Léo coeur de nylon (63)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son status de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit. Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Après bien des rebondissements, ils semble que les choses se précisent.

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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En effet, Seiler entrait dans le bistrot. Il salua la clientèle, commanda un café et se dirigea vers la table ou l’équipe tenait conseil. Il s’assit après avoir serré la main de chacun.

– Tu es au courant, commença Léo, nous allons avoir probablement besoin de toi.

– Oui je sais, il semblerait que les choses s’accélèrent. Quel est le programme?

– Je crois que l’inspecteur Laverne va préciser tout cela.

Ce dernier jeta un coup d’œil autour de la table cherchant l’approbation de tous. Comme personne ne semblait vouloir intervenir, il se lança :

– Monsieur Seiler, je crois que vous êtes la personne qui peut le mieux nous aider. C’est votre témoignage qui a relancé la piste de Singer en Espagne. De plus, c’est aussi vous qui l’avez vu le plus récemment parmi les personnes ici présentes. Nous n’avons pas de photo de lui récente. Physiquement il peut aussi avoir changé, le seul qui l’a bien connu, Léo, n’est guère j’imagine, tenté d’aller à sa rencontre et peut avoir du mal à l’identifier après toutes ces années.

Seiler inclina la tête en signe d’approbation. Léo fit aussi sa petite gymnastique mentale. Pour lui, l’inspecteur exagérait certainement son incapacité à reconnaître Singer, mais il imagina qu’il avait déjà élaboré son petit plan et qu’il voulait lui éviter une confrontation avec lui. On ne sait jamais, Singer pourrait le reconnaître et se méfier, au pire être très étonné de le voir surgir tout d’un coup au coin d’un bois, du moins s’il le reconnaissait, ça il ne pouvait savoir si c’était possible ou pas.

– Que dois-je faire ? demanda Seiler.

– Aller sur place et nous le désigner discrètement !

– C’est possible, mais c’est pas la porte à côté !

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– Je sais bien, mais je vais vous préciser ce dont nous avons discuté avec mes collègues et surtout mon chef. Un meurtre a été commis, nous n’avons jamais mis la main sur le ou la coupable. Légalement, il n’y a pas prescription, l’affaire est toujours en cours en quelque sorte, bien qu’en sommeil depuis longtemps. Nous avons une chance de l’éclaircir. Tout nous dit que Singer sait quelques chose, encore faut-il que ce soit la bonne personne que vous avez identifiée. Le meurtre est une chose, mais il n’y a pas que cela, il y a peut-être un tas de choses qui sont liées avec ce meurtre. Le milieu c’est souvent très complexe, on peut remonter d’autres pistes, trouver d’autres choses. C’est pas sûr, mais c’est possible.

Seiler hocha la tête, il croyait bien volontiers les dires de Laverne. Le milieu, il connaissait trop bien. Bien plus qu’il pouvait le penser. Il aurait pu lui donner des leçons sur le sujet, il en savait des choses. Mais c’était son secret, un pacte de tranquillité, une assurance vie. Il avait signé moralement un pacte sur l’honneur avec des gens qui n’en avaient pas tellement. Encore une de ces bizarreries du milieu, il savait que ce code d’honneur existait bel et bien. Rien d’écrit, rien de signé, juste des paroles qui valaient leur pesant de mort. La condamnation au silence, l’évasion punie de six balles dans la peau. Pas de poteau d’exécution. Un trottoir, un coin de rue, le peloton d’exécution te guette partout, tu n’as pas le temps de faire tes prières.

Ce coup qu’on lui proposait ne l’engageait à rien. C’est à peine si l’on s’apercevrait de sa présence là-bas. S’il avait dû s’y rendre pour désigner un assassin, il aurait certainement hésité. Il savait, d’après les certitudes de Léo, que ce n’était pas le cas. Il était juste un personnage clé, il savait des choses. Probablement beaucoup de choses. Et puis le visage de sa demi-sœur lui trottait dans l’esprit, c’était pour elle qu’il avait déclenché tout ce tintamarre, il n’ignorait pas qu’elle était morte autrement que par vieillesse. Il voulait savoir pourquoi à défaut d’avoir pu l’empêcher. Juste pour elle, il avait envie de jouer les justiciers, c’est bien la première fois de sa vie qu’il s’en sentait capable, il en était même un peu fier, sinon impatient.

