Bas sauce napolitaine

Ceux qui me suivent régulièrement se rappellent d’une de mes visions, je n’ai pas de visions au sens fictif du terme, mais bien réel. Cette vision concernait la cliente d’un restaurant qui levait un pan de sa jupe pour se faire un injection avec une seringue. Non, pas une droguée, plutôt le diabète ou un truc comme ça. Ah je vois, il y en a qui suivent, bravo! Eh bien ce restaurant me porte chance, car au même endroit j’ai eu l’occasion, c’est tout frais, d’admirer un joli spectacle. Je me suis arrêté dans le but de casser une petite croûte. La dernière fois, c’était des avocats aux crevettes si vous désirez connaître le menu. Cette fois, j’ai opté pour une sorte de spécialité du coin qui consiste en un plat de légumes au choix, cuits en chausson. C’est délicieux, léger et plein de vitamines. Voilà pour les réjouissances de la bouche. Pour celles de l’oeil, il a fallu un hasard et surtout une maladresse. J’étais assis à la table la plus proche de l’endroit où les gens vont se faire servir, c’est un self vous l’avez compris. Arrive une dame du style plutôt classe, blonde, en réalité une employée du magasin à côté. Elle était vêtue en sombre avec des des talons du plus bel effet. Bien sûr, la partie visible de ses jambes, étaient recouvertes de nylon, dame ce n’est pas encore la saison de se promener avec les jambes nues.  L’éternelle question revient à l’esprit et vous savez laquelle « bazoucolan » pour parler moderne. De l’endroit où j’étais, malgré un jupe assez serrée, très difficile à dire et je n’allais pas sortir ma loupe pour aller inspecter les reliefs de la dame, d’autant plus que je n’avais pas mon chapeau à la Sherlock Holmes et pour être franc, ma loupe non plus. Mais voilà, le petit lutin du destin sort de sa cachette et frappe. La dame en question avait opté pour une assiette de pâtes à la napolitaine, vous connaissez la différence entre la sauce napolitaine et bolognaise? Oui, alors passons, cela n’a d’ailleurs aucune importance pour la suite du récit. L’assiette, au lieu de tenir comme un objet bien élevé, glissa des mains de la dame et le contenu se répandit sur la jupe pour aller finir parterre, respectant en cela les lois de l’attraction terrestre. Voici donc une charmante jupe décorée de rouge sombre. Madame est bien ennuyée, mais rassurez-vous, le personnel très serviable lui tend un linge pour minimiser les dégâts. Elle entreprend un nettoyage de secours en débarrassant les impuretés indignes d’un tissu de bonne confection. Au cours de l’opération, plaquant le linge sur la jupe, des marques deviennent visibles et il ne fait pas de doute, des bas jarretières se cachent là-dessous. J’en ai la confirmation quand la dame se baisse, heureusement dans ma direction, pour aider le personnel à nettoyer le sol. Elle écarte les jambes tout en accomplissant sa besogne. Mes amis quelle vue! On a beau vanter la baie de Naples, mais là, c’est autre chose, c’est plus près et ça ne coûte rien. Un grand merci à cette complice involontaire. Je ne regarderai plus jamais un plat de pâtes de la même manière. La seule question qui m’angoisse est celle-ci: et si elle avait commandé un sandwich?



Jeter une bouteille musicale à la mer (8)

Si l’Angleterre et les USA avaient un monopole quasi total et mondialement en matière de musique dans les années 60, certains artistes ou groupes parvinrent quand même à se forger une gloire locale et souvent pas la moindre. En imitant les autres le plus souvent, il devinrent des stars locales. Quelquefois leur réputation franchira les frontières. ou à défaut une de leurs chansons. Voyons à travers quelques pays quelques unes de ces idoles glorieuses dans un coin du monde. Commençons par l’Allemagne

The Rattles

Incontestablement le plus populaire groupe allemand et des talents certains. Gros succès dans le pays avec une percée sur le plan international en 1970 et la chanson « The Witch ». Leurs répertoire fut assez standard, mais avec pas mal de titres originaux. Le groupe connut d’innombrables changements de personnel.

The Lords

Les nos 2, très populaires sans jamais égaler le succès des Rattles. Coupes de cheveux en mop, ils puisaient une bonne partie de leur répertoire dans le folk auquel ils ajoutaient une touche beat. Un de leurs premiers hits, une version rock du fameux « Greensleeves ».

