Léo coeur de nylon (59)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit. Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Il affirme qu’il croit savoir où se cache un personnage clé que la police recherche. Ses informations lancent une piste en Espagne. Ils attendent des informations, tout en écoutant Léo partir dans une nouvelle histoire, arrivée lors d’une tournée. Une histoire, où pour une fois, il a des doutes. Il remplace sa conquête par une autre et la suite de sa tournée en est complètement chamboulée. On lui parle d’une surprise pour le soir après le spectacle qui amène de nouvelles questions. Après les avoir résumées on revient aux souvenirs racontés par Léo, il entame ses souvenirs d’enfance où une certaine madame Lecoultre joue un grand rôle.

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.27 010714-4

Léo alluma encore une cigarette, la précédente venait à peine d’être écrasée dans le cendrier. Souvent il pensait qu’il fumait trop, sa femme le lui reprochait parfois. Mais c’était ainsi, cette sacrée clope lui hantait l’esprit. Il aurait plus facilement renoncé à l’apéritif. Il buvait certes pas mal,  mais cela faisait un peu partie de son métier. Un avocat doit parler, un bistrotier doit boire, c’était son excuse mais aussi sa manière de ne pas vexer sa clientèle quand il était inclus dans la tournée suivante. Tout en boutant le feu à son mégot, il repensa un instant à la question de Marly.  Elle lui causa une certaine gêne, mais il voulait donner une réponse la plus claire possible, sans aucun parti pris.

– Quand cela a commencé à bien marcher pour moi, je tournais pas mal à travers la France. Je devais être ce que l’on peut appeler une vedette, un personnage pas toujours très accessible pour le simple passant. En réalité, je n’étais pas vraiment comme cela, on me l’imposait plus que je l’aurais voulu. Bon, quand j’emmenais une de mes conquêtes d’après concert il fallait me foutre la paix, mais je crois n’avoir jamais refusé un autographe. Un soir, je donnais un concert à Trouville, il me semble que c’était dans une annexe du casino. Pendant la séance de dédicaces, une jolie femme est venue me demander un autographe en me donnant son prénom, elle s’appelait Sandra. Pendant que je signais, elle me demanda si le nom de Lecoultre me rappelait quelque chose.

-Je crois pouvoir dire que oui, ironisa Marly.

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– Evidemment, mais je voulais quand même savoir si c’était bien ceux que j’avais connus. Après quelques précisions, j’ai vu qu’il s’agissait bien des mêmes.  La miss me demanda si j’avais un moment à consacrer au monsieur que j’avais connu, apparemment seul comme je l’ai compris. Comme je n’avais pas encore vraiment fait de touche ce soir-là, j’ai accepté en lui disant qu’il pouvait venir me trouver à mon hôtel un peu plus tard. J’étais curieux d’avoir de ses nouvelles et j’ai compris que ma demandeuse d’orthographe serait avec lui, sans doute son amoureux.

-Je me mets à ta place, j’aurais été tout autant curieux.

– Pour une fois je suis rentré à mon hôtel seul, je voulais lui consacrer un moment en tête à tête, d’autant plus qu’il avait été sympa avec moi. Pendant que je les attendais, je me suis remémoré tout cette histoire que j’avais un peu oubliée.

– Finalement ils sont arrivés, il est venu vers moi, un brin d’émotion dans la voix il m’a remercié d’avoir accepté cette rencontre. Il y avait bien vingt ans que je ne l’avais pas vu, il n’avait pas trop changé, un peu grisonnant et c’est tout. Il m’a présente la dame qui avait sollicité la rencontre comme étant son amie, ce qui pouvait laisser supposer que sa femme n’était plus avec lui. J’ai supposé que s’il voulait me rencontrer c’est justement pour me parler d’elle.

– Je pense que tu étais aussi curieux d’en savoir plus, affirma Seiler.

– En effet, mais je fus étonné d’apprendre comment cela avait fini. Contrairement à ce que j’avais pu supposer, il avait continué à vivre avec elle après ma fameuse histoire. Le 16 juillet 1942, cela ne vous rappelle rien ?

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– La rafle du Vel’ d’Hiv ? suggéra Marly.

– Je vois que tu connais bien ton histoire. Ce jour-là, la police est venue arrêter la femme à Lecoultre qui était juive. Lui n’était pas là, il effectuait un remplacement dans un collège privé près de Lille. Il était toujours dans l’enseignement, mais il avait été mis à l’écart et survivait comme il pouvait. Grâce à un copain, il avait trouvé cette place loin de chez lui.

– Il était juif ?

– Non pas du tout. D’après ce que j’ai pu comprendre, ils se foutaient complètement des idées religieuses. Il n’en reste pas moins que pour l’état civil, elle était de descendance juive par ses parents. Pour cette bande de cons, cela suffisait amplement !

– Elle a été déportée ?

– D’après ce qu’il a pu savoir sur le moment, oui. Ce sont des voisins qui l’ont prévenu de ce qui était arrivé. Il est certain qu’il n’a jamais revu sa femme. Il a bien essayé d’en savoir plus, mais personne ne savait rien comme d’habitude et puis on ne pouvait pas porter plainte.

