Calendrier décembre 2012

Ce mois-ci, c’est notre belle Cassiopée qui sera l’hôtesse du mois de décembre. Il est sûr que vos murs n’en seront que plus gais. Et n’oubliez pas d’aller lui rendre visite sur son site…

Pour imprimer: cliquer sur l’image et la copier. La coller dans un logiciel de traitement d’images quelconque. Si vous n’en avez pas, le Paint fourni avec Windons 7 convient très bien: aller sous tous les programmes/accessoires/paint. Ajuster à la dimension de la page en paysage, le reste dépend de la qualité de votre imprimante. La résolution de l’image est suffisante pour faire une bonne impression, au propre comme au figuré.

Maintenant, si vous désirez figurer sur une page future, je suis prêt à vous accorder ce plaisir, du moins j’espère que c’en est un pour vous. Il faudra juste m’exprimer votre désir et donner votre accord. Pour cela, il faut que vous ayez un blog ou un site sur lequel je pourrai « piquer » une photo de vous en bas nylons, celle qui me plaira. En plus me donner votre accord tacite, ici dans les commentaires de l’article. Je ne manquerai pas de mettre le ou les liens qui se rapportent à votre personne, ce qui vous amènera quelques visiteurs supplémentaires, j’en suis sûr. Bien évidemment cela dépend des personnes qui voudront bien imprimer la page et la faire figurer à quelque part. C’est quand même mieux que le calendrier paroissial, soit dit en passant,  et cela défendra notre cause de manière agréable. Chaque mois aura un graphisme différent.

Alors Mesdames et Mesdemoiselles ne soyez timides, vous figurerez dans les chaumières à côté du portrait de Mon Général et celui de la tante Hortense, en plus vous aiderez à savoir quel jour on vit!

Nylon paparazzi (17)

Comme je l’ai dit dans un précédent article, la fin des année 50 ne marque pas encore le tournant vers la fin du bas pour céder la place au collant. Si je fais appel à mes souvenirs, j’ai l’impression certaine de voir encore énormément de femmes en jupe ou en robe. Les pantalons restent une exception, notamment chez les femmes qui vivaient à la campagne, ce qui était mon cas. pas comme femme, mais habitant la campagne. Pendant les quatre premières années de mon passage à l’école, j’ai connu deux institutrices, jamais elles n’ont porté de pantalons, ce qui je crois aurait causé un petit scandale. De même les jambes nues étaient prohibées, même en été. Je les ai toujours vu porter des bas, parfois avec des coutures, ce qui était encore relativement courant. C’était toutefois encore une certaine idée de l’élégance, un rien déjà dans un certain esprit rétro.  Il est vrai que l’institutrice de l’époque avait encore une certaine aura, une sorte de dame ou de demoiselle qui savait tout, parallèlement à un monde composé essentiellement d’ouvriers peu qualifiés ou de paysans, terme qui avait un petite notion péjorative et que l’on employait presque comme une appellation moqueuse. Ma première pionne était vraiment issue de la classe bourgeoise, un mari assez haut placé dans la hiérarchie militaire et descendant d’une famille qui avait eu une particule, enlevée lors de je ne sais quelle infortune familiale. Il est clair quelle en était venu à l’enseignement un peu par désoeuvrement, les journées sont longues quand monsieur joue au soldat ou s’occupe de ses affaires. Elle était toujours habillée nickel, du bon et beau tissu acheté chez les meilleurs fournisseurs. Imaginez une Dalida des années 50 avec une robe et vous aurez un portrait bien représentatif. Parfois mon regard errait sur ses jambes et les coutures de ses bas quand elle déambulait dans la classe. C’était un regard curieux, qui ne me provoquait pas les sensations qui seront les miennes plus tard. Qu’elle aie contribué au développement de mon fétichiste, je ne saurais en être sûr, mais c’est probable. Je sais par indiscrétion qu’elle portait un corset. Lors d’une chute, elle s’était brisé la colonne vertébrale et depuis, tant bien que mal le corset lui servait d’armure, ayant échappé à une paralysie grave. Sa collègue était tout autre, la vieille fille dans l’acceptation générale du terme, la Mlle Bigoudi pour ceux qui ont lu les aventures de Fantômette en étant jeune. Elle n’en avait pas moins une certaine recherche dans son habillement, plus strict, mais qui lui permettait de conserver le bas à couture dans sa garde-robe. Il ne servait sans doute pas à séduire les prétendants qui ne devaient pas abonder au portillon, pas qu’elle soit moche, mais je crois que nous avons remplacé les enfants qu’elle n’a pas eus. A une exception près, que j’ai déjà racontée, je n’ai jamais vu  une fille de ma classe avec des bas à couture. Pour nous situer dans le temps et faire un parallèle avec ce fameux bas, j’ai épluché l’année 1959 dans les pages publicitaires d’un quotidien. J’ai trouvé une vingtaine de publicités, certaines redondantes, mais je vous soumets les plus belles, dont une qui parle de bas et de mode en général, une dédiée à la gaine, un au bas sans couture. C’est toujours plaisant de remonter le temps de cette manière. les images sont cliquables pour une meilleure vision.

