Salut Alvin!!!

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Il y a des trucs qui comme ça font mal au ventre. Je viens d’apprendre la mort de Alvin Lee, l’homme qui jouait de la guitare plus vite que son ombre.

Une histoire d’une sorte d’amour qui remonte à bientôt 50 ans. Ma première rencontre avec lui, elles ne seront jamais que virtuelles, je m’en souviens très bien. C’était en 1967. Dans la boutique d’un disquaire local, le patron me mit sous le nez un album avec le commentaire qu’il y avait un guitariste intéressant là dedans. C’était le premier album de Ten Years After. Je l’ai bien sûr écouté. Au premier titre, « I Want To Know » je fus conquis. J’avais le bonheur de le comparer avec la version antérieure enregistrée par Eric Clapton et parue sur un album assez obscur « What’s Shakin » sorti l’année précédente. A l’évidence ce mec en avait. Un jeu très rapide, agressif, tout en nuances. Dans ce fameux obscur album, dont je ne dirais jamais assez le pas en avant qu’il me fit faire, il y avait un autre titre que j’adorais « I Can’t Keep From Crying Sometimes  » interprété par Al Kooper. Le version de Ten Years est bien différente, un tempo plus lent, avec guitare remplaçant le piano, j’étais encore une fois conquis. Le troisième que je connaissais déjà « Spoonful », que j’avais écouté pratiquement en boucle dans la version de Cream sur le troisième EP français, bien revisité par le groupe. Alvin Lee ne cachait pas une certaine admiration pour Clapton. car quand on écoute les chutes du deuxième album live « Undead », Lee présente ce titre comme étant emprunté à Cream, alors qu’il savait très bien que les véritables origines du titre sont ailleurs. Le reste de ce premier opus me marqua à jamais, je découvrais « Help Me », eh oui ce classique qui m’avait échappé, j’avais encore à apprendre.  J’ai eu plus de peine avec le second plus insaisissable, proche du jazz, ce qui ne m’apparut pas évident à l’époque. Avec le temps et mon approche de cette musique, il est parmi ceux que je préfère. Il y avait bien sûr en fond d’album, ce fameux « I’m Going Home » qui illuminera les nuits de Woodstock. J’étais mordu, et les albums suivant ne manquèrent pas à l’appel de ma discothèque. Avec ces titres qui m’ont fidèlement accompagné tout au long de ma vie « Hear Me Calling », « Sad Song », « Bad Scene » et j’en passe.

Alvin Lee était le mentor de Ten Years After, mais il ne réussit jamais, il ne l’aurait sans doute pas voulu, mettre dans l’ombre les trois autres membres du groupe qui sont parfaitement au niveau du maître. C’est un des rares groupes pop à tourner dans l’esprit d’un orchestre de jazz, solos, improvisations, à chacun son numéro. C’est bon en album, mais c’est encore meilleur en live. Les années ont passé, j’entendrai toujours la guitare de Lee résonner dans un coin de ma tête et sans doute aussi de mon coeur. Sa voix, son chant, accompagneront cet écho. J’ai des milliers d’amours en musique, mais je ne sais à quelle place le mettre, mais c’est loin devant. Salut Alvin!!!

Je n’y étais pas, mais heureusement des vraies caméras capturèrent pour l’éternité ce moment… éternel

Entre calme et tempête

Un orchestre de jazz? Ben oui, c’est d’ailleurs une reprise du fameux Count Basie pour le premier titre

Pour quelques souvenirs de plus

6 réflexions sur “Salut Alvin!!!

    • Mais je suis là pour cela mon cher Gentleman, bien que j’aurais voulu parler de lui dans d’autres circonstances, mais je l’avais déjé fait par le passé.

      Amitiés

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