Nylon paparazzi (9)

Ruée vers la gaine

Je suis retourné dans le fameux magasin ou j’avais aperçu une reproduction de gaines à l’ancienne samedi passé. Comme je sais que l’on ma posé la question de savoir comment la chose se vendait, alors j’y suis retourné. Petite précision pour bien comprendre la suite, l’article était présenté sur une table dédiée avec soutien-gorge et petite culotte assortie. Autant pour mon plaisir que pour étonnement, la pile de gaines, une dizaine environ, avait disparue. Par contre les autres accessoires étaient toujours présents. Je me suis quand même promené dans le rayon pour voir si par hasard elles avaient été déplacées, pourquoi ne l’auraient-ils pas fait pour le reste, eh bien non il n’y avait plus rien. Questionnant une étalagiste qui se promenait par là, que je connais de vue et sous un prétexte d’achat, elle m’a confirmé le fait que cela avait été vendu, l’article n’ayant ni été déplacé, ni retiré de la vente. A la question de savoir si cela allait revenir, elle n’a su me répondre, n’ayant aucune information et le personnel se contentant de mettre en rayon la marchandise. A la limite, je regrette de ne pas en avoir acheté une la semaine passée, pas pour moi bien sûr, mais on pourrait faire un petit concours à l’occasion en mettant ce genre de choses comme prix. Une fois l’étonnement passé, on peut se permettre une petite analyse. Même si certaines personnes ne veulent pas l’admettre  ouvertement, il me semble quand même qu’il y a un net attrait, c’est tendance comme dirait certains, pour la lingerie au goût rétro. Cette gaine aperçue était une assez parfaite illustration de cette tendance. Quelque chose de très simple, sans fioritures, exactement comme c’était le cas il y a 50 ans, un objet fonctionnel. Je soupçonne aussi que certaines dames sont attirées suites à des expériences passées un peu malheureuses. Le porte-jarretelles décoration n’est pas pratique, ni très confortable, et le pire, pas très fiable au niveau du maintien parfait des bas. Cette gaine, par contre, semble plus digne de confiance.  Sa large bande de tissu, enserrant la taille, évite les glissements et permet d’exaucer le rêve de bien des hommes, qu’une femme porte des bas. Affaire à suivre, je vais surveiller le rayon au cas où. Un bon paparazzi doit suivre ses enquêtes.

Madame se fait coquine

Vraiment je dois avoir un don pour les attirer, j’en suis toujours étonné. Même magasin un peu plus tard. J’ai quitté le rayon lingerie pour me rendre pas très loin, au rayon maroquinerie. J’ai un trou dans le crapaud, dans l’argot de chez moi cela peut s’employer pour désigner un porte-monnaie. Oui je sais, en général l’argent file tellement vite que l’on croit souvent qu’il y a un trou. Mais il est surtout virtuel. Pour cette fois il est réel, pfout, pas moyen d’arriver jusqu’à l’église le dimanche.  Toute la monnaie a filé, un vrai petit Poucet, alors je suis obligé de donner des chèques ou des gros billets pour la quête, je suis gêné d’étaler ainsi ma fortune. Enfin c’est qui arriverait si j’y allais. Donc je suis en train de rechercher l’article qui m’évitera de perdre mon bel argent si durement gagné. Les articles sont beaux, mais les prix un peu exorbitants, tellement que quand on en a acheté un, il ne reste plus rien pour mettre dedans, ou presque. Pendant que je maudis silencieusement les maroquiniers, une dame qui tournicotait dans le rayon vient se placer à ma droite à exactement 1,47 mètres de moi. Une blonde, probablement fausse, mais ses rides qui pointent sont authentiques. Elle dégage malgré tout encore un certain charme, quelques restes de jours où elle devait faire fondre les boutons de braguette avec le sourire. Mais elle doit avoir encore du répondant ou du moins des espérances, car la coquine tient dans sa main gauche… un porte jarretelles. Un article soldé, je le vois à l’étiquette, mais un porte-jarretelles quand même. Noir avec de la dentelle grise, c’est tout à fait charmant. Par contre elle n’a pas joint une paire de bas à ses emplettes, elle doit avoir ce qu’il faut à la maison, pas un débutante. En portait-elle  cet après-midi? Je ne saurais le dire, mais probable que plus tard ce serait le cas. Je vous ai fait une petite (mauvaise) photo de la personne, cela vous donnera un petite idée. Le monde étant petit, peut-être est-elle une de mes visiteuses? Si elle se reconnaît, je l’invite d’ores et déjà à prendre un verre, en tout bien tout honneur. Le sujet de conversation est tout trouvé. Est-elle contente de son achat? Pure enquête de paparazzi…

