Vendredi en nylon (12)

Chansons que j’écoute et pochettes que je regarde depuis au moins 45 ans.

A partir de 1969, on peut dire que j’achète rarement, ce qui ne veut pas dire jamais, un disque qui a un succès commercial. Je vole de découvertes en découvertes et je n’ai jamais arrêté. Evidememnt la musique est plus sélective, je commence à fréquenter avec mes oreilles  des musiciens d’une autre carrure. 

Je suis assez partagé sur Black Sabbath et l’ensemble de sa carrière, mais cela avait rudement bien commencé et ça s’écoute encore.

J’ai toujours été un amateur de folk, mais un des groupes qui m’a définitivement attiré vers cette musique, c’est bien Pentangle, réunion de grands musiciens et une jolie voix. Je n’ai jamais cessé de les écouter.

Ah oui bien sûr il y avait aussi Led Zeppelin, une plutôt bonne réunion de quelques petits doués avec quand même la voix de Robert Plant qui domine le tout. Une de mes préférées…

Ten Years After a toujours, du moins pour les 4 premiers albums, été un de mes groupes préférés. Je trouve que c’est une belle alchimie de musiciens très pointus, d’ailleurs ils fonctionnent assez comme un orchestre de jazz, l’individualité n’est pas bannie. Et puis Alvin Lee était un sacré guitariste, si vous voyez les nuages passer dans le ciel à toute vitesse, c’est sûrement lui qui joue de la guitare là-haut!

Un truc indémodable. Un souvenir indirect aussi, j’ai fait une belle noce à Paris avec le cousin du chanteur Alan Wilson. 

Voilà l’histoire belge du jour vous vous souvenez de Wallace Collection ? Un joli mélange de soft pop et de classique. Je ne me suis jamais lassé de cette « Serenade ». Et je puis vous promettre que c’est efficace. Plus de 20 ans après sa sortie, j’ai dansé là-dessus avec un dame que je draguais. A la fin du disque elle a merveilleusement trouvé une suite :  « il faut que tu me montres où est ton lit! »

Une chanson que j’écoute depuis très très longtemps en de multiples versions. Mais une des mieux torchées c’est quand même celle-ci.

Pour moi Pink Ployd c’est surtout la première époque, après j’aime moins. Je possède à peu près tous les albums mais je ne les écoute pas ou peu. Par contre les deux premiers alors là ça tourne. Un de mes préférés sur le deuxième album.

L’albinos de service et un monsieur que j’ai suivi un peu toujours. Sans négliger de revenir à cette fameuse version du standard popularisé par Muddy Waters.

Evidemment autour de 1970, il était difficile de se passer de Frank Zappa, même encore aujourd’hui je ne sais pas faire, comme dirait un Belge de mes connaissances.

Je me souviens très bien j’avais trouvé l’album dans une grande surface, je me demande bien ce qu’il foutait là, car c’était vraiment pas de la musique pour minettes! Je n’ai pas tout de suite compris l’allusion érotique de la pochette, mais bon le contenu ça m’a marqué au fer rouge. Si si, je peux vous monter, j’ai encore les cicatrices….

Bas nylon et miracle

 

Cinéma

Le « Miracle à Milan » est un film de Vittorio de Sica sorti en 1951 qui récolta plusieurs récompenses dont le grand prix au festival de Cannes la même année.

Disons-le tout de suite ce film ne fait pas toujours l’unité, certains « spécialistes » de cinéma qui n’ont jamais tourné le moindre bout de film le qualifient de navet. Il est vrai qu’ils sont peu nombreux. Ce n’est pas parce qu’il est un de mes films préférés que je vais prendre ma mitraillette pour les trucider. Je ferais juste remarquer que s’il est à classer dans le néo-réalisme italien de l’après guerre, c’est avant tout un film fantastique. A partir de là, tout est permis il n’y a plus de logique à respecter, juste à se laisser aller et surtout succomber au charme qu’il dégage. Si cette magie est inaccessible à certains, tant pis pour eux, moi j’y trouve mon compte.

