1827 jours plus tard

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Madame, vous qui passez près de moi,
Vous m’offrez la courbe si belle de vos jambes.
Non, je ne vous demanderai rien de plus,
Mais laissez-moi un instant encore.
Ne vous éloignez pas si vite de ces yeux,
Qui cherchent l’ivresse des sens.
Mon regard aime à se perdre,
Sur les reflets de vos atours.
Deviner les coquins secrets qui se cachent,
Sous l’apparence sage de votre robe.
Telle est ma quête silencieuse,
Ma folie, ma soif, ma croisade.
Madame, je frissonne de bonheur et remercie vos mains,
Qui ont accroché ces bas en haut de mes rêveries.

Quelques réflexions sur cinq ans de nylon

Eh oui, il y a cinq ans jour pour jour que je débutais dans le « métier ». Le haut de cet article montre ce que furent ma première photo et mes premiers mots. Je pourrais dire que de chemin parcouru depuis. Je le dis avec modestie c’est certain. Mais si je suis modeste c’est que je suis sûr que je ne serais rien si je n’avais pas mes visiteurs, donc vous. Je suis parti dans un brouillard total, avec pour seules passions, le nylon quand il rime avec élégance, une érudition en musique que personne ne peut m’enlever, un certain goût pour l’écriture. Cela, c’était la boussole qui indiquait mon nord. La bouteille, une fois lancée, n’était plus sous ma gouverne. Elle errait sur une mer de nylon et de notes de musiques, en espérant qu’elle fasse escale dans les ports comme l’Amsterdam de Brel, là où les  dames font crisser leurs bas, hantant les rêves des marins, gonflant les voiles en nylons pour les emmener vers des lieux secrets.

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La Toile est un instrument de communication merveilleux, il permet à tous les anonymes de s’exprimer. Tout un chacun peut y consigner ce qu’il veut, quand il veut. Le blog est un moyen populaire pour y arriver, encore faut-il avoir quelque chose à dire, et peut-être aussi une certaine expérience pour assurer ses arrières. Je le dis souvent, les choses évoluent plutôt favorablement quand on a réussi à mettre un pied dans l’endroit que l’on veut conquérir. J’ai commencé avec la musique, un peu journaliste musical, pas professionnel, plus tout à fait amateur. En trente ans, cela m’a permis de rencontrer pas mal de monde, même des stars ou des légendes, j’en cite parfois dans mes articles avec de petites anecdotes. Je rigole maintenant quand je rédige un article sur traitement de texte, je me revois écrire mes articles sur ma vieille Hermes électrique, pestant contre les fautes de frappe. On ne pouvait pas revenir en arrière, à peine effacer, il fallait un brouillon pour les articles d’une certaine longueur. Cela, c’est ce que je peux mettre sur le compte de mon expérience, avoir une idée précise de ce que l’on va rédiger comme texte, écrire d’abord mentalement, en plus cela fait travailler la mémoire.

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Après quelques années à observer ce qui se passait sur la Toile, j’ai décidé d’y apporter ma modeste contribution. En 2005, je me suis lancé un défi. Avec l’aval des musiciens, j’ai discuté d’une version francophone pour le site d’un groupe légendaire. Il a fallu me battre avec le logiciel Dreamweaver auquel je ne connaissais rien. J’ai passé plusieurs mois pour le maîtriser, y consacrant une heure ou l’autre de temps en temps. Finalement, le site a vu le jour et il existe toujours. Créer un blog plus tard m’a paru d’une simplicité enfantine. J’ai choisi WordPress, car c’est celui qui laisse le plus de marge dans la création. On peut l’employer au premier degré, ou le travailler en souplesse, car il possède son propre langage. C’est ainsi que j’en suis venu à mettre en forme l’endroit où vous êtes présentement. Le créer fut chose facile, le mener jusqu’à aujourd’hui un peu plus ardu. Des tas de gens franchissent la première étape, beaucoup moins la seconde. Il y a cela plusieurs raisons. La plus importante reste qu’il faut trouver de quoi l’alimenter. Là, j’ai un certain avantage, mon vécu. Touts les anecdotes sur le nylon que je mets en scène, sont choses vécues ou observées, je n’avais qu’à remonter dans mes souvenirs et les mettre en forme. Le côté reportage, fait appel à la recherche, l’expérience journalistique est un atout, elle aide a la construction d’un texte qui va au fond des choses. Le lecteur veut tout savoir sur le sujet qui l’intéresse. La musique, c’est pour moi encore plus facile, il y a bien peu d’artistes de l’époque années 60 ou 70 dont je suis incapable de faire de mémoire un résumé de carrière correct.

Un fois un blog lancé, il ne faut pas espérer qu’il décolle tout de suite, il faut lui laisser le temps de décoller, de faire son chemin. A moins d’y mettre des gros moyens publicitaires, on est tributaire des visiteurs qui veulent bien y venir. Les cinq premiers mois, le nombre de visiteurs à été égal a celui que je peux avoir maintenant en une semaine, c’est dire si les choses ont évolué. A l’époque où je l’ai inauguré, il y avait déjà pas mal de concurrence. Il me fallait donc trouver une formule qui ne fasse pas appel aux mêmes critères que les autres. Tout le monde, du moins les hommes, se mettent volontiers en extase devant une photo de femme qui porte des bas nylons. Si j’en suis un autre, pour moi le côté suggestion, faire appel à l’imaginaire, est tout aussi important. C’est sans doute ce qui fait la différence de mon blog avec la plupart des autres. C’est aussi du direct visuel, mais le côté reportage est aussi présent, on peut développer ses connaissances si on le désire. Et je crois aussi être un des rares qui mette une pointe d’humour sur ou entre deux paires de bas nylon.

Et puis, il y a le reste, tous ceux qui sont venus, ceux que je ne connaissais pas. De celui qui me cite comme blog de référence dans le bas nylon à ceux qui oeuvrent pour la même cause et qui sont devenus des amis. Des hommes, mais aussi des femmes, celles et ceux que j’ai rencontrés dans la réalité. Tous ceux qui d’une manière ou d’une autre ont collaboré à la réalité de ce blog. Comme je le disais au début, sans eux je ne serais rien.

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Le genre de choses que vous ne verrez jamais ici

 Merci à tous et vive les cinq prochaines années…