Portez-vous des brosses à dents en nylon?

La magazine « Ca M’intéresse » consacre un numéro hors-série aux inventions qui ont changé notre vie. Depuis la roue, on a fait pas mal de progrès, en passant le vase de nuit et la bombe  atomique.  Dans les année 50, les bas Chesterfield,  se posaient la question essentielle de savoir si on pouvait se nettoyer les dents avec un bas. Pour sûr, évidemment pas très pratique, mais l’argument était surtout publicitaire, pour mettre en évidence la solidité de leurs bas. L’article dans le magazine détourne en fait cet argument pour rappeler un peu d’histoire et retracer l’historique du nettoyage des dents. C’est là que l’on redécouvre que la première utilisation du nylon était réservé à la confection de brosses à dents, le bas ne venant qu’un peu plus tard. A part ça le magazine fourmille de rappels sur ces inventions qui changèrent la face du monde. Tout ceci me fait penser à l’histoire du mec surpris pas sa femme en tenue sexy: « mais chérie ce n’est pas ce que tu crois, je voulais me nettoyer les dents et j’ai glissé! »

Elvis Presley n’aime pas trop le gaines

Sur une photo de Elvis datant de 1956, on le voit  en train de lutiner avec une demoiselle qui est restée pendant longtemps un mystère. Ni son nom, ni qui elle était, ne fut de notoriété publique. Finalement elle se fit connaître récemment auprès du photographe, Alfred Wertheimer, qui a pris l’image à l’époque. Il s’agit d’une certaine Barbara Gray, âgée de 75 ans maintenant. Il semblerait que le King au cours de sa séance de drague lui révéla un peu ses goûts en matière de dessous féminins. Il n’aimait pas trop les gaines, ce qui nous laisse sous-entendre qu’il préférait nettement les porte-jarretelles. Encore une fois, il faut souligner que les jarretelles, passage obligatoire pour tenir ses bas, fixées sur une gaine était la version sage, tandis que son rival moins enveloppant, se révélait plus coquin. Un beau sujet de rédaction dans les années 50. Sachant que la gaine descend parfois très bas sur les hanches et que le porte-jarretelles s’arrête plus volontiers à hauteur de nombril, dites-nous pourquoi les hommes préfèrent le second.

Des bas d’une autre manière

Pour terminer voici une petite vidéo tournée il y a bien longtemps. Dans les années 50, tourner quelque chose d’osé suffisait à vous emmener au taule. Cela n’empêchait pas quelques coquins de s’essayer à filmer des dames un peu plus légèrement vêtues. Cela s’arrêtait souvent à un strip-tease où les robes s’enlevaient avec un certain plaisir pour montrer quelques dessous. Evidemment il ne suffisait pas de sortir sa caméra et de filmer. C’était un art beaucoup plus difficile avec le matériel à disposition, lumière, pellicule, développement, montage, il fallait du travail. Le tout circulait sous le manteau et n’était pas exposé en magasin. Remercions ces pionniers qui nous laissent aujourd’hui ce témoignages charmants. En passant vous remarquerez que la manière de tenir ses bas est assez différente de celle que l’on peut observer aujourd’hui. La lisière était souvent beaucoup plus basse, presque au genou. Certes les bas n’étaient pas extensibles et sûrement plus courts que maintenant. Enfin le spectacle reste charmant…

