Culte avec ou sans deniers


Dans la grande marmite ou bouillonnent les sentiments humains et le feu ardent qui sert à les faire mijoter, l’homme et par définition la femme, va chaque jour en quête de combustible pour alimenter sa flamme. L’homme, dirait le philosophe, est un animal doué de raison, bien qu’en affirmant cela, on se demande si lui en est pourvu. Passons, et venons-en au propos de cet article.
Tout ce qui tourne autour de la relation voulue entre l’homme et la femme est basé sur l’attirance de l’un envers l’autre. Quand cette relation prend une dimension sexuelle, ce qui n’est pas toujours le cas, on peut admettre que les désirs prennent un connotation particulière à ce moment là. L’histoire de l’humanité est riche d’enseignements, à chaque époque correspond ses particularités. Celles d’hier ne sont pas forcément celles d’aujourd’hui.

Ceci m’amène à une réflexion faite par une dame sur un blog américain. On dirait presque qu’elle a pensé à moi en l’écrivant. Lisez ses propos, les messieurs vont applaudir et le dames peuvent le méditer.

Les hommes apprécient la féminité, mais ils semblent fascinés par ce qu’ils ne peuvent voir, ce qui rend leurs femmes d’autant plus furieuses. Les plupart des femmes ne laissent rien pour l’imagination de leur copain, alors une femme qui montre sa silhouette sans rien révéler de précis semble un changement pour eux.
J’étais dans un bar dansant le swing avec une robe et des bas à coutures. Quand je tournais, la robe se levait au-dessus des genoux révélant la lisière de mes bas et peut-être un bout de jarretelle. Les hommes qui étaient assis étaient hypnotisés. Il y avait pourtant une petite amie à coté d’eux ou d’autres femmes dans la salle, avec les jupes les plus courtes ou les plus serrées imaginables et leurs poitrines exposées. Mais ils n’avaient d’yeux que pour que pour la femme en robe et en bas à coutures. On pouvait voir la haine sur leur visage et lire dans leur pensées:  » Je suis pratiquement nue, que veulent-ils de plus? « 

Dans une sorte de lettre ouverte, je pourrais répondre à la dernière affirmation.

Madame,

Merci, vous pensiez sans doute bien faire en m’exposant vos charmes d’une manière si provocante. Las, je ne demande rien de plus, mais plutôt moins. En regardant vos jambes si belles, d’un coup d’oeil, j’en ai saisi tous les charmes. J’ai même pu voir quand vous vous penchiez, votre jupe étant si courte, que vous portiez une petite culotte blanche sous vos collants noirs. Même que votre copine en pantalons arborait un string, son t-shirt se levant au moindre mouvement, m’en révélait la présence. Votre chemisier, négligemment déboutonné en haut, me permet de deviner une poitrine généreuse et par la même occasion de constater que votre soutien-gorge est assorti à votre culotte. Sans doute était-ce votre anniversaire, car votre copine vous a remis un paquet soigneusement emballé, tout à l’heure quand vous étiez assise. Vous vous êtes empressée d’en défaire l’emballage fait avec un beau papier doré et une charmante ficelle rouge qui faisait une sorte de gerbe à l’endroit du noeud. J’ai vu vos yeux pétiller pendant que vous enleviez le papier, ce que vous avez d’ailleurs fait avec soin. En découvrant son contenu, vous avez manifesté une réelle surprise accompagné d’un mouvement de joie évidente. Le cadeau avait l’air de vous plaire, j’en suis heureux.
Je me suis laisser aller à la rêverie. Excusez-moi, mais j’ai imaginé que c’était mon anniversaire et que le cadeau, c’était vous. C’est un peu prétentieux de ma part, je vous le concède. Mais voyez-vous, j’aime à imaginer qu’une femme qui m’accorde ses faveurs est le plus beau cadeau qu’elle puisse me faire. Rassurez-vous, je n’imagine pas ce présent comme un objet qui s’achète et que l’on offre, mais le résultat d’une rencontre heureuse, le début d’une complicité. J’irais même plus loin, à chaque fois qu’elle vient se blottir dans mes bras, j’aime à penser que c’est un nouveau cadeau qui m’est fait. Je défais la ficelle, enlève le papier… tiens je dis quoi là? Ah oui, j’y suis, j’arrive à ce petit moment de vérité. Votre cadeau de tout à l’heure, il vous a fallu quelque peu patienter, le temps de l’ouvrir pour voir ce qu’il contenait. Ce moment fébrile qui nous remplit de curiosité et de joie avant d’en connaître le secret. Il était bien caché sous son papier. Vous, mon cadeau, je ne puis l’imaginer à légal du votre. J’ai déjà deviné ce qu’il me réservait, l’emballage était déchiré.
Ma rêverie s’estompe, ce n’était justement qu’un rêve. J’ai lu récemment un article dans lequel une dame affirmait que par les temps qui courent, une femme qui ne montre rien de précis de sa personne est une nouveauté. Vous aussi vous l’avez-lu, n’est-ce pas? Il faut laisser l’imagination des hommes cavaler. On prête volontiers à l’histoire des périodes de grand libertinage. Rappelez-vous ces belles dames aux robes magnifiques qui déambulaient dans les couloirs des palais. Le visage était presque la seule chose de visible. Et pourtant, de beaux messieurs mettaient un royaume à leur pieds, pieds qu’ils ne voyaient d’ailleurs pas, pour connaître dans l’intimité des secrets si bien tenus secrets. Pensez qu’un roi a fondé l’ordre de chevalerie le plus prestigieux pour une dame qui avait perdu sa jarretière. Que serait-il arrivé si elle avait perdu un porte-jarretelles? Honi soit qui mal y pense.

