La Grande Faucheuse

Ils eurent leur heure de gloire, ils furent des stars à un moment ou à un autre comme chanteurs, chanteuses ou membres d’un groupe. Quelquefois, ils sont partis très discrètement, si discrètement qu’on l’ignore. Les plus chanceux ont laissé quelques traces sonores dont tout le monde ou presque se rappelle. Vous trouverez un extrait des plus connues en dessous, vous les avez sûrement entendues. Ces pages ne se veulent pas une nécrologie, mais juste le rappel qu’ils nous ont apporté via leurs chansons des moments qui pouvaient ressembler à du bonheur. Ce fut souvent mon cas et mon devoir de fan est de me le rappeler. Le contenu s’étoffera au fil du temps.

Le Boss et les Beatles

En kiosque, un bon résumé, parfois un peu partisan, mais un excellent premier pas dans le monde de la Beatlemania. Pour 6,90 euros, la culture est abordable.

Un journal dans un kiosque m’a tiré l’oeil aujourd’hui. Il m’a rappelé que bon an, mal an, il y a 5o ans que les Beatles ont fait tourner le monde dans un autre sens. Quand je les ai pour la première fois entendus à la radio, j’avais déjà l’âge de comprendre certaines choses. A vrai dire, je ne rappelle pas vraiment de la chose, le titre c’était « From Me To You », il aura certainement engendré une certaine sympathie de ma part. L’effet de ma pensée aura sans doute été, un de ces trucs plaisants anglais de plus. Comme beaucoup des gens de mon âge, on était déjà plus ou moins conscients que les belles choses allaient venir par des chansons interprétées en anglais. En France, ils explosèrent définitivement avec la musique du film « Quatre Garçons Dans Le Vent », un titre bien visé franchouillard qui n’est pas vraiment la traduction intégrale de « A Hard Day’s Night ». Ce qui ne manqua pas, c’est le pillage presque intégral de leur répertoire repris par les yéyés. Chacun voulait sa petite chanson des Beatles dans son répertoire, avec  des paroles du cru collant au maximum sur la phonique anglaise. On ne dira pas que ce fut un désastre, mais bien souvent on frisa l’incident diplomatique. La plupart oublièrent que les Beatles faisaient un excellent travail dans les harmonies vocales, une partie bien visible de l’iceberg, souvent ignorée dans les reprises. Pour être honnête mon passage dans la Beatlemania fut plutôt bref. J’achetais un disque de temps en temps, je les ai tous achetés depuis, mais mes intérêts furent vite accaparés par d’autres mouvements pour moi plus significatifs. Le soleil se levait ailleurs avec des groupes comme les Byrds, les Yardbirds, Jefferson Airplane, les Doors, le mouvement psychédélique et pas mal de ce qui naquit parallèlement lors du bon vivant des Beatles. Aimer les Beatles était juste un truc facile d’adolescent tant le charme opérait facilement, irrésistible à la première écoute. N’allez pas croire que je les déteste, il  y a quelques trucs que j’adore, rien que je déteste vraiment. Sociologiquement, c’est une révolution qui alla bien plus loin que les chansons qui sont passés à postérité. Musicalement et mélodiquement c’est d’une grande richesse et d’une efficacité crasse, un cas assez rare sur la longévité et la créativité.
Vous vous en doutez, je ne vais pas vous raconter l’histoire des Beatles, je pourrais le faire, j’en connais assez sur eux. Sil y a une groupe sur lequel on possède une documentation canon, c’est bien eux. Non je voudrais juste garder les meilleurs souvenirs, mes meilleurs souvenirs en quelques points.

Lennon – McCartney – Un duo très redoutable dans l’art de composer des chansons immortelles. Il y a bien la moitié de celles qu’ils ont écrites qui le sont, elles sont dans l’air et le resteront. Au nombre de versions, de reprises, il faut sans doute aller chez les musiciens classiques pour en trouver autant.

Si je devais dire quelle est ma préférée, je citerais volontiers celle-ci… 

Quand ils reprennent les chansons des autres, ils y mettent la gomme, le plus bel exemple…

Quelques unes que j’aime beaucop…

Dans ce que je peux adorer dans leur chansons reprises par d’autres artistes, je vois ceci…

Ca a la couleur des Beatles, cela ressemble aux Beatles, mais ce n’est pas les Beatles. En considérant les chansons de leurs débuts, celle-ci est tellement proche vocal et instrumental que l’on pourrait croire que c’est eux. Eh bien non… il s’agit d’un groupe obscur les Black Knights!