Le calendrier de mars est en ligne ici

Le Boss en embuscade au coin du bas

N’ayant rien de mieux à faire en ce samedi après-midi, je me décide d’aller flirter dans les magasins. Une belle et sympathique partie de temps libre et de farniente. En général, ce sont plutôt les rayons musique, ordinateurs, qui attirent ma curiosité. Ma première visite a lieu dans un  grand magasin style un peu huppé. La clientèle y est plutôt en rapport, petite bourgeoisie ou niveau cadre. Bref des gens qui ont un peu d’argent à dépenser sans trop regarder. Mais on y trouve aussi des clients plus tout venant, comme moi. J’achète là une partie des habits, ceux qui sont un peu du genre élégant, car je m’habille parfois de manière élégante, bien que je sois plutôt style décontracté quand je ne suis pas ciblé veste en cuir noir et boots. La qualité des vêtements proposés est en général très bonne, voire supérieure. On y met un certain prix que l’on retrouve sur la durée. Mais c’est aussi le magasin qui offre le plus souvent des rabais ponctuels et intéressants. Il suffit de se pointer au bon moment. C’est aussi l’endroit où le personnel est très aimable avec la clientèle, il vous disent bonjour si vous les croisez dans les rayons, on a pas l’impression d’être juste un client dont a rien à fiche, sinon de lui tirer son pognon.  Le rayon lingerie est très couru par ces dames, et pour être honnête il est très bien achalandé. Parmi ceux que je connais dans la région, c’est certainement un des plus originaux. Bien sûr on y trouve de tout, les porte-jarretelles et autres guêpières ne sont pas absents des présentoirs et même dans une offre assez grande. La seule chose que l’on pourrait reprocher, c’est plus décoratif que pratique, ce qui constitue toujours un danger pour celles qui ne sont pas habituées et qui abandonnent la lingerie sexy par manque de confort. Toutefois, j’ai constaté que les gaines avaient fait leur apparition dans un présentoir au goût rétro. Une gaine assez enveloppante, blanche, assez fidèle a celles qui étaient fonctionnelles dans les années 50. Pour celles qui veulent se la jouer pin up rétro, je crois que c’est assez bien indiqué. Je vais surveiller si la pile diminue au cours des prochains jours, une bonne indication sur les tendances actuelles.

Changement de décor, un centre commercial assez dédié aux boutiques de vêtements. Un grand parking au sous-sol dans lequel je pose ma bagnole, direction la sortie. Là, je fais une très intéressante observation, toujours par ce fameux hasard qui me sert si bien. Juste devant moi, passe une dame qui se dirige aussi vers le centre. Plutôt petite, charmante, je remarque que ses jambes gainées de noir en dessus de ses bottines s’ornent de coutures sur l’arrière. Je suis sûr que ce n’est pas de vrais bas FF, mais un doute est quand même permis sur la réalité bas ou collant. Heureusement, un grand escalier roulant et montant offre une perspective intéressante. Je la laisse prendre une longueur d’avance et je la suis, l’oeil là juste où il faut. A un moment donné, elle se penche pour chercher quelque chose dans son sac. Ce mouvement fait remonter d’une bonne dizaine de centimètres l’arrière de sa jupe, ce qui me permet de voir un bout de peau et une lisière de bas assez mince. L’inclinaison de celle-ci ne laisse pas de doutes, les bas sont bien tenus par des jarretelles. Je me marre quand même, pas tellement pour ce que je viens de voir, mais je me rends compte que je ne suis pas le seul sur la piste. Un monsieur me dépasse  et vient doit se mettre devant moi, un peu derrière la dame. A voir la position de sa tête, il n’est pas en train de compter les ampoules au plafond. Je sais qu’à partir de maintenant, il faudra que je tienne compte des concurrents. D’ici qu’on se mette tous sur une ligne, en attendant le coup de pistolet du starter pour avoir la meilleure place, il n’y a qu’un pas! Au revoir madame, au plaisir de vous revoir!

