Des dessous et du rockabilly

Pour les plus jeunes d’entre vous, le terme de rockabilly ne vous est sans doute pas inconnu. Peut-être êtes-vous un fan de cette musique, et vous avez bien raison. A vrai dire le terme est surtout employé depuis le début des années 80, avant on parlait simplement de rock and roll. En général les puristes de cette musique aiment bien conserver toutes les attitudes de la décennie où le rock and roll est né, c’est à dire les années 50. Les filles en particulier, en plus de leurs délicieuses crinolines, aiment bien porter des bas. La grande chance quand on peut assister au spectacle de ces danseurs, dont certains sont de vrais acrobates, c’est d’assister à un spectacle des plus charmants. Quand ces robes virevoltent, il n’est pas rare de voir un peu les secrets qui se cachent là-dessous. Très brièvement, le haut des bas et les jarretelles sont visibles, ce qui n’en est que plus aguicheur. Je suis certain que certains vont se rincer tout spécialement l’oeil dans ces occasions et que leur soi-disant passion de rock and roll n’est qu’une excuse. Il n’en reste pas moins que les filles qui se passionnent pour le rockabilly traditionnel furent à travers toutes les époques les seules filles qui aimaient porter des bas à certaines occasions. Il est possible de voir dans certaines familles, la grand-mère, la mère, la fille, parer leur jambes de bas à coutures. Si ce n’est pas là le début du paradis, du moins ça y  ressemble. N’allez pas croire que ma passion pour cette musique ne s’arrête qu’aux bas. Je suis un authentique fan de rockabilly et je peux me targuer d’être un bon connaisseur en la matière.  C’est dans cette musique que j’ai eu mes premières idoles. 

En 1980 est sorti un film intitulé « Blue Suede Shoes », en référence à un titre très connu de cette musique. Il s’agissait en fait d’un documentaire qui faisait le point sur les romantiques de rock, une espèce un peu en perdition à ce moment là. Pour rappel, les Stray Cats n’avaient pas encore remis cette musique à la mode. Quelques interviews, une apparition de Bill Haley, Ray Campi et Freddy Fingers Lee, couronnent le tout. Une des séquences du film montre les danseurs. Comme la caméra est placée plutôt à ras du sol, le spectacle est total. Voici un extrait d’un reportage consacré aux teddy boys, avec quelques extraits de ce fameux film. Regardez bien et vous verrez..

Ecouter une sélection de rockabilly

Playlist rockabilly.

Sur la piste des mes fantasmes

Je me suis toujours posé la question de savoir où remontait mon fétichisme, quel fut le détonateur, quand cela a-t-il pris le pas sur le reste? A vrai dire je n’en sais rien, aucune lanterne ne m’apporte un peu de clarté. Si je parcours mes souvenirs d’enfance les plus lointains, le plus ancien, que j’ai pu dater par l’objet, un ours en peluche cadeau de Noël reçu d’un parent, quand j’avais neuf mois. Je revois la scène dans un brouillard diffus, je suis dans mon berceau et l’on me donne mon nounours. C’est le seul souvenir qui me reste du séjour dans cette première maison où nous habitions.  Vers l’age de deux ans, après un déménagement, les choses se précisent. Paradoxalement, je me rappelle surtout des faits violents. Non, mon père ne me battait pas, ni ne battait ma mère. Quelle belle famille paisible nous étions. Ces faits violents sont un accident mortel, une explosion, un incendie et une piqûre d’abeille, le tout en vrac. Comme vous le voyez, il n’y pas l’ombre d’un départ de fantasme en nylon. Pourtant dans ce fouillis de souvenirs, j’ai bien du en apercevoir quelquefois de ces fameux bas. Je ne me suis pas dit un jour, qu’à partir de maintenant  j’allais fantasmer sur le nylon. Ben, c’est trop facile. Ma théorie sur mes origines fétichistes est la suivante, c’est un théorie, mais c’est la meilleure explication, la plus cohérente. Il faut se remettre dans le contexte de l’époque, seconde moitié des années 50. Je l’ai dit un peu partout, mais je le redit. Toutes le femmes en jupes et même en pantalons portaient des bas, c’était la règle et même la seule opportunité. La première fois que j’ai entendu parler de collants, c’était en lisant les aventures de… Fantômette, série qui débuta en 1962. On peut dire que la première demoiselle qui porta des collants, c’est elle. On aurait de la peine à l’imaginer autrement, vous la voyez en train d’ajuster sa jarretelle sous l’oeil du Furet, son adversaire de toujours. D’accord, là je m’égare un peu, mais c’est pas parce que je parle de ma libido, qu’il faut faire cela sous forme d’un doctorat. Revenons à nos boutons, ceux des jarretelles.