Garanti sans collants

Le Boss continue ses petites explorations au royaume de la vidéo. Qui dit vidéo dit vidébas. Des bas bien sûr et même rien que cela. Les collants ce sera pour une autre fois. Je ne suis pas pressé depuis le temps que je cauchemarde qu’une meute de femmes en collants me poursuit pour me faire la peau. Courez mes chères, je suis un ancien titré de course à pied, il doit bien m’en rester quelque chose. Bas nylon et musique rétro, c’est tout le programme.

La Boss-Retro-Goldwyn-Mayer

Ben oui depuis quelques temps, j’avais envie d’inclure la vidéo dans mon blog. Après de savantes études sur l’art de convertir les machins en trucs, de mettre de la musique pour agrémenter le tout, j’ai enfin réussi à faire quelque chose. Oh Spielberg peut dormir tranquille, je ne serai certainement pas à Cannes l’année prochaine, ce sera plutôt cane si je me casse la gueule en descendant les escaliers. J’ai pris un petit film un peu coquin qui n’a pas fait carrière et je l’ai intercalé avec des images ou vous verrez, ben oui, regardez et vous verrez. Le grand avantage de cette oeuvre sans doute immortelle, c’est qu’elle ne doit doit rien à YouTube et qu’elle ne disparaîtra pas du jour au lendemain parce qu’on a fermé le compte à Chose ou que Bidule a décédé d’entrer au couvent, lassé par sa vidéo qui a étét regardé 17 fois en 4 ans. Alors voilà le résultat. Par la suite on essayera de faire mieux, c’est promis!

A Pâques y’a pas que des lapins

Se faire poser un lapin à Pâques par un agneau, voilà une bien terrible situation. Heureusement il n’en est rien, du moins pour moi. Je mange mes oeufs teints comme tout le monde, autre manière de marquer cette fête traditionnelle. J’ai toujours été fasciné par tout ce qu’on peut faire avec un oeuf. Mille manières de la préparer rien que lui tout seul. Vous le mettez dans une poêle et il devient au plat. Un rien différent, voilà le belle omelette, avec des truffes c’est divin. Dans une marmite avec de l’eau chaude, il peut se transformer en dur, mais pas tellement à cuire.  Jeté dans un bouillon pendant la cuisson, il se fait nuage.  D’une de ces manières vous pouvez le marier avec d’autres aliments. Une bonne salade de rampons, de doucette, de salade de blé, cela dépend du pays dans lequel vous habitez, avec un oeuf dur et des lardons, mmmmm. Mon père qui était tout sauf un grand cuisinier avait une recette pour le moins originale que j’aimais bien tout gamin. Vous faites cuire du vin que vous sucrez  pour enlever l’amer. Ensuite vous prenez des biscottes que vous faites tremper dans ce vin de manière à ce qu’elles deviennent toutes imbibées. Un oeuf au plat par dessus et vous avez le résultat final. A manger quand on a une petite faim. Dans son enfance, la viande était un luxe, alors on faisait avec les moyens du bord. L’oeuf, un aliment qui peut s’accompagner lui-même. Un oeuf dur et de la mayonnaise, ça vous dit quelque chose, sans doute. La mayonnaise, une invention française semble-t-il, qu’il a fallu bien des siècles pour qu’elle apparaisse. Ainsi, l’oeuf accède accède à la gastronomie avec son côté velouté. Pour qu’elle reste digne du gastronome, point de produit industriel, montée avec une huile d’olive goûteuse elle satisfera les plus fins becs. Je ne parlerai que peu de l’oeuf dans tout ce qu’il sert comme support, la pâtisserie en est la meilleure illustration. L’emploi du mot dans les expressions françaises ne saurait point faire partie des plats posés sur la table, mais bien d’un parler plutôt rigolard.

Et puis l’oeuf est le berceau de pas mal d’espèces vivantes. Nous y avons échappé, nous l’homme, mais imaginez si cela avait été le cas. Vous voyez votre chère épouse assise sur un oeuf en train de couver?
Ca y est, vous pensez déjà que le Boss à la coquille du crâne quelque peu fêlée, le cerveau qui prend l’air. Mais non, mais non, si je parle avec un texte en forme ovoïde, c’est que j’ai rencontré une poule un peu particulière, une poule fétichiste. Certes elles pond des oeufs, de Pâques même, mais à force de regarder le Boss bloguer elle pond des trucs bizarres. A l’intérieur, point de jaune, ni de blanc, mais des petites images. Elle a bien compris ce que le Boss aime pardessus tout, soupçonner, deviner, voir une image furtive. Mais de qui? Mais de femme qui portent des bas. Alors j’ai cassé la coquille de ces premières pontes… Joyeuses Pâques!