-Donc il ne l’a jamais revue ?

A suivre

 

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Lauren, une toile en nylon bien tissée

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Les poètes, mettent les grains de poussière en des écrins pour en faire des diamants. Beaudelaire, Verlaine, Rimbaud, peut-on imaginer ce qu’ils auraient écrit si d’aventure ils avaient rencontré une dame en bas nylon au tournant d’une rue. Même s’il m’arrive de boire de l’absinthe, je n’ai pas la verve de Verlaine. Même s’il m’arrive de regarder un feu follet, je n’ai pas le regard halluciné de Beaudelaire. De Rimbaud j’aime assez dormir dans son val d’alexandrins. Je ne sais pas s’il y une saison pour les poètes, j’aimerais le croire. Alors moi qui suis si peu poète, je devrais laisser ma plume à d’autres en cet automne où la nature s’apprête à battre le rappel qui annonce que le nylon est de retour?

Eh bien non, ma verve se mettra une fois de plus au service du nylon. Ce nylon que j’admire sur toutes les coutures de ses bas, ce nylon qui file doux sur la peau des dames et sous la peau de messieurs, une fois de plus j’aime à le mettre en mots.

Sur les  autoroutes de la Toile,cette ruche qui bourdonne de mille abeilles en quête de plaisir ou de connaissance, j’y ai croisé Lauren, une femme en quête de partage de ses passions. Son art est celui du charme qui tient à un fil de nylon. Ce charme pourrait paraître un atout suffisant pour titiller l’oeil du visiteur, mais dans son esprit cela ne l’est point. Elle adore tremper sa belle plume dans une encre légère et nous servir de doux babillages tout aussi charmants que ses jambes. Cela ne pouvait me laisser insensible, plutôt que de me contenter d’un simple lien tout aussi utile qu’anonyme, j’ai choisi d’aller à sa rencontre pour mêler ses mots avec les miens. Par ces mots, vous l’aurez compris, je vous encourage vivement à découvrir ce blog pas tout à fait comme les autres. Un femme cultivée en bas nylon, plaisir des dieux et des yeux…

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Une femme qui porte des bas, c’est tout un univers. Chacune à sa manière aborde le sujet et le met en scène. Je n’insisterai jamais assez, porter des bas contrairement au collant, ouvre une variété infinie de contrastes. Imaginez la nature, avec deux yeux, deux oreilles, un nez, une bouche, combien elle peut créer de visages différents. Lauren a accepté de répondre à ce petit questionnaire, avec une rapidité déconcertante, qui nous éclaire sur sa personnalité de femme adepte du bas. Je l’en remercie vivement.

Dans ses réponses, elle souligne quelques points auxquels je souscris pleinement. Je les ai commentés.

1) Dans quelle tranche d’âge vous situez-vous?

Oops, j’ai maintenant plus de 40 ans… malheureusement. Donc disons dans la tranche 35/45… 

2) Etes-vous mariée ou vivez-vous en couple?

Je suis mariée ! Et heureuse depuis de nombreuses années ;o)

3) Quel effet cela vous fait-il de répondre à un questionnaire axé uniquement sur le bas nylon?

Le bas nylon fait partie de mon quotidien, donc cela me semble plutôt naturel d’en parler.

4) Avez-vous commencé par porter des collants, pendant combien de temps?

 Non, j’ai plutôt commencé par les « dim-up », il y a plus d’une vingtaine d’années (décidément, vous avez décidé de ne pas me rajeunir ;o)

Commentaire: si cela peut vous consoler, je pense sincèrement que c’est dans votre tranche d’âge que les femmes portent les bas le plus divinement

5) Quand vous étiez adolescente quelqu’un de votre entourage portait-il des bas?

 Non, je n’en ai pas souvenir.

6) Si oui, comment considériez-vous les bas à ce moment-là?

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7) Quand vous avez porté des bas pour la première fois, quelqu’un vous a-t-il influencé?

 Influencée, je ne sais pas… mais disons que j’en ai porté par curiosité, et surtout, pour voir si ça allait plaire à mon chéri.

8) Qu’est-ce qui vous a décidé de franchir le pas?

Comme je te le disais, faire plaisir à mon chéri et le séduire ! 

9) Portez-vous exclusivement des bas maintenant?

 Je porte des bas nylon quotidiennement, presque exclusivement, mais il m’arrive de temps en temps de mettre une paire de dim-up ou un collant, selon les circonstances. Mais c’est bas nylon 90% du temps.

10) Si non, à quelle fréquence?

11) Considérez-vous que le bas a un fort potentiel érotique?

Oui, je pense ! Ca reste un essentiel de la féminité et de la séduction. 

12) Quel style bas affectionnez-vous le plus, genre, matière, teinte?

 Ma préférence va aux bas 100% nylon, dit RHT (reinforced heel & toe). C’est pour moi le classique incontournable. Pour les teintes, beige/chair pour la discrétion, gris ou noir.