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La voix de Laverne le tira de ses pensées :

– Il vous faudrait être à Pau dans la matinée de vendredi. Rassurez-vous, nous allons vous offrir le voyage en train et les frais d’hôtel. Il va sans dire que vous pourrez passer la nuit précédente à Pau, même la nuit d’après. Je crois que mes collègues sur place ont mis au point un scénario qui vous fera passer pour un simple figurant, vous n’aurez pas à parler, ni à avoir l’air de les connaître. Il vous faudra par un signe, affirmer que c’est bien celui que l’on recherche. Après c’est leur affaire. Bien sûr, tout cela si vous acceptez de collaborer avec nous. J’ai bien insisté sur ce point auprès de mon chef, votre collaboration se fait sur la base du strict volontariat. La justice aurait bien les moyens de vous obliger à le faire en tant que témoin capital. Mais c’est aussi grâce à vous que la piste est relancée, donc agissons avec courtoisie. Mon chef est entièrement d’accord, je sais que je peux compter sur vous, vous tenez à venger votre sœur, je crois que le mot n’est pas trop fort.

Quand il avait appris la mort de sa demi-sœur, Seiler s’était bien juré qu’il ferait son possible pour savoir ce qui s’était passé. Il n’avait pas vraiment l’idée de vengeance à ce moment-là. Le temps fila, on ne découvrit rien. Il en voulait aux flics de n’avoir pas tenté plus, c’est plus cela qui le mit en colère. Il y pensait de temps en temps, constatant que rien de nouveau ne se produisait, entretenant cette sourde colère qui ne voulait pas s’effacer. Maintenant, après bien des rebondissements, il avait des atouts en main, même une suite royale. Il ne réfléchit pas trop, ni longtemps.

– J’accepte, dit-il, en regardant Laverne avec un sourire entendu.

A suivre

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Un vinyle plein de souvenirs

Dans mes vendredis en vrac, j’ai abordé le côté fantastique, le côté surnaturel que peuvent parfois prendre les choses. Je ne sais pas si les morts parlent aux vivants, si parfois ils ne se manifestent pas à leur manière pour se rappeler à leur bon souvenir. Bien que l’histoire personnelle que je vais vous conter ci-dessous n’a rien de surnaturel, il n’y a pas de fantômes, ni d’apparitions. Pas d’apparitions? Enfin pas tout à fait…

Une brocante, quelques disques à regarder, à trier, tout en espérant la belle pièce qui manque à la collection ou qui vaut son pesant d’or. Dans le tas, un vieux 45 tours de Michèle Torr, presque à ses débuts, quand elle représenta le Luxembourg à l’Eurovision en 1966. Sur la pochette un prénom et un nom sont calligraphiés, un nom qui me dit quelque chose, presque une certitude. Un prénom courant, un nom de famille beaucoup plus rare. Un et un font deux, ici avec certitude un et un font une.

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Un bond de 45 ans en arrière, voilà 1970 qui resurgit dans les millésimes de ma vie. J’avais 18 ans ou presque, elle en avait 20. Une de ces rencontres qui conjuguent plusieurs hasards pour devenir certitudes. Une parente qui connait une dame, qui travaille avec une autre. Cette autre, nous l’appellerons Francine, ce n’est pas son vrai prénom, mais qu’importe elle n’en deviendra pas laide pour autant. Laide elle ne l’est pas, blonde, jolie, elle a tout pour séduire, me séduire. Elle entre dans ma vie par la porte sur laquelle on ne heurte pas avant de l’ouvrir.

