Léo coeur de nylon (77)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son statut de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit. Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Après bien des rebondissements, ils semble que les choses se précisent. Il est décidé d’entrer en action, avec les compétences d’un flic un peu particulier, Laverne. Le fameux jour où tout devrait s’éclaircir arrive enfin.

Vous pouvez lire le début complet de ce récit en cliquant sur l’image ci-dessous.

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– A voir le sourire, nous allons avoir du neuf, souligna Marly.

Marie-Thérèse constatant le retour à table de l’inspecteur, amena les cafés.

– Une petit alcool ? suggéra Léo.

Laverne fit signe que non, par contre Marly acquiesça. La serveuse connaissait son job, elle savait que ce serait un marc pour Marly et un cognac pour Léo. Quant à Isabelle, elle se contenterait de tremper les lèvres dans le verre de son ami. Léo piocha une cigarette dans son paquet et l’alluma en interrogeant Laverne du regard.

Ce dernier dégusta une gorgée de café, comme un déguste un vin. Il opina de la tête, comme pour exprimer qu’il n’avait pas un goût de bouchon.

– Ah ils fameux ce petite café, j’en oublierais presque que le blanc sec existe. Bien mes amis, ouvrez vos oreilles, je vais vous raconter une histoire passionnante.

Les paroles étaient inutiles, il n’y avait pas de mouches dans le bistrot pour troubler le silence autour de la table. Même les clients semblaient observer une minute de silence, suggérée par une onde mystérieuse. Par contre, ils étaient trop loin pour saisir les paroles ou deviner quel était le sujet de la conversation. Toutefois, Laverne entama son récit presque à voix basse.

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– Bien sûr, vous connaissez une partie de cette histoire, c’est vous-mêmes qui me l’avez racontée. Je résume donc. Une ancienne maîtresse de notre ami Léo a été retrouvée morte d’une manière suspecte, abandonnée dans un endroit peu fréquenté. L’enquête conclut à un meurtre, car une plante très toxique a été utilisée, dont on retrouve les traces dans son corps après analyse. C’est une de ces plantes que l’on n’avale pas par mégarde, comme on confond le sucre et le sel dans l’obscurité de la cuisine. Cette plante, il faut la connaître en ayant un certain savoir. L’enquête démarrée ne donne pratiquement rien, nous sommes dans le milieu où le silence est d’or. Ce que l’on sait avec certitude, c’est qu’un souteneur, Monti, avait de vues sur elle et désirait la mettre sur le trottoir. C’est dans sa voiture que la victime est décédée, des suites de son repas assaisonné avec la plante funeste. Il choisit de s’en débarrasser dans un bois. Il ne risque pas trop d’être soupçonné, sa liaison avec elle est discrète et le fameux soir du repas, ils sont en petit comité, quelques personnes, des fréquentations et des proches du milieu. On peut lui forger un alibi en béton. Il est bien ennuyé le Monti, car dans un premier temps, il pense qu’elle est morte d’un truc naturel, genre une crise cardiaque. Enfin dans son esprit, pour éviter des ennuis, il choisit de faire savoir qu’il ne la connaît pas.

– Il ne peut pas être lui-même le commanditaire du meurtre ?

– C’était contraire à ses intérêts, pour lui c’était une sorte d’investissement. On ne saura jamais la réalité des sentiments qu’il éprouvait pour elle, mais je pense que c’est un de ces amours comme on en trouve dans la prostitution. On est le protecteur de ces dames, une sorte de favorite comme au temps des rois, tout en se foutant complètement qu’elle se fasse culbuter par la clientèle qui amène ce qui les intéresse vraiment, le fric.

Léo secoua la tête, pas pour rejeter les affirmations de Laverne, mais pour dire à sa manière qu’il trouvait le monde absurde. Dans la panoplie de ses amours, elle avait compté un peu plus que les autres. Il ne l’avait pas chassée, c’est elle qui était partie, pour aller à la rencontre de son destin. Que ce soit Pierre ou Paul l’assassin, il s’en foutait complètement, mais il ne lui trouverait jamais une excuse valable pour ce qu’on lui avait fait. Des femmes, il en avait connues d’innombrables, pour un soir ou une semaine, il les avait toujours considérées comme des amies. Il n’avait jamais accepté un centime de leur part, tout au plus un cadeau quand l’occasion s’en présentait.

