Eclats de nylon et vieux papiers (37)

Eclats de nylon et une assiette pleine de beurre

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Les vieux papiers ou comment les journaux et autres nous donnent une vision de ce que furent la vie et l’actualité en d’autres temps

L’Assiette au beurre fut un des grands journaux satiriques au début du 20ème siècle et pendant une trentaine d’années. Il est très influencé politiquement par la gauche avec une pointe d’anarchisme, poursuivant les grands traits révolutionnaires de la seconde moitié du siècle précédent. Il est bien évidemment un soutien aux masses populaires qui réclament des droits et qui, parfois, en obtiennent. La classe bourgeoise doit bien faire contre mauvaise fortune, bon coeur. La révolution industrielle qui réclame des bras, le plus souvent pour des emplois non qualifiés et surtout mal payés, doit bien tendre un carotte. Cependant tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, la vie n’est pas toujours facile pour le passant de la rue.

Le principe du journal est assez nouveau pour l’époque. Il ne contient pratiquement que des caricatures ou des dessins avec très peu de  texte. Il est souvent thématique pour un numéro particulier. On a compris que le dessin peut raconter plus de choses à un regard, que de longs textes que personne ne lit. Le dessin agit en tant que symbole et il peut entraîner de longues réflexions sur un sujet précis. Par exemple, un dessin représentant un certain personnage cloué sur une croix, pourra vous faire réagir positivement ou négativement, sur un fait ayant trait à l’histoire chrétienne.

D’une manière assez drôle quand on feuillette un numéro du journal, on remarque que ce qui pouvait faire un sujet alors, pourrait très bien faire l’objet du même sujet aujourd’hui.

Dans un numéro de février 1904, il est question de la police et de tout ce qui représente l’ordre. Eh bien on pourrait le rééditer aujourd’hui en le faisant passer pour actuel.

Quelques extraits.

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Une des plus succulentes. Il s’agit probablement d’une caricature de Jean Jaurès, l’un des symboles  de la lutte des classes, houspillé par un agent qui demande de se disperser alors qu’il est seul. Pour  les suivantes, je vous laisse imaginer le rapport entre hier et aujourd’hui.

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Sorces Gallica, BNF

Des bas nylon avec vraiment pas de titre

Editorial en nylon

Vous connaissez sans doute la maxime qui fait dire qu’il faut prêcher le faux pour savoir le vrai. Sans en avoir l’air c’est une redoutable méthode pour confondre un menteur. C’est un jeu, je dirais presque de société, que j’adore pratiquer. On peut l’employer aussi de manière détournée pour amener quelqu’un à parler d’un sujet précis. Quand je partais à la conquête d’un joli coeur, je désirais bien évidemment connaître son opinion sur le bas nylon, fan ou pas fan, possible à convertir ou impossible. Vous imaginez bien que de là pouvait partir un choix ou un refus personnel. Entre un fille au physique passable et qui porte des bas, et une Bardot qui n’en porte jamais, je choisis la première car ce sera très certainement la plus élégante et la plus romantique. Pour connaître le mot de la fin, il fallait ruser et amener délicatement le conversation sur le sujet. Parfois c’était simple, d’autres fois plus compliqué. Un exemple parmi les conclusions faciles. Une des mes copines dont j’ai déjà parlé dans quelques posts, avec qui j’en étais encore au stade de l’approche, se baladait avec moi dans une fête. Une grande affiche publicitaire attira mon regard, je crois que c’était une pub pour Scandale, on y voyait une femme en lingerie avec bas et porte-jarretelles. Je le lui ai fait remarquer l’affiche en soulignant que cela revenait à la mode (c’était à la fin des années 80), elle me dit tout de go qu’elle en avait un à la maison. En réalité, j’ai découvert plus tard qu’elle en avait presque une collection, dont son tout premier, une pièce très vintage datant des années 60. Pour des exemples plus corsés, je n’en mentionnerai pas ici, mais c’est à vous de jouer.

Je dirais pour conclure que la conversation avec une dame qui porte des bas régulièrement est d’un abord assez facile, elle entre assez facilement dans le jeu de la discussion, mais il faut lui faire sentir que vous admirez la chose. Attention toutefois, ce n’est pas une conversation pour draguer, juste pour le fun. Elle ne trouvera sans doute pas que vous êtes un être exceptionnel dans vos goûts. Le mec qui admire une jambe en nylon avec une langue qui sort de 10 centimètres et les yeux en bouton de jarretelle, elle en a sûrement rencontré des centaines avant vous!

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