Calendreir nylon décembre 2014

14 012614-

Pour imprimer: cliquer sur l’image et la copier. La coller dans un logiciel de traitement d’images quelconque. Si vous n’en avez pas, le Paint fourni avec Windons 7 convient très bien: aller sous tous les programmes/accessoires/paint. Ajuster à la dimension de la page en paysage, le reste dépend de la qualité de votre imprimante. La résolution de l’image est suffisante pour faire une bonne impression, au propre comme au figuré.

Des dessous pour un siècle

18 012214-1

Il m’a paru intéressant d’ouvrir une série d’articles sur l’histoire contemporaine des dessous. Entendons par contemporaine une époque qui va de la fin du XIX ème siècle à nos jours. Dans un blog dédié au bas nylon, il est bien évident que s’il peut en constituer l’épine dorsale, il n’est jamais seul. Il entraîne dans son cortège une série d’accessoires qui sont ses cousins, un festin sensuel qui ne peut se concevoir sans les entrées et les desserts. Le nom générique qui les désignent est dessous, tout en situant leur place dans la succession vestimentaire. Il m’a également paru intéressant de rechercher dans la presse quotidienne quelques articles ou publicités dans lesquels ils apparaissent, les replaçant dans le contexte d’une époque ou d’une autre (les reproductions de textes sont cliquables pour une meilleure lecture si nécessaire). Nous nous arrêterons surtout aux sous-vêtements que l’on porte pour sortir, ceux qui se dévoilent lors du déshabillage, ceux qui sont l’apanage de la femme.

Pendant des siècles, les dessous ont peu évolués. Ils remplissaient la fonction qui leur est attribuée, cacher pudiquement certaines parties du corps, tenir chaud, ou les deux à la fois. Chez le peuples qui ont acquis un certain degré de civilisation, un troisième phénomène se greffe, il assume une certaine coquetterie. Même s’il est invisible,  il assure un modelage du corps, le corset en est une évidente démonstration. Tout est dans l’air du temps, on veut se présenter sous tel ou tel critère, on en arrive à la mode. Sous la morale judéo-chrétienne, le pouvoir de suggestion devient très fort, on ne montre rien ou pas grand chose, mais on donne l’envie d’en savoir plus. Les dessous attisent cette envie de découverte, essentiellement pour le sexe dit fort. Ironiquement, on n’est pas loin de certains comportements que l’on retrouve chez certains animaux. La femelle se pare de mille atours pour séduire le mâle.

18 012214-2

A la fin du 19 ème siècle, les dessous n’ont pas encore conquis tout le monde, il sont adoptés par une certaine catégorie de personnes, le plus souvent à partir d’un milieu plus ou moins aisé. C’est presque normal, le révolution industrielle n’a pas encore procuré un certain train de vie à tout le monde. Alors les dessous qui en principe ne se voient pas, ne sont pas jugés comme indispensables, on pense d’abord à manger ou payer son loyer.

