Léo coeur de nylon (38)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit.  Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Il affirme qu’il croit savoir où se cache un personnage clé que la police recherche. Ses informations lancent une piste en Espagne. Ils attendent des informations, tout en écoutant Léo partir dans une nouvelle histoire

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Léo avait lancé l’histoire suivant, où il était question  d’une secrétaire. Il commença par présenter le sujet, tel que sa perception lui en amenait les mots à la bouche.

– Masculin ou féminin, ce métier recouvre bien des facettes. Pour les hommes, à moins qu’ils aient des mœurs particulières, c’est la version féminine qui a la cote. On la choisit pour son efficacité ou pour son physique, le summum consiste à ce qu’elle soit au top niveau dans les deux versions. Le patron, ce grand coquin, a toujours un œil sur son travail, du moins le prétend-t-il. Plus certain, il plonge dans le décolleté de sa chère employée, quand il prend prétexte pour avoir une vue générale sur le texte qu’il a dicté. Il a le choix, soit son bureau en situé derrière le sien, alors il peut se permettre une vision approfondie sur ses jambes, sa silhouette, sans que celle-ci ne s’en aperçoive. Les constatations sont usuelles et principalement mentales, genre j’aime mieux quand elle met des bas plus sombres, éventuellement il constatera qu’un bas a filé. Dans ce cas, l’air de rien, il lui en fera la remarque.

– Dans mon cas, je mettrais son bureau en face du mien, argumenta Marly.

– Oui, oui, tu espères qu’elle fasse le grand écart pour voir la lisière de ses bas et la couleur de sa culotte. Eventuellement la couleur d’une jarretelle si elle croise les jambes. Tu es pire que moi !

– Tu parles, je suis un amateur à côté de toi.

– Je pense qu’il a un peu raison, se marra Isabelle.

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– Si vous êtes les deux contre moi, je ne raconte pas mon histoire, rétorqua Léo, en faisant un clin d’œil à Isabelle.

– Tu serais plus puni que nous, espèce de bavard en nylon. Au fait cette secrétaire, c’était la tienne ?

– Je n’ai jamais eu de secrétaire, sinon ce personnage que me filait mon organisateur de tournées. C’était surtout un copain et mon homme de peine. C’est lui qui faisait les démarches pour que tout se déroule de manière parfaite. J’avais plus souvent que lui un crayon à la main, rapport aux autographes que je devais signer.

– Je te vois venir, c’était à nouveau une de tes admiratrices ?

– En fait, l’histoire a commencé tout bêtement. J’étais dans ma maison de disques, on avait terminé un enregistrement et je devais partir en tournée. Il me fallit être le surlendemain à Orléans pour le premier concert. C’est alors que la secrétaire de la boîte m’appela à la réception. C’était Yolande, elle s’occupait essentiellement d’accueillir et de guider les visiteurs. Il m’informa qu’il y avait un problème de dernière minute. Mon fameux copain et accompagnateur avait chopé une sérieuse indisposition intestinale. Pas question qu’il conduise assis sur un pot de chambre. Bien sûr cela posait un problème, je n’avais pas de permis de conduire à cette époque. J’aurais éventuellement pu me déplacer en train, mais j’avais trois dates dans l’immédiat et cela compliquait les déplacements. Il fallait trouver un chauffeur.

Léo se mit à sourire en repensant à la scène. Pour l’instant, lui seul savait comment il fut trouvé.

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– Je peux vous dépanner. C’est par ces mots que la réceptionniste entra dans le jeu. Ayant quelques jours de vacances et un permis de conduire, elle m’offrit ses services. Honnêtement l’idée m’emballa immédiatement. Cela me changerait de mon chauffeur habituel, je dois dire que passer quelques jours en sa compagnie me paraissait nettement plus agréable qu’un séjour en prison. Elle était en plus plutôt bien roulée. Ce que je ne connaissais pas, c’est le fond de sa pensée. Elle faisait peut être cela simplement pour rendre service et voyager un peu. Elle pouvait aussi sauter sur l’occasion et m’avoir en exclusivité pendant quelques temps.

– Léo, je ne pense pas que c’était pour te rendre service, elle avait plutôt envie de toi.

– Merci Marly de le souligner, car c’était aussi un peu ma première idée, mais il y a aussi des femmes qui sont simplement serviables. Au niveau organisation, cela ne présentait pas de problèmes. Les chambres étaient réservées, je le lui ai souligné, elle s’est mise à rire. Pour la voiture, nous prenions simplement la voiture à ma disposition. La seule différence, je m’occupais de la partie financière en lieu et place de mon compagnon habituel. Il y a toujours un plein d’essence et une tournée de cafés à payer.

– Et le champagne, souligna Marly.

– Ca c’était encore une incertitude de savoir si nous allions le boire ensemble. Mais bon, rendez-vous fut pris le lendemain en début d’après-midi, on se retrouvait aux studios où la voiture était parquée. Et vogue la galère, les jambes en nylon, l’appareil de photo en bandoulière !

A suivre

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6 réflexions sur “Léo coeur de nylon (38)

  1. Oui, nous dégustons autant les photos de femmes avec leurs jolis bas que ce roman.
    Quel plaisir!
    vite la suite Boss.

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