Et pour commencer ce conseil qui s’adressait à la femme d’alors…

« M » nous présente sa copine « N »

Vous vous souvenez certainement de « M » qui est une visiteuse régulière de mon blog et qui à chaque fois nous a fait parvenir de bien jolis clichés d’elle en bas nylons et en talons. En attendant avec impatience sa prochaine contribution, elle nous a fait parvenir des clichés de son amie « N » avec qui elle partage son goût pour l’élégance et les bas nylons à coutures.

Voici une série de clichés, dont certains que l’on pourrait qualifier de « pris sur le vif ». En effet, un photographe qui passait par là certainement pas par hasard, nous gratifie de quelques prises de vues selon son inspiration sur les coutures de la belle.

Un grand merci à tous les contributeurs de cette charmante et douce coquinerie.

Nos disques mythiques (9)

Les Sorrows ont une carrière plutôt brève, tout se joue pour le meilleur entre 1965 et 1967. Ils furent heureusement assez vite récupérés par l’histoire qui les encensa une dizaine d’année plus tard, en laissant quelques regrets. Il est de bon ton aujourd’hui d’acclamer tout ce qui a pu enregistrer le moindre disque dans les années 60, le plus souvent d’obscures créations qui méritent de le rester. Et puis il y a les autres, ceux qui proposèrent du matériel créatif, mais qui eurent de la peine à s’imposer au premier plan. Les Sorrows c’est un peu cela, à peine un peu plus.
Ils viennent de Coventry et cherchent à Londres de quoi faire fortune. Ils réussissent à se faire signer pour le compte des disques Piccadilly, une sous-marque de Pye. Leur musique est plutôt remuante, ils sont habillés de noir sur les photos et se donnent un petit air de méchants. Ils enregistrent deux disques qui passent complètement inaperçus. Pour le troisième, les choses bougent. Ils ont la chance de rencontrer un compositeur producteur de talent, Miki Dallon. Ils enregistrent une de ses compositions « Take A Heart »  aussi enregistrée par Boys Blues.  C’est assurément le truc qu’il faut pour briser la glace. Le titre est très original, l’intro avec la batterie et la guitare basse qui suggèrent un battement de coeur. Le tempo est plutôt calme, rompu au milieu du disque par un solo de guitare explosif. Bien que pas très commercial, le disque réussit quand même à se hisser au milieu des charts, leur offrant une mise en lumière bienvenue. Cela encourage la maison de disques à publier leur unique et très rare album. En France, l’accueil est plutôt bon, les titres sont édités sous la forme habituelle en 4 titres, reprenant les deux titres du 45 tours anglais précédent pour compléter. Un peu plus tard sortira aussi l’album, identique avec un lettrage plus visible. Ils sont bien épaulés par le magazine Disco Revue qui publie quelques éloges sur le groupe suite à leur passage à Paris au fameux club, La Locomotive. Le phénomène ne gagnera jamais les grandes foules, mais sera bien suivi par les plus branchés qui achèteront leurs disques et qui nous permettent aujourd’hui de s’en procurer une copie avec parfois bien de la peine. Avec le temps et la réputation acquise plus tard, cela en fait un groupe où toutes les pièces originales ont valeur de pièce de collection avec un prix en rapport.
Cette publication, magnifiée par « Take A Heart », rappelle que 1965 fut un grand cru dans l’histoire de la musique, une année de transition entre un certain passé et un avenir prometteur. Les Sorrows avaient un potentiel certain d’excellents musiciens, potentiel certainement mal exploité par manque de réussite commerciale. Pour s’en persuader, il suffit d’écouter le disque suivant « You Got What I Want« , qui ne sortira jamais en France bien qu’il existe un second 4 titres postérieur, encore plus difficile à dénicher.
Leur fameux titre fut aussi enregistré en allemand et en italien. La version italienne connut un bon succès en Italie et leur permit de démarrer une seconde carrière assez fructueuse, mais moins intéressante. Elle se poursuivit jusque à la fin des années 60. En 1966, Don Fardon, le chanteur, quitte le groupe et entame un carrière qui sera ponctuée par un hit international en 1969, « Indian Reservation« . En 2012, une réincarnation du groupe est remontée sur scène.

