Sand, une étoile brille dans le ciel du Boss

Un petit coin tranquille, un port qui l’est tout autant. Les feux du jour déclinent sur la mer à l’horizon, laissant la place aux étoiles qui s’allument en un scintillement silencieux. Dans cette endroit, Monet y a peint une de ses fameuses toiles, son fantôme est toujours là. Ce soir dans le ciel du Boss, il y aura une étoile qui ne figure pas dans le catalogue céleste, celle que j’ai appelée des mes voeux. Elle viendra je ne sais par où, mais elle viendra. Elle brillera je ne sais comment, mais elle brillera. Dans l’indifférence des rares passants, je guette chaque mouvement, écoute chaque bruit, tout en laissant les images de mon cinéma muet défiler sur l’écran de mon impatience. D’elle, je ne connais que des images et des mots. De moi, elle ne connaît que ma pâle silhouette à travers mes mots. Mais qu’importe, les dés sont jetés et ne peuvent s’arrêter que sur un double six. Mais voila que, roi mage solitaire, l’étoile m’apparaît…

Bien rêveur le Boss, me direz-vous. Quoi de plus normal quand on a rendez-vous avec ce qui pourrait ressembler à une fée virtuelle? D’après vous, cela ressemble à quoi une fée virtuelle? Je peux vous apporter une réponse catégorique, quelque chose de moins joli que la dame qui vient à ma rencontre. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais pour moi c’est comme si on s’était quittés une heure avant. Elle marque une petite hésitation, elle semble chercher une cravate avec Marilyn Monroe. Bizarre une fée qui cherche une cravate, pensez-vous. Oh rien que de plus normal, quand la cravate c’est moi qui devrait la porter. Hélas un petit contretemps a fait que la chemise qui devait aller avec ressemblait plus à une serpillère froissée qu’à une parure qui mette en valeur la blonde que je devais me passer autour du cou. J’arbore quand même une tenue qui devrait satisfaire son âme de rockeuse, veste en cuir noir, jeans et boots. D’un sourire je la rassure, oui le Boss, c’est bien moi. Enfin j’espère que je la rassure, tout d’un coup qu’elle prenne ses jambes à son cou. Mais non, tout semble aller pour le mieux, si j’en crois les bises qu’elle vient me coller sur les joues. Ainsi donc tu es toi et moi je suis moi, pourrait-on faire comme présentation en passant du virtuel au réel…

La soirée ne fait que commencer, elle ne saurait se dérouler que de belle manière, comme savent le faire ceux qui font des plaisirs de la vie un rituel de volupté. L’âme de la vigne,  les délices de la table, les rires, et… le frisson du crissement des bas nylons sont les autres convives de ce soir.  Ce qu’il fut nous ne vous le raconterons pas, c’est notre secret. Mais sachez que les plaisirs secrets restent de lumineux souvenirs pour l’éternité…
Merci à Eric qui fut un merveilleux compagnon, le photographe qui sut avec son oeil aux aguets, immortaliser notre rencontre…

Sur le Walk of Fame de mon boulevard de nylon, je pose cette étoile…

Le monde est à la volonté bien plus qu’à la sagesse – Henri-Frédéric Amiel