Les coutures de la belle, témoignage

Ludovic a apporté le témoignage d’une vision en nylon qui l’a quelque peu émoustillé, la preuve, il en a gardé un souvenir très précis. Comme quoi le Boss, n’est pas le seul a avoir des « visions ». Je l’avais déjà suggéré, mais je vais le faire, ouvrir une rubrique témoignages dans laquelle j’aimerais bien  publier vos récits sur mon blog. Vous messieurs qui avez admiré une belle qui vous a quelque peu laissé entrevoir le fait qu’elle portait des bas.  Vous mesdames, qui avez sans doute vécu une aventure semblable, mais de l’autre côté du miroir. N’avez-vous point joué de vos charmes en nylons, une fois ou l’autre, pour aguicher un inconnu? Je suis sûr que si. Alors n’hésitez pas, ne soyez pas timides, ne vous inquiétez pas de votre don d’écrivain, il existe j’en suis sûr. Au pire, je peux le mettre en forme. Vous pouvez me contacter via la rubrique contact ou par mail. Discrétion assurée sous le nom ou le pseudo que vous choisirez. Merci d’avance.

Le récit de Ludovic, merci à lui 

Nous sommes au printemps à la fin des années 80, époque où bas et coutures ont fait un significatif, mais hélas provisoire, retour sur les gambettes de nos compagnes, après 40 ans de suprématie des “sans couture” et 30 ans de dictature du collant. Plus tard il y aura pire avec l’invasion du pantalon, mais nous n’y sommes pas encore.

Je suis en rendez-vous du côté de St Philippe du Roule et, sortant de chez mon client pour aller déjeuner, je vois devant moi deux petites demoiselles d’environ 25 ans, très vraisemblablement secrétaires dans le quartier.

Elles sont de taille moyenne l’une et l’autre, et leurs vêtements sont standard pour l’époque et la saison : jupe, imperméable clair, trotteurs à talons moyens. L’une est une brunette aux cheveux bouclés, aux jambes en nylon clair sans coutures. Mais, bingo!, l’autre, une blonde aux cheveux épais et longs, a non seulement des coutures bien droites, mais aussi ces petits picots le long de la jambe qui, pour des aficionados comme moi, signifient “vrais” bas à couture, tendus par un invisible porte-jarretelles. Je les dépasse pour voir si le côté face vaut le côté pile. Je ne serai pas déçu, elles sont toutes les deux très mignonnes.

Mais surtout, passant à leur hauteur, j’entends mam’zelle coutures dire à sa camarade : ” tu sais, finalement, ce n’est pas plus compliqué à mettre que des collants”, preuve s’il en était besoin que sous sa très sage jupe de flanelle grise, elle était devenue, pour combien de temps?, adepte des bas à couture et porte-jarretelles. CQFD.

© Miss Nylon