Casey Jones & Governors

De vrais anglais, ce groupe intégra un certain Eric Clapton qui décida de rester dans son pays quand le groupe voulut aller en Allamagne. Clapton rejoignit les Yardbirs et connut le succès que l’on sait par la suite. Quant aux autres, ils ne réussirent pas trop mal en Allemagne et devinrent l’un des groupes les plus en vue. Base très rock and roll

The Liverbirds

J’ai toujours été fasciné par les groupes féminins, j’entends par là pas seulement les groupes vocaux, mais ceux qui s’coompagnent instrumentalement. Pas de quoi m’extasier, ils sont assez rares. En voici un des plus beaux exemples en ce qui concerne les sixties. Quatre jeunes anglaises qui vont tenter leur chance en Allemagne. Et cela marche plutôt bien. Elles enregistrent deux albums et quelques singles.
La bassiste marie Frank Dostal des Rattles pour les faits mondains et pour la musique, elle ne font pas dans la guimauve, mais s’inspirent plutôt de Chuck Berry ou Bo Diddley. Sans être exceptionnels, leur enregistrements méritent la mention bien.

Lee Curtis & All Stars

Un autre anglais qui trouva en Allemagne de quoi voler plus haut. Il commence en Angleterre chez Decca et enregistre sans grand succès. Son principal atout, il a un type de voix à la Presley et est plutôt beau mec. Il file en Allemagne et fait du célèbre Star-Club de Hambourg son fief. Il y chante quasiment tous les soirs et plusieurs fois. Il serait, d’après ses dires, entré sur la scène plus de 7000 fois. Il rencontre toutes les stars qui s’y produisent, les Beatles, Johnny Kidd, Jerry Lee Lewis, Jimi Hendrix, c’est une encyclopédie vivante. Un accident de voiture en 1967, dans lequel il n’est pas blessé, met un terme à sa carrière. Il vend tout son matériel pour payer les frais d’hôpitaux des autres passagers. Il rentre en Angleterre et finira comme directeur d’une chaîne d’hôtels. Il revient sur scène régulièrement surtout en Allemagne où il est encore très apprécié.

Ian & Zodiacs

Toujours des Anglais pour les mêmes raisons, le marché national est saturé. Ian et les Zodiacs fut un groupe très en vue et ma foi plutôt bon. Deux titres, le premier « All Of Me », un standard du jazz modulé pour en faire quelque chose de plus appréciable par le génération beat, une belle réécriture. Le second, un original de très bonne facture « No Money No Honey ». Ils se produisent encore.

The Remo Four

Un groupe qu’on ne peut pas passer sous silence, tant pour ses qualités que pour le succès relativement important qu’il a connu. Ils sont de Liverpool et marchent sur les traces des Beatles à la fameuse Cavern. Ils deviennent les accompagnateurs de Tommy Quickly et Johnny Sandon sur disques. C’est encore une fois l’Allemagne qui les adoptent. Dans leurs rangs on compte Tony Ahston, plus tard célèbre dans le trio Ashton Gardner & Dyke et un guitariste soliste assez talentueux Colin Manley. Ils seront recrutés par George Harrison en 1967 pour son premier essai solo « Wonderwall », musique de film. Ils se séparent définitivement vers la fin des sixties. Quelques beaux titres enregistrés en Angleterre et surtout en Allemagne laissent de bons souvenirs et surtout un potentiel mal exploité par les producteurs.

The Rainbows

Cette fois-ci c’est vraiment un groupe germanique. Ils trouvèrent l’astuce d’enregistrer un titre très élémentaire, très accrocheur, des paroles simplistes. Ce fut un cyclone en Allemagne et pas mal de pays alentours. D’innombrables versions en furent enregistrées et fut au répertoire de tous les groupes sur scène. Succès autant grand que sans lendemain.  Alors écoutons ce fameux « Balla Balla ».

The Yankees

Quelques groupes chantaient aussi en allemand, c’est normal quand on est citoyen du pays. Un peu la même recette que le précédent, accrocheur et dansant. Ecoutez et vous verrez, même si vos détestez l’allemand.

Promenade à la lisière des bas avec le poète

A la manière du poète, enfin j’espère un peu, promenons-nous encore une fois à la lisière des bas.