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– J’avais besoin du témoignage de Singer, car c’est lui seul qui pouvait éclaircir quelques points, il avait trempé à sa manière dans le meurtre. Mes collègues de Pau devaient le questionner dans ce sens et j’ai obtenu à peu près ce que je voulais savoir. Le connaisseur en plantes toxiques, c’est lui, du moins il était un de ceux qui s’y connaissait en la matière. Comme Léo l’a souligné, il n’avait pas l’étoffe d’un assassin. Mais pour autant ce n’était pas un personnage qui risquait d’être un jour canonisé saint. Léo, il ne vous a jamais donné l’impression qu’il avait un train de vie de dispendieux ?

– Avec moi, il gagnait décemment sa vie, certainement  mieux qu’un ouvrier en usine. Je soulignerais que nous n’avions pratiquement que des relations professionnelles. La machine était tellement bien réglée que nous n’avions pratiquement pas besoin d’être ensemble avant ou après les concerts. Quand j’arrivais sur scène, tout était au point, je n’avais qu’à commencer de chanter. C’est le bassiste, par ailleurs un assez bon chanteur, qui faisait les réglages pour ma voix. Ce qu’il faisait ailleurs ne m’importait peu. Je ne le dirais jamais assez, c’était un excellent chef d’orchestre et arrangeur, très professionnel. Nous avions quand même une certaine complicité. On ne peut pas tourner à travers la France avec une personne que l’on n’aime pas, il m’avait été imposé par la maison de disques, mais le choix me convenait très bien.

– Avez-vous connu une certaine Gloria Gaubert ?

– Non jamais entendu parler.

– Elle faisait partie de la bande à Monti, c’était une prétendante au titre, si je puis dire. Mais elle avait une autre qualité dans le milieu, elle fournissait en drogue une clientèle disséminée ici et là. En général dans le milieu, les femmes ont peu le droit à la parole. Mais elle était à la tête d’un réseau qui avait des ramifications un peu partout, ce qui était bien utile. On la considérait comme une femme d’affaires, elle jouissait d’une certaine considération. Elle est Américaine, elle était la femme d’un mec très important dans le banditisme à Chicago. Il s’est fait descendre, ce qui n’enlève rien à ses connaissances dans les trafics de toutes sortes. Comme cela sentait un peu le roussi, elle en a profité pour épouser un Français, Pierre Gaubert, qu’elle a rencontré sur place, il s’initiait un peu aux méthodes américaines, un séjour professionnel quoi ! Alors ils ont un peu importé le savoir-faire américain chez nous, notamment le trafic de drogue et dans une certaine mesure la fabrication de faux billets. La miss était plutôt une très belle femme, vous savez celles que l’on rencontre dans les films noirs des années 50. N’importe quel homme l’aurait bien mise dans son lit, mais ceux qui l’ont fait, s’ils peuvent s’en vanter, ne sont pas nombreux. Mais voilà la belle avait des vues sur Monti, malgré un mari jaloux qui veillait au grain, c’est le moins que l’on puisse dire. Vous la sentez venir la suite ?

Le groupe s’interrogea du regard, personne n’avait vraiment une idée claire sur le probable ou l’improbable. Léo nageait dans un brouillard composé de vapeurs de tabac et parfumées d’un rien de cognac. Marly avait sa petite idée, il l’a garda pour lui. Isabelle supposait que, mais elle ne voyait toujours pas le lien entre l’amie de Léo et les chaussures qu’elle portait le soir où tout a commencé dans le bistrot de Léo.

Le silence ne troubla pas Laverne. Il connaissait la suite bien évidemment, mais il aimait toujours laisser travailler les méninges des autres. Il estima qu’il fallait encore donner un coup de pouce à ses auditeurs.

– Avec ce que je vous ai raconté, vous devez avoir une vue sur le meurtre et même me dire qui est probablement coupable.

A suivre

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Nos disques mythiques (19)

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DEM BONES – DEM BONES – DEM T-BONES

En 1965, les fans des Yardbirds ne pouvaient presque pas passer à côté de ce disque, car il est assez directement lié à ce nom. D’abord parce que le fameux producteur russo-suisse Giorgio Gomelsky, en est aussi le producteur. Ensuite parce que le Yardbirds étaient le groupe résidentiel du Marquee Club, fonction qu’ils durent abandonner suite à leur succès grandissant. C’est ainsi que Gomelsky réussit à les remplacer par ses nouveaux poulains, Gary Farr & T-Bones. Etre sous sa houlette n’était pas une mauvaise chose, il donna aux Rolling Stones leurs premières chances. Il amena les Yardbirds à la gloire, un peu plus tard Julie Driscoll et Brian Auger, et encore plus tard il écrira une belle page avec le fameux groupe français, Magma. Son nom est indiscutablement lié à la musique progressive des années 70.

