Serait-ce des bas?

Un des plus beaux spectacles, deviner qu’une femme porte des bas. Petits détails visibles où l’on devra se contenter de ce que l’on devine, sans en savoir plus.  Mais les choses ne sont-elles pas plus savoureuses quand elles nous intriguent avant d’en avoir la révélation? Vaste débat philosophique…

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Le Boss en 50 nuances de bas nylon

Depuis le temps qu’il en parlait, il fallait bien passer aux actes. A force d’aligner la prose sur un blog, il lui était évident de s’intéresser au livre pour lui donner un semblant de longévité, la papier étant encore le moyen à long terme de préserver la culture.
En attendant un livre plus conséquent qui paraîtra très prochainement, agrémenté de belles choses, il s’est amusé à disserter sur les charmes du bas nylon sous forme de 50 citations, eh oui le bas nylon n’est pas pour moi quelque chose qui mérite seulement le terme de sexy, charmant ou joli, comme je le vois souvent dans certains commentaires. Le bas nylon c’est quelque chose qui mérite une étude plus subtile, il y a au moins mille manières de l’aborder, il en a trouvé 50, c’est déjà pas si mal. Il va trouver et tester, c’est promis, les 950 autres ces prochaines années, elles lui viendront sans doute à l’esprit comme on attrape une image dans les nuages qui passent dans le ciel.
En attendant rien ne vous empêche de parcourir celui-ci, de vous en imprégner, les dames y trouveront certainement des certitudes, les hommes des incitations à en parler avec madame et 50 bonnes raisons d’en porter, oui, oui, oui…
Ce livre sert aussi de réglage pour le suivant, apprivoiser les subtilités de l’édition. Réalisé avec la complicité de Miss Eva, qui nous propose même des photos inédites, c’est un travail en commun. Elle a dessiné la charmante couverture et a posé pour vous avec son charme bien dans l’air du temps des pin ups.
Ce livre est aussi le vôtre, diffusez l’information autour de vous, rebloguez-là. Chaque vente est un pas vers de futures jambes en nylon. Un monde plein de jambes en bas nylon, ça ne vous tente pas? Moi si!!!
Alors vous savez ce qui vous reste à faire… 
Le livre, illustré en noir et blanc et couleurs, est disponible sur Amazon en cliquant sur l’image
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Et une vidéo maison avec un thème musical composé spécialement par l’auteur pour ce clip, intitulé 50 nuances, c’est évident!

Eclats de nylon et vieux papiers (37)

Eclats de nylon et une assiette pleine de beurre

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Les vieux papiers ou comment les journaux et autres nous donnent une vision de ce que furent la vie et l’actualité en d’autres temps

L’Assiette au beurre fut un des grands journaux satiriques au début du 20ème siècle et pendant une trentaine d’années. Il est très influencé politiquement par la gauche avec une pointe d’anarchisme, poursuivant les grands traits révolutionnaires de la seconde moitié du siècle précédent. Il est bien évidemment un soutien aux masses populaires qui réclament des droits et qui, parfois, en obtiennent. La classe bourgeoise doit bien faire contre mauvaise fortune, bon coeur. La révolution industrielle qui réclame des bras, le plus souvent pour des emplois non qualifiés et surtout mal payés, doit bien tendre un carotte. Cependant tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, la vie n’est pas toujours facile pour le passant de la rue.

Le principe du journal est assez nouveau pour l’époque. Il ne contient pratiquement que des caricatures ou des dessins avec très peu de  texte. Il est souvent thématique pour un numéro particulier. On a compris que le dessin peut raconter plus de choses à un regard, que de longs textes que personne ne lit. Le dessin agit en tant que symbole et il peut entraîner de longues réflexions sur un sujet précis. Par exemple, un dessin représentant un certain personnage cloué sur une croix, pourra vous faire réagir positivement ou négativement, sur un fait ayant trait à l’histoire chrétienne.

D’une manière assez drôle quand on feuillette un numéro du journal, on remarque que ce qui pouvait faire un sujet alors, pourrait très bien faire l’objet du même sujet aujourd’hui.

Dans un numéro de février 1904, il est question de la police et de tout ce qui représente l’ordre. Eh bien on pourrait le rééditer aujourd’hui en le faisant passer pour actuel.

Quelques extraits.

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Une des plus succulentes. Il s’agit probablement d’une caricature de Jean Jaurès, l’un des symboles  de la lutte des classes, houspillé par un agent qui demande de se disperser alors qu’il est seul. Pour  les suivantes, je vous laisse imaginer le rapport entre hier et aujourd’hui.

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Sorces Gallica, BNF

Des bas nylon avec vraiment pas de titre

Editorial en nylon

Vous connaissez sans doute la maxime qui fait dire qu’il faut prêcher le faux pour savoir le vrai. Sans en avoir l’air c’est une redoutable méthode pour confondre un menteur. C’est un jeu, je dirais presque de société, que j’adore pratiquer. On peut l’employer aussi de manière détournée pour amener quelqu’un à parler d’un sujet précis. Quand je partais à la conquête d’un joli coeur, je désirais bien évidemment connaître son opinion sur le bas nylon, fan ou pas fan, possible à convertir ou impossible. Vous imaginez bien que de là pouvait partir un choix ou un refus personnel. Entre un fille au physique passable et qui porte des bas, et une Bardot qui n’en porte jamais, je choisis la première car ce sera très certainement la plus élégante et la plus romantique. Pour connaître le mot de la fin, il fallait ruser et amener délicatement le conversation sur le sujet. Parfois c’était simple, d’autres fois plus compliqué. Un exemple parmi les conclusions faciles. Une des mes copines dont j’ai déjà parlé dans quelques posts, avec qui j’en étais encore au stade de l’approche, se baladait avec moi dans une fête. Une grande affiche publicitaire attira mon regard, je crois que c’était une pub pour Scandale, on y voyait une femme en lingerie avec bas et porte-jarretelles. Je le lui ai fait remarquer l’affiche en soulignant que cela revenait à la mode (c’était à la fin des années 80), elle me dit tout de go qu’elle en avait un à la maison. En réalité, j’ai découvert plus tard qu’elle en avait presque une collection, dont son tout premier, une pièce très vintage datant des années 60. Pour des exemples plus corsés, je n’en mentionnerai pas ici, mais c’est à vous de jouer.