A la lisière de mes désirs

C’est une jambe sur laquelle chante un bas,

Titillant votre oeil coquin et ravi,

Il  charme vos égarements

Du talon qui brille dans un soleil d’argent,

Au pli fier  et doux,

Filant sous l’ombre des jupons

Dans la mousse des  couleurs,

Votre   regard s’enhardit,

Vers la lisière  sombre et désirée

Votre rêve se pose,

Parfum somnolant sur la fleur,

Il se prélasse dans la chaleur de son nid

La chance dans un sourire,

Vous bercera de hasards,

Promesse furtive de délices

Sous la source tiède et généreuse,

Passera  votre souffle complice,

Sur la jambe où chante un bas

Francesca et moi

Elle avait l’air un peu triste d’une femme qui prépare sa bouillotte par un soir d’hiver, en sachant que son homme ne viendrait pas la rejoindre dans son lit. Des hommes, je crois qu’elle n’en a jamais connus.   Pas quelle soit moche, non, pas franchement une beauté non plus. Elle avait assumé le destin de ces pauvres filles de la relativement misérable Italie de l’après guerre, obligées de s’expatrier pour trouver un travail souvent mal rétribué dans un quelconque pays d’accueil. Elle venait de Piacenza, cette ville d’Italie où le Pô s’attarde, conquis par le ciel de l’Emilie-Romagne et le charme de ses vins. Elle parlait un français approximatif, très teinté d’accent de son pays, avec la particularité de prononcer le tu ou tout en tuut, ce qui nous donnait parfois l’impression qu’une locomotive à vapeur allait entrer dans le salon. Une fois en se rendant à la boucherie, désirant une tranche de veau et ne connaissant pas le mot français, elle demanda simplement une tranche du fils de la vache. Elle avait ouvert un petit atelier de couture à domicile, entreprise dont elle était l’employée, la directrice et la seule actionnaire. Elle était assez habile de ses mains et, ma foi, une bonne partie de la  bourgeoisie de la ville, presque toujours des dames, venait volontiers lui confier des travaux. Francesca a pourtant joué un rôle essentiel dans ma présence en ce bas monde, c’est par son intermédiaire que mon père à rencontré ma mère. Comme vous le voyez, tout est relatif en ce bas monde, autant que dans le théorie d’Einstein. Le moindre petit fait banal peut avoir une importance capitale pour vous. Elle était en effet une copine de ma mère, rencontrée lors d’une de ces réunions amicales  qui font que les gens d’un même pays ou région, ont une certaine tendance à se rejoindre sous d’autres cieux. Ma mère était justement la gouvernante d’une famille de bourgeois de la ville qui venait lui apporter du travail. Si ma mère a aussi des origines italiennes, par contre elle avait fait d’assez bonnes études dans son pays natal, surtout elle parlait et écrivait le français d’une manière quasi impeccable. Ma passion pour l’écriture vient sans doute de là, je suis bien le fils à ma maman. Quand je suis venu au monde, nul doute qu’elle se considérait un peu comme mon sponsor. Elle avait une certaine affection pour moi, j’étais un peu son fils. Elle n’oubliait jamais Noël et je recevais de sa part un cadeau de circonstance. Comme nous n’habitions plus  la même ville, ma mère avait l’habitude de rendre une visite à ses anciens patrons et à sa copine par la même occasion et parfois je l’accompagnais. Une fois ou l’autre, c’est elle qui venait chez nous.

Lors d’une de ces visites, c’était vers le milieu des années soixante, elle se livra involontairement à un petit jeu qui m’intéressa. J’avais déjà une libido éveillée et je n’ignorais pas que sous les jupes des dames se cachait de terribles et agréables secrets que seules les personnes autorisées pouvaient voir. Vu mon âge à ce moment là, je ne pouvais que tenter d’en savoir plus par indiscrétion ou d’attraper au vol quelques visions furtives.  Une partie de ces secrets était d’ailleurs assez visible par les bosses que faisaient ses jarretelles sous sa jupe assez serrée. Je dois dire que je me régalais du spectacle et la pauvre ne se doutait point de mon intérêt pour ses jambes et le reste, surtout le reste. Après dîner, en attendant le café elle se rendit sur le balcon pour admirer la vue, splendide, que nous avions depuis notre appartement. Ne sachant pas que je l’observais, elle s’assit sur une chaise qui se trouvait là et commença à jouer, disons-le comme cela., avec les boutons de ses jarretelles, toujours bien visibles en relief sur sa jupe. Je n’en perdais pas une miette. Le jeu dura tant qu’elle ne se sentit pas observée et ne vit venir personne. J’imagine ce qu’elle aurait pu faire dans l’intimité, mais c’est une autre histoire.


