Buick et bas coutures -15- La punition

Le premier trimestre de l’année 1959 est maintenant bien installé et nous nous dirigeons gentiment vers les vacances de Paques. Ma mère montre de plus en plus ses dessous, ce qui provoque quelques réactions de la part de mon père. Il tente de lui faire comprendre qu’il est gêné, mais pas forcément dans les situations les plus outrancières et en tous cas, jamais en public.

Il avait réagi assez sêchement pour la première fois le lendemain même de l’achat des bas noirs à coutures quand ma mère les étrenna pour aller déjeuner à Fontvielle et qu’il tenta, à l’aller comme au retour, de lui faire admettre que ces bas n’étaient pas assez longs. Il se fit rabrouer sans ménagement.

Une deuxième fois, à l’automne dernier, alors que nous partons au CAF, nous sommes déjà dans la voiture, mon père et moi, et pendant qu’il tire sur le démarreur, ma mère discute sur le trottoir avec des voisins. Elle porte une robe blanche avec, dessous, une culotte de dentelle noire, parfaitement visible sous la robe. On voit aussi très bien ses longues jarretelles noires qui retiennent les bas noirs qu’elle a mis pour ce dimanche, ce n’est qu’après les vacances de Noël qu’elle les portera tous les jours. Quand elle s’installe dans la Buick, mon père arrête de tirer sur le démarreur et lui dit.

– Tu ne vas pas sortir habillée comme ça, on voit tous tes dessous à travers ta robe ! Elle est complètement transparente.

– Ah non, je ne vais pas aller me changer maintenant, et puis j’ai une culotte noire qui n’est pas du tout transparente, elle !

– Justement ta culotte ! On ne voit qu’elle ta culotte ! En dentelle noire de très mauvais goût si tu vois ce que je veux dire et on voit aussi tes jarretelles. En plus avec tes bas trop petits tu es complètement ridicule. Qu’est-ce qui t’est encore passé par la tête d’acheter des dessous pareils ?

– Elle est très bien ma culotte, c’est la mode des culottes en dentelle en ce moment ! Mes jarretelles lui sont assorties, je ne vois pas en quoi c’est de mauvais goût, quand aux bas je t’ai déjà dit que je les mettrai et je les mets !

– Alors on reste ici. Je ne vais pas au CAF avec une femme qui se trimballe avec une culotte de dentelle noire sous une robe transparente. Il y a quand même des limites, tu ne trouves pas que j’en supporte déjà beaucoup ? Sur ces mots, il retire la clef de contact du tableau de bord réussissant à faire céder ma mère qui descend, non sans soupirer.

– Bon, tu as gagné, je vais me changer. Et elle descend de la Buick.

Mon père reprend ses essais de démarrage et le moteur commence à partir quand ma mère revient. Elle passe ostensiblement devant la voiture avec la même robe, mais dessous, elle a mis un jupon noir qui cache sa culotte et ses jarretelles. On voit distinctement la dentelle du jupon à travers le bas de sa robe, mais on ne voit plus les jarretelles et la culotte de dentelle noire qui dérangeait tant mon père. Elle fait un tour sur elle-même bien lentement devant le capot pour se faire admirer puis vient s’asseoir.

– Tu préfères comme ça, mon chéri, nous pouvons aller au CAF maintenant ? Je suis suffisamment bien habillée pour toi ?

– Oui, répond sèchement mon père recommence à tirer sur le démarreur pour qui finir de mettre le moteur en marche.

Cette fois, il a en partie gagné. En partie seulement, car pendant la journée la robe blanche et le jupon noir ont eu une fâcheuse tendance à se retrousser et à dévoiler la culotte de dentelle noire que tout le monde a quand même bien pu admirer.

La dernière fois que mon père se permettra de faire une remarque à ma mère sur son comportement sera l’occasion d’une véritable punition pour lui et d’une journée cauchemardesque pour moi.

Cela se passe un dimanche du mois de mars 1959. Nous sommes invités chez des amis qui jouent habituellement aux cartes avec mon père et que ma mère et moi ne connaissons quasiment pas, ils ne font pas partie du cercle d’amis proches et ne vont que rarement au CAF. Les joueurs se retrouvent habituellement entre eux une fois par semaine et cette journée de dimanche organisée chez l’un d’entre eux est l’occasion de mieux faire connaissance avec les épouses et les enfants des uns et des autres.

Tout commence dès le départ. Ma mère vient de se faire une robe noire dans un tissu indéfinissable, peut-être de la doublure de robe ou du tissu léger à rideaux (mais des rideaux noirs ?) C’est un tissu très fin et très lisse, qui ressemble un peu à de la soie, sans en être. Elle doit être particulièrement fière de cette robe qu’elle considère comme très chic, et qu’elle portera longtemps, le plus souvent à l’occasion de sorties habillées.