Les dames ne se gênaient pas du tout pour ajuster un bas ou simplement remettre la jarretelle en place, elles lâchaient semble-t-il assez souvent. C’est vrai, les bas étaient plutôt courts, très tendus et bing!   Ce risque d’incident était d’autant plus fréquent qu’il y avait des femmes avec des bas, c’est à dire énormément.  Le recensement de la population féminine se faisait en comptant le jarretelles et en divisant par quatre, on en voyait très très peu à six jarretelles. Oui je m’égare encore, allez encore un pt’it coup. Cela me rappelle un petite histoire qui illustre très bien mon propos. Une voisine dans son jardin parlait avec le père d’un copain. Entre deux potins elle glisse: « j’ai une jarretelle qui a lâché », tout en se tournant un peu pour remettre la coquine en place. Bien que cette histoire soit bien postérieure à mes recherches de fixations, je peux imaginer que plus ou moins consciemment, j’ai vu ou entendu ce genre de scène ou propos assez souvent pour m’en imprégner. Ma première vraie vision, celle que j’ai savourée pleinement, est le fait d’une copine à ma mère qui enleva ses bas devant moi. Je ne souviens des élastiques de son porte-jarretelles qui étaient d’un bleu ciel magnifique. Mmmmh, quelle belle séquence de souvenirs! A partir de là, tout est devenu clair dans mon esprit, dans le sens que je recherchais ce genre de vision. De mes aventures en la matière, vous avez eu l’occasion d’en lire de larges extraits, je n’y reviens pas. Encore faut-il expliquer quel effet je ressentais. Difficile à décrire, mais une sorte d’excitation interne, le coeur qui bat plus fort, quelque chose qui approche les premiers émois de l’enfance quand on tombe soudain amoureux d’une fille qui vous plaît. Voila en gros les effets de la chose. Maintenant, c’est complètement différent, serait-ce la sagesse qui vient avec l’âge? Devant pareille scène, je savoure, j’admire, parfois je complimente, à la manière dont on contemple un tableau, un paysage. Aucune envie d’en faire plus, de draguer, de me poser en prétendant. Remarquez quand même que je suis pas de bois, si la fille me fait des avances, je ne sais pas si je répondrai, mais pour sûr je ne vais pas m’enfuir pour me cacher sous les jupes de ma mère, celles de la drageuse peut-être, qui sait le spectacle doit être bien charmant.


Reparlons du contexte passé, il est nécessaire pour la suite. Je me suis évidemment demandé si j’étais normal. La science psychiatrique était certainement moins évoluée que maintenant, encore très sous le joug de la pensée judéo-chrétienne. En lisant les quelques rares bouquins consacrés au sujet, nous étions des déviants, des impuissants sexuellement.  Je puis affirmer maintenant que ces blablas méritent un grand coup de balai et que ces analystes sont de fieffés coquins, pas scientifiques pour un sou. Les mécanismes de la psychologie ont été d’un grand secours pour me mettre à l’aise. Ce que j’en ai spécialement retenu, c’est que le refoulement était une chose dangereuse pour l’équilibre de l’esprit et qu’il fallait faire avec ses fantasmes. Remarquez en passant que les philosophies orientales ont très bien compris la chose. Certaines attirances sont dangereuses pour la société, je ne les prône pas. Dans mon cas, je me sens comme un doux rêveur devant une paire de bas nylon, vais-je aller consulter? Bien sûr que non. Si mon amour pour la chose est une maladie, alors je ne veux surtout pas guérir.
Au fil des temps , ma passion a pris différents visages, bien qu’il s’agisse plutôt de jambes. Dans mon adolescence, j’ai connu les derniers scintillements du bas nylon, remplacé par ces diaboliques collants. Période de transition à partir de 1965, je crois que j’ai aperçu ma dernière paire de bas sur les jambes d’une jeune femme en 1972, vision  rarissime en cette année. Bien sûr j’exclus les dames d’un certain âge qui mirent beaucoup plus de temps à faire le changement, quand elle le firent. Mais bon, je n’allais quand même pas draguer une grand-mère, les jambes recouvertes de varices, sous prétexte qu’elle portait des bas. A partir de là, je crois que mon fétichisme s’accentua par manque de visions directes. Il est vrai que j’aurais vendu mon âme à qui l’achèterait, pour la moindre vision d’une lisière de bas. Au même titre je n’attachais aucune importance, ni à la matière, ni au support, n’importe quoi aurait fait l’affaire. Les seuls spectacles à se mettre sous l’oeil étaient les magazines, le cinéma. Il s’est bien passé quelques années avant que l’occasion se présente pour renouer avec la certitude qu’une femme portait des bas. Bizarrement, c’est avec une copine que je draguais avec un certain succès que l’occasion se présenta. Elle n’était pas féminine pour un sou, toujours en pantalons, mais plutôt jolie. Nous sortions ensemble depuis quelques temps, quand elle m’invita pour un repas chez ses parents. Je connaissais très bien son père, qui était une excellent copain, malgré la différence d’âge, presque trente ans. Le connaissant lui, je m’étais imaginé que sa femme était une de ces femmes résolument moderne, chauffant des plats surgelés à tire-larigot dans sa cuisine dernier cri. Je me fourrais le doigt dans l’oeil, car elle était tout le contraire. Femme au foyer très traditionnelle, cuisinière de première et je m’en rendit compte plus tard… porteuse de bas! Pour de l’inattendu, cela en fut. Elle m’avait à la bonne, j’étais son petit chouchou, bien que ma taille soit plutôt élancée. Elle me voyait convoler en justes noces avec sa fifille, elle me l’avoua. Rien de tout cela n’est arrivé, mais le souvenir de cette future ex belle-mère est toujours présent, 35 ans après. Nous sommes en 1976 et c’est justement une amorce du retour des bas qui va se manifester notamment à travers la génération punk et sa manière de provoquer. Pour donner l’illusion de l’ancien, apparaissent les premiers collants avec imitation couture. Dans les magasins, les bas font un timide retour sur les présentoirs d’où ils avaient disparus. On commence à voir des mannequins  d’étalage arborant des porte-jarretelles. Cela redevient un plaisir d’aller flâner au rayon lingerie.

