Buick et bas coutures -22- Ma première communion

Après les vacances de Pâques, le mois de mai se profile avec, en prime, ma première communion et cela ne m’enchante pas, j’ai horreur à l’idée de me déguiser dans cette espèce de machin blanc qu’on m’a fait essayer la semaine dernière

Je suis en train de finir de me laver quand ma mère sort de sa chambre et me demande de venir m’habiller. Elle porte un nouveau jupon blanc large et très fin sur une grande culotte en nylon rose, bordée d’une dentelle froncée à volants. Un porte-jarretelles, rose lui aussi, tente comme d’habitude de retenir les courts bas noirs. L’ensemble est complété d’un soutien-gorge rose également bordé de dentelle. Elle a déjà enfilé ses escarpins blancs.


Pendant que je mets un slip et un tricot de peau, elle sort le truc blanc, ça s’appelle une aube je crois, et commence à me l’enfiler.

– Eh, je ne suis pas habillé ! Sa réponse me glace.

– Avec ce beau temps tu auras trop chaud si tu mets un short et une chemise. Je me regarde dans la glace, on voit mon slip au travers du machin blanc.

– Mais c’est transparent !

– Et alors, tu n’es pas tout nu dessous, non ? Tu es très bien comme çà. Le ton n’appelle pas de réplique, c’est fichu, tout le monde va se moquer de moi. Et elle retourne dans sa chambre mettre sa robe et son chapeau.

Quand elle ressort, je comprends que la transparence de mon aube ne lui pose pas de problème. Elle porte une robe d’une seule épaisseur de mousseline blanche aussi transparente que son jupon et la superposition des deux ne cache rien de ses dessous roses. On voit les longues jarretelles et les revers plus foncés des bas, la grande culotte qui fait des plis quand elle marche et le soutien gorge, lui, n’est couvert que par la légère mousseline de la robe. Les volants froncés de sa culotte soulèvent la mousseline et le jupon d’un bon centimètre, sauf aux endroits où les jarretelles les plaquent conte ses jambes.

Elle arrange sa grande capeline blanche devant la glace et me dit « quel vent dehors, je vais m’envoler ! » ; et nous voilà partis. Personne sur le trottoir, c’est déjà ça, nous rejoignons la Buick que nous décapotons pour profiter du soleil. Le vent est effectivement fort et ses jupes tournoient autour d’elle. Ma mère entame la procédure de mise en route. Elle pompe régulièrement sur l’accélérateur en tirant longuement sur le démarreur. Je vois nettement à travers la robe et le jupon les jarretelles roses qui se tendent et se détendent au rythme des pressions sur l’accélérateur. Enfin après un long moment le moteur asthmatique commence à tousser et part enfin.

Je passe sur la cérémonie au cours de laquelle je dois sucer une hostie, ça dure une éternité et enfin nous ressortons. Sur le parvis de l’église des groupes se forment qui continuent à discuter alors que je commence à descendre les marches. Deux copains s’approchent de moi et en riant me disent.

– Eh, tu as oublié de mettre ton pantalon ! Et en se retournant, il y en a un qui ajoute.

– Ta mère aussi, on lui voit tout !

Je me retourne aussi, bien obligé pour ne pas me sentir encore plus ridicule, et découvre avec horreur que le vent ne s’est pas calmé. Ma mère discute en haut des marches en tenant sa capeline à deux mains pour qu’elle ne s’envole pas, laissant ainsi une totale liberté à sa robe et à son jupon qui remontent régulièrement au-dessus de sa taille.

Pétrifié, je ne trouve rien à répondre et reste figé devant ce spectacle. Enfin elle dit au revoir aux gens avec qui elle discute et descend vers nous avec sa robe et son jupon qui volent autour de sa taille.

– On y va, il faut qu’on soit chez les Delfoix pour récupérer ton père et aller manger sur la Corniche. En marchant vers la voiture je tente.


– On ne va pas se changer ?