Teenage Letter

Baby

We Should Get Along Fine

Pour la tv allemande en live

Adèle et les bas nylons

J’ai rencontré Adèle en fidèle amatrice de bas. Quand je dis amatrice, le terme de professionnelle lui conviendrait mieux. En effet, ce n’est pas une convertie de fraîche date, elle n’a porté que cela tout au long de sa vie et ne s’en cache pas auprès de ceux qui la connaissent. Lors de notre rencontre avec elle et son mari, nous avons bien sûr discuté de cela en toute simplicité comme si nous avions parlé de n’importe quel autre sujet. Nous avons décidé d’un commun accord de donner une suite à cette rencontre sous la forme d’un questionnaire d’une trentaine de questions qui donne un éclairage sur sa personnalité. Pour moi, il est essentiel que ce genre de témoignage parvienne au plus grand nombre, pas tellement les messieurs, mais les dames qui hésitent à franchir ce pas qui mène vers la féminité dans ce qu’elle a de plus beau. Il est le milieu de la route entre celles qui à travers un blog nous charment de leurs photographies et celles qui refusent de rester totalement anonymes, au nom de la défense d’une véritable élégance. Ce n’est que comme cela que de nous ferons avancer cette cause, chère à moi et à tant d’autres. Mais nous ne serons jamais trop.

Je remercie Adèle du fond du coeur pour sa participation au questionnaire, sa gentillesse et son élégance lors de notre rencontre.

1.     Dans quelle tranche d’âge vous situez-vous?

–  56 ans.

2.     Êtes-vous mariée ou vivez-vous en couple?

– Mariée.

3.    Quel effet cela vous fait-il de répondre à un questionnaire axé uniquement sur le bas nylon?

– Si cela pouvait donner envie a des personnes de tout sexe d’en porter..

4.     Avez-vous commencé par porter des collants, pendant combien de temps?

– Pas beaucoup, sauf en laine sous une robe courte ou un short l’hiver.

5.     Quand vous étiez adolescente quelqu’un de votre entourage portait-il des bas?

– Oui ! C’était l’époque.

6.     Si oui, comment considériez-vous les bas à ce moment-là?

– Toujours de la même manière qu’aujourd’hui. Une sensation de douceur.

7.    Quand vous avez porté des bas pour la première fois, quelqu’un vous a-t-il influencé?

– Non je suis tombée en admiration devant des dessous .

8.       Qu’est-ce qui vous a décidé de franchir le pas?

 – La beauté de ces dessous

9.    Portez-vous exclusivement des bas maintenant?

– Oui même quelque fois sous des pantalons.

10.    Si non, à quelle fréquence?

       –
11.    Considérez-vous que le bas a un fort potentiel érotique?

– Bien sur! D’abord pour moi,  puis pour celui ou celle qui pourrait les apercevoir.

12.    Quel style bas affectionnez-vous le plus, genre, matière, teinte?

– Bas nylon 15 deniers avec ou sans couture, teinte selon mes couleurs de vêtements.

13.    Un genre que vous n’aimez pas éventuellement?

– La soie épaisse.

14.    Combien de paires en possédez-vous ?

– Plus de 400 paires.

15.    Quand vous portez des bas, avec quel sous-vêtement les portez-vous le plus souvent?

– Avec un porte-jarretelles.

16.    Que possédez-vous comme pièces de lingerie en rapport avec le fait de porter des bas?

– Guêpière, porte jarretelles et aussi serre-taille.

17.    Considérez-vous le fait d’accorder votre lingerie en style et couleurs comme indispensable?

– Bien sûr! Cela va de la beauté.

18.    Quatre ou six jarretelles ou plus?

– 4 jarretelles.

19.    A quelle fréquence faites-vous des achats lingerie?

– Trois fois par an et c’est mon mari qui fait souvent l’achat et j’en suis ravie.

20.    Avez-vous des copines, des amies, qui sont égalent adeptes du bas?

– Je ne sais pas, mais j’ai mon mari.

21.    Que l’on devine que vous portiez des bas, bosses sur une jupe, lisière visible, cela vous gêne-t-il?

 – Non pas du tout, bien au contraire.

22.    Parfois, selon les circonstances, vous êtes-vous amusée à faire savoir que vous portiez des bas?

 – Oui par un croisement de jambe, un escalier, un sol ,en voiture en relevant la jupe.

 23.    Hésiteriez-vous à réajuster une jarretelle devant une connaissance?

– Non pas du tout! C’est plus érotique qu’un homme qui se réajuste.

24.    Si un homme vous complimente parce que vous portez des bas, comment réagissez-vous?

– Je lui dirai merci du compliment et pourquoi pas engager une conversation sur le sujet…

25.    Avez-vous une anecdote à nous raconter d’une situation gênante en portant des bas?

– Un soir mon mari et moi étions dans un sex shop à Paris je regardais une vitrine avec des godes, et avant  la fin de la  vitrine, il y avait un escalier. Omnibulée par la vitrine, je n’ai pas vu l’escalier et j’ai chuté jusqu’en bas. En remontant, mes bas étaient déchirés et il fallait sortir du magasin. J’étais gênée.

