Petite encyclopédie sur l’art de porter le bas nylon

Le Boss vous présente sa dernière publication 

Le bas nylon s’éclate en bulles colorées dans les désirs des hommes, qui n’ont jamais eu la chance de l’admirer de près, encore moins de le toucher. Ce livre qui se veut une petite encyclopédie didactique sur le bas nylon, aborde tous ses aspects, son histoire, ses accessoires, et la façon de l’apprivoiser ou l’admirer par ceux qui n’ont connu que les collants. Il rafraîchira aussi la mémoire de celles qui le portent de temps en temps, en leur rappelant les choses essentielles pour faire de lui un instrument de séduction incontournable et surtout confortable. C’est un livre à offrir à la dame de ses rêves, où de manière plus indirecte, à laisser traîner négligemment sur la table du salon. Nul doute qu’elle le lira et, qui sait, lui donnera des idées.

Illustré par de nombreuses photos dont certaines inédites.

avec

les modèles

Miss Nylon

Miss Eva

Miss Legs

Sandrine Raimbaut

Axelle

les photographes

Claude Vittiglio

Stéphane Perruchon

JFH Photographe

Alban Lavigne

X

et la participation de 

Cervin

SodibasParis

Secrets In Lace

en vente exclusive sur

 

Lundi nylon et musique express années 50

Peu de gens en Europe connaissent Sue Thompson, elle fut assez populaire aux USA, même chez les teenagers. La chanson qu’elle interprète ici et qu’elle créa, fut un grand succès pour un groupe de doo wop  the Duprees dix ans plus tard. Nonagénaire, elle vit toujours et a encore de nombreux admirateurs.

Les chansons qui passent à la postérité sont assez nombreuses, chaque époque a eu ses candidats à l’immortalité ou presque. Une chanson d’amour assez « chaude », « Jezebel » vit le jour jour en 1951, créée par Frankie Laine. Depuis on ne compte plus les versions, même par Edith Piaf, qui avait l’habitude d’adapter quelques standards américains. 

En 1955, un certain Tennessee Ernie Ford trouve le succès avec une chanson sur les gens qui travaillent à la mine. Succès considérable et un swing particulier…

Pour les besoins du film de Nicholas Ray Johnny Guitar, Joan Crawford et Peggy Lee, interprètent le chanson du générique dont Lee écrivit les paroles. Sans doute un bel exemple de musique qui porte un film.

Au début des années 50, le rock and roll est encore en gestation. En 1952, Bill Haley enregistre « Rock The Joint », ce que l’on peut considérer comme une des premières pures apparitions sur disque de cette musique. N’en déplaise aux fans de Presley souvent sectaires, c’est bien Haley qui dépoussiéra le chemin…

En 1951, bien avant que Presley ne pénètre dans les studios Sun, Sam Philips, le propriétaire, prend la peine d’enregistrer un certain Howlin Wolf, artiste noir qui est un pionnier du blues électrique et qui sera le créateur plus tard d’une flopée de standards. Personnage à la voix puissante, soulignée par son physique impressionnant, il sera un personnage clé de la musique de Chicago et des disques Chess. 

Nylon du vendredi es amours de tous les jours

La musique a continué de me faire rêver sentimentalement. Si je me replonge dans les années qui vont de l’adolescence à celle du jeune adulte, il y en a quelques unes qui m’ont marqué à jamais. Elles sont liées à un très fort souvenir sentimental. Celles que l’on a eues ou celles que l’on a pas eues, pourrait-on dire. Eh bien voici quelques une de ces chansons…

Celle-ci revêt une importance particulière pour moi, le jour ou j’ai acheté ce disque, c’est… vous vous rappelez de votre première fois? Elle s’appelait France mais pas Gall!

Bande sonore pour une certaine Christine, qui fait toujours partie de mes connaissances actuelles et très bien conservée malgré les années qui passent.

Là, je ne sais plus très bien qui de la fille ou de la chanson j’aimais le plus. Pour sûr, j’aime encore le disque. Ce groupe fait toujours partie de mes dix préférés, premières ébauches de la musique punk, bien avant l’apparition de la mode

Elle ne s’appelait pas Valentine, mais voici sa suite, ce disque m’a pas mal aidé à m’intéresser au jazz. C’est toujours musicalement géant.

Ici, j’écoutais des trucs assez speeds, musique très originale pour l’époque, la fille à laquelle je pense, n’aimait pas tellement. Si elle ne me colle plus à la peau, le groupe est toujours dans mes écoutes. Un coup de barre, résultat meilleurs que Mars.

Rêver de filles sur ce genre de musique, c’est tout à fait possible.

Pour me calmer un peu je passe au folk, excellent pour rêver à… ce groupe est à l’origine de ma véritable passion pour le folk.

Je deviens un peu mystique, elle n’avait pas les yeux verts, seulement ceux d’un ange… Jolie démonstration de la recherche d’originalité d’une certaine époque.

Le disque je le possède encore, la fille plus. A l’époque ce titre extrait d’un album, n’a été édité qu’en Allemagne de manière illégale vis à vis du droit de regard de l’artiste. Ils semblent même avoir tout ignoré cette publication pendant 30 ans. Quoi qu’il en soit, c’est un sacré album, sans doute dans les premières places de mon top 100 albums.

