L’oeil en dessous

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Récemment un visiteur me faisait part du jeu auquel il s’adonnait avec sa femme, à savoir si un dame portait des bas ou des collants. A l’évidence c’est un jeu qui se pratique seulement depuis une cinquantaine d’années, avant la question ne se posait pas, ou elle portait de bas ou elle n’en portait pas, les collants étaient très rares. J’imagine que cela peut se pratiquer pour d’autres attirances qui se résument autour de l’idée d’en voir un peu plus sur ce qui est en partie caché ou invisible. Par exemple, un collègue de travail m’avouait qu’il flashait sur les bodys. Voilà, tout le monde est servi.

Je reviens un peu sur le sujet que j’ai déjà passablement abordé.

Observez les gens dans la rue ou dans un endroit quelconque public, vous y tirerez de forts enseignements. Si le voyeurisme est un crime, dans ce cas c’est le crime parfait à condition de ne pas franchir certaines limites. Les joyeux drilles qui pratiquent l’objectif de la caméra au-dessous de la jupe n’appartiennent pas à cette catégorie, car ils forcent la main et sont passibles de quelques ennuis qui ne vont sans doute pas chercher à une condamnation au bagne, mais tout de même. Pour les autres, regarder ce qui est visible par consentement de la victime ou par inadvertance n’est absolument pas répréhensible. Personnellement c’est dans cette tendance que vous me trouverez, pratiquant la chose à de rares occasions. J’ai pourtant tout l’équipement nécessaire, caméra, portable muni d’une superbe caméra, appareil avec un zoom qui permet presque de voir une mouche à l’horizon. Et quand je dis que je pratique, ben je ne passe pas que mes loisirs à cela, avec mes diverses occupations dont l’alimentation de ce blog, vous imaginez bien qu’il y aurait beaucoup de pages vides. Pour rappel, une série de photos prises à Paris déjà publiés, mais qui montrent que l’on peut déjà voir des trucs intéressants tout en restant dans la sobriété, je n’ai capté que ce que les gens montraient sans jamais forcer l’intimité.

Voici la « victime », prise au zoom à un dizaine de mètres. Vous remarquerez que cette personne reste tout à fait dans l’anonymat, c’est peut-être votre voisine, mais je suis sûr que ce n’est pas la mienne.

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Quand cette personne m’est apparue dans la foule vers le palais de Chaillot, j’ai surtout remarqué qu’elle portait une jupe, dans la multitude de femmes en pantalons elle ne pouvait qu’attirer mon regard. Comme le couple se dirigeait vers la fameuse Tour sa voisine, je les ai suivis sans les suivre, c’était aussi le but de mon excursion. En descendant les escaliers qui y conduisent, madame a eu l’excellente idée de s’asseoir un mur pour se faire prendre en photo par son compagnon. C’est ou cours de cette opération que j’ai aperçu la lisière d’un bas sous la jupe, d’où mon intérêt grandissant pour ce couple. Je me suis approché avec l’air aussi innocent que l’enfant qui vient de naître et j’ai bien remarqué des bosses sous sa jupe selon la tension du tissu lors de ses déplacements. Comme vous le voyez sur la photo, la jupe était de couleur sombre, pas facile de saisir un contraste, il me fallait un éclairage extérieur pour ce contraste. Il existait sous la forme du soleil, à moi de saisir le bon moment. Toujours à distance, j’ai guetté le bon moment. Heureusement, mon Nikon possède un écran qui me permet de prendre les photos sans coller l’appareil à mon oeil. Tout en ayant l’air de faire un réglage on peut prendre les photos, c’est assez discret.

Voici mon  meilleur résultat, comme en témoigne l’agrandissement en dessous, vous voyez très visiblement l’élastique arrière du porte-jarretelles.

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Voilà, ceci a été fait en toute discrétion, rien qu’avec ce qui était offert à ma vue, tout en préservant l’anonymat de ces personnes. C’est pour moi la limite à ne pas franchir si vous ne demandez pas le consentement des personnes que vous immortalisez dans un endroit public.

Une autre belle prise le long de la Seine, une fille avec des bas à coutures. Ce sont bien des bas, je l’ai vu quand elle était assise sur le mur. Je n’ai pas voulu et pu prendre un cliché pour vous le montrer car elle me faisait face, mais quand elle s’est levée et à tourné le dos, je n’avais plus aucune raison de me gêner. Je vous rappelle que cette photo a été prise au zoom depuis quelques mètres, entre 7 et 10 mètres.