13) Un genre que vous n’aimez pas éventuellement?

 Tout ce qui peut être vulgaire ou « cheap » !

14) Combien de paires en possédez-vous? Comment les achetez-vous?

 Je ne collectionne pas les paires. J’en ai bien sûr toujours un petit stock d’avance, mais comme j’en porte au quotidien, c’est pour moi plutôt un produit de consommation. Donc, j’en use, j’en file, j’en jette, j’en rachète. Je les achète en ligne principalement, en général en Angleterre.

15) Quand vous portez des bas, avec quel sous-vêtement les portez-vous le plus souvent?

 Ensemble 3 pièce avec porte-jarretelles 6 attaches ! De temps en temps, des guêpières (6 attaches obligatoires également).

16) Que possédez-vous comme pièces de lingerie en rapport avec le fait de porter des bas?

Comme je viens de le dire, pas mal de « vrais » porte-jarretelles 6 attaches, noirs, blancs, rouges, roses, de quoi assortir avec ensembles culotte/soutien-gorge. Et sinon, serre-tailles, guêpières, etc.

17) Considérez-vous le fait d’accorder votre lingerie en style et couleurs comme indispensable?

 Oui, indispensable pour moi ! Mais pas forcément l’ensemble coordonné (car on trouve très rarement des ensembles avec de vrais porte-jarretelles), mais au moins, le PJ de la même couleur et de la même matière que le reste.

18) Quatre ou six jarretelles ou plus?

 Six !!! Comme dit précédemment ;o)

19) A quelle fréquence faites-vous des achats lingerie?

Assez régulièrement, sans doute tous les mois au minimum.

20) Avez-vous des copines, des amies, qui sont égalent adeptes du bas?

 Des dim-ups, sans doute… mais des vrais bas, non, pas à ma connaissance. Ou alors des « amies » du web, bien sûr.

21) Que l’on devine que vous portiez des bas, bosses sur une jupe, lisière visible, cela vous gêne-t-il?

 J’aime rester discrète et n’en fait pas un signe ostentatoire… mais non, cela ne me gêne pas. Déjà, ça s’adresse plutôt aux connaisseurs qui sauront le remarquer.

Commentaire: à condition de rester dans les limites de la courtoisie, c’est un jeu plaisant avec une inconnue. Parfois il m’est arrivé d’attraper dans un regard le fait qu’elle savait que je savais

22) Parfois, selon les circonstances, vous êtes-vous amusée à faire savoir que vous portiez des bas?

 Oui, par jeu, cela m’est peut-être déjà arrivé ;o)

23) Hésiteriez-vous à réajuster une jarretelle devant une connaissance?

 Non, je ne le fais pas. Ce geste est réservé à mon jardin secret et aux lecteurs & lectrices de mon blog ;o) Et bien sûr, à mon mari !!! ;o)

24) Si un homme vous complimente parce que vous portez des bas, comment réagissez-vous?

 Je serais peut-être un petit peu gênée, mais pas plus que ça. Je prendrais le compliment comme il vient.

Commentaire: cela m’est admiré, il faut tout de suite faire passer le message que c’est un compliment teinté d’admiration. Balourds s’abstenir!

25) Avez-vous une anecdote à nous raconter d’une situation gênante en portant des bas?

 Je n’ai pas de souvenir particulier là-dessus. Comme je le disais, cela fait partie de mon quotidien, donc je m’en accommode et c’est rare que cela puisse être gênant, à partir du moment où je choisis les bon bas, des porte-jarretelles qui tiennent très bien, et la bonne longueur de jupes !

Commentaire. Lauren nous prouve que porter des bas n’est pas si compliqué que cela, contrairement à celles qui invoquent mille excuses pour ne pas le faire

26) Une situation marrante?

Marrante je ne sais pas, mais comme je suis dans le graphisme et mon mari dans la conception web, il m’est arrivé que des lecteurs assidus de notre blog nous contactent pour du travail parce qu’ils avaient eux-mêmes besoin d’un logo ou d’un site par exemple, et qu’ils aiment notre travail. Donc, c’est assez amusant de se retrouver en réunion professionnelle avec des clients, leurs collaborateurs, quand on pense qu’ils m’ont vue en porte-jarretelles et bas nylon sur mon blog ;o)
D’ailleurs, je porte bien sûr, dans ces cas-là, des bas nylon et des talons hauts pour aller en réunion, car hors de question que je brise le « mythe » et que je déçoive ;o)

27) Quel conseil donneriez-vous à une femme qui ne veut absolument pas porter de bas?

Aucun ! Je pense qu’il ne faut pas se forcer, c’est un choix par goût, cela doit être un plaisir. Et puis, si toutes les femmes portaient des bas nylon aujourd’hui, cela n’aurait plus le même intérêt je pense, on perdrait ce côté « culte ». Ce qui est rare est précieux ;o) 

Commentaire: entièrement d’accord avec le fait que si toutes portaient des bas cela n’aurait pas le même intérêt. Personnellement ma passion pour le bas s’est amplifié quand il a commencé à disparaître

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Poussez la porte

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