Adieu à un pote

22 101913-1

Je l’ai appris aujourd’hui, un guitariste que je connaissais bien, Gypie Mayo, nous a quittés ce jour. Nous avons passé de nombreuses soirées ensemble à discuter de tout et de rien dans la quiétude des backstages. Je te vois toujours me lançant ton « hello » derrière tes lunettes qui cachaient si peu ton regard pétillant, ou ta fourchette qui se battait avec un plat de pâtes récalcitrant. Tu mettais précieusement ta topette de bière à l’abri derrière ton ampli prêt à cracher les sons que tu ne manquerais pas de faire juter de ta guitare.

Né en 1951, comme beaucoup de jeunes de cette époque, c’est en écoutant « Apache » des Shadows qu’il s’intéresse à la musique. Il veut une guitare Fender comme Hank Marvin. Il l’aura! Après de multiples participations dans diverses formations, il se met en lumière en prenant la suite de Wilko Johnson au sein de Dr Feelgood pour une flopée d’albums. Pendant plus de 10 ans, à partir du milieu des années 90, il sera le soliste des Yardbirds dans leur nouvelle aventure et le soliste en titre de l’album « Birdland », principal témoin de la renaissance des Yardbirds.

Te souviens-tu des fous rires lors d’un certaine dédicace alors que je sortais une de tes plus bizarres apparitions discographiques avec un certain corbeau? Même tes amis ne savaient pas que tu avais joué là-dedans. Je crois que depuis ce moment là, je suis devenu pour toi plus qu’un simple passant. Il est improbable que là où tu es maintenant, ces choses ont de l’importance. Pour moi elles font partie de mes souvenirs, un parmi tant d’autres, mais pas le moins important.

Adieu mon pote, tu est dans mon éternelle amitié, avec cette flamme qui brûle pour éclairer quelques moments agréables de ma vie.