Cette histoire de concurrence m’en rappelle une autre, pas vraiment un concurrent qui m’empêchait de voyeuriser en rond, mais plutôt un collègue. Ceux qui connaissent Paris et les Champs-Elysées doivent situer l’endroit. Sur le côté gauche quand on descend, il y a de nombreuses galeries perpendiculaires à la rue. L’une d’elles a la particularité d’avoir un restaurant au centre avec de chaque côté différentes boutiques qui offrent leurs spécificités. Il y a une quinzaines d’années, je me promenais dans cette galerie en pénétrant depuis les Champs. C’est plutôt long, je dirais un cinquantaine de mètres. Je léchais les vitrines, comme on dit. Sans faire vraiment attention, tout à l’autre bout, je vis un bonhomme avec une serviette qui regardait quelque chose dans une vitrine. Comme il n’y avait presque personne, il était d’autant plus repérable. A un moment donné, il est parti pour revenir un peu après. Parfois on hésite sur un achat, c’est normal. Là où j’ai commencé d’être intrigué, c’est qu’il a plusieurs fois recommencé son manège. Je me suis douté qu’il y avait quelque chose de bizarre dans son comportement et je me suis approché pour essayer de comprendre. La boutique qui l’intéressait était en fait un magasin de lingerie, mais de là à faire un cirque pareil, il y a un pas. Je crois que cela m’est arrivé assez souvent pour ne pas trouver cela exceptionnel, à moins d’être un grand timide. Je me suis planqué dans un coin pour comprendre. Le monsieur tellement  absorbé pas sa quête n’a pas fait attention à moi. C’est alors que j’ai tout compris. Dans l’unique vitrine de la boutique, le fond était bandes de papier  crêpe, pendus par des ficelles. Un ventilateur rotatif posé sur le comptoir, faisait voler les papiers, permettant une vision momentanée à l’intérieur. Il y avait justement une cliente qui était en train d’examiner des soutiens-gorge avec la gérante. Le bonhomme pour ne pas se faire repérer, s’en allait et revenait pour noyer le poisson. C’est là qu’il avait tort, car sinon je n’aurais jamais fait attention à lui. Dommage qu’il ne s’intéressait pas à quelques portes-jarretelles, sinon on aurait pu former un duo. Inutile d’aller vous rincer l’oeil sur place, cette boutique n’existe plus. Qui sait, la gérante lit peut être ces lignes, elle pourra authentifier mon témoignage et confirmant que son fond de vitrine était bien tel que je l’ai décrit.

Revenons à notre centre commercial. Un autre magasin, habits en tous genres et un rayon lingerie plutôt jeune. C’est dans ce genre de truc que l’on achète de la jarretelle, je dirais de décoration. Ce sont plutôt les jeunes demoiselles qui sont parmi les plus fidèles clientes. Très souvent les prix défient toute concurrence. Cette fois-ci, en promotion, des guêpières pour une dizaine d’euros. Assez tape à l’oeil par ailleurs, des rouges, des noires, des bleus, des blanches, des vertes et des plus mûres. Elles ont même des jarretelles métalliques, malheureusement supportées par des élastiques qui tiennent plus de la ficelle qu’autre chose. Juste à côté un rayon bonnes affaires, mais là plutôt masculines, dans lequel  je suis précisément. Arrive une jeune dame, qui commence à farfouiller dans le lot. Je me dis que celle-là ne va pas partir bredouille, je le sens. A voir la manière dont elle examine compare, elle ne fait pas cela pour passer le temps. J’observe donc, toujours dans le but de m’instruire sur les goûts en la matière. Pour finir, elle en a trois sur les bras. Je crois qu’elle va aller les essayer, mais non, elle se dirige vers la caisse, puis revient en arrière. Elle a changé d’avis, du moins j’imagine. Mais non, l’étourdie a oublié les strings qui vont aller avec. Elle en choisit trois, pas tellement assortis au reste. Mais bon, je ne crois pas que le mec qui va en profiter va jouer les pénibles.  Trois d’un coup, peut-être qu’ils les bouffent après? Une guêpière rouge, noire, bleue, pour peu qu’elle en choisisse une blanche, elle pouvait faire le drapeau français en invitant des copines.

