Un imprévu en nylon

Je cherche parfois loin dans ma mémoire pour trouver une histoire à raconter dans laquelle une vision de nylon apparaît devant mes yeux. Une vison, bien sûr qui montre un peu plus qu’une simple paire jambes qui déambule normalement dans la rue. Il est vrai que j’en ai déjà raconté pas mal, il suffit de voir tous les posts que j’ai semé dans mon blog. Mais dans cette sacrée mémoire, il doit encore en rester quelques unes enfouies dans un coin. Il faut se passer son petit cinéma mental pour les trouver, on y arrive finalement, si ce n’est pas cette fois-ci, ce sera la prochaine fois. Entre toutes les choses que je peux fourrer dans ma carte mémoire et qui peuvent parcourir des horizons bien différents, il faut parfois un événement particulier pour s’en rappeler. Et puis il y a ce que je pourrais appeler les nouveautés, celles qui viennent de croiser votre chemin. Alors entre tous ces paramètres, il y a bien moyen de faire un petit article.
L’histoire est toute fraîche, elle vient d’arriver. Le mercredi, j’ai en général l’habitude d’aller farfouiller dans une brocante qui ouvre justement ce jour-là. C’est le moment où l’on peut trouver les dernières acquisitions, mettre la main sur un truc intéressant. J’y recherche bien sûr des disques, mais aussi des bouquins. Elle est plutôt bien achalandée dans cette branche, le choix est vaste et en principe bien rangé par catégories. Les « nouveautés » sont étalées sur une longue table et après un temps rangées dans les rayons. Ces derniers forment une sorte de labyrinthe avec des coins et des recoins. Dans mes recherches, je procède par auteur ou titre quand je ne connais pas le précédent. Je pique au hasard quelques pages pour voir si cela peut m’intéresser ou non. J’étais justement en plein dans cet exercice, quand se pointe une jeune demoiselle. Elle ne s’est pas douté de ma présence, car j’étais bien silencieux et elle me tournait le dos, intéressée par un présentoir en face. J’ai bien remarqué que ses jambes n’étaient pas nues, assez étonnant car il fait plutôt chaud. De plus, elle avait de bottes à mi-mollet. Ses jambes était plutôt bien galbées et la couleur de son nylon me plaisait beaucoup, genre chair sombre. Donc, vous l’avez compris, j’avais levé les yeux de mon livre. Je vois ai déjà parlé de mon petit lutin qui me donne parfois un coup de main, eh bien apparemment il n’était pas encore parti en vacances. Voici la demoiselle qui relève sa robe tire un bas jarretière vers le haut et ensuite poursuit le même exercice avec l’autre jambe. J’avais cessé de respirer pour ne faire aucun bruit en espérant qu’elle allait peut-être enlever sa culotte, là je plaisante un peu, mais quand même. J’aurais bien voulu que vous voyiez la binette de la miss quand elle m’a aperçu. Elle savait très bien que je pouvais pas être venu après son exhibition. Elle ne pouvait que constater le fait et ne s’en prendre qu’à elle-même. Je suis sûr que la prochaine fois qu’elle fera la même chose au milieu du Sahara, elle va d’abord faire une tour complet de l’horizon avec une paire de jumelles. Bon prince, je n’ai montré aucune émotion particulière, lui laissant croire que je n’avais peut-être rien vu. Mais le film était déjà rembobiné avec le doigt sur play.
Cette petite aventure était d’autant bienvenue que les visions de ce genre sont plutôt rares à cette époque. Les bas semblent aussi prendre des vacances. A mon avis, ils ont bien tort.

Alors en attendant la saison des frimas


12 réflexions sur “Un imprévu en nylon

    • Merci Basetliens,

      En effet sur ce coup là, c’était un inattendu total. C’est bien la première fois que je vois quelque chose d’intéressant dans ce lieu, à part les objets bien sûr.Si je prends le nombre de fois où j’y suis allé pour obtenir cette vision, c’est presque un récompense méritée. Mais ce petit lutin m’aide parfois.

      Amitiés

  1. En dehors d’avoir lu en premier et tout autant de passions votre article en dessous (et admiré en même temps Marilyn en pochette… de bas), je me demande si la dame au travers des pochettes de disques ne connaissait pas la musique, et ne vous avait pas « senti » prenant un malin plaisir à faire, comme si, comme ça… Finalement n’est-ce pas aussi cette « interrogation » imaginaire qui a une certaine valeur sensuelle dans cette belle histoire… Amitiés.

    Ps : oui il fait aussi partie de mon univers… Sourire…

  2. Merci Valmont,

    Je vois que vous connaissez bien certaines femmes. Parfois on croit que l’on se joue d’elles, alors que c’est exactement le contraire qui se passe.

    « Quand nous regardons une femme, nous pensons à nous, tandis qu’elle, maligne, c’est à nous qu’elle pense »
    Sacha Guitry

    Amitiés à vous

  3. Les bottes à mi-mollet, plutôt vailles semblent être – bizarrement – un must cet été. J’ai croisé ces dernières semaines plusieurs demoiselles qui sacrifient à cette mode qui incite la plupart, pour des raison de confort (pied nu dans une botte, ce n’est pas évident), a porter des bas ou un collant fin. Par la chaleur qu’il fait, les bas doivent être moins insupportables. C’est toujours ça de gagné!

    • Merci Léo,

      Pour moi c’est gagné vu le résultat. Maintenant que vous en parlez, c’est vrai qu’il semble y avoir un peu plus de bottes cet été. Les jambes nues avec, c’est pas le must côté confort. J’espère que la nouvelle mode ne sera pas les jambes nues en hiver…

      Amitiés

  4. Bonjour Maître du nylon.

    C’est un été merveilleux, nos compagnes portent des bas tous les jours. Dans les rues de belles et dynamiques femmes ont les jambes voilé, portent des jolies chaussures.
    Bien à vous.

    • Merci Benoît,

      Maître? J’en rougis!

      Avec les températures de ces derniers jours, pas étonnant que nos compagnes grelottent, Moi-même, je suis bien content de mettre un petit pull pour sortir. Il est où l’été? Alors d’ici que je me paye encore quelques visions inattendues…
      Amitiés

    • Ah ce lutin, il m’aime bien. Remarquez cela doit être le record de jambes habillées en plein été cette année. Rarement vu ça. Bien que je n’ai pas eu d’autres petites visions indiscrètes à me mettre sous la dent, je ne désespère pas. Et puis l’automne viendra…

      Doux baisers qui n’ont rien de frileux

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