Léo coeur de nylon (70)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son statut de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit. Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Après bien des rebondissements, ils semble que les choses se précisent. Il est décidé d’entrer en action. En attendant le flic raconte une enquête dans laquelle il est questions de bas nylons. Une histoire bien compliquée

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.29 060515 1

– Une fois son client parti, il est resté pour mettre en ordre ses dossiers. Laurent a alors entamé la conversation mine de rien. Il commença par des banalités, mais aiguilla la conversation sur son client. Le bonhomme était un bavard, c’est assez normal dans son métier. Mon indic joua les éventuels intéressés pour une assurance et lui suggéra comme exemple, du parler de celle de son client. Il lui fit une description de ce qu’il pouvait obtenir comme contrat, les sommes touchées selon les primes payées, le grand jeu quoi !

Marly regarda Léo, ils se comprenaient, Léo avait regretté de n’avoir pas souscrit une assurance personnelle avant d’avoir son accident. Il avait été soigné au minimum, autrement il aurait pu éventuellement continuer sa carrière. Mais cela c’était le passé.

– Le point intéressant qu’il apprit, c’est qu’en fait il avait deux assurances auprès de la compagnie, l’une sur un capital de risque, celle dont ils avaient parlé et l’autre sur l’incendie. Et cette assurance avait fonctionné lors d’un incendie dont les causes étaient suspectes. Une maison un peu isolée qu’il possédait à la campagne, occupée seulement le week-end, avait pris feu probablement après que la foudre soit tombée sur la maison quand il y séjournait. Comme l’assurance n’avait pas pu prouver qu’il y avait eu une négligence, elle avait dû casquer.

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– Tout ça appris en bavardant avec le représentant ?

– Mais oui, il voulait sans doute prouver que son assurance était bonne et quelle payait sans trop de difficultés, c’était de la publicité. Et puis le principal intéressé n’étant plus là, pourquoi se gêner, il n’imaginait pas qu’une enquête était menée. Je me suis intéressé à cet incendie de plus près. J’ai consulté le rapport établi par la police dans le bled où l’incendie s’était produit. C’est ainsi que j’ai découvert que le bonhomme était présent avec sa maîtresse quand il y a eu l’incendie. Le rapport de police était orienté de cette manière, la dame qui était avec lui n’était pas son épouse légitime. On pouvait envisager qu’ils ne s’étaient pas retrouvés pour une partie de pêche. Avoir son nom et son adresse était un jeu d’enfant.

– Pourtant, questionna Marly, cette histoire est quand même arrivée aux oreilles de sa femme non. Elle était au courant qu’il était avec une autre femme ?

– Oui, c’est là un point qu’il me fallait éclaircir. Dans la réalité, il n’était accusé de rien, éventuellement d’une négligence. L’enquête de la police allait bien dans le sens de la foudre. Il y avait probablement eu un impact de foudre dont il semble que l’on a retrouvé quelques traces. La conclusion allait dans le sens de l’accident, difficile de contredire un rapport de police pour l’assurance. Donc, il n’y avait pas de raison qu’elle aille à son domicile pour dévoiler qui était avec qui. Je pensais assez fortement pour l’idée qu’elle n’était au courant de rien concernant la présence de sa maîtresse sur les lieux. Je suis quand même retourné au domicile du couple, en prétextant que je venais donner quelques nouvelles de mon enquête. Je leur ai fait croire que c’était le pot de goudron, ce qui parut les soulager l’un et l’autre. Je n’avais pas à leur prouver quelque chose, c’était toujours officieux. J’en ai quand même profité pour amener la conversation sur l’incendie en prétextant que j’avais traité le dossier à l’époque lors d’un coup de main que j’avais donné dans le bled où ils avaient leur bicoque. Bien sûr, il ne se rappelait pas de moi et la femme a déclaré qu’elle était en voyage à l’étranger lorsque c’est arrivé. Je n’ai pas eu trop de la peine à la croire et surtout qu’elle ne savait rien sur la présence de la maîtresse. Elle a dit cela trop naturellement, comme une histoire ancienne qui avait été un banal incident. Par contre le mari a semblé un instant perturbé. Si j’avais été mêlé à l’enquête, je savais qu’il était avec sa maîtresse. Je l’ai rassuré que je n’avais fait qu’une enquête de voisinage concernant la probabilité que la foudre était tombée sur la maison et que j’étais immédiatement parti sur une autre enquête. Il a semblé rassuré. Mais en faisant cela, j’avais quand même mis une pression supplémentaire sur le bonhomme. C’est parfois utile.

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Eh bien l’enquête avance bravo, approuva Léo. Et pour la suite ?

– Pour la suite j’ai glané des renseignements à gauche et à droite. Le puzzle s’est peu à peu constitué. J’ai surtout appris que le vol de lingerie avait eu un autre témoin, un peu tombé du ciel. J’ai me suis quand même donné à un moment un vrai rôle de flic menant une enquête et présentant ma carte. Le but c’était d’interroger un peu les autres habitants de la maison  sur le vol. Je n’avais pas besoin de dire que j’agissais officieusement. Je suis tombé sur un ancien militaire à la retraire, un mec des colonies. Il avait entendu l’altercation dans la buanderie et vu mon copain qui entrait avec les bouquins pour repartir juste après. Il ne connaissait rien de ces vols, mais avait reconnu les voix  lors de l’engueulade. Il avait alors appris que le jeune locataire était un voleur de sous-vêtements. Ca l’avait étonné, mais il n’avait pas à se mêler de cela, on n’avait pas volé ses caleçons. Il pensait que l’histoire en était restée là. Il ignorait qu’une soi-disant plainte avait été déposée et qu’une enquête était menée. C’est pour cela qu’il m’a dit ce qu’il savait.

– Eh bien nous avons tous les éléments, conclut Marly. En partant d’une banale histoire de vol, vous avez soulevé un tapis sous lequel se cachaient des personnages pas toujours flamboyants. Mais comment tout cela s’est-il terminé ?

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