Cinébas, la suite…

Suite d’un précédent article, avec quelques films ou les bas sont mis à l’honneur…

Ah Les Belles Bacchantes – France 1954 – Réalisé par Jean Loubignac. Avec: Robert Dhéry – Raymond Bussières – Louis De Funès – Colette Brosset – Jacqueline Maillan – Jacques Legras – Francis Blanche – Michel Serrault  etc…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce film faisait preuve d’une certaine légèreté à l’époque où il est sorti. Alors que montrer le bout d’un sein était presque indécent, les femmes y sont très déshabillées. Le film repose en grande partie sur les fameux Branquignols de Robert Dhéry qui tiennent différents et parfois plusieurs rôles. L’histoire se passe lors du montage d’une revue où tout va un peu de travers. C’est avant tout un film comique, avec pas mal de situations cocasses. Ce genre d’humour peut paraître un peu démodé, mais on rit quand même.

Un commissaire peu futé, (Louis de Funès) mène une enquête sur cette revue qu’il soupçonne d’être une atteinte au bonnes moeurs. Il se mélange parmi le personnel afin d’observer. Il en aura pour son argent. L’histoire est un prétexte pour enchaîner des défilés de robes sans robes, des crêpages de chignons où les robes sont les premières victimes, un striptease belle époque, un sur une corde raide. Bref tout amateur de nylon y trouvera son compte en dessous  version années 50. Un film plaisant sans trop de prétention, qui en vaut bien d’autres.

La Femme qui Pleure Au Chapeau Rouge – France 2010 – Réalisateur Jean-Daniel Verhaege.  Avec: Thierry Frémont – Amira Casar – Judith Davis – Ariane Ascaride – Pascal Elso etc…

Un  téléfilm qui retrace la vie sentimentale de Picaso dans les années 30. On y découvre un artiste bien plus hésitant sur le choix d’une femme que celui d’un pinceau. Thierry Frémont est étonnant et je pense assez fidèle au modèle. Puisque nous sommes à une époque ou les bas font partie de la garde-robe des dames, on y trouve quelques scènes. Mais en dehors de cela, cela peut aussi se regarder sans crainte, c’est plutôt bien réussi et constitue un bon spectacle, si toutefois on espère pas y trouver un musée dédié à sa peinture.


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Un extrait

Le Train – France 1973 – Réalisateur Pierre Granier-Deferre. Avec Jean-Louis Trintignant – Romy Schneider – Maurice Biraud – Régine etc…

Juin 40, c’est l’exode. Les Allemands envahissent la France. La panique gagne les populations du nord qui tentent de fuir par tous les moyens devant l’incertitude des jours à venir. Des trains sans horaires précis avancent kilomètre par kilomètre en direction du sud. Un modeste réparateur  de radio (Jean-Louis Trntignant) et sa famille font partie de ces fuyards. De gens qui ne se connaissaient ni d’Eve ni d’Adam sont obligés de vivre en commun pendant quelques jours dans des wagons bondés, lors d’arrêts imprévus, allant vers un destin peu souriant. Très intéressante étude  sur les comportements humains, l’égoïsme, l’amertume, l’héroïsme ou la connerie. Une riche juive Allemande (Romy Schneider) fait partie du convoi, elle a plus que les autres de bonne raisons de fuir. Elle aura une aventure avec le réparateur. Au long du film, les amateurs de train à vapeur seront comblés lorsqu’il défile dans de magnifiques paysages. Les amateurs de bas ne resteront pas sur leur faim, quelques scènes au cours du film.
Excellent film, presque un documentaire, ce drame se regarde tout en découvrant un page sombre l’histoire de France, le tout soutenu par une magnifique musique de Philippe Sarde.


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Quelques photos du film sur la bande sonore

Nos disques mythiques (3)

Chronologiquement c’est le deuxième disque des Kinks paru en France et le premier qui leur est entièrement consacré pour les quatre titres. En 1964, les Kinks forment un groupe très prometteur et un des nombreux qui part à l’assaut de la forteresse Beatles avec des atouts certains pour la prendre. Ce ne sera finalement pas le cas, mais il leur restera quand même la satisfaction d’être un des actes majeurs de la scène anglaise pour les sixtes. Derrière cela, l’atout principal est Ray Davies (guitare rythmique, chant), un extraordinaire et habile compositeur qui sait trouver le truc qui fera le hit. A ses côtés son frère Dave (guitare solo, chant), Pete Quaife (basse), disparu récemment et Mick Avory (batterie), c’est la composition standard de l’heure d’or. Les deux frères tiennent la vedette reléguant un peu les autres en arrière plan. L’alchimie est toutefois parfaite musicalement, pas toujours sur le plan relationnel. Après un démarrage en trombe avec leur troisième 45 tours anglais « You Really Got Me », ils sortent « All Day And All Of The Night ». Par rapport au précédent, ce n’est pas complètement différent, mais la mélodie accroche complètement. Paroles simplistes, plus tard Davies se fera plus poète, cela n’empêchera pas le succès de se renouveler. En France sa publication est magnifiée par une très belle pochette, photo empruntée à l’album anglais contemporain, montrant les Kinks en habits 19ème siècle en contre-jour. A noter que la suite des pochettes de leurs disques, les membres  toujours élégants, sera une des plus belles publiés par une maison de disques pour un artiste. Le fan français est immédiatement attiré par ce disque qui sera ici une grosse vente et à ma connaissance le seul réédité vers 1967, logo différent, même pochette.  La face B du simple anglais figure ici « I Gotta Move » un de ces titres dont Davies à le secret. Un riff simple mais ravageur. Les deux titres restants sont extraits de l’album anglais, « I’m A Lover Not A Fighter », emprunté à Lazy Lester, plein de punch et « Long Tall Shorty » de Don Covay, qui n’est pas sans rappeler le fameux « High Heel Sneakers ».
Par la suite, bien de leurs succès peuvent prétendre à leur part de d’immortalité. Mais celui-ci pour beaucoup fut le détonateur qui les brancha, l’oreille attentive, sur les futures publications. Ajoutons qu’ils ne furent pas déçus, tout le jour et toute la nuit.

Le hit en live

Le même version studio

I Gotta Move en live

I’m A Lover Not A Fighter en live

Long Tall Shorty en live

Bonus rare clip tv française 1965 avec un titre qui ne figure pas dans la discographie