C’est une robe étroite à manches longues, et elle est beaucoup trop courte pour l’époque. Cette longueur anormale n’est pas volontaire, mais provient d’un premier ourlet raté. J’ai en effet assisté la veille à une séance épique avec Amélie qui aidait ma mère à faire l’ourlet dans ce tissu trop souple difficile à travailler. Un premier essai s’était terminé par une déchirure du bas de la robe dans la machine à coudre et elles avaient été obligées de la couper et de recommencer un autre ourlet. Le résultat donna cette robe qui s’arrête franchement au-dessus des genoux, et laisse voir le début de la bande renforcée du haut de ses bas.

Dès que ma mère s’installe dans la voiture, je peux constater l’étendue des dégâts avant de me glisser derrière son siège. Les manches longues et étroites qui tirent vers le haut et le tissu souple et glissant font remonter la robe à mi-cuisses malgré les efforts de ma mère pour la tirer vers ses genoux. Heureusement son jupon blanc, n’est pas remonté et cache les jarretelles, qu’on devine seulement à travers la dentelle du jupon.

Nous sommes en panne de démarreur depuis ce jour des vacances de Noël où il s’est cassé avec les professeurs français dans la voiture, et notre situation financière n’a pas encore permis de le faire remplacer. Le garagiste s’est contenté de débloquer la manivelle. Le remplacement du démarreur était programmé pour fin février, mais ma mère commit la folie de dépenser nos quelques économies pour s’acheter deux nouvelles paires d’escarpins et resta totalement indifférente aux reproches de mon père. Finalement la réparation ne sera effectuée que fin avril.

Bref, en ce dimanche de mars, nous n’avons pas de démarreur et mon père qui a tout de suite pris la manivelle ne voit pas encore le spectacle de la courte robe noire, retroussée à mi-cuisses, occupé par les longues minutes de manivelle pour lancer le moteur particulièrement récalcitrant ce matin. Je pense même un moment qu’il va falloir aller chercher Amélie pour nous pousser et me réjouis que ma mère n’ait pas demandé qu’on baisse la capote, comme ça on ne peut pas la voir depuis les fenêtres de l’immeuble.

Pendant cette longue mise en route, ma mère s’agite sur son siège ce qui a pour effet de faire remonter sa robe jusqu’en haut des cuisses sans qu’elle essaye de la ramener vers ses genoux, plus occuper à caresser ses jambes avec son jupon
Nous partons, quand brutalement mon père dit.

– Tu n’as pas mis de jupe ?

– Bien sur que si, c’est une nouvelle robe que j’ai terminée hier.

– Eh bien, ça ne se voit pas, tu es assise en jupon ! Ma mère soupire, mais fait preuve de bonne volonté en se soulevant de son siège et en ramenant au maximum sa robe sur ses jambes. Hélas, le résultat de cet effort louable est de courte durée, car en quelques minutes, les trépidations de la route ont tôt fait de faire remonter la robe en haut des cuisses. Mon père s’énerve.

– Ce n’est pas possible, tu le fais exprès ! Tu ne vas quand même pas passer ta journée en jupon, fais un peu attention.

– Tu préfères que j’enlève mon jupon ? Répond ma mère sur un ton agacé. Cette fois je sens que mon père se met en colère.

– Non, mais évite de le montrer comme ça sans arrêt, tiens-toi correctement s’il te plait, je n’ai pas envie que tu me fasses honte devant mes amis. Tu es toujours en train de montrer tes dessous à tout le monde !

Ma mère tire de nouveau comme elle peut sur sa robe puis tourne la tête vers sa fenêtre et ne répond pas. Heureusement nous arrivons devant la villa des amis de mon père et la dispute en reste là.

L’accueil et les semi-présentations, car ils se connaissent quand même tous un peu, sont suivis de l’apéritif au salon. C’est à ce moment que mon père obtient une première réplique à son coup de colère pendant le trajet. Ma mère s’assoit dans un fauteuil, évidemment sa robe remonte à mi-cuisses, mais au lieu d’essayer de limiter le spectacle en gardant les jambes jointes, elle entreprend de cacher son jupon en le faisant glisser sous sa robe tout en regardant mon père d’un air narquois. On découvre ainsi les quatre jarretelles qui retiennent ses courts bas noirs quand le jupon a à peu près disparu sous la robe.

Pendant l’apéritif, comme pour en rajouter une couche, elle croise et décroise ses jambes sans arrêt pour faire remonter la robe encore davantage, et plutôt que de la tirer vers le bas, elle continue à rentrer le jupon dessous au fur et à mesure, montrant de plus en plus long de jarretelles. Comme toujours en public, mon père fait celui qui ne remarque rien.