 Nous faisons connaissance, elle vient faire la pause de midi dans le restaurant où je vais parfois en famille. On se revoit souvent 2 ou 3 fois par semaine, pendant plusieurs semaines. Je crois que j’ai du charme, du moins on me l’a dit souvent. Ce n’est pas un charme tellement physique, mais le charme qui peut émaner de mes passions, de mon humour, de mon humeur plutôt joyeuse et égale. Je comprends assez vite que je ne la laisse pas complètement indifférente. Les petites remarques, les petits mots gentils que l’on ne dit pas à n’importe qui, le sentiment que l’on est bien l’un en face de l’autre. Je sais qu’elle parle de mariage, pas avec moi, mais avec un autre que je ne connais pas, que je ne connaîtrai jamais. Je crois comprendre entre les mots qu’il est sans trop de relief, qu’il aime bien les bagnoles, peut-être plus qu’elle, elle l’imagine sans trop en être certaine.

18 ans c’est l’âge ingrat de l’amour, une de perdue dix de retrouvées, c’est un peu ce que je pense alors. Pas trop envie de venir avec mon cheval, mes armoiries flottant au vent, l’enlever comme dans les contes de fées, me battre en duel. Imagine-t-elle, espère-t-elle un geste de ma part? C’est possible, je le crois encore tant d’années après. Ce geste, je ne le ferai pas, bien que mon coeur battait plus fort quand elle arrivait.

La date de son mariage fut décidée, pour moi il était temps de chercher une autre étoile dans le ciel. Elle quittait son emploi et ne reviendrait plus au restaurant. Elle fit ses adieux en emportant tous mes voeux de bonheur. Je m’en souviens très bien, étonnant comme on garde en mémoire des bouts de films quand nos yeux servent de caméra, elle est partie, s’est retournée, m’a fait un sourire, rien que pour moi, les yeux dans les yeux. Je l’ai suivie d’un ultime regard avant qu’elle disparaisse au loin. Je ne l’ai jamais revue.

Une brocante, un disque, son nom, 45 ans sont passés. J’ai pensé à elle peut-être cinq fois pendant tout ce temps, sans jamais chercher à savoir ce qu’elle était devenue, chacun vit sa vie, la mienne ne fut pas malheureuse, loin de là. Et elle, a-t-elle une fois imaginé ce que je suis devenu? Bizarrement, j’ai pensé à elle le jour précédent la découverte du disque, Un signe du destin? Un appel mystérieux? Juste un hasard? Il fallait que j’en sache plus…

Partir de rien pour reconstituer un bout de vie, c’est possible grâce aux archives sur la Toile, je m’y suis attelé et j’ai trouvé pas mal de choses.

Mariage, deux enfants, divorce, décès du second enfant dans un accident, concubinage avec un nouveau compagnon également divorcé, décès du premier mari, mariage avec le concubin.

Francine est décédée d’un cancer à 58 ans en 2008.

La présence du disque dans la brocante s’explique par le fait que le second mari est décédé en 2014, la famille aura sans doute liquidé définitivement les affaires du couple, dont quelques disques plus anonymes.

Etrange appel, comme le main du capitaine Achab emporté par Moby Dick dans les profondeurs océanes, c’est ainsi que je veux interpréter les choses. Il y a bien longtemps, je suis resté dans mon coin à tort ou à raison, je l’ai regardé partir vers son destin qu’elle imaginait sans doute radieux. Je n’ose croire qu’il aurait pu être meilleur si j’avais dit un mot, fait un signe. Mais qui sait ce qui se passe réellement ailleurs? Fallait-il que je sache ce qu’elle était devenue, si oui qui et quoi en a décidé ainsi?

Il y a ce disque que je regarde, il est vrai qu’elle ressemblait un peu à Michèle Torr. Je lui pose des questions mais il garde le silence. Je n’ai jamais beaucoup aimé cette chanson, si je l’entends encore, je vais l’écouter d’une autre manière.