18 012214-8

Bien évidemment les dessous existent, mais se résument à ce que l’on connait encore de nos jours en version expurgée. Pour la femme, le choix est surtout mis en musique par le corset qui assume à peu près l’intégrale des besoins de la condition féminine, maintenir le ventre et la poitrine et éventuellement moduler le corps. Il commence après des siècles de domination d’être remis en cause, plus assimilé à la torture qu’une véritable nécessité.  Il existe même des cache-corsets, il fallait bien titiller encore un peu plus le regard des hommes.  Il y a bien sûr le bas qui couvre la jambe, c’est une obligation qui souffre peu d’exceptions, même aller prendre un bain à la mer jambes nues en soulevant le bas de sa robe frise l’indécence. Les robes sont tellement longues que le problème est résolu dans la plupart des cas. Depuis des siècles ce bas est tenu par une jarretière qui se résume parfois à une simple ruban que l’on serre autour du bas. La jarretelle existe, invention attribuée à Ferréol Dedieu en 1876, mais elle n’est de loin pas encore fixée systématiquement au corset. Ce n’est qu’à partir des années 30 que l’on peut considérer la jarretière comme anecdotique. La culotte et parfois une camisole figurent dans l’assortiment. On est très loin du string d’aujourd’hui quand on parle de culotte, pensez à l’expression culotte de grand mère, cela vous donne une juste idée de la chose. La liseuse est un sous-vêtement d’intérieur proche parent de la robe de chambre. Le jupon fait aussi partie des accessoires, c’est peut-être lui qui a le plus enflammé jadis l’esprit masculin. Le thème revient très souvent dans les vieilles chansons de folklore. Il a la saveur de la vision friponne permise accidentellement, mais pas tout à fait improbable. Montrer son jupon pouvait être considéré comme une invitation. Quand j’étais jeune, on disait encore couramment d’une dame dont on voyait un bout de jupon ou de combinaison dépasser de la jupe ou de la robe, qu’elle cherchait un mari ou un amant. Le soutien-gorge qui existe depuis l’antiquité, n’a pas encore sa forme définitive actuelle. Il s’agit souvent d’un bandage enroulé qui maintient les seins. On sait que des conceptions très proches de celles d’aujourd’hui existaient déjà au 14 ème siècle. Son apparition définitive en version moderne se situe juste après 1900.

Pour les hommes, c’est bien plus simple. Un caleçon à longues manches, une camisole ou un gilet de flanelle sont l’apanage de leurs dessous. Notons quand même les affriolants fixe-chaussettes qui connurent leur heure de gloire en concurrence avec la jarretelle féminine, mais c’est encore une création à venir.

18 012214-6

18 012214-5

 

Vers 1900, la femme n’est pas tellement différente de celle d’aujourd’hui dans l’art de s’habiller, elle veut être belle, coquette, et surtout le montrer. La grande différence, ce sont les moyens dont elle dispose en relation avec ce que la décence permet. On parle beaucoup de femmes portant un foulard actuellement, mais en 1900 dans la rue, on ne voit que le visage de la femme dans les beaux quartiers. Il est évident qu’à cette époque, avoir un visage disgracieux ne permettait pas tellement de se mettre en valeur en usant d’artifices. Tout au plus elle pouvait afficher une belle silhouette et des vêtements de luxe si elle en avait les moyens. Ceci concerne en premier lieu une certaine classe de la bourgeoisie, le femme qui fréquente les lieux plus populaires est un rien plus décontractée, elle ne s’affiche pas forcément avec un chapeau et un manteau, ses cheveux sont libres, ses bras en partie visibles s’il fait chaud. Chacune a son territoire, on ne se mélange pas volontiers.

La femme de la Belle Epoque qui s’habille se soumet à un cérémonial plutôt compliqué. On peut s’imaginer ce qu’il serait advenu à la femme réveillée en pleine nuit par l’incendie de sa maison et qui veut la quitter en toute dignité. Elle enfile chemise, corset, cache-corset, bas, jarretière, jarretelles, une sorte de pantalon qui en se raccourcissant deviendra la culotte, un jupon de dessous, un de dessus, remplacés plus tard par la combinaison. C’est le version intégrale, elle peut être simplifié par certaines dames, mais ne croyez pas que c’est la règle la plus courante.

18 012214-3

C’est un des paradoxes de la mentalité féminine d’alors, elle se soumet volontiers à son rituel d’habillement, mais d’un autre côté elle réclame son émancipation, chose que le mâle rechigne plutôt à lui accorder. On a vu de beaux exemples à la cour des rois de France de femmes qui savaient être égales, même supérieures à l’homme. Ceci dans bien des domaines la littérature, les arts, il n’y a guère que la chose militaire qui leur échappe et encore. A travers les premiers mouvements féministes, le femme décide de prendre son destin en main et le revendique. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais cela se fera et malgré le mépris masculin, elle y parviendront plutôt bien. Les prémices de cette révolution une fois entamés, ce n’est pas tellement le droit de vote qu’elles réclameront le plus fort, mais la mise au rencart du corset.

