Léo coeur de nylon (55)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit. Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Il affirme qu’il croit savoir où se cache un personnage clé que la police recherche. Ses informations lancent une piste en Espagne. Ils attendent des informations, tout en écoutant Léo partir dans une nouvelle histoire, arrivée lors d’une tournée. Une histoire, où pour une fois, il a des doutes. Il remplace sa conquête par une autre et la suite de sa tournée en est complètement chamboulée. On lui parle d’une surprise pour le soir après le spectacle qui amène de nouvelles questions. Après les avoir résumées on revient aux souvenirs racontés par Léo, il entame ses souvenirs d’enfance où une certaine madame Lecoultre joue un grand rôle.

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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L’équipe se demanda quel supplice avait réservé madame Lecoultre à son jeune Léo. Un supplice, sans doute  pas, car ce cher Léo n’aurait jamais abordé le sujet. Tous savaient que parfois les expériences involontaires de la jeunesse se transforment en fierté quand les adultes les racontent.

– Planté devant elle, j’attendais l’averse, je ne savais pas si elle serait glaciale ou bienfaisante. Au fond de moi-même, je n’avais qu’un désir, me blottir dans ses bras. Je voulais découvrir quel effet cela pouvait faire d’avoir une femme tout près de soi. Je n’avais jamais connu cela à part ma mère quand j’étais petit. Elle me tendit son bras et m’attira à elle en me regardant droit dans les yeux d’un air plutôt sévère.

Léo fit revivre la scène avec une chose qu’il n’avait jamais auparavant, celle d’imiter une voix de femme, un art qu’il réussissait étonnamment bien.

– Tu sais, c’est pas beau de mettre tes pattes toutes sales sur la lingerie des dames quand elle vient d’être lavée. Tu aimes toucher les bas ? Alors touche les miens !

– J’hésitais, alors elle me prit la main et la posa sur sa jambe. Le contact avec son bas me parut une sensation merveilleuse. J’avais une ou deux fois touché un bas, mais jamais quand il était tendu sur une jambe de femme. La sensation était complètement différente, j’avais aussi la chaleur de son corps qui me parvenait au travers de sa jambe. J’en étais presque étonné, j’avais imaginé bien des choses mais pas celle-là. Une autre chose m’étonna, son parfum. Je ne sais pas ce qu’elle mettait pour sentir bon, mais je crois que si cela avait été de l’alccool, j’aurais ramassé ma première cuite !

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– Et tu as passé la soirée avec ta main sur son bas, ironisa Marly.

– Eh bien non ! Il est clair que j’avais les mains bien moins baladeuses que par la suite. Ce fut elle qui annonça la suite du programme. Elle remonta un peu sa robe en découvrant juste la lisière de ses bas. Elle me prit encore la main et la posa plus haut. Cette fois ma timidité s’envola, je me mis à lui caresser la jambe, bordel quel extase!  Petit à petit, elle écarta les jambes. J’avais une vue imprenable sur sa culotte noire. Je voyais aussi ses jarretelles, d’un blanc qui me semblait éclatant. Je m’enhardis à mettre mes mais dessus et à les pétrir comme si je voulais en faire sortir du jus.

Léo avait le visage presque congestionné. Même la dernière cigarette ne semblait pas parvenir à ramener un semblant de calme dans ses pensées. Marly le remarqua.

– Tu ne vas pas nous faire un court jus, on dirait que t’as les doigts dans la prise ?

– A propos de jus, sur le coup, c’est le mien qui est sorti, j’ai arrosé sec dans mon slip. Elle s’est bien doutée de ce qui était arrivé. Elle m’a regardé avec un sourire moqueur et a ajouté :

– Ah le petit malpropre, il a sali sa culotte, quel petit cochon, ça t’apprendra à jouer avec les dames à des jeux vilains !

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– Des jeux vilains, interrompit Marly, elle pousse le bouchon un peu loin !

– C’était aussi mon avis. Mais, j’ai su après ce moment-là que cela faisait partie de son petit jeu, elle voulait m’humilier. Et vois Isabelle, vous en pensez quoi?

– La première fois que je me suis fait briser les scellés de dame nature, j’avais joué un peu le même jeu, mais avec un officier de l’état-major de mon père, l’étage à mort comme il disait. Un de ces jeunes lieutenants, auquel j’avais envie d’allumer pour ne jamais l’éteindre. C’est moi qui me suis fait avoir, il a pu mener son histoire jusqu’au bout, les pantalons sur les chaussures. En fait, j’ai toujours détesté les militaires, même si papa en était un. Il a bien été le seul militaire pour qui j’avais de l’amour, un amour filial, mais amour quand même. Après, mon aventure, j’étais presque folle de rage. Evidemment il a continué à me tourner autour, mais je lui ai fait comprendre que papa était général et lui sous-lieutenant.

– Ma pauvre Isabelle, crime et châtiment immédiat. L’envers de moi, on m’avait allumé et j’étais la victime. Mais attendez, j’ai pu me venger sous une forme inattendue.

A suivre

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