Après cette bien innocente histoire, quelques années plus tard, elle fut à nouveau la complice involontaire d’une séance d’observation qui ne me laissa pas de marbre. Je suis allé chez elle un peu par obligation, en voiture, car j’ai grandi depuis l’anecdote précédente et je conduis maintenant, pour amener ma mère chez elle. C’était pas vraiment une corvée, car je savais que j’aurais l’occasion de boire un de ces bons cafés à l’italienne, trois cuillères de café pour un dé à coudre d’eau. Et puis, c’était aussi un peu le plaisir de me replonger dans la langue de Dante. En rien, je ne devais regretter ma visite. Tout commença par un séjour au petit coin, où  je vis quelques paires de bas soigneusement alignées sur un séchoir. Cela m’indiqua qu’elle n’avait pas passé aux collants comme la presque totalité des femmes converties à cette détestable mode, avec le consentement, plus que l’approbation, du copain ou du mari. Il y avait au moins deux irréductibles résistants, San-Antonio et moi. Lui, dans ses romans il voyait des bas partout, moi beaucoup moins car je ne suis pas un romancier. Mais la suite de l’histoire aurait pu sortir d’une histoire de ce cher commissaire. Cette histoire, vous la découvrirez dans le prochain épisode de mes folles aventures…


Jeter une bouteille musicale à la mer (7)

Une douzaine de perles inconnues ou presque, toutes sorties des studios d’enregistrement au cours de sixties. A moins d’être un collectionneur très branché, vous allez les découvrir pour la première fois. Un peu tous les styles, de gros trucs parfois, mais toujours la même question: que leur a-t-il manqué pour devenir des succès? Je m’excuse parfois pour la qualité du son de certains titres, mais on prend ce que l’on trouve. Pas le temps de les enregistrer d’après mes copies, car vous vous en doutez un peu, ils font partie de ma collection.

Group X – Angleterre 1963

Si vous aimez les Shadows, vous  allez probablement aimer celui-ci. Sous un titre un peu pesant « il y a  8 millions de mélodies cosaques, voici l’une d’entre elles », on aurait pu simplement l’intituler « One Of Them ».

The Deep Six – USA 1964

Une des plus étranges et belles découvertes que j’ai faites en flânant dans le bac à soldes d’un petit magasin de disques à Salo en Italie. Je ne connaissais pas du tout ce groupe d’origine américaine qui avait enregistré ce truc en 1964. Un son original, de belles harmonies vocales, une ambiance particulière et un titre insolite « What Would You Wish From The Golden Fish ». Tout pour en faire un truc gros « comme ça ».

The Details – Allemagne 1964

Un petit goût de garage sixties involontaire sans doute. Mais un joli titre original.

Lee Curtis & All Stars – Angleterre – Allemagne 1964

Il n’y a pas beaucoup de chanteurs qui m’ont invité à leurs concerts, mais lui l’a fait. Ce n’est pas à ce titre  que je parle de lui, mais juste pour dire que c’est un chanteur très sous estimé des années 60. Il a la même voix que Presley quand il le veut bien. Ici il nous fait une démonstration classe sur la manière de reprendre un titre de rockabilly pour lui insuffler du punch. Original Carl Perkins, reprise Lee Curtis et ça déménage. Salut Lee, si tu passes par ici et bien que tu ne parles pas un mot de français alors: yes, it’s me, do you remember Bielefeld in 2001 when i was your special guest?

Billy Strange – USA 1964

Bien sûr la chanson est immensément connue  « Le Pénitencier »  pour la nommer. Il s’agit d’une version instrumentale enregistré par le fameux guitariste Billy Strange, musicien réputé. Mais quel guitariste et quelle version! On sent très bien l’ambiance tragique de la chanson monter au fil des sillons. Frissons garantis pour ceux qui adorent cette chanson et j’en fais partie.

The Hootenanny Singers – Suède 1964

Un rare clip de 1964 extrait d’un film. Si le nom du groupe ne vous dit rien, c’est pas grave. Pourtant mesdemoiselles, si vous étiez adolescente dans les années 1975 -1980 il se pourrait  que,  à un moment  de  votre vie vous soyez tombée amoureuse de l’un des membres de ce groupe. Regardez bien le chanteur soliste, il est encore jeune. Et recherchez quelques années plus tard du côté de Abba. A part ça, une bien jolie chanson à l’ambiance folk, qui fut même  reprise en France par les Célibataires.

