déjà une partie. Et puis on peut toujours inventer, en précisant que ça l’est. Je tiens beaucoup à la frontière entre imaginaire et réel. Le réel est la graine qui fera germer les souvenirs qui ne se fanent que lentement ou jamais. Hormis la mise en forme, ils peuvent se raconter mille fois avec la même exactitude.

On dit qu’en France tout se termine par des chansons, alors on va respecter la tradition avec une chanson anglaise pour ne pas faire comme tout  le monde.  Pas de truc compliqué, juste une ritournelle que va nous chanter Petula Clark. Je la considère comme une chanteuse de variétés, c’est un peu péjoratif dans mon esprit. Mais c’est l’une des plus grandes dames dans ce genre, elle est immense de talent. Dans la chanson qu’elle nous interprète, elle fait même la nique à ceux qui l’ont créée, les Beatles. La chanson, « The Fool On The Hill », je suis un peu ce fou sur la colline. Je regarde le monde tourner, la tête dans les nuages, des jambes avec des bas scintillants dansent avec les anges. Mais le fou sur le colline ignore qui, de celui qui le regarde ou de lui qui regarde est le plus fou…

Alors à bientôt, au pire dans un an et merci.