Dans le prochain chapitre, nous verrons les pour et les contre de cette révolution, les arguments, tout en soulevant les robes pour voir visuellement ce qu’il y dessous.

18 012214-4

Cette article paru en 1901 est tirée d’un roman. Une doctoresse, chose encore peu courante, présente une thèse où il est question du corset. C’est aussi là où j’ai fait mes recherches que je trouve mentionné le mot jarretelle pour la première fois. Selon la plupart des historiens, elle a été inventé par Ferréol Dedieu en 1876, mais n’a de loin pas encore conquis toutes les fabricants et les dames qui continuent à porter la jarretière. 

A la recherche du nylon perdu et de son fétiche

Fétichisme et nylon, ça vous tente?22 011514-7

Les gens d’un certain âge, ceux qui ont vécu au minimum leur enfance dans les années 50 ou 60 sont parfois hantés par de drôles de souvenirs. Le bas nylon peut faire partie de ces souvenirs. Je suis même à peu près sûr qu’il en fait partie. Sans trop avoir l’air d’y toucher, je me souviens de commentaires à peine téléphonés de mes camarades d’enfance. Bien qu’ils aient eu un regard innocent, on sentait qu’ils avaient remarqué cette chose, si simple et banale pour l’époque, les filles, les dames portaient des bas. On dit souvent qu’il suffit d’interdire quelque chose pour que tout le monde soit intéressé et curieux d’y goûter. C’est assurément très vrai quand cette chose prend le goût d’une aventure un peu personnelle, quelque chose qui n’est pas faisable par tout le monde selon les circonstances.  Rouler en excès de vitesse est une chose très banale, tout le monde peut le faire, le goût de l’interdit a peu de saveur, excepté peut-être un très gros excès de vitesse. Par contre, regarder discrètement sous la jupe d’une fille en 1963. là c’était un interdit savoureux.

22 011514-6a

Le fétichisme peut prendre bien des visages, c’est un goût avant tout personnel, l’aboutissement de la concrétisation d’un plaisir purement sensuel. Il y a encore 50 ans, certains psychologues qui roulaient encore en chars à boeufs quand d’autres allaient déjà sur la Lune en fusées, classifiaient les fétichistes comme des impuissants. Pour eux, il était exclu qu’on arrive à l’extase sans la présence de ce fétiche, ne serait-ce qu’en pensée. Si dans certains cas c’est sans doute vrai, pour moi le fétiche n’est qu’un détonateur qui donne l’envie d’aller plus loin quand on sait que c’est possible. Je précise bien quand c’est possible. Voir une femme porter des bas nylons ne me donne pas forcément l’envie de coucher avec elle. Je vais regarder cela en connaisseur et en éprouver un certain plaisir, je dirais artistique. Par contre, si j’ai rendez-vous avec une amoureuse et qu’elle porte des bas pour me faire plaisir ou pour le sien propre, la donne sera complètement changée. La mèche est allumée, en attendant que ça pète, il faudra un sacré coup de vent pour l’éteindre.

22 011514-5a

Ma première relation sexuelle pour de vrai, j’avais 15 ans, ne fut absolument pas axée sur le bas nylon, elle n’en portait d’ailleurs pas. Même pendant toute la durée de cette entrée dans le monde des grands, je n’ai pas un seul instant pensé à un bas nylon. J’en garde un souvenir plaisant et diffus, surtout les aiguilles de sapin qui nous piquaient les fesses, mais ça c’est une autre histoire. Pendant plus de la quinzaine d’années qui suivirent, il ne fut jamais question de bas entre moi et mes copines, bien que dans un cas une en portait, mais nous ne sommes pas allés au-delà de quelques roulements de pelle. Je suis un fétichiste, je l’avoue sans aucune peine, mais pas de l’espèce décrite par ces psychologues de pacotille imprégnés de morale religieuse. Si j’en suis un , j’ai mis bien longtemps avant de considérer la chose sous un angle « scientifique ».