En comparaison Gary Farr (chanteur et fils d’un ancien champion de boxe) et son groupe furent relativement malchanceux, ils n’eurent pas l’ombre d’un succès qui naquit de la poignée de 45 tours qu’ils enregistrèrent. Le seul point visuel d’époque qui existe d’eux est ce 4 titres publié en Angleterre avec une photo prise en compagnie du squelette d’une de ces sympathiques bestioles préhistoriques qui mesuraient au moins dix mètres de haut. Il faillit y en avoir un second, en France. Le label Riviera qui distribuait alors les productions de Gomelsky pour l’Hexagone, édita un quatre titres du groupe, un peu différent en contenu, mais avec une photo des Yardbirds à la place des T-Bones.

La conception de cette édition anglaise offre des titres nouveaux pour les fans, bien qu’il s’agisse de quatre reprises venues du répertoire noir. Le titre le plus étonnant est « Get The Money », d’inspiration afro-cubaine et exploitation de la face B du titre le plus connu de Mongo Santamaria, « Watermelon Man ». La durée du morceau est assez exceptionnelle, près de cinq minutes. Rappelons qu’en 60-65, trois minutes c’était déjà presque long. Une particularité propre à ce titre et à ce disque, la version publiée ici comprend un fond vocal en espagnol au fil du morceau, absent sur les rééditions subséquentes. Pour le reste, nous trouvons « Deed and Deed I Do » (Bo Diddley); « I’m Louisiana Red » (Louisina Red); « Jumpback (Rufus Thomas).

Sans être révolutionnaire, le contenu est très plaisant. Une très belle illustration de ces musiciens anglais qui puisaient à la source de la musique noire, pour en faire des versions assez personnelles. Bien que certains titres ne manquant pas de punch, le son reste soft, jamais agressif. Gary Farr continua une carrière discrète en soliste ou comme chanteur du groupe Lion, dont le guitariste Robin Le Mesurier n’est autre que l’actuel guitariste de scène de Johnny Hallyday. Il est mort d’une maladie cardiaque en 1994.

C’est une pièce vraiment rare et très recherchée par les amateurs du genre. Un copie en bon état peut dépasser les 200 euros, beaucoup plus que le prix que je l’ai payée il y a 50 ans!

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La fameuse édition française avec la photo des Yardbirds. Egalement très cotée.

C’est la version du EP anglais, celui qui l’a mise en ligne possède visiblement le disque original

Comme le quatrième titre « Jumpback » n’est pas disponible sur YouTube, je vous mets à la place un titre intéressant que figurait sur un 45 tours anglais également puisé dans le répertoire noir, « How Many More Times », bien connu dans la version de Led Zeppelin.

Des dessous pour un siècle (19)

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On ne verra plus cela avant un bon moment

La révolution de la minijupe colle bien à l’idée de la libération tout court. Les mouvements contestataires prennent une ampleur jamais vue jusque-là. En se servant d’une allégorie, la liberté de mouvement que permet la minijupe, on ne craint plus de s’asseoir en toute liberté, on ne se soucie plus de bien tirer sa jupe en bas, on arrive à une image suggérée de liberté. Elle peut justement se transposer aisément dans tous les autres domaines, la parole, la manière de vivre, contester à visage découvert la politique du pays dans lequel on réside. On le peut d’autant plus que la situation économique des pays occidentaux est florissante dans la plupart d’entre eux. Il y en a encore quelques uns qui sont un peu à traîne, notamment l’Espagne encore sous la dictature franquiste, mais on se soigne en avalant la potion magique, un condensé d’économie libérale. Le prix politique à payer est évident, chaque citoyen ouvre son caquet en fonction de ses revenus, plus il gagne plus son avis compte, le politique devient un exécutant plus qu’un libre décideur clairvoyant. Chacun, ou presque, y trouvera son compte selon sa vision de la société idéale et de sa liberté à la contester, mais le rêve ne sera pas éternel. La réalité économique d’aujourd’hui est là pour le rappeler, on ne devient plus tout à fait mendiant par philosophie, mais aussi par obligation. Néanmoins, les lumières allumées par les années 60 ne sont pas toutes éteintes, mais certaines ont de la peine à ne pas être soufflées par un vent autoritaire.