– Mais non tu es très bien, c’est un jour de communion, tu verras que tu ne seras pas tout seul habillé comme ça ! J’ose.

-Le vent est fort, ce n’est pas pratique avec ta robe ! Et elle me répond en riant.

– C’est sûr, je passe mon temps en culotte !

Cette fois ci, le départ est plus laborieux, elle vide sa batterie sans arriver à démarrer. Comme d’habitude elle prend la manivelle et descend de la voiture. Au bout de quelques essais son chapeau s’envole et elle est obligée de lui courir après sur le trottoir sous les rires des groupes qui discutent encore. Très digne elle ramasse la capeline et revient vers la voiture sans se soucier un instant de ses jupes qui volent. Elle me donne son chapeau à tenir et retourne à la manivelle. Pendant qu’elle tourne, je vois régulièrement la robe et le jupon qui s’élèvent au-dessus du capot de la voiture et j’imagine le spectacle qu’ont les gens devant l’église. Enfin la voiture démarre et elle revient s’asseoir dans une envolée de mousseline et de nylon.

C’est fini pour l’église mais pas pour la journée car après avoir récupéré mon père chez les Delfoix nous allons manger sur la corniche et je suis toujours en communiant. Déjà pour aller jusqu’au restaurant depuis l’endroit où nous nous sommes garés tout le monde nous a regardé au passage. Sûrement davantage ma mère dont les jupes volent encore plus haut si c’est possible car le vent est plus fort au bord de la mer, mais certainement moi aussi dans mon aube transparente. Seul mon père ne semble pas s’apercevoir de quoi que ce soit, pourtant à plusieurs reprises, je le vois repousser la robe de ma mère qui lui vole dans la figure. Elle bien sur n’y peut rien : elle tient le bras de mon père d’un côté et son autre main retient la capeline blanche qui ne demande qu’à s’envoler. Il lui faudrait deux autres bras pour ses jupes ! Elle en rajoute en s’adressant à mon père.

– Quel vent, je me promène en culotte mon chéri. Mon père ne répond rien.

Dans le restaurant nous faisons aussi sensation en allant nous asseoir avec nos transparences.

Le repas se termine et nous revoilà dehors sur la corniche. Pas question de rentrer, c’est le moment où il y a le plus de monde pour se faire admirer et nous marchons lentement sur le grand trottoir devant les gens assis sur les bancs. Ma mère retient toujours son chapeau d’une main et donne l’autre bras à mon père. Elle s’arrête régulièrement pour admirer la mer ou dire trois mots à une vague connaissance. Le vent ne s’est pas calmé et elle se retrouve en dessous l’essentiel du temps, lorsque la robe ou le jupon redescendent un peu d’un coté c’est pour mieux s’envoler de l’autre. Je vois mon père les attraper et tenter de les rabattre sans arrêt. Ma mère recommence.

-Cela ne sert à rien mon chéri, avec ce vent je passerai la journée en culotte. Prends en ton parti !

Enfin vers cinq heures de l’après midi nous rejoignons la voiture et mon calvaire va s’achever. Du moins c’est ce que je crois car bien sûr la Buick refuse à nouveau de démarrer. Après quelques coups de démarreur qui vident rapidement la batterie déjà mise à mal devant l’église, mon père s’échine sur la manivelle. Contrairement à son habitude, ma mère ne reste pas assise à se remaquiller, elle descend et regarde mon père essayer de démarrer. Elle tient maintenant son chapeau à deux mains et on voit en permanence sa culotte bordée de dentelles et ses longues jarretelles roses.

Mon père n’arrive pas à faire partir le moteur avec la manivelle, il ouvre le capot pour essayer de voir ce qu’il peut faire et ma mère fait mine de s’y intéresser en se penchant régulièrement vers le moteur depuis le trottoir.

Le temps passe, mon père continue à alterner les essais de manivelle et les bricolages dans le moteur quand enfin il rabaisse le capot est indique qu’il faut pousser la voiture. Ma mère revient vers moi, bascule son dossier vers l’avant pour que je puisse descendre et me demande de venir l’aider pendant que mon père va se mettre du côté du conducteur.

