Eclats de nylon et vieux papiers (29)

Eclats de nylon et choses glauques 

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Les vieux papiers ou comment les journaux et autres nous donnent une vision de ce que furent la vie et l’actualité en d’autres temps.

Etes-vous sûrs que quand on vous enterrera ou incinérera vous serez bien morts?

Pas mal d’histoires circulent sur les enterrés vivants. Voici un cas qui a eu lieu en France en 1889 et qui est rapporté par un journal, une histoire parmi tant d’autres de ce genre. La seule question que l’on peut vraiment se poser. Que sait-on exactement de la mort?

Avouez que c’est plus effrayant que n’importe quel film d’épouvante, car là un jour, on sera directement concerné…

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Dans une année, on « fêtera » le centenaire de l’exécution de la célèbre Mata-Hari. Bien des zones obscures restent cette affaire. La chose à peu près partagée par tous les historien, c’est que son rôle d’espionne, s’il est réel, fut de moindre importance. Il a servi probablement d’exemple, car à la même époque de nombreuses mutineries éclataient sur le front. Si on lit l’article paru dans Le Petit Parisien au lendemain de son exécution, elle en remontra beaucoup du point de vue courage à tous ces galonnés planqués derrière les lignes.

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La disgrâce physique est une calamité qui peut frapper chacun d’entre nous. Mais certains la vivent plutôt bien, Grace McDaniels (1888-1958), surnommée « la femme à tête de mule », s’en tira avec les honneurs. Née normalement, elle fut atteinte d’une maladie dégénérescente qui lui attaqua le visage. Elle gagna sa vie, plutôt bien, dans un de ces freaks shows qui sillonnaient les foires ou faisaient partie de cirques. Assez bizarrement, elle refusa plusieurs demandes en mariage, mais eut cependant un fils que l’on peut voir à côté d’elle sur la photo ci-dessous avec une gueule à la Robert Mitchum. Elle avait la réputation d’être généreuse et la personne la plus aimable et polie du monde.

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Toujours sur le même sujet, on ne peut que se remémorer l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma, le fabuleux Freaks de Tod Browning, sorti en 1932. Pour ceux qui ne connaissent pas, le cinéaste avait choisi quelques uns de ces « plus ou moins monstres », principalement ceux de Barnum, qu’il fit tourner aux côtés d’acteurs parfaitement « normaux ». Par son contenu le film créa un scandale à l’époque de sa sortie, et fut descendu en flèche par la critique. Mais la force de ce film fait qu’il devint par la suite un filme culte avec un grand C. C’est là qu’on voit que le jugement du public, s’il n’est pas toujours avisé, finit par remettre bien des pendules à l’heure. J’ai cherché dans la presse française de l’époque, s’il avait fait l’objet de quelques lignes. J’ai trouvé quelque chose, tout en rappelant que c’est un film à voir absolument, les « monstres » ne sont pas toujours ceux que l’on croit…

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Paru dans L’Homme Libre en 1932

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Lui vous le connaissez? Si vous réagissez à cette boutade, c’est que vous avez certainement lu un tas de San-Antonio. Personnellement, c’est je crois l’auteur que j’ai le plus bouquiné, pas vraiment en nombre d’heures, mais en nombre de livres différents. Sa manière d’écrire, son humour, ne pouvaient que venir à ma rencontre. J’avais d’ailleurs dans un ancien post, « promenade à lisière des bas », contrefait avec plus ou moins de bonheur, le style SA. Avant d’aller plus loin, je vous le mets en rappel, et vous verrez qu’il y a du second degré, pas toujours évident à la première lecture. C’est comme les histoires drôles sans paroles, c’est à crever de rire quand on a compris, mais l’absence de paroles n’en facilite pas la compréhension. 

Alors mes chauds de la rétine quand vous (échec) et matez une paire de guitares avec les cordes en nylon, ne me téléphonez pas qu’il ne transforment derechef vos périscopes en bouton de jarretelles, non? D’aventures en aventures comme on chante à la devanture d’une lamaserie, votre regard hagard où glande-t-il en crime time, comme dirait Béru? Comme je vous connais, vous flageolez de la cornée en vous posant en catastrophe sur l’étalon (Béru dixit), là ou le long Nil en nylon se jette à l’embouchure de la mère. Mais je sens que vos sens prennent de l’essence et comme vous avez la peau tellement tendue, quand une partie monte, le reste essuie.  Comme je sais que vous avez pris un billet avec correspondance à Sainte Prude, vous descendez à la station Dugenou pour voir si votre facteur n’a pas déposé un pli. Moi, rapide comme l’éclair (de notaires) je suis déjà en dessous de la ligne de flottaison, station Lisière. Là, je suis curieux comme Pinaud qui aurait trouvé un mégot intact sous le sapin de Noël, je décide le coup de la panne, pour une fois sans ma tire. Si c’est un collant, je pars sous les sunlights des tropiques faire l’ascension d’une forêt vierge. Mais si c’est des bas, priez pour moi mes biches, je cours acheter un futal (pluriel: des futaux) quelques tailles au-dessus histoire d’être à l’aise dans mes contemplations. Y’a pas à dire, on peut aimer le coucher de soleil sur les Alpes, mais la vue d’une jarretelle sous le crépuscule d’une jupe, doit autrement motiver les Japonais à jouer de la pellicule. Tiens t’as remarqué, ils sont partout ceux-là, à croire que plutôt que d’aller chez l’opticien, ils vont chez le photographe. Ils doivent se faire greffer des mirettes avec grand angle incorporé, doubleur de focale et flash automatique. Il paraît même qu’ils sont en train de mettre au point un objectif en forme de doigt pour aller oeiller sous les jupes. L’autre jour, Béru a descendu son froc face arrière à un fils de l’empire du soleil levant, Nikon ni con, en lui disant que son seul objectif, c’était que son cul reste du poulet. Brèfle comme dirait l’énorme, une paire de bas sur les jambes d’une donzelle dont la lisière tutoie le regard, quand tu joues aux dames, t’as forcément envie d’envoyer ton pion en faire une, si t’as le jeu pour…

J’espère que vous avez ri au moins une fois. A part cela, puisque nous sommes dans le bizarreries et les choses pas toujours ragoûtantes, dans la série des enquêtes du commissaire, il y en a un que j’adore et qui se démarque passablement du reste par l’histoire racontée. Cela commence par une histoire de fantômes et la suite est assez surprenante parce qu’il découvre. C’est plutôt un truc à la Maigret, une enquête dans laquelle il est un flic plutôt traditionnel. Il n’arbore pas dans Faut Etre Logique, son personnage rompu à tous les 400 coups, levant toutes les jolies femmes qu’il rencontre. Pour une fois, il a un visage plus humain, et c’est vrai que cette histoire paraît assez sordide sur ce point précis. Si vous n’en avez jamais lu un seul, c’est peut-être par celui-là qu’il faut commencer. Et bien sûr, l’humour n’est jamais loin, sinon ce ne serait pas vraiment du San-Antonio.

Sources: Gallica, BNF, DP

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