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La révolution, cette fois vestimentaire, ne s’arrête pas au collant. Dim, alors bas Dimanche, peaufine son empire et fait entrer dans le moeurs l’idée de marque dominante. On ne porte plus des collants, mais des Dim. C’est assez habile, car la marque ne prononce peu ou pas le mot collant dans ses publicités, elle se contente de montrer les jambes qui ne peuvent, bien évidemment, qu’être habillées par Dim. Même encore aujourd’hui, la marque reste dominante dans les rayons dédiés, il y a pratiquement toujours un coin Dim dans une grande surface. Ceci d’autant plus que le bas jarretière, qui existe depuis les années 50, est encore un secteur où il domine, après l’avoir relancé dans les année 80. De l’avis de la plupart des consommatrices, il semblerait que c’est un des plus « sûrs » question maintien.

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Annie Philippe, l’une de ces chanteuses qui arborait de minijupes et qui cinquante ans après en porte toujours avec classe

Playtex est un autre concurrent sérieux dans la lingerie en dehors de l’habillement de la jambe. Là aussi, le marketing fait ses ravages. On a encore en mémoire le Coeur Croisé ou la gaine 18 heures. Si la marque est encore aujourd’hui un No 1 mondial, elle a su s’attirer la clientèle en répondant à ses désirs. Acheter un soutien-gorge était un achat conjugué à une certaine idée de torture pour quelques unes. En lançant Confort en 1965, la variété des tailles et des bonnets offrent un éventail assez vaste pour répondre pratiquement à toutes les formes de poitrines, excepté peut-être les phénomènes mammaires. Le succès est assuré.

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Les autres accessoires, du moins ceux qui ont encore un mot à dire, se conjuguent entre la combinaison et le jupon traditionnel qui tend à disparaître, au profit du fond de robe. La femme d’alors n’a pas encore l’habitude de porter une robe ou une jupe à même le corps, il lui faut encore ce paravent entre tissus et peau. Ce n’est pas tout à fait un caprice. Si nous avons l’habitude aujourd’hui d’avoir des vêtements d’un confort absolu, on est encore dans une sorte de préhistoire dans le nouvel art de s’habiller. Les habits sont très souvent en matière synthétique, et si l’on ne crache pas le feu, les étincelles électriques sont connues de tous lors du port de ce type de vêtements. Alors, c’est une manière de ne pas être au courant à fleur de peau.

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Pour l’homme, les choses sont évidemment plus simples. Entre le slip et la camisole, peu de métamorphoses possibles. La pantalon taille basse est une tendance envers laquelle il faut sacrifier le slip qui remonte sous les aisselles, chers à nos pères. Il diminue sensiblement, frisant le cache-sexe et se pavanant sous un nom qui n’est pas entrée dans la langue française, le stockbrief. C’est un slip ultra-court avec une poche kangourou pour ranger les jouets de madame. Le boxer est l’ennemi juré du précédent, plus couvrant mais non dépourvu de fantaisie. On l’affuble de motifs dessinés, si ce n’est d’inscription humoristiques. Je me souviens d’en avoir porté un avec l’inscription zone dangereuse inscrit sur un dessin représentant un badge.

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Pour vous mesdames!

Pour le bas, c’est ce que j’ai appelé la traversée du désert, terme que j’ai souvent vu repris ailleurs. Pour être objectif, cette traversée fut plutôt brève. S’il disparaît de la vue quotidienne, il commence à envahir les magazines qui étalent des modèles portant de bas. Le cinéma s’y met aussi Malizia, avec Laura Antonelli en subjuguera pus d’un.  Comme je le disais ailleurs, la dernière femme que j’ai vu porter des bas, entendez par là une jeune femme, pas une vieille dame qui a gardé des habitudes, remonte à l’été 72. Le porte-jarretelles, qui avait disparu de la partie sous-vêtements dans le magazines de ventes par correspondance que j’ai lus, y figure à nouveau en 1974. Phénomène remarquable et très significatif, les jarretelles sont décrites comme ultra-minces, insoupçonnables sous la jupe. On entame la notion de lingerie de chambre à coucher. En quelques années, le bas a acquis cet odeur de souffre, lié au fait que de nombreuses prostituées offrent cela au client, en fines psychologues et aussi pour raccourcir le temps de travail, ajouterais-je en riant. Je cite une anecdote personnelle dont je ne suis pas fier. Pendant toutes ces années désertiques, j’ai côtoyé une femme qui ne portait que des bas, sans jamais avoir le moindre soupçon. On peut dire qu’elle cachait bien son jeu!

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Ne regrettons quand même pas trop le bon vieux temps, il ressemblait très souvent à cela!

La reconquête du bas va s’amorcer gentiment, sans jamais retrouver le lustre d’antan en quantité de ventes, mais il va devenir un mythe absolu dans les désirs les plus fous.