Il ne faut pas perdre de vue que ces accessoires sont ceux de la nouvelle génération, peu fonctionnels, minimalistes, l’accent est mis plus sur le décor que la fonction. On porte un peu des bas, comme on traverse la chaussée en dehors des clous. Pour votre serviteur, ben, il se contente de cela et des quelques rares visions de bas qui s’offrent à lui. En 1978, j’achète mon premier lecteur vidéo. Ce fut l’occasion de conserver quelques films où les scènes de bas figuraient. On avait maintenant la possibilité de voir et de revoir autrement que furtivement sur un écran ou à la télévision. Le bouleversement que cela provoqua chez moi fut le départ de mon admiration pour la lingerie rétro. On voyait des bas et des jarretelles, je dirais de manière naturelle. Ce n’était pas de la reconstitution, mais une image sortie du passé. Depuis je suis toujours accro, et évolution dans mon fantasme, c’est que la lingerie moderne me laisse presque de marbre, j’exagère un peu, mais pas tellement. Je trouve que l’ancien affirme la silhouette, l’ensemble est  très visuel, plus présent, capte le regard d’une autre manière. le bas avec un couture est un must. Mais surtout, et c’est bien là le plus concluant pour moi, j’ai pu faire partager cette adoration à bon nombre de mes copines.
Alors Mesdames, Mesdemoiselles, continuez de m’offrir ces charmantes visions elles me rendent malade aux yeux de certains, mais  on meurt d’ennui, jamais de plaisir. Merci à vous


Jeter une bouteille musicale à la mer (10)

ll y a un tas de chanson qui ne sont pas très connues, elles sont même la majorité. Mais parfois, si l’on se donne la peine de chercher, on tombe sur des trucs qui vous poursuivent parfois durant toute une vie. Ces chansons ont le le petit quelque chose qui fait le grand plus. Je vous en propose 5, pas une de plus. C’est bien sûr un ressentiment tout à fait personnel. Mais quand on la chance d’avoir consacré une bonne partie de sa vie à écouter de la musique, on procède un peu par comparaison. On aime un chanson spontanément, puis le temps passe et la chanson aussi. Au fil des écoutes, on en découvre d’autres, on les juges banales, bonnes, sensationnelles et j’en passe. Dans ce magma de notes de musiques, de styles, d’ambiances, de voix, on établit peu à peu sa liste de coups de coeurs. Mes cinq  chansons qui font partie de cette élite et que je vous propose, ne sont liées a aucun souvenir sentimental, événement particulier de ma vie. Elles ont juste surgi un jour dans ma vie et je les ai trouvées belles et surtout elles le rentent, pour toujours!!!

Tim Buckley – Song Slowly Song – 1967

Une chanson aux paroles presque banales, d’un anglais accessible pour ceux qui en possèdent quelques notions, pourtant une des plus belles chansons d’amour que je connaisse. Sans doute un des plus grands chanteurs américains de tous les temps. Jacques Brel l’adorait.

