Le nylon blues du jour, 12 avril 2011

Revoici la froidure, cachez ces jambes nues que je ne saurais voir. Vous, jolie dame qui passez par là, avez-vous oublié les promesses de printemps? Ce petit rien qui habille vos jambes, l’avez-vous mis par coquetterie ou par frilosité? Peu m’importe il est là, à portée de mes yeux. Le blues imaginaire peut commencer à nul temps. Blues muet, immobile, mon esprit en cherche déjà les accords sur la partition vierge de votre mélodie. Mais qui sait, un jour nous le danserons les deux. Quand le printemps reviendra pour nous offrir vos jambes en fleurs et que le rouet invisible y tissera ses fils de nylon comme aujourd’hui. En attendant, je prends ma plume trempée dans l’encre charmante pour composer les notes qui vous rendront désirable sous les moutons blancs innocents qui passent dans le ciel. Je vous attends…