Nous en verrons le prémices  dans un prochain chapitre tout en jetant un regard sur les jupes des années 70.

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La minijupe, inconvénient pour certaines, régal pour les autres

Quelques dates

1966

Chine, révolution culturelle et petit livre rouge, tout un symbole.

San Francisco est en passe de devenir une capitale pour le peace and love.

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Scott McKenzie en sera l’incarnation commerciale la plus populaire

1967

Première greffe cardiaque au Cap par le professeur Barnard.

1968

Un fameux mois de mai qui trembler le pouvoir et éleva la contestation en institution.

1969

Premiers hommes sur la lune

A suivre

 

Léo coeur de nylon (76)

Léo, un ancien chanteur de charme devenu tenancier de bistrot, est un amoureux et inconditionnel du bas nylon. Il se rappelle avec nostalgie d’une époque où toutes les femmes portaient des bas et de toutes les coquineries que son statut de vedette lui permettait pour assouvir sa passion, notamment les nombreuses photos qu’il prenait de ses conquêtes. Un soir, une dame en bas coutures pénètre dans son établissement. En observant ses chaussures, il remarque un détail qu’il avait jadis imaginé pour une de ses conquêtes. Les souvenirs envahissent les pensées de Léo. Il se souvient de sa rencontre avec un ministre et de la belle Léa, sa secrétaire. Mais les pièces d’un étrange puzzle s’assemblent peu à peu dans son esprit. Après une enquête personnelle, il relance la piste sur le meurtre d’une de ses anciennes compagnes jamais élucidé. Il informe la police qui semble très intéressée. Avec son ami Marly et sa compagne, il continue son enquête personnelle au fil de ses souvenirs, tout en n’oubliant pas de raconter quelques anecdotes et situations cocasses où toutes ses anciennes conquêtes défilent en bas et en porte-jarretelles. Alors qu’il est en conversation avec ses amis, un inconnu entre dans le bistrot et l’informe qu’il est le demi-frère de son ancienne amie tuée. Apportant des informations inédites, il veut aussi éclaircir cette sombre histoire. Après bien des rebondissements, ils semble que les choses se précisent. Il est décidé d’entrer en action, avec les compétences d’un flic un peu particulier, Laverne. Le fameux jour où tout devrait s’éclaircir arrive enfin.

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Chacun réfléchit à la question, mais Isabelle avait déjà fait sa petite déduction, l’intuition féminine certainement. Et même un peu plus, elle avait toujours écouté parler les autres, plus qu’elle ne parlait elle-même. Ce fut donc elle qui devança tous les autres pour émettre son opinion.

– D’après ce que vous avez affirmé, la victime a été empoisonnée par une plante qui s’appelle la Gueule de loup ?

Laverne sourit en regardant Isabelle

– Et vous en déduisez quoi ?

– Singer a l’air de s’y connaître en plantes, pourquoi pas aussi celles qui sont toxiques ?

– Dire qu’il s’y connaissait en plantes et sans doute exagéré, mais c’est pratiquement sûr qu’il était sans doute au courant de l’existence de cette plante.

– C’est assez dans les cordes de Singer, ajouta Léo. Pour certains trucs c’était un passionné, je dirais surtout pour tout ce qui sortait un peu de l’ordinaire. Je sais qu’il s’intéressait aux histoires de soucoupes volantes. Il affirmait lui-même en avoir vu une. De là à avoir retenu le côté un peu spécial de cette plante, il y a un pas que l’on peut franchir. On peut imaginer que son père, un peu passionné comme le sont tous les collectionneurs, lui avait souligné les pouvoirs spéciaux de la plante, car elle figurait certainement dans la collection. Savez-vous Léo quelles relations il avait avec son père ?

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– Je ne l’ai jamais vu, il ne m’en a pratiquement jamais parlé. Je sais qu’il a existé, c’est une évidence, mais il ne m’en a jamais dit du mal, ni du bien d’ailleurs. Si j’en juge par la culture de Singer, je crois que son influence en tant que de prof est certaine. Sans être un puits de savoir, il avait de bonnes connaissances générales, il écrivait d’une très belle écriture. C’est lui qui rédigeait souvent les petits articles que l’on publiait dans la presse quand nous devions nous produire ici ou là, quand nous avions droit à un peu de publicité dans un journal local.

A ce moment le téléphone sonna dans le calme relatif du bistrot. Laverne suivit d’un œil intéressé Marie-Thérèse qui se dirigeait vers lui. Elle décrocha le combiné et après quelques secondes secoua affirmativement la tête. Elle balaya la salle du regard et s’arrêta sur Laverne en lui faisant comprendre que c’était pour lui.