The JuJus – USA 1966

Peut-être un des plus fabuleux disques de garage-punk jamais sortis. La première fois que j’ai entendu ce truc je me suis dis: ça existe? Ben oui ça existe, la preuve…

The Dynamites – Suisse 1966

Dans les années 60, la Suisse sans avoir de vedettes vraiment internationales, comptait quand même quelques artistes qui pouvaient rivaliser avec les groupes anglais. L’un des plus populaires fut les Dynamites, quatres de leurs titres furent publiés en France sur un disque devenu légendaire auprès des collectionneurs. Tiré de ces fameuses sessions, « Too Late » est pour le moins excellent et mérite bien d’ajouter une perle au collier.

Art – Angleterre 1967

Les Vip’s, évoluant parmi les influences du blues avec ou sans rythme, est un des groupes qui va rejoindre la grande cohorte des mésestimés.  En 1967, ils changent de nom et deviennent Art, parfois ça marche et le succès vient. Ils enregistrent ce titre qui frise avec  le son saturé et une belle ligne de basse, « Rome Take Away Threee ». Le succès ne viendra pas, mais en changeant encore une fois de nom, il devinrent Spooky Tooth, et là, ils devinrent célèbres. Les Vip’s ayant connu un certain succès en France, les titres de Art  furent publiés ici sous le premier nom.

Brenda Lee Jones – USA 1967

Une fabuleuse obscurité de soul music digne des meilleurs moments de la Tamla Motown. Cette chanteuse est surement une inconnue pour vous. Pourtant en bon fan des sixties, si c’est le cas, vous connaissez au moins une de ses chansons.  Elle est la moitié d’un duo, Dean And Jean, qui cartonna bien en France via la version d’une de ses chansons reprise par Monty (Ce N’est Pas Vrai). Tout le charme d’une époque à la puissance dix.

I Motowns – Italie 1967

Les chemins de l’exil amenèrent de nombreux groupes anglais en Italie. Les plus célèbres furent les Rokes, véritable incarnation locale des Beatles. Les Motowns suivirent les traces un peu plus tard. Ils choisirent de s’exprimer en italien, ce qui n’enlève rien à la qualité accrocheuse du titre qui figure ici. Une perle comme en recèle la discographie italienne des sixties, notamment à partir de 1965.

The Ones – Allemagne 1967

Edgar Froese fut un membre de ce groupe- Edgar Froese = % Tangerine Dream, groupe phare du planant germanique. On trouve dans ce disque assez obscur, « Lady Greengrass », de la musique bien dans le ton de l’époque, influencée par le monde musical en plein changement. Succulent et pas ridé.

Promenade à la lisière des bas en compagnie du commissaire

San-Antonio, vous connaissez? Oui bien sûr. Il a inventé une langue tellement vivante qu’elle en est presque insaisissable. Modestement, j’ai repris le thème d’un article précédent parlant d’une promenade à la lisière des bas, pour encore plus modestement essayer de le transcrire dans le style de San-Antonio. Essayé ou pas pu, il n’en reste pas moins que cet ardent défenseur du bas et de la jarretelle, reste l’un des plus grands inventeurs de la langue française aux siècles des siècles. Amen. Petit délire à lire sans délire.