Le Boss revisite le mot bas

Bas nylon

Désigne de nos jours un objet vestimentaire qui a fait des ravages d’abord chez les dames qui s’arrachaient les premiers exemplaires, ensuite chez les hommes qui ne se lassaient pas d’admirer leur bonnes femmes qui avaient pu en arracher quelques paires à leurs camarades de ruée. Sa consommation s’étant démocratisée, il pouvait orner les jambes sous le regard admiratif de ces messieurs qui en oubliaient leur discussion politiques pour se consacrer à l’essentiel,  je la verrais bien premier ministre! Par un heureux hasard sa place dans la langue française donne le pouvoir aux joueurs d’avec les mots, une facilité pour jouer avec. Je ne résiste pas à visionner ce mot est ces expressions d’une autre manière.

Le haut du bas – Truc de voyeur

Avoir le moral bien bas – Avoir envie de mettre des bas

Faire un coup bas – Séduire en montrant ses jambes gainées de bas

Tomber bien bas – Saisir un joli spectacle avec des bas

Parler tout bas – Avoir une discussion très branchée nylon

De bas en haut – Suivre une dame qui monte un escalier en portant des bas

De haut en bas –  Femme fière qui porte des bas

Avoir des hauts et des bas – Grande femme qui porte des bas

Par le bas – Juron glamour

Bas à varice – Mélange d’une femme portant des bas qui a une mauvaise circulation sanguine et un peu économe pour les railleurs

Bas de gamme – Musicienne qui porte des bas

Bas qui file – Suivre une dame qui porte des bas et qui marche très vite

Bas de pantalon – Porter des bas sous un pantalon

A bas – Expression qu’il vaut mieux employer pour une femme que pour un ennemi

Paire de bas – Une manière de mettre un bas au pluriel

Vers le bas – Approcher une femme qui porte des bas

Bas de plafond – Visionner une danseuse de rock and roll dont la robe retombe en faisant une figure acrobatique en l’air.

Nylon bas – Expression de respect à une dame qui porte des bas

Mettre bas – Expression campagnarde pour enfiler des bas

Pointer vers le bas – Trouver émoustillant une vision de bas

Vidéos en notes parfumées (1)

En fouillant sur la Toile, on trouve parfois des choses dont on osait à peine rêver. Quelques clips que j’ai trouvés ici et là, dans tous les styles musicaux, sinon rétros. Pour moi, ils ont la valeur de pièces historiques. Alors au fil des découvertes, souvent dues au hasard, je ne peux pas résister au plaisir de vous les présenter.

Un truc que j’avais jamais encore entendu une version rockabilly de « House Of The Rising Sun » (Le Pénitencier). C’est plutôt bien réussi et c’est joué par les Memphis Riders. Superbe!

Ten Years After, groupe légendaire, était quand même une belle alchimie dominée par un fabuleux guitariste, Mr Alvin Lee. Un clip qui avait passé à la fameuse émission de l’ORTF « Bouton Rouge », filmé en studio au cours de leur interprétation du fameux « Spoonful »

Stan Ridgway, un mec que j’adore avec son bel accent ricain. D’abord chanteur et guitariste des fameux Wall Of Voodoo, il entame une carrière solo dans les années 80, ponctuée par de fameux titres comme « The Big Heat ». Le voici en Italie en 2011, sa musique est toujours aussi envoûtante.

Le répertoire de Jacques Brel a souvent été revisité avec plus ou moins de bonheur. Voici une version bien dépoussiérée d’un de ses premiers titres « Grand Jacques ». Le groupe Decibrel veut  réinterpréter Brel à sa manière. Bon départ, on verra la suite.