Tant bien que mal, on dégage la voiture du trottoir et on commence à pousser. Mais ma mère et d’une bien faible utilité car elle ne pousse que d’une main, l’autre retenant son chapeau, et en plus ses hauts talons ne lui permettent pas de prendre de la vitesse. Au bout d’une trentaine de mètres elle s’arrête carrément de pousser et appelle des gens sur le trottoir.

– S’il vous plait, notre voiture est en panne est-ce que vous pouvez nous aider?


Dévoués trois personnes viennent se mettre à coté de moi, toujours dans mon costume de communiant et nous poussons la voiture qui finit par partir. Mon père roule encore un peu en faisant ronfler le moteur pendant que nos aides repartent. Je me retourne, ma mère est restée loin derrière et attend tranquillement que nous revenions la chercher les jupes en l’air. Heureusement le boulevard très large permet à mon père de reculer sans gêner la circulation et on peut revenir vers elle.

Depuis le bord du trottoir elle nous fait signe de la main en souriant, ne se préoccupant toujours pas de son jupon qui vole. Quand nous nous arrêtons à sa hauteur, elle ouvre sa portière, mais au lieu de s’asseoir, elle commence par baisser sa vitre sans se presser, regarde, avec un grand sourire, les gens sur le trottoir et enfin, s’assoit en culotte la robe et le jupon se trouvant plaqués par le vent sur sa figure. Elle se dégage de ce fatras de mousseline et de nylon en oubliant de les ramener sur ses jambes puis, pendant que mon père démarre, elle fait des signes d’adieu aux passants que nous ne connaissons même pas.

Mon père roule doucement sur le boulevard, je me rends compte qu’il a un problème car dès qu’il passe la troisième, la voiture hoquette et ralentit, et même en seconde à trente à l’heure nous sommes souvent secoués par les soubresauts du moteur. Au bout de la corniche, il faut tourner à gauche pour prendre la côte d’Anfa, seul chemin pour rentrer à l’appartement. La voiture hoquette de plus belle et il est obligé de passer la première pour pouvoir continuer. C’est dans cette situation inquiétante que ma mère, qui s’était surtout montrée à sa portière tant que nous étions sur la corniche, dit.

– Quel temps magnifique, je n’ai vraiment pas envie de rentrer, allons faire un tour en ville. Mon père lui répond que la voiture va tomber en panne et qu’il vaudrait mieux qu’on rentre, mais cela ne fait ni chaud ni froid à ma mère qui lui dit fataliste.

– On verra bien ! Je tente alors un.

– Je préfère rentrer, je suis fatigué. Repris par mon père qui est lui aussi fatigué, il est parti à la pêche à cinq heures du matin, mais cela laisse ma mère indifférente, elle se contente de nous traiter de « petites natures ».

Nous continuons ainsi à avancer en cahotant dans la côte, je garde l’espoir qu’en haut ma mère redeviendra raisonnable et qu’elle acceptera de rentrer plutôt que de tourner vers le centre de Casablanca. Hélas, je sais que lorsqu’elle a décidé quelque chose on ne la fait plus changer d’avis, mais voyant la voiture ralentir de plus en plus je me dis qu’on n’arrivera peut-être même pas au sommet et que la question ne se posera plus. A quelques dizaines de mètres du sommet ce qui devait arriver arrive, mon père gare la voiture le long du trottoir alors que celle-ci est en train de caler dans d’ultimes hoquets.

– Avec ce beau temps c’est normal qu’elle chauffe un peu. Annonce calmement ma mère et elle ajoute.

– On va la pousser jusqu’en haut, elle refroidira dans la descente. Et la voilà qui descend.