– Commandez les cafés pour dans cinq minutes, je reviens tantôt, j’espère avoir du neuf.

Léo fit un signe convenu à Marie-Thérèse, elle pouvait couler les cafés quand Laverne en aurait terminé avec son coup de fil.

– Du colombien ? interrogea la serveuse.

– Bien sûr !

Le petit noir colombien était aussi une spécialité du bistrot qui attirait une certaine clientèle. Léo avait son secret, il achetait son café chez un importateur de la rue voisine. Il venait directement de Colombie, un pays que Léo avait visité quand il était un peu plus qu’un adolescent. Il avait un oncle qui s’y était établi et il l’avait invité pour les vacances. On peut dire que c’était celui de la famille qui avait réussi. Il avait monté un commerce d’export et une grande partie des produits du pays, le café notamment, ne sortait pas du pays sans passer entre ses mains. Léo se souvient que le voyage en bateau avait été payé par son oncle, pour lui, rien que pour lui et en première classe s’il vous plait. Il aimait à se rappeler ces souvenirs, surtout la petite Carmen, une secrétaire de son oncle. Une belle hispanique avec qui il avait appris les trois mots d’espagnol qu’il savait. Il est vrai que les langues fourrées empêchent  les conversations de haute portée philosophique quand les bouches sont trop proches l’une de l’autre. Il avait adoré sa cuisine, avec les yeux de l’amour elle devenait délectable. Il aimait particulièrement un plat, la bandeja paisa, un mets typique servi sur une planche. Et par-dessous tout, elle avait adopté une mode vestimentaire à l’européenne, assez de rigueur dans l’entourage de son oncle. Elle portait même des bas, chose qui n’était pas tout à fait étrangère au fétichisme de Léo, du moins elle avait contribué à envoyer les premières fusées dans son ciel de nylon.

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– Tu rêves Léo ? demanda Marly

– Oh j’étais parti faire un petit voyage en Colombie. Tu sais la belle Carmen…

Marly connaissait l’existence de cette fille. Il avait eu vent de son voyage, Léo lui avait montré une photo. Il savait aussi que son oncle avait été tué durant La Violencia, une guerre civile qui avait duré près de dix ans. On n’aimait pas trop les riches étrangers durant cette époque troublée. Quant à Carmen, elle s’était fondue dans la foule, il n’avait plus jamais entendu parler d’elle. Mais il savait aussi que ses premiers pas sur scène durant la guerre avaient encore un peu la saveur de Carmen. Un de ses potes musiciens lui avait composé une chanson sous ce titre, chanson qu’il n’avait jamais enregistrée quand il commença à faire des disques, comme il disait. Il avait songé rester en Colombie, la marier, mais les lueurs de la guerre s’étaient soudain allumées dans un ciel qui devenait de plus en plus sombre. Il avait regagné son pays, triste, mais avec pleins de projets. Le principal restait l’espoir de pouvoir devenir ce qu’il rêvait, un chanteur à belle voix, ce cadeau que la nature lui avait réservé et qu’il comptait bien mettre en évidence. Il retournerait en Colombie faire la sérénade à sa belle, elle lèverait sans doute le bas de sa robe pour lui montrer qu’elle portait bien des bas, attachés à ces belles jarretelles qui ressemblaient à des notes de musique sur une gamme montrant le secret des notes célestes. Sa carrière, il l’avait commencée, et plus elle prenait de l’importance, plus la belle Carmen s’effaçait de sa vie. Le second voyage en Colombie n’aura jamais lieu et le pire c’est que Léo ne le regrettait pas un seul instant. Des Carmen, il en reviendra une presque tous les soirs.

Laverne raccrocha le téléphone, sembla réfléchir un instant avant de revenir vers la table, il avait un franc sourire aux lèvres.

A suivre

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Féérie en nylon

Jambes en nylon

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Surgissant du miroir de nulle part

Vous passez devant mon regard

Sans vous douter un instant

Que vous êtes la danse gracieuse

Qui fascine les sens

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Pour ce moment resplendissant

Que s’arrête l’éternité dévoreuse

Aux mille morts blafardes

Ici et toujours fleur exquise

Qui emplit les sens

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Allez de votre lumière silencieuse

Vers d’autres doux ailleurs

Qui ne sont que plaisirs limpides

Au firmament de vos désirs

Qui réjouissent  les sens

Le Boss avec la complicité des beaux mots de la langue française

Des dessous pour un siècle (18)