The Beau Brummels – The Wolf Of Velvet Fortune- 1967

Si vous aimez les ambiances de forêt enchantée, ceci est pour vous. Pas nécessaire de comprendre les paroles, la musique projette l’ambiance

Illusion – Isadora – 1977

Une de mélodies que l’on aime écouter dans son coin, je ne connais pas pas de Isadora et pourtant celle-là je le connais très bien.

Angelo Branduardi – Confessions D’un Malandrin – 1981

Les belles chansons n’existent pas que dans la langue de Shakespeare, ici via un Italien pour la mélodie et un texte de Etienne Roda-Gil pour la version française, enfin presque une traduction du texte original, cette balade plaît bien à mon âme de poète campagnard, assez pour la mettre dans mon musée.

Jamul – Tobacco Road – 1970

Nous avons écouté jusqu’ici des chansons plutôt douces. Mais la douceur n’a pas l’apanage de mes préférences. Je peux aussi écouter des trucs extrêmement bruyants et j’en écoute, c’est mon petit jogging mental. Nous allons écouter quelques chose à mi-chemin. C’est pas une berceuse, mais ce n’est pas encore la furie. Non, juste une version d’un grand classique des sixties « Tobacco Road », une chanson réservée aux compartiment des fumeurs. Cette version est du genre hargneux, c’est d’ailleurs ma préférée de toutes, bonne raison de la faire figurer ici. Un groupe obscur, quatre gaillards sortis d’un western spaghetti, excellents musiciens et arrangeurs, un bon hard rock avant l’heure.

Le livre événement sur le bas nylon!


Mais oui c’est le premier avril, jour du gag en forme de poisson, qui d’ailleurs tombe un vendredi cette année. Alors, il fallait que je fasse quelque chose. Ce poisson avait la forme d’un livre qui n’existe pas (encore) et croyez bien que je le regrette. Mireille Archand n’est pas plus spécialiste en histoire du vêtement que moi en physique nucléaire, la meilleure preuve, elle n’existe pas.
Merci à tous ceux qui se sont fait piéger, ce sont sans doute les plus passionnés. Je voudrais d’ailleurs voir les statistiques des moteurs de recherche pour savoir combien d’anonymes on fait la recherche ici ou là. A moi on me la fait pas, bien vrai? Quant à ceux qui ont senti cette forte odeur de poisson qui se dégageait de ce post, bravo aussi, ils avaient sûrement la date d’aujourd’hui bien en mémoire. Que l’on se rassure, à partir de maintenant, tout ce que vous lirez ici sera vrai dans la plus pure tradition de l’authenticité, jusqu’au 1 er avril 2012, bien sûr.

Depuis longtemps je l’avais imaginé, il faut croire que je n’étais pas le seul. Hier matin, j’ai en ai reçu une copie dédicacée envoyée par l’auteure qui est une fidèle visiteuse de mon blog.  Je l’ai dévoré des yeux. Plus qu’un mode d’emploi, il retrace l’histoire du bas à travers les époques. Comment il était perçu dans l’histoire, vous le découvrirez. Il prodigue des bons conseils aux personnes qui débutent, tant du côté de l’amoureux qui veut en acheter pour sa belle, que celle qui veut s’en parer en tant que débutante. Vous apprendrez comment vous y retrouver entre les mesures qui divergent d’un pays à l’autre. Savez-vous que les Japonais désignent la taille des bas par une lettre propre à leur alphabet? Les différentes manières de les nommer selon leur style sont expliqués en plusieurs langues, ainsi que le nom des coloris les plus courants.  Les sous-vêtements qui servent de support au bas sont analysés de manière objective avec les avantages et les inconvénients de chacun. L’accent est mis sur les petits trucs qui rendent le port des bas parfaitement agréable. De nombreuses photos et illustrations du dessinateur Vial, agrémentent le texte.  De plus, vous y trouverez une bibliographie exhaustive des différents livres et revues consacrés au sujet, ainsi qu’une liste de films où le bas figure dans de belles scènes. Un livre fait pour les passionnés, actuels et futurs.
Le livre est écrit par une femme, Mireille Archand, une enseignante et une historienne du vêtement à travers les âges.  C’est son premier livre. Elle avoue avoir pris un grand plaisir à l’écrire, de même qu’elle nous révèle être une inconditionnelle du bas au quotidien. Elle nous fait profiter pleinement de son expérience. Par manque de temps, mais vous pourrez lire ici dès demain,  une interview où elle parle de son livre et de sa vision de la féminité. Ne manquez pas ce rendez-vous qu’elle a bien voulu m’accorder.

upskirt 2

Eh oui, c’est le premier avril, la photo n’est pas de moi, le vedette n’existe pas, par contre le centre portugais existe bien. Ce qui est sûr c’est qu’ici vous pouvez mettre des commentaires

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