Léo coeur de nylon (54)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit. Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Il affirme qu’il croit savoir où se cache un personnage clé que la police recherche. Ses informations lancent une piste en Espagne. Ils attendent des informations, tout en écoutant Léo partir dans une nouvelle histoire, arrivée lors d’une tournée. Une histoire, où pour une fois, il a des doutes. Il remplace sa conquête par une autre et la suite de sa tournée en est complètement chamboulée. On lui parle d’une surprise pour le soir après le spectacle qui amène de nouvelles questions. Après les avoir résumées on revient aux souvenirs racontés par Léo, il entame ses souvenirs d’enfance où une certaine madame Lecoultre joue un grand rôle.

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Léo se demanda comment, en guise de pause et tant d’années après, il avait du plaisir à raconter cette histoire un peu folle qui avait marqué toute son adolescense. Il traversa le temps par la pensée, en espérant qu’elle remonterait jusqu’à cette chère madame Lecoultre. Elle lui prouva que dans la vie il fallait oser, qu’un geste qu’il considérait comme défendu n’était pas forcément synonyme de punition et encore moins de repentir.

– Ma main effleura délicatement une culotte. La sensation que cela me procura, je ne l’oublierai jamais. Une vague de douceur envahit mon corps. Maintenant, il y en a qui fument des trucs pour planer, moi j’y arrivais rien qu’à sentir cette culotte sous mes doigts. Ce fut aussi la découverte que mon sexe s’était bien durci au moment de l’action. Ce n’était pas la première fois que cela arrivait, bien sûr il se manifestait de temps en temps, surtout la nuit dans des rêves que je ne guidais pas et dont je ne gardais pas toujours le souvenir. Je dirais que cette fois-là, il m’accompagnait en direct. Ensuite, ma main s’attarda sur le porte-jarretelles. Je palpais une des jarretelles, une de ces jarretelles de l’époque, bien moins discrètes que celles d’aujourd’hui et qui formaient des bosses pour un rien sous le tissu tendu des jupes.  Sous la main, on avait l’impression qu’elles étaient immenses, je sais c’est un effet de l’imagination, mais c’était ainsi.

– Je vois ce que tu veux dire, rigola Marly, en promenant sa main sur la jupe d’Isabelle. Ah quelle perte de temps! Il faut chercher et encore chercher et parfois on revient bredouille.

Isabelle se tourna vers Marly en lui lançant un regard peu amène, aussitôt remplacé par un sourire.

– Serait-ce à dire que tu fréquentes d’autres femmes que moi, car je mets toujours des bas !

– Ce n’est pas vrai, l’autre jour quand tu étais dans ton bain, tu n’en portais pas.

– J’en mettrai la prochaine fois, à condition que tu me frottes uniquement le dos !

– S’il y a trop de mousse, je ne réponds de rien !

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– Ah ça, j’ai bien des fantasmes, aussi vrai que je m’appelle Léo, mais je n’ai jamais demandé à une dame de se baigner en petite tenue, du moins aussi loin que remontent mes souvenirs.  Madame Lecoultre ne prenait pas son bain, mais je ne savais pas qu’elle surveillait mon petit manège. Au bout d’un moment elle se manifesta.

– Oh le petit coquin, il s’intéresse à mes dessous, tu n’en vois pas assez dans le magasin de tes parents ?

– Le moins que je puisse dire, c’est que je me suis trouvé très con. Je n’osais pas lui dire que les dessous du magasin je m’en foutais un peu, que c’était les siens qui m’intéressaient plus particulièrement. J’étais dans une drôle de situation, je la voyais aller tout raconter à mes parents. Mais elle était plus maligne que moi.

– Viens un peu ici, je crois que tu mérites une punition. Allez, approche, dit-elle avec une invitation de la main. 

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– Je m’avançai tout tremblant vers elle. Je ne crois pas que c’était la  trouille, plutôt une excitation supplémentaire. J’avais une excuse pour de l’approcher de près, puisqu’elle me le demandait. Je n’imaginais pas ce qui allait se passer. Elle entra dans les détails.

– Je vois que je te fais de l’effet, ou du moins mes dessous t’en font. C’est quoi cette bosse sous ton pantalon ?

– Alors là, je me suis trouvé encore plus con. Elle savait très bien ce que c’était, mais elle voulait voir jusqu’où j’oserais me révéler. Par manque de réponse de ma part, elle ne lâcha pas.

– Tu sais que c’est très vilain ce que tu as fait. Si je disais tout à mon mari ?

– Oh non madame il serait furieux, il en parlerait à mes parents, c’est ce que je lui ai répondu.

– Je veux bien ne rien dire, mais tu devras te faire pardonner. Tu sais, j’ai moi aussi mes petites fantaisies.

– J’étais bien coincé, la seule résolution que je pouvais prendre si je voulais que cela reste entre nous, c’est d’accepter ce qu’elle allait me proposer. Bien que je n’avais pas beaucoup d’expérience avec les femmes, il me semblait deviner quelques trucs. Je me demande si l’achat des tissus n’était pas un prétexte pour m’amener cher elle, me laisser seul devant ses dessous une autre de ses idées qui ne devait rien au hasard. J’étais certain que le punition ne serait pas le nettoyage de son appartement avec une brosse à dents ou lui couper des légumes pour sa ratatouille.

A suivre

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