Pas de nylon pour les neurones

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La terrible panne de l’écrivain, celui qui doit écrire quelque chose et qui n’a aucune idée. Je prends un exemple tout à fait au hasard, enfin presque. Ne connaissant personne d’autre dans cette situation, je suis bien obligé de me mettre en ligne. Je devrais écrire quelque chose sur le nylon, mais nada, pas le moindre bas en nylon qui s’agite à l’intérieur de mon cerveau pour le ventiler et lui donner un peu d’élan. Pas le moindre bout de jarretelle qui vienne se glisser au croisement de la neurone 2347 avec la 6358, l’endroit exact ou je range toutes celles que j’ai déjà vues. Faudra me faire penser à agrandir la place, car cela devient un peu juste et risque de déborder sur 6359, là ou je range mes souvenirs religieux. Je sais, il y a encore une énorme place, on pourrait encore y mettre un régiment d’infanterie en état de marche, mais je préfère éviter les conflits de voisinage. L’eau bénite et le nylon n’ont jamais fait bon ménage. Mesdames, il me vient une idée, si vous portez de bas, ce que j’espère vivement, avez-vous songé à tremper vos bas dans l’eau bénite? Je ne sais pas, mais cela me paraît un bon début pour entrer en odeur de sainteté. Tant qu’à faire profitez aussi pour y mettre votre porte-jarretelles. Je suis sûr que si vous mourez subitement, ce que je n’espère bien sûr pas, il y a déjà si peu de dames qui portent des bas, si en plus elles filent au paradis, il va nous rester quoi? Je disais donc, si vous arrivez à la porte du paradis, vous serez certainement remarquée avec vos objets bénis. On vous fera passer en priorité, j’en suis sûr. Il y a toutefois un risque, bien terrestre celui-là. Vous voyez toutes ces mains qui ont trainé on ne sait pas trop où, qui vont puiser cette eau, pour se faire la petite bénédiction autodidacte? Eh bien, c’est du propre comme on dit chaque fois que quelque chose de foireux survint. Certains peuvent penser que je prends certaines libertés avec les fidèles, les croyants de toutes confessions, mais il faut avancer un peu et vivre avec son temps. Le Benoît XVI il se met bien à tweeter, il va bientôt nous envoyer des photos de pin’up’s, station euh non, gare à la mauvaise manip! J’espère que son chef a la wifi et qu’il s’est abonné à son représentant terrestre et vice-versa. Il peut maintenant lui envoyer sa prochaine série de commandements, c’est quand même mieux que de les graver  sur la pierre et bien moins emmerdant à transporter. Ah si Moïse avait eu un iphone, la face du monde en fut changée. Bip bip, tu ne tueras point; bip bip, tu ne commettras point d’adultère,: bi… veuillez brancher votre chargeur, il vous reste 10% de charge!

Ah oui la fameuse panne, peu ou prout il faut que je me concentre, chercher quelques oublis, il doit sûrement y en avoir. L’air de rien, je vais remuer un peu toutes ces neurones. C’est vrai, quel bordel là-dedans, tout est rangé n’importe comment. Ah tiens la fois où j’ai surpris la copine à ma mère en train de jouer avec les boutons de ses jarretelles à travers sa jupe, fameux! Et puis le coup où je montais les escaliers du métro derrière cette dame dont la longueur de la jupe laissait entrevoir la lisière de ses bas, superbe! Et cette autre copine de ma mère qui enleva ses bas sous mon nez, quoique assez distant malgré tout, l’un de mes premiers grands souvenirs historiquement parlant. Oui ils sont tous là, ils veulent bien se rappeler à ma mémoire. C’est un peu comme les feuilles mortes que le vent fait tourbillonner, on en remarque une en particulier, elle s’éloigne pour revenir devant nos yeux un instant après. Ah oui, celui-la il était posé sur le tas, bien visible parce que tout récent, donc je ne l’ai pas encore raconté en détail, alors on y va…

C’est un de mes grands magasins préférés, j’y ai fait pas mal d’observations intéressantes, déjà racontées ici. Je crois que cela tient surtout à une chose. Il vise une clientèle un peu moins populaire que les autres, petite bourgeoisie dirons-nous. Par contre tout y est en ambiance soft, personnel très aimable et stylé genre le client a toujours raison. Même s’il ne propose pas la révolution dans son assortiment, il offre quand même quelques marques exclusives, mais assez onéreuses. J’y achète la plupart de mes vêtements, quand je veux un peu avoir l’air plus classe pour fréquenter les beaux salons. C’est de qualité et plutôt confortable. Le rayon lingerie est un des plus vastes que je connaisse dans la région. Il est toujours intéressant d’observer les clientes flâner à travers les rayons. Elles tirent tel ou tel article en le mirant comme s’il s’agissait d’un oeuf, soupesant dans l’imaginaire l’effet qu’il peut produire. A quelque part, la psychologie d’une femme peut se deviner à travers la lingerie qu’elle achète, c’est flagrant. On achète pas une banale culotte en coton ou un porte-jarretelles dans l’intention de produire les mêmes effets. Justement voici la cliente qui s’amène. Une demoiselle qui n’a visiblement pas encore coiffé Sainte Catherine. Elle a tout un assortiment de lingerie à la main. Un porte-jarretelles, même noir, perdu là-dedans se repère assez bien. Les élastiques de jarretelles dépassent, je dirais pendouillent en se balançant dans le vide. La chose une fois repérée, il est toujours amusant pour moi de m’intéresser un peu plus à la personne. Elle ne peut pas ignorer que je m’intéresse au bas nylon, car j’aborde un t-shirt très parlant, acheté au rayon messieurs du même magasin. Une magnifique paire de jambes cachées par des bas noirs tenus par des jarretelles.  Elle me remarque, mais je fais semblant de rien, regardant ailleurs. Quand elle a fini de payer ses achats, je marche dans sa direction en la fixant du regard. Elle me dévisage, je remarque un air étrange qui a l’air de dire, moi aussi je porte des bas. Une impression ou une certitude, je pencherais pour la deuxième solution. J’en reste là, car il n’est pas dans mes habitudes d’aborder les dames inconnues pour les questionner sur leurs achats. Je me dis juste que c’est peut-être en parcourant mon blog que l’idée lui est venue. Je ne pourrais la blâmer que d’avoir acheté un article peu confortable. A sa décharge, je dois reconnaître qu’on ne trouve pas grand chose d’autre dans cet endroit là.