Ca j’avais beaucoup aimé à l’époque. Un groupe anglais produit par Tony Visconti, producteur de Bowie, aux réminiscences espagnoles, Carmen. Dans ce clip vous connaissez déjà la présentatrice...

Les coutures de la belle, témoignage

Ludovic a apporté le témoignage d’une vision en nylon qui l’a quelque peu émoustillé, la preuve, il en a gardé un souvenir très précis. Comme quoi le Boss, n’est pas le seul a avoir des « visions ». Je l’avais déjà suggéré, mais je vais le faire, ouvrir une rubrique témoignages dans laquelle j’aimerais bien  publier vos récits sur mon blog. Vous messieurs qui avez admiré une belle qui vous a quelque peu laissé entrevoir le fait qu’elle portait des bas.  Vous mesdames, qui avez sans doute vécu une aventure semblable, mais de l’autre côté du miroir. N’avez-vous point joué de vos charmes en nylons, une fois ou l’autre, pour aguicher un inconnu? Je suis sûr que si. Alors n’hésitez pas, ne soyez pas timides, ne vous inquiétez pas de votre don d’écrivain, il existe j’en suis sûr. Au pire, je peux le mettre en forme. Vous pouvez me contacter via la rubrique contact ou par mail. Discrétion assurée sous le nom ou le pseudo que vous choisirez. Merci d’avance.

Le récit de Ludovic, merci à lui 

Nous sommes au printemps à la fin des années 80, époque où bas et coutures ont fait un significatif, mais hélas provisoire, retour sur les gambettes de nos compagnes, après 40 ans de suprématie des “sans couture” et 30 ans de dictature du collant. Plus tard il y aura pire avec l’invasion du pantalon, mais nous n’y sommes pas encore.

Je suis en rendez-vous du côté de St Philippe du Roule et, sortant de chez mon client pour aller déjeuner, je vois devant moi deux petites demoiselles d’environ 25 ans, très vraisemblablement secrétaires dans le quartier.

Elles sont de taille moyenne l’une et l’autre, et leurs vêtements sont standard pour l’époque et la saison : jupe, imperméable clair, trotteurs à talons moyens. L’une est une brunette aux cheveux bouclés, aux jambes en nylon clair sans coutures. Mais, bingo!, l’autre, une blonde aux cheveux épais et longs, a non seulement des coutures bien droites, mais aussi ces petits picots le long de la jambe qui, pour des aficionados comme moi, signifient “vrais” bas à couture, tendus par un invisible porte-jarretelles. Je les dépasse pour voir si le côté face vaut le côté pile. Je ne serai pas déçu, elles sont toutes les deux très mignonnes.

Mais surtout, passant à leur hauteur, j’entends mam’zelle coutures dire à sa camarade : ” tu sais, finalement, ce n’est pas plus compliqué à mettre que des collants”, preuve s’il en était besoin que sous sa très sage jupe de flanelle grise, elle était devenue, pour combien de temps?, adepte des bas à couture et porte-jarretelles. CQFD.

© Miss Nylon

Des limbes de mémoire en nylon

Dans le fond de cette mémoire qui nous joue parfois des tours, c’est justement au détour d’un tour qu’elle nous joue, que les images s’attrapent à condition qu’on appâte, nos pas avec un hameçon, mais avec une jarretelle. Pas moyen d’attraper du poisson, mais une vision de nylon, ça c’est plus sûr. Combien j’en ai qui sont encore enfouies dans limbes de ce qui me sert de mémoire? Je n’en sais fichtre rien. Oh je pourrais vous en aligner avec des si ou des mais, raconter ma petite histoire et ne rien vous dévoiler du tout. Bien la proie guette. Je sais que vous allez le lire jusqu’au bout ce texte. Je mis en guise d’appât une jarretelle, pour être plus sûr que vous allez mordre. Je vous vois sous la surface d’un lac qui se plie en vaguelettes comme un bas posé sur le dossier d’une chaise, je vous vois en train de tourner autour, mmmh… que ça a l’air appétissant n’est-ce pas? Alors mordez et vous connaîtrez la suite.


