Vendredi en nylon (9)

 

Petites définitions

L’adolescence est le passage de l’âge de raison à celui de déraison 

Bien que l’adultère se consomme à deux, il est indispensable d’être au moins trois pour qu’il puisse avoir lieu

La météo est l’art de prédire le temps qu’il fera en lisant l’horoscope

La paix est un moyen de donner du travail à ceux qui préparent la prochaine guerre

Chansons que j’écoute et pochettes que regarde depuis au moins 50 ans

Je l’ai toujours considérée comme une des meilleures chanteuses françaises, jolie voix, bon répertoire, je suis tombé sous le charme de pas mal de ses titres, celui-ci n’est pas le moindre.

En musique l’une de mes facultés, c’est de pouvoir aimer un tas de trucs dans des styles complètement différents. En puriste je peux aimer Janis Joplin, Bille Holiday, Peggy Lee, et avoir une réelle admiration pour une chanteuse que l’on peut ranger dans la variété. C’est le cas pour Pétula Clark et quelques uns de ses titres. Une grande dame étonnante de longévité et de classe, presque 80 ans de carrière et toujours là. Chapeau! Sans doute mon meilleur souvenir d’elle ces cinquante dernières années.

Un autre de ces grandes dames pour laquelle j’ai un certain culte, Dalida. Il y a chez elle quelque chose que les autres n’ont pas. Je ressens comme un certain goût d’exotisme, exotisme un peu pacotille. Quand j’étais encore tout petit il était impossible de ne pas l’entendre à travers la radio. La première chanson dont je me souviens était « Bambino ». Quand on y regarde d’un peu plus près, sa discographie contient de belles et grandes chansons, pas forcément celles que tout le monde connaît. Et puis si je vous disais que que quand j’ai rencontré ma femme, elle ressemblait  à Dalida, me croirez-vous ?  Une de ses chansons pour laquelle je ne compte plus les écoutes…

Une parfum rose que l’on respire une fois et toujours.

A l’époque j’avais acheté son fameux « Ballade En Novembre ». Sur le même disque il y avait une autre chanson qui me plaisait « Les Enfants Tristes », que j’adorais aussi et que je ressors de temps en temps, en écoutant aussi quelques autres que j’aime bien. Cette chanson m’a marquée pour la vie, je crois que j’ai fait mon possible pour qu’il y ait le moins possible d’enfants tristes. Pour moi Anne Vanderlove est une grande dame de la chanson teintée de folk.

L’apparition de mecs comme Michel Polnareff a créé un souffle frais dans la chanson française. On passe du classicisme  de bon aloi de leurs grands interprètes à quelque chose de plus moderne, plus proche des jeunes et plus tourné vers une musique pop qui commençait à naître. J’ai toujours bien aimé son répertoire ou le disque suivant ne ressemble pas au précédent. Pour moi son chef d’oeuvre, c’est celle-ci

Que dire de Serge Gainsbourg… Eh bien en 1966,  il était musicalement en avance sur tout ou presque dans ce qui se faisait en France, même si ses disques se vendaient plutôt mal.

Bien qu’il s’agisse d’un titre anglais et d’un chanteur du même métal, le disque est une production typiquement française. En 1965, Barclay tente de redonner une seconde chance à son idole déchue, Vince Taylor. Il est prévu l’enregistrement d’un album avec quelques reprises. On recrute des musiciens assez connus dans les milieux rocks, des Anglais émigrés en France en fait, dont le fameux batteur des anciens Playboys de Taylor, Bobbie Clarke. Ils forment dans le but de l’enregistrement le Bobbie Clarke Noise, avec Johnny Taylor et Alan Bugby, transfuges de Johnny Taylor et les Strangers. Disons-le, Vince Taylor n’est pas au mieux de sa forme psychiquement, il se prend parfois pour Dieu ou un de ses prophètes. L’album sort accompagné d’un faux bruit de public soi-disant pour couvrir la mauvaise qualité de l’enregistrement selon certains, bien que la pratique ne soit pas rare à l’époque. En écoutant attentivement les titres, on est un peu décontenancé. Si l’on s’attend à trouver du rock and roll traditionnel, c’est clair, c’est décevant. Mais en étant un peu plus attentif, on peut déceler que c’est du rock progressif pour certains titres, un sorte de punk avec 10 ans d’avance. La folie de Taylor se retrouve dans ses vocaux complètement hallucinés. On peut gager que David Bowie quand il s’est inspiré de lui pour Ziggy Stardust, a sans doute écouté cet album. Justement à ce moment là, il avait séjourné en France, de passage en France à la Locomotive, si je me souviens bien. J’ai gardé pour l’écoute « My Baby Left Me », on est bien loin de la tranquille version de Presley!

J’ai été et je suis encore fan de ces instrumentaux style Shadows. J’aime ce son typique années 60. Il y en a quelques dizaines qui reviennent régulièrement quand j’ai envie d’en écouter et quelques uns très régulièrement dont celui-ci…

Eh oui encore et toujours Georges Chelon