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J’appelle mon appareil « l’indiscret », la preuve voici un petit agrandissement qui montre l’ombre que projette la couture du bas sur la jambe. C’est le genre de détail qu’il ne loupe pas et que l’on ne va pas remarquer à l’oeil nu.

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Un autre photo que j’avais prise juste après l’achat de mon appareil, pour en tester les possibilités. C’est aussi une photo prise au moins à une dizaine de mètres, toujours au zoom, et agrandie sur un plan. Vous devez vous demander, mais le Boss ne s’intéresse qu’à ça! Ben non, au cours des essais j’en ai pris d’autres sur des sujets divers, mais j’ai pensé que celle-là vous intéresserait plus que les autres, même s’il s’agit de collants.

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Evidemment, à côté de moi, il y en a qui pratiquent cela d’une manière plus désinvolte, plus provocante. Il m’est arrivé d’en surprendre quelques uns en pleine action, c’est encore une fois avec le regard ailleurs, quand tout le monde regarde une chose précise, qu’on les remarque. Il y a un dicton qui dit que quand on montre la Lune, l’idiot regarde la main. C’est un peu ça qui m’a permis d’observer ces comportements dans le feu de l’action ne me considérant pas comme l’idiot de la fable.

Je vais vous donner un filon, pas pour le pratiquer hein!, mais pour observer. Et puis cela permettra peut-être aux dames d’être méfiantes. Ceux qui pratiquent l’upskirt sont des hommes, je n’ai jamais vu de femmes le faire, qui stationnent dans un endroit ou s’en écartent peu, qui regardent à gauche et à droite, comme s’ils attendaient quelqu’un. Ils ont un téléphone portable, qu’ils n’arrêtent pas de sortir et de remettre dans une poche, ils le tiennent prêt à entrer en action tout en ayant l’air de voir si un mail n’est pas arrivé. En fait ils cherchent la victime qui portera très souvent une jupe assez courte. Ils se tiennent très souvent à proximité d’un escalier roulant qui monte, c’est un des meilleurs endroits. Il offre une vue d’en bas, se déplace lentement, ce qui expose les victimes de manière prolongée. Même s’il y a du monde, cela ne les gêne pas, leurs corps cachent ce qu’ils sont en train de faire aux yeux des suivants.  En général la tactique est la suivante: ils se mettent sur deux marches, une jambe sur une, une jambe sur l’autre, afin d’avoir une jambe pliée, la droite s’ils se tiennent sur le côté droit de l’escalier. Cela leur permet de tenir le téléphone sur la jambe et d’avoir un appui et un angle favorable. Ils regardent ailleurs, surtout pas leur téléphone. En cas d’alerte, il peuvent vite l’enlever et faire comme si de rien n’était. Après avoir réussi une prise, ils n’insistent pas, ils vont voir ailleurs.

Une fois, j’en vu un faire encore plus fort, toujours sur un escalier roulant assez long. Je l’avais repéré, il avait tous les symptômes du spécialiste dans son comportement. Voici une demoiselle qui manifeste l’intention de prendre l’escalier, le voilà qui se met juste derrière. Mais il ne se passe rien, me serais-je trompé? Après quelques secondes, je vois le bonhomme qui se baisse pour apparemment lasser son soulier. Ce faisait, il pose un petit sac sur l’escalier entre lui et de la demoiselle. C’est là que j’ai compris l’astuce, ce sac il ne l’avait pas à la main avant de prendre l’escalier, la caméra ou le téléphone était à l’intérieur, sûrement un bricolage qui laissait une ouverture pour l’objectif.  Il a bien pris le temps pour faire son réglage, pendant ce temps le film se tournait sans réalisateur, mais avec un angle de vision pour le moins excellent.

J’ai choisi pour terminer quelques clichés que j’ai sélectionnés sur la Toile et qui ne sont pas les miens. Je les affiche, car ils répondent au critère que je suis fixé, ne jamais aller au-delà d’une certaine forme de respect pour l’autre, se contenter de ce que l’on nous offre. Il y a, il y aura toujours, le jeu du voyeur et de l’exibitionniste. On ne sait jamais quand une femme laisse entrevoir un peu plus que ce que l’on ne montre pas d’habitude, si c’est voulu ou non. Dans un cas comme dans l’autre, il faut respecter les règles du jeu.

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