Je dirais pour conclure que la conversation avec une dame qui porte des bas régulièrement est d’un abord assez facile, elle entre assez facilement dans le jeu de la discussion, mais il faut lui faire sentir que vous admirez la chose. Attention toutefois, ce n’est pas une conversation pour draguer, juste pour le fun. Elle ne trouvera sans doute pas que vous êtes un être exceptionnel dans vos goûts. Le mec qui admire une jambe en nylon avec une langue qui sort de 10 centimètres et les yeux en bouton de jarretelle, elle en a sûrement rencontré des centaines avant vous!

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Eclats de nylon et vieux papiers (36)

Eclats de nylon et imaginons l’imagination

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Les vieux papiers ou comment les journaux et autres nous donnent une vision de ce que furent la vie et l’actualité en d’autres temps

Votre imagination travaille toujours, même si vous ne le savez pas. Quand on vous parle de quelque chose, immédiatement vous créez une image abstraite ou réelle de ce dont on vous parle. Elle sera abstraite si, par exemple, l’on vous raconte un récit dans une ville dont vous n’avez jamais entendu parler. Par contre si vous l’avez visitée il y a 20 ans, vous ferez appel à ce qui constitue vos souvenirs de votre passage dans cette ville. Ces souvenirs peuvent être lointains et déformés dans votre mémoire, mais vous en contenterez certainement sur l’instant. L’endroit aura certainement changé, mais pour vous, il sera comme lors de votre visite. Vous avez certainement tous vu un film avec Louis de Funès, là quand je vous cite le nom, vous avez bien une image du personnage qui vous est venue à l’esprit, assurément celle d’une scène que vous avez vue dans un de ses films. Dites-moi, le personnage n’avait plus beaucoup de cheveux sur tête? Vous allez me répondre oui, car il y a de fortes chances pour que ce film soit l’un de ceux où il tenait la vedette, après 1964-65. Pourtant, bien plus chevelu, il apparaît dans d’innombrables fils où il n’a que des rôles assez secondaires. C’est une illustration de la manière dont les choses peuvent évoluer au fil du temps. On garde plus volontiers le souvenir de ce qui est récent, à la limite dans le cas de l’acteur, vous n’arrivez pas à vous le représenter chevelu.

En parlant de Paris, on voit la ville comme elle est aujourd’hui, très étendue avec sa banlieue. On a l’impression d’y être bien avant de fouler ce qui est véritablement Paris et ses vingt arrondissements. Elle fut bien moins étendue évidemment. En 1730, sous le règne de Louis XV, on peut voir son étendue sur une carte. Pour se repérer au niveau des distances, on peut prendre l’avenue des Champs Elysées qui existe déjà, de la Place de l’Etoile (en haut à gauche), à l’actuelle Place de la Concorde (environ 2 km). A l’époque c’est principalement des jardins et des potagers, même aujourd’hui le bas de l’avenue est peu construit, ce sont toujours des jardins. A l’ouest c’est la frontière de Paris, la frontière à l’est étant à peu près l’emplacement de la Place de la Bastille.

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La bastille justement, on en parle beaucoup mais peu de gens savent à quoi elle ressemblait. La voici, c’était une prison et impossible de s’y tromper en la regardant.

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Et Versailles, que voici vers 1660

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Le Louvre vers 1620, encore résidence royale sous Louis XIII, un jeune roi. Louis XIV choisira Versailles. Il est le plus grand palais européen.

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Le Pont Neuf, achevé en 1607, plus vieux pont de Paris encore en activité. Louis XIV l’a sans doute franchi quelques fois.

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Une photo qui pourrait poser quelques problèmes pour quelqu’un qui voudrait identifier la ville dans laquelle elle a été prise. A première vue et d’après l’architecture on pourrait penser à une ville d’Orient. Mais, on voit au fond quelque chose qui pourrait ressembler à La tour Eiffel. C’est bien elle et c’est bien Paris. Cette photo a été prise lors de l’Exposition Universelle de 1900, une exposition qui s’affichait avec un grand faste et qui se voulait universelle selon les critères d’alors, d’où ces bâtiments qui ne sont pas à proprement parler d’inspiration architecturale française. En dessous, le pont Alexandre III tel qu’il paraît aujourd’hui, débarrassé de ses maisons éphémères. Vous remarquerez que les lampadaires sont quasiment identiques. 

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En conclusion, vous aurez compris que les souvenirs peuvent être fugaces et évoluer au fil du temps. C’est une constante des personnes qui aiment l’histoire, il n’y pas beaucoup de hasard, si tel ou tel endroit paraît ainsi aujourd’hui, il y très probablement une bonne raison, encore faut-il la connaître. Et j’adore Paris pour cela, c’est une magnifique « machine » à remonter le temps.

Sources Gallica, BNF, DP