Chuck Berry, l’éternel !

S’il y a bien un mec dont j’ai écouté pratiquement toute la discographie, mais plus rarement lui-même, c’est bien Chuck Berry. Impossible d’y échapper, ses titres sont partout, il n’y a pratiquement pas un artiste dans la lignée rock and roll qui n’a pas un jour mis un de ses titres à son répertoire.

Alors pour faire autrement que les autres et lui rendre quand même hommage, je suis allé à la pêche aux souvenirs et retrouver ces versions qui avaient fait tilt dans mon esprit à l’époque et si possible dans l’ordre historique de leur apparition sur disques… en commençant par une chanson qu’il interprète mais qu’il n’a pas composée et une qu’il a composée mais qu’il n’a jamais enregistrée lui-même. 

Et la même en plus fameux…

 

Ah les nièces!!!

Suite à une une situation familiale un peu particulière, j’ai une nièce âgée de presque une dizaine d’années de plus que moi. Durant l’été 1966, nous sommes allés ma mère et moi en vacances vers le nord de l’Italie, dans la ville où habitait une partie de cette fameuse parenté. Un lac romantique, un ciel presque toujours bleu, des maisons perchées sur le flanc des montagnes et les odeurs de l’Italie. Le rêve! Un jour nous avons fait une petite visite chez cette nièce. Elle venait fraîchement de se marier, très jeune encore,  avec un séduisant latino, une dizaine d’années plus âgé qu’elle, qui avait pour particularité d’exercer le métier de banquier, profession ma foi très recherchée par la gent féminine. Elle même n’avait d’ailleurs rien d’un laideron. Blonde aux yeux gris-bleus, elle devait emballer les cœurs, qui même s’ils n’étaient croisés par Playtex, ne restaient certainement pas de marbre devant elle. Je suppose que son cher mari devait être un fin gastronome en matière de troussage de culottes. Il n’en était pas moins très sympathique, chaleureux, emporté, comme le sont les gens du sud. Accompagnant chaque parole de gestes expressifs avec les mains et les bras, je l’imagine bien tenant le téléphone d’une main et testant la température de Madame de l’autre. Du haut de mes joues encore imberbes, je n’avais de loin pas grande expérience de la vie, sinon celle d’un intérêt très marqué pour les jambes féminines surtout celles gainées de bas. A cette époque, l’affreux collant commençait à pointer dans la mode, mais il n’avait pas encore, et de loin, gagné le droit de cité. Pour planter le décor, disons qu’il faisait ce jour là, un chaleur digne de celle des jours d’été, ce qui était le cas, sous le ciel de la belle Italie, que les oiseux chantaient et que tout le monde était de bonne humeur. Voilà!

Un joyeux carillon retentit à la porte de la belle qui vint ouvrir le sourire aux lèvres, les paroles de bienvenue sortant de sa bouche, comme autant d’invitations à entrer. Après les embrassades de circonstance nous étions dans les lieux, ma mère aux anges et moi regardant d’un œil scrutateur cette nièce qui roulait du popotin en nous introduisant dans le salon. Lorsque mes yeux s’attardèrent sur ses jambes, ce qui je pris d’abord pour un bronzage de saison, s’avéra être de nylon qui couvrait ses jambes. Malgré la température, il semblait qu’elle avait peur de prendre un coup de froid, ou n’était-ce qu’un appât destiné à son chaud lapin de mari? Le deuxième solution me paraît la plus osée, mais certainement  plus proche de la vérité. Une fois assis, la conversation s’engagea entre ces dames, tout y passa, le dernier produit de lessive aux enzymes radioactifs, la purée Moussdor ou les rumeurs de divorce à la principauté de Monaco. Tranquille dans mon coin, j’écoutais tout en ayant un œil inquisiteur du côté des jambes de madame. Rien! Pas moyen d’en savoir plus sur la composition du menu des jambes de la nièce. Sagement assise, les jambes bien serrées, il n’y avait de mouvement que sur son visage ou sa tête en signe d’approbation ou de négation. Au bout d’un moment je pris l’initiative d’aller prendre l’air sur le balcon afin d’un peu observer les alentours. Une belle surprise m’y attendait. Dans un coin, il y avait un séchoir à linge assez grand. Et là ooouuuahhh!!! une des plus belles collections de lingerie privée qu’il m’aie été donné d’admirer. Des slips noirs, blancs, roses, violets, bicolores, tricolores, multicolores, tous plus sexy les uns que les autres. Des bas, deux ou trois porte-jarretelles, des soutien-gorges assortis ou non aux slips. Il y en avait assez pour ouvrir un magasin de lingerie. Alignés en rangs serrés, comme pour défendre une virginité très improbable de leur propriétaire, j’aurais voulu les prendre un à un, les admirer, les mirer, les tâter d’une main qui manquait certes d’expérience, mais qui aurait fait de gros progrès en peu de temps. Bien sûr je n’ai pas osé, mais je suis resté un sacré moment sur ce balcon. Finalement quand je suis rentré, j’ai prétexté l’admiration de la vue que l’on avait depuis ce balcon, sans préciser sur ce balcon, en guise d’excuse. Dupe ou pas, elle n’a pas bronché.