Cette histoire je l’ai déjà racontée en un autre endroit, mais je vais vous la faire en la tirant un peu plus longue. C’est le soir, la fin de l’heure de pointe dans une petite ville où il ne se passe pas grand chose. Une bonne partie des badauds à déjà regagné, qui son domicile, qui son rendez-vous. Il ne reste pas grand monde, quelques attardés, pas forcément du mental, mais de l’aiguille qui pointe l’heure tardive dans ses petits sauts à chaque minute. Votre serviteur est là, bien sûr, car sinon l’histoire ne saurait avoir un semblant de témoignage. Par ailleurs je peux vous certifier, qu’aucun artifice, ni animal de laboratoire n’a été utilisé pour ce récit. Une demoiselle, banale dans son apparence, fait les cinquante pas, pas assez d’énergie pour en faire cent. Je ne bouge pas, j’observe, c’est bien moins fatiguant. Elle attendait peut-être la copine qui vient à sa rencontre. Un charmant petit bout de femme, qui va effectuer une danse à laquelle je me m’entendais pas. Sitôt près de sa copine, elle tourbillonne sur elle-même. Vous pensez que je ne regarde pas ses cheveux qui volent au vent et vous avez raison. Je m’attarde plutôt sur ses jambes, visibles sous sa jupe à peine en dessus des genoux. Je suis environ à quatre mètres d’elle, pas eu le temps de sortir mon mètre pour mesurer la distance exacte et vous vous voudrez bien m’en excuser. Je peux quand même distinguer que ses jambes sont divisées à l’arrière, en deux parties à peu près égales par la grâce de ce qui paraît être des coutures. Des coutures, bing, bang, que voilà une chose charmante. Allez soyons fous, imaginons même des bas. Le vrai fans de bas a toujours ce doute qui lui tonitrue la pensée. Bas, collant, une chance sur deux, impair, rouge et manque, c’est comme à la roulette! Une paire de bas sur le 17, pour espérer en gagner 36 et éventuellement faire sauter la banque et voir le voile noir recouvrir la table. Ici le voile n’est pas tellement noir, mais plutôt couleur claire. Je contemple le spectacle, la farandole, en imaginant trouver une réponse à ma question fatidique, celle que je me poserai toujours, jusqu’au moment où elle viendra ou pas. La copine à l’air de s’extasier devant le spectacle, ce n’est rien à côté de moi, mais dans un élan explicatif, la danseuse mime une scène qui ne laisse pas trop de doutes. Je n’entends pas tellement les paroles, mais les gestes sont éloquents. La voilà qui semble enfiler un bas de manière suggérée et l’accrocher à une jarretelle, tout en se tournant encore une fois pour montrer le spectacle, on pourrait dire le résultat. J’imagine la copine peu au courant du port des bas, ce qui a valu cette petite explication. D’un autre côté, avis d’un spécialiste, je pense qu’elle n’a pas fait cela pour dire qu’elle portait des collants. Impossible d’en savoir plus, car rien d’autre ne transparaîtra, ni dans le conversation, ni dans le monde visible. Les rayons X peut-être? Mais je n’ai pas l’appareil pour et j’ignore si cela marche. Tant pis, la pendule peut continuer à tourner, j’en ai rien à fiche, mais j’aurais bien voulu que le temps s’arrête.

