Nylon paparazzi (10)

Le geste qui trahit

Le Boss est en train de boire son café dans un centre commercial. Pour votre gouverne, il ne boit que des expressos ou à la limite des ristrettos, si je sais que la café est particulièrement bon.  Une bonne recette pour un bon café c’est de faire tenir la cuillère debout dans le café, si elle ne tient pas vous rajoutez du café. Pour moi il n’y a qu’un pays qui sait vraiment faire le café, c’est l’Italie. Ailleurs il peut être bon, mais jamais merveilleux. J’étais donc en train de déguster la chose, le deuxième en fait, le nez plongé dans mon journal, il faut être au courant de tout, s’il y a une nouvelle marque de porte-jarretelles par exemple, ça c’est indispensable. Je suis certain que le café ne donne pas de visions. Devant moi je vois passer de jolies dames tout émoustillées par un petit air de printemps qui se pointe à l’horizon. Une sur deux est en jupe, ce qui n’est pas pour me rendre de mauvaise humeur. Bien sûr les jambes ne sont pas encore nues. De temps en temps je lève un oeil pour les voir passer. J’imagine des collants à tour de jambe, cela doit être le cas dans la réalité. Quand on passe devant moi, il y a des gestes à ne pas faire, si on ne veut pas attirer mon attention. En voici une qui s’approche, une jupe assez courte et les jambes gainées de nylon, couleur chair un rien brillant. A chaque dizaine de pas, elle prend le bord de sa jupe et le tire en bas. Comme sa jupe est quand même loin de la ligne de flottaison, cela m’intrigue. Comme un bon détective, je me dis que cela doit cacher quelque chose. A peine passée à ma hauteur, je remarque sur l’arrière deux bandes sombres qui dépassent de la jupe. Ah si elle ne porte pas des bas celle-là, je veux bien manger la nappe de la table et sans sel encore. Elle entre dans un boutique à peine plus loin. Je ne veux pas trop y pénétrer, car elle est exclusivement dédiée aux vêtements féminins, je serais trop visible. Mais j’attends, je me mets en position de chien d’arrêt en faisant oaurf ouarf! Cela peut durer un moment, mais je suis patient, elle finira bien par sortir. Une dizaine de minutes écoulées, la voilà qui sort, rejointe par un bonhomme qui n’a pas l’air d’être son frère à la manière dont il lui met la main au popotin. Sans le vouloir, il m’aide avec sa main à relever la jupe, ce que je ne pouvais faire que dans mon imagination. Cela confirme ce que je soupçonnais, ce sont bien des bas jarretières, aucune jarretelle visible, mais faut quand même pas trop en demander. J’aurais bien voulu piquer une photo, mais la présence du gaillard m’en empêche, il a l’air de monter la garde. Mais au lieu de monter la garde, il aurait mieux fait de garder ses mains dans les poches, j’en aurais moins vu. Reste toujours cette fameuse question à l’esprit, pourquoi porter un jupe si courte avec des bas? Remarquez que c’est un bon équilibre, le ying et le yang, la jupe qui remonte et les bas qui descendent. De quoi se rincer l’oeil!!!

Un film qui tue

Sans qu’il puisse entrer dans ma rubrique Cinébas, il comprend quand même un scène avec des bas assez visibles, je ne peux que jouer au journaliste qui vous chronique un bon film. Il y a tous les ingrédients que j’aime trouver dans un film, une histoire pas trop convenue, des personnages savoureux et marginaux, une époque qui n’est pas contemporaine, de l’humour.

Le titre en est « The Killer Inside Me », autrement dit « L’assassin Qui Est En Moi ». C’est un film américaino-européen, du réalisateur Michael Winterbottom sorti en 2010. Il a glané quelques modestes nominations et prix. Les interprètes en sont Casey Affleck, Jessica Alba, Kate Hudson et le savoureux Ned Beatty. On peut aisément le classer dans la catégorie du film noir, là ou le vrai cinéma américain excella jadis et tente de se refaire une santé aujourd’hui.

L’histoire se déroule dans une petite ville américaine du nom de Center City. Nous sommes dans les années 50, la musique en toile de font nous le rappelle, rock and roll, romances distillée par des crooners. Décor, ambiance, tout y est, il ne manque plus de savoir pourquoi on est là. On le découvre dans le bureau du chérif qui charge son adjoint, Lou Ford, d’aller expulser une racoleuse qui dérange la tranquillité de la ville. Oui nous sommes dans l’Amérique profonde, celle des ont dit. Les huiles de la ville sont tous des personnages de façade, tous des magouilleurs discrets, mais tirant les grosses ficelles des petites marionnettes soumises à leur pouvoir. La fameux adjoint deviendra le pire de tous, un assassin sans cause, il tue pour tuer, par sadisme pur. Beau gosse, il séduit pour mieux tendre sa toile meurtrière. A la suite d’un premier crime qu’il croit parfait, il doit encore tuer pour masquer les indices qu’il a laissés traîner derrière lui. Pour ceux-là, il est rassuré, il a une raison. L’étau qui se resserre sur lui est manipulé par des personnes qui n’osent pas trop jouer les justiciers, ils ne sont pas exemples de vertu et traînent quelques casseroles qui pourraient s’avérer bruyantes.
Le film contient des scènes violentes, les victimes ne meurent pas discrètement sur l’écran. A la projection, dans un festival des personnes quittèrent la salle, écoeurées par la violence à l’écran. Le réalisateur justifie ses scènes par la réalité de ne pas laisser le spectateur indifférent, un but qu’il atteint sans aucun doute. Je suis assez d’accord pour admettre qu’une personne normale en ressortira plutôt convaincue par la non violence que le contraire. Néanmoins il en reste quand même une film intéressant par la couleur des personnages qui défilent devant nos yeux.  Pour faire un film avec des méchants et des sadiques, il faut qu’ils en aient l’air et qu’ils le prouvent. Ici rien n’est suggéré, tout est montré. Ce n’est pas une bluette, c’est presque un documentaire sur les monstres qu’une société peut engendrer grâce à la complicité de tous. Personne n’est tout à fait innocent, vous, moi, mais heureusement ici, il ne s’agit que des autres.

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La belle Beyoncé porte-elle des bas? La photo suivante pourrait nous le faire penser…

Et  petits films rétro…