22 011514-4a

Je suis persuadé qu’on ne devient pas un fétichiste du bas nylon aujourd’hui comme en 1960. A cette époque, le bas habillait toutes les jambes. On savait qu’il y avait une partie visible accessible à tous et une autre invisible, réservée à l’intimité ou au coup de hasard qui nous en révélait la vision. C’est là l’interdit dont je parlais plus haut. Voir une lisière, une jarretelle, avait ce goût et on pouvait avoir l’impression d’avoir transgressé cet interdit, même si le spectacle nous était révélé par un banal incident. Il y avait une frontière mentale qui nous donnait ce goût pour le fétichisme.

22 011514-8a

Une femme qui porte des bas aujourd’hui est un choix personnel, pas une obligation, du moins j’ose l’espérer. De cette chose normale il y a 50 ans, il ne reste pas grand chose sinon des beaux souvenirs dans la mémoire de certains. Le bas, lui, est resté en continuant son voyage à travers les regrets plus ou moins avoués de ceux qui l’ont apprécié au moment de sa présence presque banale. De ce fait, la donne a complètement changé, la relation entre l’homme et la femme qui porte des bas se joue dans un registre complètement différent.

22 011514-3a

Entre ancien et nouveau fétichiste, la frontière se situe au niveau de l’âge. Les hommes nés avant 1960, avec une proportion de plus en plus forte quand on remonte dans le temps, font partie de l’ancienne école. Il n’y a pas savant calcul là-dedans, il suit le déclin du bas nylon en rapport avec l’âge que pouvait avoir un enfant qui commence à comprendre certaines choses. Après cette date, le bonhomme aura de fortes chances de découvrir et de s’adonner à un fétichisme du bas nylon par une découverte autre que celle de quelqu’un de son entourage qui porte des bas. Le cinéma, les revues de plus en plus nombreuses au fil du temps, les clips vidéos sont autant d’hameçons sur lesquels il a pu mordre. Evidemment, il ne va pas forcément devenir un de ces fétichistes là, mais il faut bien admettre que le bas nylon fait partie des très fortes demandes masculines, peu importe les raisons. Quoiqu’il en soit, l’approche va être différente. Les anciens seront plus portés vers une certaine tradition qui reproduira les souvenirs anciens avec une silhouette de la femme qui correspond. Il verra plus facilement la femme du début des années 60 ou avant comme modèle. Il préférera les bas à coutures, les talons, à tout le reste. Les plus jeunes ont moins de repères, on pourrait dire qu’ils se sont formés sur le tas, prenant le bas comme il vient. Ils n’ont pas suivi toute l’évolution, l’âge d’or, la presque disparition, le retour d’abord timide, puis un certain renouveau. Pour lui, un porte-jarretelles et des bas de grande surface suffisent dans la plupart des cas à alimenter son fétichisme. Les vétérans du bas nylon comprendront mieux ce que je veux dire.

22 011514-2a

Pour les femmes c’est un peu différent en admettant qu’elles ne portent pas des bas par fétichisme. L’essentiel du parcours est le même à la différence qu’elles sont les actrices. Une dame de 60 ans qui porte des bas ne le fait pas de la même manière qu’une de 20 ans. Pour la première, cela peut sembler une continuation ou une répétition. Elle a dans un coin de sa mémoire les gestes, les petites astuces, qui font que la main est sûre quand elle enfile ses bas. Pour la seconde, c’est une découverte et un apprentissage. Des questions évidentes pour les unes, comme la culotte en dessus ou dessous du porte-jarretelles, ne le sont pas pour les autres.

22 011514-1a

Le fétichisme est une chose qui se promène dans l’air du temps, il fait appel au présent ou au passé. Il attend l’avenir pour faire sa mutation- Peut-être dans 100 ans, le fétichisme du bas nylon aura complètement ou presque disparu. Qui sait par quoi il sera remplacé? Un accessoire porté par les extraterrestres venues nous rendre visite dans leur soucoupe volante?