Dans mes fréquentations d’enfance, j’allais souvent chez un copain et sa petite soeur qui habitaient presque de l’autre côté du village. L’avantage chez lui, c’est que ses parents possédaient une petite maison individuelle avec un grand bout de terrain autour, une sorte de verger. Si bien que nous pouvions jouer à toutes sortes de jeux sans faire gaffe à quoi que ce soit.  Un jour la fille d’une des soeurs à sa mère débarqua chez lui pour passer quelques jours de vacances. C’était une pratique assez courante alors, les parents n’avaient pas toujours le moyen de payer des vacances à leurs rejetons. On s’arrangeait quelquefois en invitant l’un chez l’autre, surtout si ils habitaient assez loin, histoire de faire découvrir de nouveaux horizons à la marmaille. Cette cousine était déjà une petite demoiselle avec ses trois ou quatre ans de plus que moi. Elle débarqua sous mes yeux de la plus belle manière, un petite jupe et ce qui me frémir de plaisir, ben oui je frémissais déjà de plaisir, un paire de bas habillant ses jambes. A l’époque où se déroule l’histoire, il n’y avait aucun doute, le porte-jarretelles ou la gaine faisait partie de la garde-robe, le collant était encore un peu de la science-fiction. Vous vous doutez bien que j’aurais voulu en voir plus, une lisière, un bout de jarretelle, tous ces spectacles charmants qui tournaient déjà dans ma tête. Evidemment il ne suffisait pas de demander pour être exaucé, mais user de ruse. Je lui tendis une grosse une grosse ficelle,  mais alors bien grosse,  allait-elle l’attraper? Mon copain devait sans doute avoir quelques petits battements de coeur pour la cousine, car il essaya de l’épater. Sur un pommier ou un prunier, enfin un arbre, il faisait quelques acrobaties qui n’étaient pas sans rappeler celles d’un singe. La cousine se foutait bien de lui, en lui affirmant qu’elle pouvait faire bien mieux. Elle devait d’ailleurs nous tenir pour quantité négligeable à ses yeux. Elle avait sûrement dans le bled où elle habitait quelque chose qui devait ressembler à un prince plus ou moins charmant. Je saisis la baballe au bond en lui disant que je voulais bien voir. Je me foutais complètement de ses acrobaties, mais comme elle était en jupe, je pensais qu’une fois sur l’arbre hé hé hé, j’aurais une vue qui devait foutre un lever de soleil sur les Alpes, parmi les spectacles apocalyptiques.
– Pas avec les bas, fut le réponse.
La douche fut plutôt froide pour mon enthousiasme. Mais la patience est un art qui trouve parfois sa récompense… avec de la patience! Un peu plus tard, le lendemain ou après, alors qu’il pleuvait comme vache qui pisse, expression bien campagnarde et qui convient bien au décor, nous jouions à l’intérieur. Je crois que c’était au Monopoly et là je suis sûr c’était dans le salon. D’où j’étais assis, en bout de table, je pouvais voir dans la chambre où dormait mon copain et sa soeur. Il faut préciser que la venue de la cousine avait un peu perturbé l’ordonnance des lieux. Le copain avait cédé son plumard à la visiteuse qui dormait avec la frangine. Quand je dis que je voyais la chambre, ce n’est pas tout à fait exact. En vérité la porte était entrebâillée sur une quarantaine de centimètres. Le bord du lit était visible par cette ouverture avec la cousine assise dessus. Elle se leva juste dans mon angle de vision en me tournant le dos, soulevant sa jupe pour contrôler sans doute, que ses jarretelles n’allaient pas se faire la malle d’un instant à l’autre. Elle fit, disons le tour du propriétaire, m’offrant un joli spectacle sur ses jarretelles arrières. Un joli porte-jarretelles tout blanc, comme il existait tant à l’époque, juste destiné à tenir des bas. Mais en fin de compte on ne lui demandait rien d’autre, sinon de l’admirer l’oeil pétillant. Eh oui chère cousine, vous m’avez offert sans que je vous le demande, ce qui vous m’avez refusé sans le savoir. Je vous ai revue bien  des années après, une fois, mais je le regrette un peu, vous n’aviez plus pour moi, le même charme que le souvenir que j’avais gardé de vous. Vous avez certainement remplacé les bas par des collants, oui je sais, la vie continue…