Enfin nous passons à table, mais hélas cela ne fait que commencer. Après le repas nous revenons au salon pour le café. Sans doute échauffée par le vin et peut-être énervée par quelques remarques désagréables que mon père, décidément très en colère, lui a faites à table, ma mère se dirige vers un pouf et s’assoit en recommençant son manège qui consiste à rentrer son jupon sous la robe retroussée. Cette fois, le résultat dépasse certainement ses espérances sans qu’elle ne s’en rende compte, car, outre ses cuisses au-dessus des bas et ses jarretelles, on voit maintenant toute sa culotte de nylon blanc, bordée de dentelles qui se mélangent avec celle du jupon replié sous le haut de la robe.

De toute évidence, elle se venge ! Après le café il est décidé d’aller faire une partie de pétanque au parc d’Anfa, cela changera des cartes et il faut profiter de cette belle journée qui annonce le printemps.

On prend les voitures, mon père démarre sans problème avec la manivelle et quand il monte dans la Buick, il voit que ma mère a complètement relevé sa robe jusqu’à la taille pour s’asseoir en jupon. Elle le provoque même en jouant avec la dentelle du jupon, et il se met de nouveau en colère. Ils se disputent pendant tout le trajet sur le même thème.

Mon père : « tu ne sais pas te tenir, tu me fais honte ! »

Ma mère :  « si ça ne te plait pas, tu n’as qu’à regarder ailleurs ! »

Le ton monte et à l’arrivée ma mère prend brutalement la mouche.

– Très bien, tu vas être satisfait ! Et elle enlève carrément son jupon qu’elle jette furieusement sur la banquette à côté de mon père avant de descendre sans lui laisser le temps de placer un mot.

Les hommes entament une partie de pétanque pendant que les femmes vont marcher un peu dans le parc avec les enfants. Au bout d’un moment nous rejoignons l’allée où jouent les boulistes et les femmes vont s’asseoir sur un banc pour regarder la partie de pétanque. Depuis que nous sommes arrivés j’appréhende cet instant. J’avais remarqué les bancs et je me doutais bien qu’à un moment ou un autre ma mère allait s’y asseoir et j’imaginais le pire maintenant qu’elle n’avait plus de jupon.

Mon sombre pressentiment se confirme, elle prend délicatement sa robe par derrière et la relève au-dessus de sa culotte avant de s’asseoir. Je suis totalement horrifié. Pour la première fois à l’extérieur de la Buick, elle découvre ainsi l’intégralité de sa culotte, devant, derrière, sur les côtés. Elle n’a plus de jupe !

Elle reste ainsi jusqu’à la fin de la partie en discutant tranquillement avec ses amies pendant que les hommes qui jouent aux boules ont davantage tendance à regarder vers le banc qu’à s’intéresser à leur jeu, sauf mon père qui prend le parti d’ignorer totalement le spectacle que sa femme est en train de donner. Moi, je suis complètement paralysé car les enfants des autres familles se tapent du coude et rigolent en se faisant des petits signes de tête vers ma mère, assise en culotte et en porte-jarretelles, les jambes haut-croisées.

Heureusement l’après midi s’avance et tout le monde se salue avant de se séparer pour rentrer chez soi. En arrivant à la voiture, ma mère retrousse encore sa robe jusqu’à la taille en s’asseyant et tend la manivelle à mon père qui lui tient la portière. D’une voix enjouée et rieuse elle lui dit.

– Ramène-nous mon cœur, je vais t’aider. Et elle se glisse au milieu de la banquette, la robe à la taille, pour mettre le contact et donner quelques coups d’accélérateur afin d’éviter à mon père d’avoir à venir le faire.

-Tu veux que je mette le starter ou elle est encore assez chaude ? Demande t’elle toujours aussi souriante et aimable en pompant sur l’accélérateur tendue sur la banquette.

Mon père la remercie gentiment mais il doit quand même tourner longtemps la manivelle pour que le moteur démarre pendant que ma mère s’agite de plus en plus fort pour l’aider à démarrer. Il s’assoit à sa place l’air désabusé. Toujours assise au milieu de la banquette avec sa robe retroussée jusqu’au au nombril, ma mère se penche contre mon père et en l’embrassant sur la joue elle lui dit.

– Je suis bien contre toi mon chéri, promène nous sur la corniche.

C’est à ce moment que je comprends qu’il ne recommencera jamais plus à lui faire des remarques sur ses tenues, car il lui prend la main, l’embrasse à son tour et démarre doucement. Sur la corniche, ma mère dit.