Sans un mot mon père sort à son tour et je comprends que je dois faire de même si je ne veux pas être rappelé à l’ordre par ma mère déjà en place à l’arrière de la voiture. Tous les trois nous commençons à pousser lentement. Tenant toujours sa capeline d’une main, ma mère est de peu d’utilité. Heureusement une voiture arrive et s’arrête à notre hauteur. La passagère demande si nous avons besoin d’aide et ma mère lui répond que la voiture chauffe un peu et qu’il faut la pousser jusqu’en haut de la côte. L’autre voiture fait une marche arrière et se gare derrière nous, le couple et deux enfants descendent pour nous aider. Le monsieur dit à mon père de se mettre au volant pour démarrer mais ma mère déclare aussitôt que ce n’est pas la peine car la Buick ne pourra repartir qu’en prenant beaucoup de vitesse dans la descente.

– Ah bon, ça vous arrive souvent ? S’étonne le monsieur, et ma mère sans sourciller répond.

– C’est que ces grosses américaines c’est lourd dans les côtes. La dame s’en mêle en continuant à pousser.

– Nous n’avons pas ce genre de problème avec notre Dauphine, je n’aimerais pas avoir une voiture qui tombe en panne dans les côtes. Ma mère ne dit rien ou plutôt, change de sujet en se plaignant du vent qui l’oblige à tenir son chapeau.

– Il n’y a pas que votre capeline qui s’envole sourit la dame, vos jupes s’envolent aussi! Ma mère rit de bon cœur.

-Vous deviez voir tous mes dessous, je n’aurais pas mis de jupe aujourd’hui cela aurait été pareil ! Nous arrivons en haut et nous remercions ces gens aimables qui redescendent à pied vers leur voiture.

Ma mère fait remarquer que nous ne sommes pas dans la bonne direction et qu’il faut reculer un peu pour tourner à gauche vers le centre, là nous sommes dans la direction pour rentrer à l’appartement. Mon père lui demande si cela ne lui suffit pas comme ça, qu’il est déjà six heures et qu’on va encore tomber en panne si on va en ville.

Ma mère ne veut rien entendre, déjà elle m’appelle à l’avant pour que je l’aide à faire reculer la voiture. Mon père découragé redescend et se met à pousser avec nous. C’est juste à ce moment là que la Dauphine qui nous a aidés arrive et s’arrête, la passagère ouvre sa portière pour demander ce qui se passe et ma mère lui explique que nous reculons pour tourner à gauche car elle veut aller faire un tour en ville.

– Eh bien vous n’êtes pas rendus, vous avez du courage, et dans un rire elle ajoute faites bien attention à votre capeline, il y a encore tout qui s’envole ! Et ils s’éloignent. Nous finissons notre manœuvre et nous remontons dans la voiture. Mon père lui laisse prendre de la vitesse dans la descente avant d’embrayer pour faire démarrer le moteur.

Nous voilà repartis toujours aussi cahotants vers le centre qui n’est pas très loin. Une fois en ville ma mère peut de nouveau se montrer à la portière de sa décapotable et se faire admirer des nombreux promeneurs qui profitent de cette fin de dimanche après midi.

En ville il y a des petites rues et des feux rouges, si c’est très pratique pour se montrer, c’est moins amusant avec notre voiture de plus en plus poussive qui finit par caler à un feu rouge en bloquant le passage de la petite rue pavée où nous sommes. Mon père donne deux coups de démarreur qui déchargent tout de suite la batterie et se tourne vers ma mère alors que derrière les premiers coups de klaxon se font entendre.

– Voilà, tu es contente ! Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Elle ouvre sa portière en disant.

– On va la pousser juste après le feu, tu pourras te garer sur la droite pour dégager le passage.

Et je me retrouve de nouveau en communiant transparent en train de pousser cette saleté de voiture avec ma mère qui continue à s’envoler même si le vent est moins fort qu’au bord de la mer. Il n’y a qu’une vingtaine de mètres ce qui est finalement vite fait et nous permet de libérer le passage. Mon père va lever le capot, mais ma mère descend lui donner la manivelle sans lui laisser le temps d’ouvrir le capot. Elle se rassoit en laissant sa portière grande ouverte.