Ben voilà, le Boss est en train de réparer ses neurones, enfin c’est quand même un peu de la blague, il a toujours de bonnes histoires à raconter. J’en suis à quelque chose comme 450 articles dans mon blog dont une bonne moitié parlant de nylon. Vous admettrez que le mec qui débarque en disant « j’aime les bas nylons » ne doit pas spécialement m’épater. C’est un début, pas très original si il n’y a pas de suite. Comme nous sommes dans un climat de fin du monde, j’en profite pour vous montrer quelques belles images, on sait jamais…

Plus de nylon dans les neurones, mais encore de belles images…

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Vous préférez laquelle?

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Et là?

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Ou encore ici?

Tous ceux qui auront répondu au moins deux fois la première photo seront bannis de mon blog jusqu’à la fin du monde!

8 réflexions sur “Pas de nylon pour les neurones

  1. Vos posts me font vraiment toujours sourire….en me demandant souvent à quel degré, entre le 3e et le 25e , je dois les interprêter! Sourire…

    J’ai vraiment aimé votre affirmation sur la psychologie féminine! Et surtout continuez à nous faire part de votre vécu dans les grands magasins, c’est toujours savoureux!

    Bonne réparation de neurones et bonne semaine, Monsieur LeBoss!

    • Bonsoir Pamina,
      Merci de votre appréciation…
      Pour le degré, choisissez celui qui vous convient. Vous savez, ils n’ont que la prétention de faire sourire pour la plupart et je vois que cela marche. J’ai toujours pensé que les sujets sérieux, le nylon et la musique en sont deux pour moi, ne sont pas déclassés avec un brin d’humour. Je m’y efforce et je constate qu’on est en bonne compagnie avec les rieurs. Mon humour est parfois un peu décalé, mais je ne ris jamais autant que des travers de notre société.
      Mon idée de la psychologie féminine est surtout le résultat de l’observation de toutes les femmes qui ont été pour moi, plus que de simples passantes.
      Je vais astiquer mes neurones et vous souhaite également une excellente semaine!

  2. Bonnes fêtes de fin d’année, cher ami, car ici le nylon astique les zygomatiques, et cela fait un grand bien.

    Puisses cette période festive vous apportez (à portée de main …) de beaux nylon doux

  3. Ah non, désolée, hein, l’odeur de la sainteté me fait à peu près le même effet qu’une alcoolisation massive… j’vous passe les détails techniques et je reste diablotesque, na !
    Mais ne vous inquiétez pas, le paradis c’est pas pour moi, j’ai un souci avec certaines gares de la série des 10, comprends pas, ça me fait un peu comme avec la série des 7, quant au sein esprit je n’ai pas su lui trouver d’autre place que dans mon soutif, les femmes n’ont pas d’âme et je le démontre fièrement.
    On se retrouvera donc là où il fait chaud, avec plein de jarretelles mais pas tout de suite : envie de profiter encore un peu de la technologie pour prouver que si je n’ai pas d’âme, en revanche j’ai bien des bas.
    D’ici-là je vous proposerais bien de vous aider à ranger vos neurones mais comme je n’a pas l’habitude de ce genre d’activité je risque de mettre encore un beau b… j’le sais, hein, ça fait des années que j’essaie de mettre un peu d’ordre dans mon unique case et y’a pas moyen, ça loge nulle part ; en même temps c’est normal, on est plusieurs là-dedans, on est un peu à l’étroit du coup et on joue au tétris pour parvenir à se caler.
    Alors à la place de ranger, ben je vous lis et j’me bidonne !
    Bisous bordéliques

    • Si vous avez des bas, cela me suffit, c’est quand même plus visible et aguicheur que l’âme, d’ailleurs les collants n’ont pas d’âme c’est bien connu. Pour moi la panne de l’écrivain est un prétexte, raconter quelque chose quand on a rien à dire, j’aime assez. Je vous propose un petit jeu. Je vous donne trois mots, jarretelle, bas (nylon), string. Vous me soumettez dix mots, les plus tordus possibles mais n’ayant absolument aucun rapport avec les trois donnés, il faut quand même qu’ils figurent dans la langue française. Et je vous ponds une histoire qui tient debout en employant tous les mots et qui pourra faire le sujet d’un article.La difficulté pour vous sera de trouver ces mots et pour moi d’écrire le texte. Vous les mettez simplement en réponse.
      Alors prête à relever le défi?
      Bisous un peu moins bordéliques

      • Z’avez dit « tordus »… ça me va !

        clé à pipe
        poissonnière
        ski
        palmier
        borborygme
        haut de forme
        rangers
        coquelicot
        smartphone
        basilique

        Bon courage Boss, kisssss

    • Merci de relever le défi, enfin c’est plutôt une sympathique collaboration. Je vous sais assez fonceuse, alors je vous l’ai proposé. Ca me fera travailler un peu les neurones, je vais essayer de faire cela avec un peu d’humour. Il me faudra juste un peu de temps, mais je m’en réjouis d’avance!
      More kiss

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