Il bien évident que cet article reflète ma vision du fétichisme, elle ne saurait être celle de tout le monde. Toutefois, c’est un tendance qui est ressortie sur les nombreuses discussion que j’ai eues sur le sujet

 

 

Ouvert le dimanche

Une rubrique humeur, musique, souvenirs et nylon, le dimanche je crois que l’on doit pouvoir un peu se passer le temps agréablement. Les bronzettes sur la plage c’est fini, alors…

Humeur

J’utilise des ordinateurs depuis bientôt 30 ans, je fais presque figure de vétéran. Dans ma jeunesse, on parlait déjà d’ordinateurs mais on ne les voyait jamais, c’était presque un truc de science fiction. Pour faire ce que l’on fait aujourd’hui avec une bécane domestique pas plus grosse qu’une petite valise, il aurait fallu un truc aussi gros que le Louvre, il y a 50 ans. C’est beau le progrès! Il y a toujours eu une guerre entre quelques uns mes copains et moi, je n’ai jamais été foutu de succomber au pseudo charme de Apple. Je déteste me faire arnaquer au niveau des prix et autres prisons informatiques, car Apple en est une, un système très replié sur lui-même et qui prétend nous faire passer à la caisse pour le moindre petit truc. Apple le meilleur? Eh bien non, je me suis payé la dernière tablette Android de Samsung TAB 5 avec technique Amoled. C’est à pleurer tellement c’est beau, les photos de fruits sont tellement belles qu’on dirait des faux. Les écrans de l’IPad ont un petit air de sépia.

Et les navigateurs? Il y en a un que je n’ai jamais employé c’est Explorer, le plus usité fut Firefoy depuis les débuts. Un peu abandonné maintenant, trop usine à gaz.  Mais chut, confidence, maintenant j’utilise Maxthon, de loin le plus rapide. Il a certains côtés un peu chiants, mais on s’y fait. C’est à découvrir.

23- 011214-1

 

Il font presque la une de la presse

Ce filet raconte la nouvelle qui ne s’invente pas. Un monsieur surpris en train d’exposer ses charmes  en porte-jarretelles. Drôle d’idée, je me demande ce que les champignons ont pensé en l’apercevant. Dommage que je ne me promenais pas dans le coin, je lui aurais demandé une interview. Ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’on a retrouvé un chapelet dans ses affaires, drôle d’idée. Arrêté, il a été place en garde à vue, pour un exhibitionniste c’est sans doute une consécration!

 

26 01014-2

 

Nostalgie

J’adore les puces, on y fait parfois de belles trouvailles. Souvent en achetant un objet, on peut philosopher sur le pourquoi de la séparation entre son propriétaire et l’objet lui-même, son histoire, car il en a toujours une. Lassitude, oubliettes, même la mort peut entrer en ligne de compte. Voici justement un truc que j’ai trouvé récemment. Un disque de Marjorie Noël, chanteuse de la période yéyé, star éphémère dans le paysage audiovisuel français, elle fut une bien plus grande vedette au Japon où on la chante encore. Ici on se souvient surtout d’elle pour avoir représenté Monaco à l’Eurovision en 1965, l’année où France Gall l’emporta avec sa poupée griffée Gainsbourg ou encore la voix féminine dans « Jolie Frimousse » de Frank Alamo. Comme bien de ses consoeurs, victime des côtés véreux du showbiz, elle abandonna complètement et se maria en 1968. Elle décéda en 2000 d’un accident cérébral. Ce disque trouvé, en plus de ça en superbe état, appelle une petite réflexion sur la subtilité de la vie de vedette. Il comporte une grande dédicace pour un certain Robert qui semble lui avoir fait un beau cadeau, dédicace en retour sur investissement en quelque sorte. Une bien belle écriture qu’elle avait cette Marjorie, une écriture généreuse. Elle se termine par la mention « à bientôt », se sont-ils revus? Hasard ou pas, son mari s’appelait justement Robert. Le début d’une histoire d’amour? Un disque atterri par hasard là ou je l’ai trouvé, à des centaines de kilomètres où ils ont vécu? Vous voyez, les puces, on y achète plus qu’un simple objet.