Francine, je ne sais plus si je t’ai aimée plus qu’un matin couvert de la rosée que tu étais séchant aux rayons de soleil. Depuis, tant de nuages ont passé dans ton ciel que j’ignore la couleur qu’ils avaient. Je les ai peut-être contemplés sans savoir que tu te cachais derrière. Pour moi la vie continue, avec une poussière de regret…

Des dessous pour un siècle (5)

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En été 1914, l’Europe s’embrase c’est la guerre. C’est un fait, la guerre a ses saisons. On les déclenche plutôt pendant le printemps ou l’été, on évite ainsi les rigueurs de l’hiver qui peuvent être le pire ennemi des armées. Selon les prévisions toujours optimistes, la guerre sera courte, mais on le sait c’est rarement le cas. Il n’est pas dans les propos de notre article d’en expliquer le pourquoi et le comment, mais la France y est engagée. Son ennemi le plus direct est une fois de plus l’Allemagne. Contrairement à celle de 39-45, c’est seulement le nord du pays qui est envahi. L’invasion allemande est stoppée, mais le principal problème sera de la faire reculer. A l’arrière, pourquoi le cacher, la vie est plutôt belle pour certains. On pense bien aux soldats qui tombent comme au tir de la fête foraine, assis derrière son bureau d’état-major ou en prenant l’apéritif.

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L’assassinat de l’archiduc d’Autriche considéré comme le détonateur de la guerre, ne semble pas avoir retenu toute l’attention de l’opinion mondiale lors de l’événement, Témoin ce journal daté du lendemain de l’assassinat qui affiche en première page la victoire du boxeur Jack Johnson, affublé du terme de nègre. L’assassinat est relégué  en page trois. Un mois plus tard c’est la guerre. 

La mode continue d’exister, elle subit les influences de la guerre d’une manière modérée. Le plus souvent on se débrouille. Le manque de certaines matières premières ne sera pas aussi marqué que dans l’autre grande guerre, on ne subit pas cette mise à sac qui sera un de ses faits marquants. Le nord occupé et par définition ses usines textiles, rendra certaines matières comme la flanelle, plus rares. Mais qu’importe, il y a des fabricants de textiles en zones tranquilles, Lyon, le Midi. Le jersey sera une des composantes des sous-vêtements. Autre fait notoire, les jupes raccourcissent. On commence d’apercevoir, comble de bonheur, les chevilles. Le vainqueur vestimentaire de cette guerre est sans doute le soutien-gorge, de plus en plus adopté. Il fait reculer le corset. Normal, avec un soutien-gorge on a plus tellement besoin de corset, un gaine ou un porte-jarretelles pour tenir les bas, une culotte pour parachever le tout, on entre dans l’ère moderne.

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Pour la première fois, la femme va pouvoir vraiment se mettre en évidence. Pas tellement en affichant un nouveau chapeau, mais en remplaçant l’homme absent de ses travaux. La paysanne devra diriger l’art de  faire les foins, l’ouvrière travailler dans les usines d’armement, la mère devient chef de famille.  Le débarquement des Américains aura une conséquence capitale pour l’évolution de la femme, ou plutôt le débarquement des Américaines. En effet, de braves dames viennent droit direct de chez l’Oncle Sam pour soigner les blessés. A côté de nos bonnes ménagères et paysannes, elles ont une liberté de faits et gestes qui les posent en révolutionnaires des moeurs nationales. Elles fument, ont les cheveux courts, osent sortir seules. De quoi donner quelques idées à nos consoeurs, ce qui ne manquera pas d’arriver. Elles n’apportent pas encore le bas nylon comme petits cadeaux, mais popularisent un accessoire qui n’est pas courant ici, le serviette hygiénique en ouate. 