A propos d’une de ces belles de jadis


 

En vous priant Madame, de me faire rêver en gardant vos secrets pour plus tard si l’occasion s’en présente, je reste votre dévoué serviteur.

5 réflexions sur “Culte avec ou sans deniers

  1. Mais dans le paquet cadeau, n »avait -elle pas quelques dessous dont une guépière pour jouer avec des vrais bas nylons ?

    Nylonement

    Merci pour ce beau message

    Wolford

  2. Voilà une ravissante rêverie!

    Petite interrogation tout de même… Je croyais que l’histoire de la jarretière perdue concernait directement Henri VIII (le fameux Barbe-Bleue), à une époque où les hommes tenaient leurs bas par une jarretière fixée au dessus du genou…
    A vérifier!

    Amitiés

    Léo

  3. Merci mon cher Léo,

    L’ordre en question a été fondé par Edouard III, roi d’Angleterre au XIV siécle. Selon la légende, c’est quand sa maîtresse perdit sa jarretière que le roi l’a ramassa et disant la fameuse formule « honi soit qui mal y pense ». La phrase est en français car à la cour d’Angleterre c’était la langue officielle à cette époque. L’histoire a eu lieu à Calais qui était une possession anglaise.
    A cette époque, ce genre de spectacle devait être un sommet de l’érotisme, d’où la fameuse phrase. Ce qui est sûr c’est que cette phrase figure bel et bien sur l’emblème de l’ordre et qu’il existe depuis cette époque. Sans doute le roi n’aurait pas prononcé cette phrase si un homme l’avait perdue.
    Cet ordre est le plus prestigieux et le plus ancien ordre de chevalerie du monde. Le détenteur peut porter le titre de Sir
    suivi des initiales KG (Knight Of The Garter). L’ordre est aussi ouvert aux femmes qui deviennent Lady. En principe le nombre de membres est limité à 25 et actuellement est le seul fait de la reine pour les nominations quand un place devient vacante
    Voilà à peu près ce que je sais

  4. Merci, cher Amis, pour ces précisions, qui me permettent de mettre à jour mes connaissances historiques… défaillantes
    Honni soit qui mal y pense!
    Dès qu’une des 25 places se libère, je postule.

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