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La minijupe est sans conteste la tueuse de ce bon vieux bas nylon. 1965 est l’année charnière de son avènement définitif. A part chez certaines peuplades plus ou moins civilisées, entendons par là en dehors du contexte occidental, le monde antique, ce genre de vêtement a fait partie de la garde robe féminine et éventuellement masculine. Reprenons les bons vieux films de Tarzan dans lesquels sa compagne porte quelque chose qui peut très bien ressembler à une cousine de la minijupe. Comme les histoires se passent en des terres lointaines, en dehors de la civilisation admise comme telle à l’époque, cela passe très bien, c’est presque admis pour mettre en évidence les moeurs peu orthodoxes de ces peuplades sauvages. On peut aussi observer la tolérance qui fait les beaux jours de Joséphine Baker avec sa fameuse jupe régime de bananes. Du moment qu’elle ne porte cela que sur scène et pas dans la rue, on fait preuve d’une certaine bienveillance, qui dissimule d’autant mieux les penchants coquins qui ne manquent pas de titiller la libido.

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La vrai minijupe, la version moderne, est née au début des années 60, en 1962 selon les meilleures sources. Si l’événement et la date sont un peu incertains, c’est qu’elle n’est pas tout de suite apparue dans les défilés. C’est une création de la styliste Mary Quant qui l’invente surtout… pour elle. Quelques unes de ses amies l’adoptent et en 1963, il doit bien y avoir deux douzaines de filles en minijupe dans la ville de Londres. Le contexte du pays est très important et il permettra que les choses deviennent ce qu’elles seront. L’Angleterre est un pays plutôt conservateur, fait de traditions séculaires, on porte encore un uniforme dans certaines écoles. D’un autre côté l’Anglais est plutôt bonne poire, plutôt du genre tolérant avec un petit mélange d’indifférence. L’apparition des premières minijupes dans Londres ne suscitent point d’émeutes, bien qu’elles soient portées avec l’intention première de choquer, de bousculer les traditions, c’est un premier pas qui mènera vers la victoire finale.

Le détonateur, le point commun qui servira l’avènement de la révolution vestimentaire, reste bien entendu la musique qui canalisera l’envie du changement. Dès 1963, les Beatles, les Rolling Stones une année plus tard, connaissent un succès qui va tout chambarder et faire comprendre à la jeunesse que sa liberté est avant tout son affaire. La musique apporte sa part de rêve, les concerts remplacent les messes et l’on communie en musique, un peu plus tard les pétards remplaceront les hosties, mais on est pas encore là.

 

La différence significative avec les la génération rock and roll des années 50, les jeunes ont un pouvoir d’achat, le plus souvent modeste, mais il existe. Alors on achète des disques, des fringues et des magazines. Encore plus significatif, on s’identifie aux idoles dans leur manière de s’habiller. La génération rock and roll était plutôt cantonnée dans un sorte d’uniforme, veste en cuir, jeans, bottes, et l’incontournable banane. En Angleterre, le mouvement vestimentaire qui découlera de la beatlemania sera le style mod. Ce n’est pas tellement les Beatles ou les Rolling Stones qui en sont les plus instigateurs, excepté la longueur des cheveux, mais plutôt des groupes qui apparaîtront en 1964-1965, dont les plus représentatifs seront les Who et les Kinks. Le style des mods est d’un principe simple, on s’habille élégamment, tout en reniant passablement la tradition ou en la détournant, on cherche à innover. C’est le départ d’une liberté vestimentaire qui perdure encore aujourd’hui.

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Sur cette pochette de disque de 1964, on peut noter que les Beatles sont presque en uniforme. Toutefois, un création de l’époque dont on peut leur attribuer la paternité, la veste sans col.

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Les Who en 1965 sur la seconde édition française du hit « My Generation », on voit tout à fait l’évolution à travers le style des mods. Une veste taillée dans un drapeau anglais, une chemise d’obédience militaire et un pull avec une cible et le prénom Elvis au centre, adulation ou mépris pour le Presley du même nom. Les chaussures balancent entre mocassin et boots. C’est l’élégance made in 1965.

L’apparition de la minijupe en 1965, après sa visualisation dans un défilé de Mary Quant et son succès immédiat semble presque naturel dans la logique de l’époque. Elle est assez bien décrite par l’appellation de Swinging London, c’est ainsi qu’elle passera à la postérité. Londres va devenir la capitale de ce mouvement de mode et une rue va en devenir un symbole aussi grand que la rue est petite, Carnaby Street. Dans un premier temps, le phénomène minijupe est brièvement centré sur Londres, mais déborde très vite au-delà des frontières. En France c’est principalement Courrèges qui récupérera le phénomène dans une version plus luxueuse. Il semble même qu’on lui en attribuera, à tort, tout le mérite de « l’invention ». Les magazines de mode serviront de propulseur pour son avènement, mais encore une fois c’est la musique et ses vedettes de l’époque qui feront le plus pour sa visibilité, Sandie Shaw, Marianne Faithfull, Twiggy, alors très populaires.  La minijupe version 1965 est encore raisonnablement courte, mais elle va très vite devenir mini, mini, et le mot gagner son entrée dans l’éternité.