– On va s’arrêter boire quelque chose de frais, ça nous fera du bien

Elle choisit un bar, avec une grande terrasse en véranda qui donne sur la mer. On se gare devant et elle se dirige d’autorité vers une table bien centrale, prend une chaise sur le côté et s’assoit en relevant très soigneusement sa robe jusqu’à la taille sous les regards ahuris des consommateurs, nombreux en cette fin de dimanche après midi. Ce doit être la première fois qu’ils voient une femme élégante, accompagnée de son mari et de son petit garçon, montrer ainsi ostensiblement sa culotte.

Abattus, mon père et moi nous asseyons à notre tour en essayant d’éviter les regards moqueurs. Nous restons ainsi une bonne demi-heure, durant laquelle c’est essentiellement ma mère qui fait la conversation, papotant autant sur le beau temps de cette fin d’hiver que sur les gens charmants avec qui nous venons de passer cette excellente journée. Je ne dis rien, l’estomac noué, mon père lui donne poliment la réplique en tentant de paraître décontracté et aimable. Il fixe la mer et évite les regards.

Enfin, ma mère décide qu’il est temps de rentrer et nous quittons le bar. La nuit est en train de tomber. Sur le trottoir, elle tient mon père par le bras en attendant qu’il lui ouvre sa portière puis elle s’assoit lentement en prenant bien soin de relever sa robe au-dessus de sa taille, et en laissant son pied droit sur le trottoir se baisse pour prendre la manivelle et la passer à mon père. Il commence à la tourner quand elle le rappelle mon père qui vient sur la droite et la voit jambes écartées à moitié dans la voiture.

– Prend ton temps, il y a beaucoup de monde qui passe et j’ai beaucoup de succès avec cette nouvelle robe ! Pendant que mon père retourne à l’avant, je la vois repousser le starter, la Buick ne pourra pas démarrer.

Mon père accélère son mouvement mais après encore un long moment le moteur ne démarre toujours pas. Il revient vers sa place, ma mère tire alors le starter à nouveau, il s’assoit, vérifie tout, ma mère toujours une jambe sur le trottoir lui conseille d’aller pomper l’essence.

Mon père obéit, il soulève le capot du côté droit, de là il ne peut pas rater la vue sur ma mère toujours assise à moitié dans la Buick et à moitié dehors. Puis il va essayer avec la manivelle en laissant le capot levé. Ainsi plusieurs fois, il doit aller tourner la manivelle et revenir pour bricoler sous le capot droit. Il n’y a aucune chance pour que la voiture démarre car ma mère a de nouveau repoussé le starter. Au bout d’un bon quart d’heure, alors qu’il est de nouveau la tête dans le moteur, ma mère interpelle un groupe de personnes qui arrivent sur le trottoir. Toujours assise en culotte et en jarretelles, elle leur dit.

– Nous sommes en panne, mon mari ne peut pas nous faire partir, vous voulez bien nous pousser ? Ils répondent que bien sûr ils vont nous aider, alors ma mère ajoute.

– Je vais me mettre au volant, avec ces talons et cette robe étroite, je ne serai pas d’un grand secours pour vous aider à pousser. Je suis déjà assez gênée de me retrouver en culotte dès que je m’assois, je ne vais pas en plus me donner en spectacle en poussant avec ma robe retroussée à la taille, n’est-ce pas mon chéri ? Mon père reste muet, elle en rajoute.

– Je sais que tu aimes beaucoup cette robe, mais reconnaît qu’elle n’est pas très pratique, on voit tous mes dessous ! Les gens qui se sont arrêtés pour nous aider n’en manquent pas une miette, et une des jeunes femmes dit en riant de bon cœur qu’elle voyait effectivement la culotte blanche de bien loin sur le trottoir.

-Ah, tu vois ! La prochaine fois tu me laisseras porter un jupon avec, je serais quand même plus à l’aise. Mon père ferme le capot en hochant la tête et ma mère se décide enfin à rentrer sa jambe droite. Elle se glisse derrière le volant pendant que mon père ferme sa portière.

La Buick démarre assez vite, ma mère attend en faisant ronfler le moteur, elle ne bouge pas quand mon père revient et il fait le tour pour s’asseoir du côté passager. Ma mère lui demande.

– La nuit est fraîche, tu veux bien que je mette mon jupon mon chéri ? Le jupon étant posé au milieu de la banquette elle peut tout aussi bien l’attraper que lui, mais il doit le lui donner. Elle l’enfile tranquillement en se contorsionnant derrière le volant, puis sans retirer sa robe vers ses genoux, elle se penche vers mon père, l’embrasse et lui dit.

– Je suis vraiment très contente que tu aimes ma tenue, mon amour ! Je te promets que je remettrai cette robe le plus souvent possible pour te faire plaisir !


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