Alors mes chauds de la rétine quand vous (échec) et matez une paire de guitares avec les cordes en nylon, ne me téléphonez pas qu’il ne transforment derechef vos périscopes en bouton de jarretelles, non? D’aventures en aventures comme on chante à la devanture d’une lamaserie, votre regard hagard où glande-t-il en crime time, comme dirait Béru? Comme je vous connais, vous flageolez de la cornée en vous posant en catastrophe sur l’étalon (Béru dixit), là ou le long Nil en nylon se jette à l’embouchure de la mère. Mais je sens que vos sens prennent de l’essence et comme vous avez la peau tellement tendue, quand une partie monte, le reste essuie.  Comme je sais que vous avez pris un billet avec correspondance à Sainte Prude, vous descendez à la station Dugenou pour voir si votre facteur n’a pas déposé un pli. Moi, rapide comme l’éclair (de notaires) je suis déjà en dessous de la ligne de flottaison, station Lisière. Là, je suis curieux comme Pinaud qui aurait trouvé un mégot intact sous le sapin de Noël, je décide le coup de la panne, pour une fois sans ma tire. Si c’est un collant, je pars sous les sunlights des tropiques faire l’ascension d’une forêt vierge. Mais si c’est des bas, priez pour moi mes biches, je cours acheter un futal (pluriel: des futaux) quelques tailles au-dessus histoire d’être à l’aise dans mes contemplations. Y’a pas à dire, on peut aimer le coucher de soleil sur les Alpes, mais la vue d’une jarretelle sous le crépuscule d’une jupe, doit autrement motiver les Japonais à jouer de la pellicule. Tiens t’as remarqué, ils sont partout ceux-là, à croire que plutôt que d’aller chez l’opticien, ils vont chez le photographe. Ils doivent se faire greffer des mirettes avec grand angle incorporé, doubleur de focale et flash automatique. Il paraît même qu’ils sont en train de mettre au point un objectif en forme de doigt pour aller oeiller sous les jupes. L’autre jour, Béru a descendu son froc face arrière à un fils de l’empire du soleil levant, Nikon ni con, en lui disant que son seul objectif, c’était que son cul reste du poulet. Brèfle comme dirait l’énorme, une paire de bas sur les jambes d’une donzelle dont la lisière tutoie le regard, quand tu joues aux dames, t’as forcément envie d’envoyer ton pion en faire une, si t’as le jeu pour…

Jeter une bouteille musicale à la mer (6)

The Sonics – USA Garage Punk – sixties seconde moitié

Autant ils furent ignorés à leur belle époque, autant ils gagnèrent une solide réputation à partir des années 80. Ils sont souvent considérés comme le premier groupe punk bien avant que cela ne déferle une dizaine d’années plus tard. Si cette renommée peut aussi être aussi attribuée à d’autres artistes, ils n’en reste pas moins que certains de leurs titres recèlent la recette qui leur vaut cet honneur. Un son lourd, rythmique souvent très basique et quelques chansons légendaires, le punk dans sa conception vintage. Quel régal monstrueux! 

Exotisme. Bien que sexagénaires maintenant, ils enchantent les foules qui ne sont pas spécialement constituées de gens de leur âge. Oui, ils se sont reformés et tournent dans le monde entier.

The Lemon Drops – USA – Psychédélique – sixties seconde moité

De ces zestes de citron qu’ils pressèrent, il en reste une goutte qui tient du nectar, une histoire de vie au printemps. Ecoutable des centaines de fois, je le sais par expérience, mais écoutons encore une fois, la première peut-être pour vous, espérons pas la dernière

The Evil – USA Garage Punk – sixties seconde moitié

Quand je disais que les Sonics n’étaient pas les seuls à faire du punk, en voici un bel exemple. Ecoutez plutôt le premier titre et le suivant aussi, c’est moins visible, mais tout aussi passionnant. Quel groupe!

The Bad Seeds – USA Garage sixties – sixties seconde moitié

Le Texas a toujours été un des états américains les plus prolifiques en musiciens, Johnny Winter, ZZ Top et des tas d’autres. Les Bad Seeds, aucune relation avec le groupe de Nick Cave, viennent de là aussi. Mais alors beaucoup moins connus, presque obscurs. Du garage très US, conventionnel en diable. Oui mais du garage conventionnel, c’est déjà beaucoup plus que rien. A déguster à travers trois titres, dont deux clips d’époques sauvés du déluge et un montage avec des filles aux allures de l’époque.

The Soup Greens – USA Garage sixties – sixties seconde moitié

Sous cette appellation bizarre, on y trouve autre chose que de la soupe, deux petites perles, deux faces d’un 45 tours. Un titre original et une reprise d’un fameux titre de Bob Dylan qui prouve que son oeuvre est transposable en garage. Pas de soupe dans le garage, mais quel bouillon!

The Boss Tweeds – USA Psychedelique, Garage sixties – sixties seconde moitié

Le plus beau film de Russ Meyer « Faster Pussycat Kill Kill » avait une bande sonore exploitée par ce groupe. La voici, garage basique. Mais écoutons aussi ce qu’ils ont fait un peu plus tard, plus psyché, ambiance tranquille aux relents plus nauséeux.

INSPIRATIONS

Il paraît presque impensable que les Fuzztones, groupe phare du garage revival, ne puise pas dans le répertoire des Sonics.

Les Cramps aussssssi…