26 01014-1

 

23- 011214-1

 

 

Mon capitaine

L’armée j’en ai fait par obligation, jamais par conviction. Je n’ai pas changé mon opinion d’un iota sur la chose, maintenant je sais de quoi je parle. Et pourtant l’autre jour, en lisant un avis mortuaire, j’ai appris avec regret le décès d’un homme que j’ai bien connu pour avoir passé environ 80 jours de vie militaire  en sa compagnie. Il était capitaine, moi un peu plus qu’un simple soldat, un première classe, distinction que je lui dois en partie. J’ai été bombardé dans un état major avec la charge, le devoir on dit à l’armée, de servir d’ordonnance et d’homme de peine à l’officier de renseignement, le capitaine en question. Formé en tant que spécialiste transmissions à mes débuts, je devais me débrouiller pour que les lignes téléphoniques notamment, fonctionnent à satisfaction. Ces lignes, elles n’existaient pas, je devais les construire afin que toutes les unités soient reliées entre elles. Pour cela, j’avais des sections de téléphone public à disposition, mon travail consistait surtout à faire la jonction entre le civil et les terminaux militaires, une centrale téléphonique et divers appareils disséminés dans la nature. Tout cela c’était la responsabilité de l’OR, abréviation militaire qui désignait l’officier de renseignement. Il me lâchait dans la nature avec une poignée de soldats en m’accordant sa bénédiction pour faire comme je l’entendais. A ma première rencontre avec lui, je l’avais soupesé comme un homme plutôt exigeant, dur mais juste, tout en étant courtois et très poli. Il se méfiait sans doute de moi. Heureusement pour moi, ses doutes se sont assez vite dissipés, car « mes » lignes de téléphone furent les seules à fonctionner du premier coup au niveau du régiment, ce qui je crois savoir lui a valu quelques bons points de la part de son supérieur. Je pouvais le mener en bateau, il n’y connaissait rien en transmissions, son seul repaire c’était: ça fonctionne ou pas.

Après nos premiers pas, la glace s’est vitre brisée, nous avons eu des contacts d’homme à homme. Il m’a enseigné les ficelles du renseignement et l’art de tenir un bureau de renseignement militaire. Il avait le don d’enseigner, toujours le petit détail qui rend la chose attractive. Il a vite compris que cela m’intéressait et que je trouvais ce travail plus gratifiant que d’aller faire le guignol derrière un fusil. Il est vrai que le renseignement c’est plutôt marrant, on s’amuse avec des cartes topographiques, on reproduit les situations stratégiques, on collecte toutes sortes de données, y compris la météo et la situation internationale, les conflits, les guerres, les tensions sociales. Un de mes travaux le matin consistait à lire la presse, en général au bistrot devant un café, pour en tirer tout ce qui aurait pu avoir des conséquences, influencer le cours des événements si nous avions été réellement en guerre. Parfois, il me laissait seul et allait dans le terrain semer des informations qu’il inventait de toutes pièces pour voir si elles remontaient jusqu’à moi. De retour, je le vois encore rigoler quand il découvrait que tel ou tel truc avait fait son chemin et avait fini sur les fiches que nous collections.

Les heures étaient souvent longues, alors on discutait de choses et d’autres. C’est ainsi que j’ai appris à le connaître bien mieux. Il avait étudié les sciences naturelles, se passionnait pour la musique classique en fin connaisseur, adorait la montagne. Il était marié et avait des enfants. Quand nous étions seuls, il abandonnait toute les formes militaires qui peuvent s’interposer entre un officier et un soldat. Pas question de salut militaire, on se serrait la main tout simplement, chaleureusement. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai reçu une petite promotion dans ma carrière militaire, je suis sûr qu’il était là-derrière. Elle me procurait quelques avantages substantiels, un peu de liberté, un peu de confort. Liberté qu’il m’accordait assez souvent en me laissant le champ libre quelques heures pour aller me rincer la dalle ou roupiller un coup. Je devais juste lui dire où il pourrait me trouver en cas de besoin, mais il n’est jamais venu me chercher.

