Le bas à travers le temps

La photographie, comme le cinéma est un excellent moyen de remonter le temps. On y saisit des moments passés, un instant futile avec la peur ou le bonheur de les voir et revoir dans une notion d’éternité. Quand on avance en âge, cela permet aussi de se rafraîchir la mémoire. C’est parfois marrant comme la mémoire peut se jouer de nous. D’un autre côté, il y a des souvenirs qui restent d’une précision remarquable. On peut revivre chaque scène, chaque instant, sans se tromper. C’est de la photographie mentale. Un autre aspect indirect, c’est de pouvoir dater une photo, d’après son aspect général. La scène photographiée et les sujets qui la composent, une voiture, une tenue vestimentaire, le délavage des couleurs sur les photos dédiées. C’est un exercice auquel les anciens seront toujours gagnants par le fait qu’il peuvent confronter la réalité vécue plus longue, avec ce qui figure sur la photo.  De même, ils seront aptes à discerner l’authentique de la reproduction. Il y a toujours, c’est difficile à expliquer, un petit quelque chose qui fait que l’apparence change entre un sujet fixé sur une photo il y a 50 ans et celui fait récemment. La technique, des choses en apparence aussi farfelues qu’un changement d’éclairage à travers les époques. Peut être que la lumière du jour en 1960, n’est plus tout à fait la même maintenant. Possible, pas certain, les anciens apprécieront.

Une chose qui a aussi plus que certainement certainement changé, c’est le rapport qui existe entre un femme qui porte des bas aujourd’hui et une qui le faisait il y a cinquante ans. Comme je l’ai dit dans d’autres articles, c’est vers 1965 que le vent a commencé à tourner en faveur du collant, spécialement avec l’apparition de la mini-jupe. Les trois ou quatre années suivantes tuèrent le bas définitivement, du moins pour une bonne dix ou quinzaine d’années. Le port obligatoire du bas avant le collant, très simple en résumé, ils n’existaient pas comme objet de consommation que l’on pouvait acheter partout. Il avait une sorte de folklore qui se résumait grossièrement à un laisser aller de la part de celles qui en portaient, quand je dis laisser aller il faut préciser. Aujourd’hui si une femme se convertit aux bas, dans l’immense majorité des cas, elle va faire cela d’une manière très discrète, elle ne va pas le crier sur les toits. Elle adoptera de même un comportement pour que ce « secret » le reste. Pas de croisements de jambes révélateurs, du jupes serrées, de réajustement de jarretelles, même discrètement, à la vue de tous. Eh bien, le laisser aller du passé gommait plus ou moins allégrement tous ces principes. Premièrement l’homme ne se posait pas la question de savoir si c’était de bas ou des collants, il connaissait la réponse. La femme portait des bas comme aujourd’hui on porte des collants, c’était une règle incontournable pour celles qui portaient des jupes. Assises, elles n’y pensaient pas trop ou même pas du tout. On croisait et décroisait les jambes sans se préoccuper de spectacle que l’on offrait. Pensez donc, une femme en jupe toute l’année, multiplié par un nombre de fois par jour où elle croisait et décroisait les jambes, cela fait des milliers. Même un dame faisant très attention, avec une jupe un peu courte ou remontée et c’était quelquefois l’incontournable « accident ». De même, une jarretelle qui se décrochait, eh bien on se mettait dans un petit endroit, une entrée de maison par exemple, un peu à l’écart, et on procédait au réajustement. Le phénomène du bas qui se décrochait était relativement courant, principalement du fait de la longueur des bas, beaucoup plus courts que ceux que l’on fabrique aujourd’hui. Il n’y avait pas de petites économies pour les fabricants. Même si les porte-jarretelles, les gaines étaient pourvues de jarretelles beaucoup plus solides et grandes, le décrochage arrivait quand même occasionnellement.
Si je parle de ce spectacle, c’est que je l’ai observé des tas de fois dans mon enfance, presque comme un spectacle banal que j’étais assuré de contempler toute ma vie, la routine quoi. Mais inconsciemment, j’en avais noté toute la saveur, accentuée par la disparition progressive du bas. Je pense que les messieurs d’un certain âge qui lisent ces lignes n’ont pas eu un parcours différent du mien. Heureusement, il est facile de restituer ces souvenirs d’époque grâce à la magie de la photo. Et pour confirmer mes dires sur l’appréciation des objets anciens d’un coup d’oeil, je vous garantis l’authenticité et l’ancienneté des photos que je vous présente. C’est du vintage authentique, parfois posé, parfois le fait du hasard.

4 réflexions sur “Le bas à travers le temps

  1. ce qu’il fallait démontrer ….tout à fait exact votre analyse, mais le pire c’est qu’avec ce qui se passe dans notre société ….même la jupe ou robe risque de complètement disparaître !!!
    Bonne journée

  2. dans les année 60 j avais 15/16 an quand ma mère recevais ses amie je prenait mes petite voiture et je jouais a terre a les belle vision que je pouvais avoirs quelle bon que cela était je revois encore tous ses bas nylon et jarretelle a le bon temps bien a vous chris

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