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A n’importe quelle époque trouble de l’histoire, il y a des personnages qui se glissent dans les coulisses pour faire fructifier leurs idées en bien ou en mal. Maurice Maréchal est l’un d’eux. Il fonde Le Canard Enchaîné en 1915. Il adopte d’emblée le ton qui sera le sien tout au long de son existence. Il rit de la guerre sans se moquer de ses victimes. Il brocarde les politiciens dans le rôle qu’ils jouent pour la plupart, des marionnettes au service de l’argent et du pouvoir. Mais qu’ils prennent garde, le justicier à plumes laissera des victimes tout au long de sa route. Il devient le symbole de la presse indépendante. Un autre personnage, beaucoup plus trouble, deviendra vedette à sa manière. Il utilise aussi la presse, mais à des fins plus diaboliques. Il cherche des dames par le biais des petites annonces, pour rencontre et plus si affinités. Selon ce que l’on sait, il en rencontra près de 300 dont une bonne dizaine disparurent sans laisser de traces. Il s’agit bien sûr du fameux Landru, l’un des plus mythiques criminels du 20ème siècle. N’oublions pas les femmes qui peuvent aussi alimenter les faits divers. En 1917, Mata Hari, danseuse légère fait courageusement face au peloton d’exécution. Elle est condamnée à mort pour faits d’espionnage, faits qui ne sont pas clairement établis sans toutefois l’innocenter complètement. Il est vrai qu’à l’époque on fusillait passablement au nom de la vérité qui n’est pas toujours bonne à dire.

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Le premier numéro du Canard .

 

 

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Landru et ses victimes « officielles »

 

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 La fameuse villa de Gambais où il sévit. Elle devint un but de promenade du dimanche et fut aussi montrée sur carte postale. Sur celle-ci figure un texte humoristique, un brin moral. 

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La belle Mata hari

Peu de grands nom de la mode brilleront au cours de cette guerre, mais il sont là. Coco Chanel s’apprête à conquérir le monde plus pacifiquement. En Russie, la révolutiond’octobre  va nous amener Monsieur Berlé, qui va mettre en orbite le Delineator, le soutien-gorge haute couture entièrement fait main et sur mesure. Il sera porté par les plus grandes stars. Mais les choses vont s’accélérer, diable la guerre est finie…

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A suivre

Pas d’épines chez Cactus In Love

De la soupe qu’on nous sert sur médias bien en vue, je dirais qu’elle est souvent trop chaude, tiède, froide, glacée, surtout insipide, bref j’ai jamais trop envie d’y goûter. Pourtant aux détours des chemins de cette Toile qui mène partout et nulle part, il arrive qu’on mette un pied en forme de coeur dans un endroit inconnu, mais oh combien délicieux. Je trimbale quand même un sacré passé d’écoutes musicales, et que quelque chose arrive encore à m’étonner, ça m’étonne. Il y a bien longtemps, à l’instar de ceux qui allaient sur les chemins de Katmandou, en bon fainéant et l’esprit moins aventureux, j’allais sur les chemins du folk renaissance assis dans mon salon. Nos amis les Anglais, les Bretons et d’autres, teintaient ces musiques ancestrales d’un courant résolument moderne, parfois même enivré de psychédélique. J’ai toujours eu quelques références dans ce style, en particulier un groupe de virtuoses instrumentistes, Pentangle.

Quand j’ai découvert Cactus In Love via le titre « Le Monstre », je tout de suite pensé à un morceau de Pentangle, sans doute « Light Flight ». La basse de Thompson, la batterie de Cox, la guitare de Jansh ou celle de Renbourn, résonnent encore dans mes oreilles. La voix n’est pas celle de Jacqui McShee mais celle de Cécile Cognet, par ailleurs guitariste, textes et musiques, mais c’est tout aussi beau. Stéphane Beaucourt  contrebasse; Théophile Demarco batterie, percussions; Denis Bruneel violoncelle, sont les autres atouts maîtres de la formation.

Il est des voyages sur une mer de notes qui ne donnent pas envie de rejoindre le port. Assurément ce navire taillé dans un cactus donne envie d’aller au-delà de l’horizon.

Le chant d’une sirène? Ca y ressemble fortement!!!

Site

http://www.cactusinlove.fr/

Sur Deezer

http://www.deezer.com/search/cactus%20in%20love