Bien des années après, je me dis que les soirées ne devaient pas être tristes dans cette chaumière et que ma nièce devait être un sacrée allumeuse. Peut-être a-t-elle conservé ses habitudes? Je n’en sais rien. Il faudrait quand même que je me décide à lui rendre une petite visite un de ces jours.
Allo? C’est ton jeune oncle, tu vas bien? Dis donc à propos…

Le bas à travers le temps

La photographie, comme le cinéma est un excellent moyen de remonter le temps. On y saisit des moments passés, un instant futile avec la peur ou le bonheur de les voir et revoir dans une notion d’éternité. Quand on avance en âge, cela permet aussi de se rafraîchir la mémoire. C’est parfois marrant comme la mémoire peut se jouer de nous. D’un autre côté, il y a des souvenirs qui restent d’une précision remarquable. On peut revivre chaque scène, chaque instant, sans se tromper. C’est de la photographie mentale. Un autre aspect indirect, c’est de pouvoir dater une photo, d’après son aspect général. La scène photographiée et les sujets qui la composent, une voiture, une tenue vestimentaire, le délavage des couleurs sur les photos dédiées. C’est un exercice auquel les anciens seront toujours gagnants par le fait qu’il peuvent confronter la réalité vécue plus longue, avec ce qui figure sur la photo.  De même, ils seront aptes à discerner l’authentique de la reproduction. Il y a toujours, c’est difficile à expliquer, un petit quelque chose qui fait que l’apparence change entre un sujet fixé sur une photo il y a 50 ans et celui fait récemment. La technique, des choses en apparence aussi farfelues qu’un changement d’éclairage à travers les époques. Peut être que la lumière du jour en 1960, n’est plus tout à fait la même maintenant. Possible, pas certain, les anciens apprécieront.

Une chose qui a aussi plus que certainement certainement changé, c’est le rapport qui existe entre un femme qui porte des bas aujourd’hui et une qui le faisait il y a cinquante ans. Comme je l’ai dit dans d’autres articles, c’est vers 1965 que le vent a commencé à tourner en faveur du collant, spécialement avec l’apparition de la mini-jupe. Les trois ou quatre années suivantes tuèrent le bas définitivement, du moins pour une bonne dix ou quinzaine d’années. Le port obligatoire du bas avant le collant, très simple en résumé, ils n’existaient pas comme objet de consommation que l’on pouvait acheter partout. Il avait une sorte de folklore qui se résumait grossièrement à un laisser aller de la part de celles qui en portaient, quand je dis laisser aller il faut préciser. Aujourd’hui si une femme se convertit aux bas, dans l’immense majorité des cas, elle va faire cela d’une manière très discrète, elle ne va pas le crier sur les toits. Elle adoptera de même un comportement pour que ce « secret » le reste. Pas de croisements de jambes révélateurs, du jupes serrées, de réajustement de jarretelles, même discrètement, à la vue de tous. Eh bien, le laisser aller du passé gommait plus ou moins allégrement tous ces principes. Premièrement l’homme ne se posait pas la question de savoir si c’était de bas ou des collants, il connaissait la réponse. La femme portait des bas comme aujourd’hui on porte des collants, c’était une règle incontournable pour celles qui portaient des jupes. Assises, elles n’y pensaient pas trop ou même pas du tout. On croisait et décroisait les jambes sans se préoccuper de spectacle que l’on offrait. Pensez donc, une femme en jupe toute l’année, multiplié par un nombre de fois par jour où elle croisait et décroisait les jambes, cela fait des milliers. Même un dame faisant très attention, avec une jupe un peu courte ou remontée et c’était quelquefois l’incontournable « accident ». De même, une jarretelle qui se décrochait, eh bien on se mettait dans un petit endroit, une entrée de maison par exemple, un peu à l’écart, et on procédait au réajustement. Le phénomène du bas qui se décrochait était relativement courant, principalement du fait de la longueur des bas, beaucoup plus courts que ceux que l’on fabrique aujourd’hui. Il n’y avait pas de petites économies pour les fabricants. Même si les porte-jarretelles, les gaines étaient pourvues de jarretelles beaucoup plus solides et grandes, le décrochage arrivait quand même occasionnellement.
Si je parle de ce spectacle, c’est que je l’ai observé des tas de fois dans mon enfance, presque comme un spectacle banal que j’étais assuré de contempler toute ma vie, la routine quoi. Mais inconsciemment, j’en avais noté toute la saveur, accentuée par la disparition progressive du bas. Je pense que les messieurs d’un certain âge qui lisent ces lignes n’ont pas eu un parcours différent du mien. Heureusement, il est facile de restituer ces souvenirs d’époque grâce à la magie de la photo. Et pour confirmer mes dires sur l’appréciation des objets anciens d’un coup d’oeil, je vous garantis l’authenticité et l’ancienneté des photos que je vous présente. C’est du vintage authentique, parfois posé, parfois le fait du hasard.