Cinébas

Avant l’irruption de la Toile dans notre vie, le cinéma a toujours été un moyen idéal pour explorer la sensualité. Longtemps bannies  par la censure, certaines scènes croustillantes sont depuis les points forts de quelques films. Le phénomène va si loin que des films qui auraient fait pousser des hauts cris il y a 50 ans, sont presque projetés dans les écoles maternelles. A l’avènement du cinéma porno dans les années 70, avec une majorité de films réalisés n’importe comment,  le but fut surtout de montrer des relations sexuelles. Les Américains furent les plus prolifiques et aussi les pires. En Europe, même si le cinéma libertin existe, on est plus attentif à présenter le contenu en l »enrobant d’un scénario plus ou moins minimaliste, mais qui a le mérite d’exister. Quelques maisons de production ont aussi la prétention de présenter des réalisations d’une certaine qualité avec des femmes plutôt jolies et qui ne mâchent pas du « chouingome » tout au long du film ou qui ne parlent pas comme des charretiers. Même si les costumes ne sont pas de Donald Cardwell, ils viennent de très bonnes maisons de lingerie. et souvent le porte-jarretelles ou la guêpière sont à l’honneur. Mon but n’est pas de vous faire partager une grande fresque sur le porno, mais plutôt de mettre en évidence quelques films qui contiennent une ou deux belles scènes avec bas à l’appui.  Même si certains ne sont pas des sommets de réalisation, ils ont l’avantage de proposer de quoi se rincer l’oeil.  Avec bien sûr  ces petits secrets qui se cachent sous les jupes, mais qui nous sont révélés pour notre plus grand plaisir fétichiste. J’ai dû faire avec ce qui est à disposition sur les sites vidéos, les extraits survolent quelquefois le meilleur en raccourci, mais vous pouvez toujours aller voir de plus près en vous procurant le film. Cet article est une première esquisse, il y en aura d’autres, la matière est vaste.

Extrait sonore d’un film

Dialogue sensuel

Humour

Au cinéma un homme dit à son voisin:

– Je crois que j’ai une touche avec la femme à côté de moi, elle réajuste ses bas!

– Oh tu sais cela ne veut rien dire, les femmes le font souvent.

– Oui, mais c’est avec ma main!-

Hot Spot – USA 1990 – Réalisé par Dennis Hooper –  Avec: Don Johnson – Virginia Madsen – Jennifer Connelly

En plus d’être un bon acteur, Dennis Hooper est aussi un bon cinéaste. Avec ce film, il nous replonge dans la tradition du film noir. C’est le genre d’histoire qui ne semble être possible que dans un coin des Etats-Unis, avec ses personnages très typés, des gueules caractéristiques de leur personnage. Et dans tout cela un homme aux prises avec un nymphomane et une histoire de meurtre. La belle Virgina Madsen en femme légère est splendide. C’est un film assez chaud, le titre l’indique, mais tout cela est suggéré sauf que l’on sait avec certitude que la nymphomane porte des bas, c’est visible. Un excellent film avec une vraie histoire pour nous faire patienter entre deux exhibitions. De plus ce film a une excellente bande sonore avec  des duos Miles Davis, John Lee Hooker et également Taj Mahal, Roy Rogers, Earl Palmer.

BOF

Une belle fille comme moi – France 1972 – Réalisé par François Truffaut – Avec: Bernadette Lafont- Philippe Léotard – Charles Denner – Guy Marchand – Claude Brasseur – André Dussollier

Truffaut semble avoir toujours eu une passion pour les bas. Plusieurs de ses films peuvent le suggérer.  Dans cette comédie très immorale, les scènes sont nombreuses. En plus d’être mené par d’excellents comédiens, du moins ils le sont tous pour ce film, on ne s’ennuie pas un instant et on rigole bien. J’ai toujours aimé le cinéaste et pour moi ce film, pas toujours acclamé, reste un détour indispensable dans sa carrière.

La Sirène du Mississipi – France 1969 –  Réalisé par François Truffaut – Avec: Jean-Paul Belmondo – Catherine Deneuve – Michel Bouquet

Antérieur au précédent, c’est une histoire  moins légère, sérieuse pourrait-on dire. On explore la relation d’un couple étrange, un peu l’amour maudit. Catherine Deneuve, encore jeune, était en train de devenir une grande star. Belmondo a presque un rôle sérieux, pas tellement le gouailleur que l’on connaît habituellement. Belles scènes de bas, c’est presque une habitude chez Deneuve.

8 femmes – France 2002 – Réalisé par François Ozon – Avec: Catherine Deneuve  – Isabelle Huppert –   Emmanuelle Béart –  Fanny Ardent –  Danielle Darrieux – Virginie Ledoyen – Ludivine Sagnier –  Firmine Richard

Que des femmes  dans ce film et un homme mort.  Un rêve pour les féministes. L’histoire n’est pas sans rappeler l’ambiance des Agatha Christie. Un meurtre et 8 coupables possibles, chacune avec ses raisons de le commettre ou pas.  Comme les événements sont censés se passer dans les années 50, il est bien évident que les bas sont la parure des jambes obligatoire, surtout qu’on est en hiver. Une mention spéciale à Isabelle Huppert dans son rôle de femme refoulée. A noter aussi l’apparition de la grande Danielle Darrieux, une future centenaire qui a traversé  toute l’histoire du cinéma parlant et qui tourne encore. Si les costumes et habillages sont assez le reflet de l’époque, on ne peut pas en dire autant de certaines chansons qui figurent dans la bande sonore. Elles sont  postérieures aux années 50 et je ne comprends pas très bien si c’est un mauvais travail de documentation  ou délibérément voulu. Difficile d’imaginer un remake de « L’ange Bleu » avec le sosie de Marlène Dietrich chantant « Strangers In The Night ». Je cite celle-là, car l’origine de la chanson est allemande.

A suivre

A vos méninges musicales

Dans les années 60 en France, le manque de créations locales locales et devant la pléiade de chanteurs qu’on voulait lancer, il fallait aller puiser dans le répertoire anglais ou américain. Le principe était simple on collait des paroles françaises sur les originaux. Il est évident que les grands succès étaient accaparés en premier, puisque ça marchait ailleurs, pas de raisons que cela ne marche pas ici. Mais le marché dans lequel on puisait était tellement vaste, que l’on allait parfois chercher des chansons qui étaient de petits succès, des titres secondaires dans la discographie d’un artiste, ou sans aucun succès. On poussait même le bouchon en transformant des instrumentaux en chansons. Ils offraient quand même une chance de devenir un tube ici. Il y eut avec ce principe quelques belles réussites, bon ou grand succès ici, mais obscurité ou négligeable ailleurs. Cela incitait parfois les maisons de disques de publier ces titres avec la mention « version originale de… ».
Le principe de ce jeu est de vous faire découvrir les chansons originales, à charge pour vous de retrouver le titre français et l’interprète. Si vous connaissez bien les sixties, ce sera assez facile, même très facile dans certains cas. Pour les autres, essayez quand même, car certaines sont quand même encore connues aujourd’hui. Toutes ces chansons passaient sur les radios de l’époque. Dans la mesure du possible, j’ai mis la version originale du créateur.
Vous pouvez bien sûr mettre les titres que vous avez découverts dans un commentaire, mais ce n’est pas une obligation.
Je donnerai les réponses un peu plus tard.
Alors à vos oreilles et partez!

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