Mon père tourne la manivelle pendant que ma mère commence une séance de maquillage en se regardant dans le rétroviseur extérieur. Les tours de manivelle continuent sans aucun succès, pas le moindre toussotement, seuls les bords de la capeline battent comme des ailes de mouette au rythme de la manivelle. Finalement mon père ouvre le capot.

Ma mère rentre sa jambe, retrousse sa robe, enlève son jupon qu’elle jette sur le siège arrière et descend. Je me rends compte alors que le jupon était quand même utile car la robe ne cache plus rien de ses dessous roses, elle l’aurait enlevée cela serait pareil ! Elle s’adresse à mon père sur un ton aimable.

– Tu ne vas pas faire de la mécanique en pleine rue, on n’a qu’à pousser. Et elle me demande de descendre. Mon père se dépêche de terminer son bricolage, pendant que les piétons affichent de grands sourires en voyant ma mère dans sa robe transparente. Les gens sont moins policés que sur la corniche et les quolibets fusent dans le genre.

– D’où ils sortent ceux là, tu as vu le tableau ? Ou encore.

– Elle met un chapeau pour cacher sa tête et elle montre ses fesses ! Il y a même un groupe de jeunes qui s’arrête, la regarde et l’un d’entre eux lui dit.

– Où vous les avez trouvés vos bas, ça existe plus des trucs pareils, vous avez des rallonges pour vos jarretelles ? Et votre culotte, c’est quelque chose, géniales ces dentèles qui soulèvent la robe ! Et tout le groupe repart dans un grand éclat de rire.

Ma mère regarde mon père en souriant et lui demande s’il a entendu comme sa culotte a du succès ? Il referme le capot sans répondre et nous pouvons pousser, mais le rond-point où nous entrons est pavé, ce qui fait sans arrêt trébucher ma mère qui s’arrête au bout de quelques mètres.

– C’est impossible de marcher sur ces pavés ! Dit-elle à mon père qui commence à s’énerver et répond.

– C’est toi qui as voulu venir alors maintenant pousse ! La réponse ne lui plait pas du tout, elle va sur le trottoir et aborde des passants pour leur demander de nous aider à pousser, ce que font bien volontiers quatre jeunes marocains. On pousse la voiture autour du rond-point avec ma mère comme spectatrice, mais la Buick ne veut plus rien savoir. Après un dernier tour, mon père nous demande de l’aider à se garer dans une des rues qui part du rond-point, remercie les jeunes Marocains, récupère ses cigarettes et le sac à main de ma mère et je l’aide à remettre la capote pour qu’il ferme la voiture qui repartira demain derrière une dépanneuse.

Quand nous revenons vers ma mère, elle est en grande conversation avec des voisins de notre immeuble qui passaient par-là et qu’elle a arrêtés. Elle nous dit.

– Les Azoulay se proposent de nous ramener, c’est gentil non ? Mon père leur dit bonjour et les remercie, il y a leur fils et leur fille à l’arrière de leur 403, ma mère monte devant et mon père et moi nous serrons à l’arrière. Ma mère parle beaucoup, elle raconte ma communion et s’étend sur le démarrage de la Buick sur la corniche.

– Figurez vous que je suis restée près d’une heure sur la corniche avec mes jupes au-dessus de la tête. Tout Casablanca m’a vue en culotte aujourd’hui !

Bien sûr on rentre sans encombre et en arrivant, mon père leur propose de venir prendre l’apéritif pour les remercier, ce qu’ils acceptent. En allant vers l’appartement, la fille Azoulay me dit.

– Elle ne va pas bien ta mère, on lui voit tout à travers sa robe. Et le fils ajoute.

– Toi aussi on voit tout à travers ta robe de communiant.

Je trouve que l’apéritif dure longtemps car ma mère rit encore trop fort à tout propos et n’arrête pas de jouer avec sa robe en découvrant encore ses dessous devant les deux autres enfants. Je sais que demain tout le collège sera au courant de ma communion et de nos accoutrements à ma mère et à moi.

 

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