Une petite ren… gaine?

J’ai demandé à mon ami Achille Talon, l’homme au langage fleuri et disert de nous faire une petite introduction.
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–  On m’a demandé de vous entretenir de la gaine, cet objet qui suscite l’admiration des foules béates sans effets faciles, rangées en files discontinues devant la vitrines des magasins de lingerie coquine. Ah la gaine! Objet de mes désirs les plus flous, mais néanmoins soumis à la vision nette de mon oeil expert, j’aborde le sujet en foulant d’un pied assuré les sarcasmes des ligues vertueuses du stationnement interdit dans les ronds points de l’incommensurable supériorité du plaisir roi.

– Inventée par on ne sait quel inconnu au sens inné de la détresse féminine pour soutenir les bidons statistiquement proéminents dans les annales du paraître bienséant en société, elle ne tarda pas à conquérir tous les coeurs qui sonnaient comme le battant d’un cloche agitée par un vent tempétueux.

– Adulée par les plus grandes stars, de la fée du logis, à celles non moins tonitruantes, qui s’étalent sur les écrans de Hollywood à Lamotte-Beuvron. Elle n’en finit pas de faire couler l’encre des journalistes avisés en mal de faits divers sensuels assaisonnés d’épices badines.

– Je me souviens comme tant d’autres quand nous étions de joyeux lurons avides de découvrir les charmes cachés de ces dames, toutefois accessibles aux plus téméraires, nous allions nous cacher dans les buissons du chemin qui menait au phare Felu, afin d’épier d’un regard hagard les demoiselles qui se déshabillaient pour se mettre en tenue de bain. D’une main déjà experte, elle libéraient ces merveilleux petits bas rattrapés par l’attraction terrestre, une fois l’accrocheuse jarretelle ayant accompli son devoir, soutenue par l’habile gaine. En vérité, je vous le susurre d’une voix brisée par une émotion bien légitime, nous avions les pulsations, principalement cardiaques, qui agitaient à bâtons rompus le tocsin de la volupté.

– Il me sied de saluer ici, en levant le chapeau de l’exquise douceur qui recouvre le désir masculin, le retour de cet objet à l’aube d’un jour qui annonce que les artificiers vont allumer la mèche égrillarde des canons d’une mode croustillante dont les miettes parsèmeront les tiroirs secrets où madame range ses plus troublants atouts et atours sans détours.

 

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