C’est drôle, moi qui étais si peu militariste et il connaissait mes opinions, j’en suis venu a apprécier la compagnie d’un officier qui avait la gueule d’un acteur de cinéma, un parler très élégant, autant que lui dans son uniforme. Je crois que je lui ai inculqué un principe auquel il n’avait jamais pensé, qu’il peut y avoir des gens présentables qui ne font pas carrière militaire.  Il devait s’en douter, il était bien assez cultivé pour cela, mais il attendait une confirmation. Et je dirais la même chose pour moi, tous les militaires ne sont pas des cons avec un casque à boulons sur la tête.

Mais oui mon cher capitaine, je suis heureux d’avoir parcouru un peu de chemin avec vous, vous êtes un des rares souvenirs heureux de ma vie militaire. Votre rire, votre sourire, votre bonne humeur, sont toujours présents. Le seul regret que je peux formuler, c’est que nous ne nous sommes jamais revus. Et puis c’est bizarre, vous voir dans les avis mortuaires d’un journal que je ne lis jamais, pourquoi l’avoir consulté ce jour-là? Mystère!

23- 011214-4

 

De nouvelles vieilles nouvelles au goût de nylon

23- 011214-5

Dans un page de journal datant de 1957, on trouve ces deux sujets ayant le nylon en fond de toile

Quelques mots sur la dernière invention d’un couturier célèbre

Lancé par C. Dior pour le soir, l’ensemble « gorge – porte – jarretelles » en dentelle de nylon tissé d’or, lavable, inoxydable, doublé de taffetas de nylon. Le système de fixation du soutien-gorge par bretelles élastiques ultra longues boutonnées sur le porte-jarretelles, remonte très haut la poitrine tout en laissant le dos complètement dégagé. Ç? Pour le soir des ceintures en fil d’or que l’on peut faire soi-même au crochet, en demi-brides bordées par des mailles serrées et doublées de gros grain. V Un nouveau lainage tissé de poils… de vison. Q La tendance double jupe : La mode à double jupe est une des nouveautés marquantes de la saison. Adaptée aussi bien à l’ensemble sport, qu’à la ville, on rencontre cette même tendance chez Dior, dans une robe du soir, à la cheville volants de dentelle blanche, associée à une jupe amovible en satin noir.

S’il y a quelques unes d’entre vous qui portent des gaines, voici le conseils d’époque sur le lavage et l’entretien.

  La gaine a vaincu le corset. Elle fait partie du trousseau de toute femme. Pour qu’elle reste longtemps en bon état, il est nécessaire de l’entretenir soigneusement. Portée presque toujours directement sur la peau, elle a besoin d’être fréquemment lavée, opération assez délicate d’où dépendent sa souplesse et son bon aspect. Voici comment il faut procéder. I.e lavage. — D’abord passez la gaine dans de l’eau tiède savonneuse (savon en paillettes). Ensuite, plongez-la sans crainte dans de l’eau bouillante additionnée de quelques cristaux de soude et d’une noix de savon noir. Laissez tremper quelques instants, puis sortez la gaine. Laissez-la refroidir et brossez-la avec une brosse dure. L’essorage. — Après cette première opération, rincez la gaine à l’eau froide (jusqu’à ce que l’eau soit parfaitement claire, il faut plusieurs rinçages). Ne la tordez pas. Pour l’essorer, roulez-la dans un linge (serviette éponge de préférence) et pressez pour que le tissu aborbe et pompe le plus possible d’eau. Le séchage. — Le lavage et l’essorage ayant été soigneusement faits, songez au séchage. Le mieux est, si vous disposez d’un séchoir à branches, d’enfiler la gaine sur deux ou trois de ses branches. L’air circulant bien, intérieurement et extérieurement, le séchage se fera de cette façon rapidement.

I.e repassage. — Si la gaine est toute en tissu de caoutchouc, il ne faut pas la repasser. Elle reprendra d’elle-même sa forme. Au cas contraire, il faut repasser après avoir légèrement humecté les parties faites de tissu non caoutchouté. Une gaine ainsi traitée gardera l’aspect d’une gaine neuve très longtemps.

23- 011214-6