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Mary Quant, la fameuse créatrice de la minijupe. On peut remarquer sur cette photo qu’elle porte des collants

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L’influence de la mode anglaise se fait sentir partout. Ici, le célèbre duo américain Sony and Cher. Ils devinrent des icônes du couple moderne. Remarquez les gilets de fourrure, las pantalons rayés de Cher et la chemise très tapisserie de Sony. A noter également le revolver qu’il tient dans les mains, objet purement décoratif l’année ou s’installe une  sérieuse contestation de la guerre au Vietnam. C’est désormais un fait, la contestation s’installe de manière très présente dans la chanson.

Le fait le plus cinglant  pour les dessous sera l’adaptation de la lingerie féminine à cette nouvelle tendance, que les plus nostalgiques qualifieront de désastre. Ces bons vieux bas et jarretelles, cachés par les jupes qui descendaient aux genoux et plus bas, deviennent visiblement indésirables, il faut donc les cacher. On ne chercha pas loin, sinon de mettre en avant ce qui existe déjà, pour la danse, le jeunes filles pas encore pubères, le collant. Il envahira les tiroirs de lingerie, au fur et à mesure que leurs propriétaires raccourcissent leur jupes. Le collant sera assez vite considéré comme pratique par les femmes. Je dirais avec un air pince-sans-rire, qu’on se demande bien pourquoi il a fallu attendre la minijupe pour qu’elles le découvrent. Il y aurait là matière à une bonne étude sociologique.

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La plus populaires des chanteuses anglaises des années 60, Dusty Springfield. Si elle ne fut pas particulièrement une adepte de la minujupe, on peut la voir ici portant des bas fantaisie, une ultime pirouette des fabricants pour tenter de sauver l’essentiel.

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Entre 1965 et 67, Sandie Shaw connut son heure de gloire avec de nombreux succès. Elle fut une de celles qui s’affichaient  volontiers avec une minijupe. 


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Marianne Faithfull entre deux minijupes et scandales, eut la bonne idée de poser en guêpière. Comme je le dis dans mon article, tout ne changea pas du jour au lendemain. 

Le collant ne fut pas qu’un désastre pour les amateurs de lingerie, il en fut encore un plus grand pour les fabricants. Ils tentèrent de résister en diversifiant la production, en offrant plus de fantaisie, des bas avec des motifs, de la couleur, mais rien y fit. En quelques années le collant avala tout.

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Le collant, si détestable soit-il, apporta au moins une chose, la variété des couleurs.

Il faut encore une fois que je fasse appel à mes souvenirs pour résumer cette époque, vue sous l’angle bas nylon. Dans mon bled, la plupart des jeunes filles ont porté des bas jusqu’en 1966-67, j’en suis sûr. Plutôt que de faire la transition immédiate bas-collant, elles délaissèrent la jupe pour le pantalon ou les jeans. En 1968, j’avais encore deux copines de classe qui portaient des bas quand elles mettaient une jupe. J’ai aussi vu des dames portant de bas jusqu’en 1970-71. Ma dernière vision de jarretelles et bas, remonte à l’été 1972 lors d’un retour de vacances en Espagne. Il en va tout autrement des dames d’un certain âge ou les grand-mères, la plupart continuèrent à porter des bas contre vents et marées. Le principal handicap, c’est la disparition presque totale du bas dans les rayons des magasins. Seuls ceux d’une certaine importance continuèrent d’offrir cet article, d’où une certaine conversion par obligation pour quelques unes d’entre elles.

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Le style de bas que l’on pouvait encore se procurer en 1965-66 avant qu’il disparaisse.

Dans un prochain chapitre, nous verrons ce qu’il en a été des autres dessous et surtout le bas, qui malgré un net déclin reviendra assez vite sous nos regards. Certes, d’une manière beaucoup plus modeste, mais aussi avec une toute signification dans l’esprit des gens. C’est sûrement à partir de là, qu’il deviendra un objet de culte, lui qui n’était en fin de compte qu’un pièce vestimentaire usuelle.

A suivre.