26.    Une situation marrante?

– La même que dessus. Maintenant, j’en rigole.

27.    Quel conseil donneriez-vous à une femme qui ne veut absolument pas porter de bas?

– Je lui dirais d’essayer pour qu’elle ou il éprouve cette sensation de douceur, de caresses, de  sensualité, d,érotisme, de féminité. En fait, un énorme plaisir.

28.    Y a-t-il une question, des questions, que vous auriez aimé que l’on vous pose et que ne l’ont pas été ?

– Enormément ! Quel plaisir de se laisser déshabiller, qu’on vous regarde, qu’on vous touche, que l’on vous sente de la  tête au pied, puis caresser le corps de l’autre avec des jambes galbées de nylon .

29.    (Facultatif)   Les bas et la sexualité. Pensez-vous que le bas joue un rôle dans le rapport sexuel.

-Ouïe, la vue, l’odorat, le toucher, autre…    Vous pouvez argumenter.

N’hésitez pas à remercier Adèle pour nous avoir fait part de ses réponses. Et si vous mesdames, vous désirez aussi défendre la cause du bas nylon en répondant à ce questionnaire, c’est l’occasion d’apporter votre témoignage en toute discrétion. Porter des bas dans son petit univers, c’est bien, mais le prouver aux autres, c’est encore mieux. Pour cela, point n’est besoin de grandes rencontres et de grands discours, le virtuel nous offre ses possibilités infinies. Et il ne s’use même pas si l’on s’en sert! Le mail de contact vous attend, moi aussi!

Sand, une étoile brille dans le ciel du Boss

Un petit coin tranquille, un port qui l’est tout autant. Les feux du jour déclinent sur la mer à l’horizon, laissant la place aux étoiles qui s’allument en un scintillement silencieux. Dans cette endroit, Monet y a peint une de ses fameuses toiles, son fantôme est toujours là. Ce soir dans le ciel du Boss, il y aura une étoile qui ne figure pas dans le catalogue céleste, celle que j’ai appelée des mes voeux. Elle viendra je ne sais par où, mais elle viendra. Elle brillera je ne sais comment, mais elle brillera. Dans l’indifférence des rares passants, je guette chaque mouvement, écoute chaque bruit, tout en laissant les images de mon cinéma muet défiler sur l’écran de mon impatience. D’elle, je ne connais que des images et des mots. De moi, elle ne connaît que ma pâle silhouette à travers mes mots. Mais qu’importe, les dés sont jetés et ne peuvent s’arrêter que sur un double six. Mais voila que, roi mage solitaire, l’étoile m’apparaît…

Bien rêveur le Boss, me direz-vous. Quoi de plus normal quand on a rendez-vous avec ce qui pourrait ressembler à une fée virtuelle? D’après vous, cela ressemble à quoi une fée virtuelle? Je peux vous apporter une réponse catégorique, quelque chose de moins joli que la dame qui vient à ma rencontre. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais pour moi c’est comme si on s’était quittés une heure avant. Elle marque une petite hésitation, elle semble chercher une cravate avec Marilyn Monroe. Bizarre une fée qui cherche une cravate, pensez-vous. Oh rien que de plus normal, quand la cravate c’est moi qui devrait la porter. Hélas un petit contretemps a fait que la chemise qui devait aller avec ressemblait plus à une serpillère froissée qu’à une parure qui mette en valeur la blonde que je devais me passer autour du cou. J’arbore quand même une tenue qui devrait satisfaire son âme de rockeuse, veste en cuir noir, jeans et boots. D’un sourire je la rassure, oui le Boss, c’est bien moi. Enfin j’espère que je la rassure, tout d’un coup qu’elle prenne ses jambes à son cou. Mais non, tout semble aller pour le mieux, si j’en crois les bises qu’elle vient me coller sur les joues. Ainsi donc tu es toi et moi je suis moi, pourrait-on faire comme présentation en passant du virtuel au réel…

La soirée ne fait que commencer, elle ne saurait se dérouler que de belle manière, comme savent le faire ceux qui font des plaisirs de la vie un rituel de volupté. L’âme de la vigne,  les délices de la table, les rires, et… le frisson du crissement des bas nylons sont les autres convives de ce soir.  Ce qu’il fut nous ne vous le raconterons pas, c’est notre secret. Mais sachez que les plaisirs secrets restent de lumineux souvenirs pour l’éternité…
Merci à Eric qui fut un merveilleux compagnon, le photographe qui sut avec son oeil aux aguets, immortaliser notre rencontre…

Sur le Walk of Fame de mon boulevard de nylon, je pose cette étoile…

Le monde est à la volonté bien plus qu’à la sagesse – Henri-Frédéric Amiel