Je ne pense pas être un cas unique, mais ce que je cherche dans un film c’est qu’il me surprenne, que je devine pas déjà la scène suivante. Avec ce film je suis comblé, rien ne se devine d’avance, tout se découvre. C’est une ambiance très italienne, sans doute pas toujours accessible à un spectateur d’une autre culture. Je pense que pour apprécier une bouillabaisse à sa juste valeur, il faut être des environs de Marseille, un Japonais peut trouver cela très bon, mais c’est un hasard car ce plat ne fait pas vraiment partie de sa culture. Il est en de même pour ce film, pouvoir le suivre en version originale est un avantage certain, de plus un connaisseur remarquera qu’il est parlé avec l’accent milanais-lombard, ce qui ajoute une touche supplémentaire.

Le plot

L’histoire commence comme de juste par un enfant trouvé dans un chou, jusque là c’est évident. C’est une trépidante et généreuse grand-mère qui le découvre et qui l’élève. Quand elle meurt, Toto c’est le nom de l’enfant, finit à l’orphelinat. Quand il en ressort une fois adulte, il s’est métamorphosé en un bonhomme empli de bonté et doué d’ingéniosité. Il erre dans les rues de Milan couvertes de neige à la recherche d’un endroit pour dormir. Alors qu’il regarde les belles dames en robe longue qui sortent de la Scala (ma mère qui est milanaise m’a dit avoir fait cela dans les années 30), il pose parterre son maigre bagage, une petite valise en cuir qui ne contient presque rien, pour applaudir le défilé. Un vagabond qui passait par là la lui vole et Toto le prend en chasse et le rattrape. Il ne le traite pas de voleur mais lui dit qu’elle ne contient presque rien. La vagabond lui affirme alors que c’est la valise qui l’intéresse, alors Toto lui en fait cadeau et le vagabond en a presque les larmes aux yeux. Comme Toto est à la recherche d’un endroit pour dormir, son voleur lui offre l’hospitalité dans ce qu’il appelle sa maison. En fait de maison, c’est une espèce de cabane avec un toit en tôle dans un terrain vague à côté de la voie de chemin de fer.

La matin, il découvre qu’il a atterri dans une sorte de cour des miracles où vivent tous les laissés pour compte de Milan. Comme il est plein de bonnes idées, il décide de donner du courage à tous et d’organiser une vie meilleure avec les moyens du bord. Petit à petit l’endroit devient un petit village où s’installe un semblant de bonheur de vivre avec des choses simples. Au fil de l’histoire on découvre divers personnages vivant dans cette cour, chacun avec ses petites misères, ses envies, ses espoirs ses petites combines, le tout présenté un humour présent tout le long du film. Toto n’a pas son pareil pour se mettre à leur niveau, déformant son visage en saluant un bonhomme atteint de ce désagrément, marchant à l’équerre quand il en rencontre un autre qui se plaint de sa petite taille, se tenant les reins et en mimant la douleur avec celui qui souffre d’une sciatique. Le seul é n’y pas trouver son compte est Rapi, un snob et crâneur qui méprise tout le monde et prend tout les chose de haut.

Un jour débarque un riche hommes d’affaires, Mobbi,  qui veut racheter le terrain. Il est étonné de le voir occupé par cette foule de misérables, qui se fait menaçante quand on parle de les évacuer. Dans un premier temps, il compose et se fait passer pour une personne qui comprend leur malheurs et s’en va sous les acclamations de la foule. On croit la partie gagnée, mais quelques temps plus tard, en organisant une fête on plante un mat de cocagne et du pétrole jaillit. Le pleutre Rapi va avertir Mobbi de la découverte et bien évidemment  veut chasser tout le monde de son terrain. On réquisitionne la police, l’armée pour les chasser. Et que peuvent faire les gueux contre cela ?

Le ciel va les aider. La vieille femme qui a trouvé Toto dans le chou, revient brièvement de là-haut et lui donne une colombe qui peut exaucer n’importe quel voeu. Alors va commencer un combat entre Mobbi est ses sbires qui devront lutter contre la magie et le surnaturel. Mais avant. tout le monde va profiter des pouvoirs de la colombe pour satisfaire ses envies, qui un manteau de vison, qui une radio, qui des millios de lires. La file d’attente est longue, mais on patiente. Ensuite…

Comme je l’ai dit, c’est un film qui va à la rencontre du fantastique, il faut d’abord le regarder sous cette angle. Après on peut l’aborder de plusieurs manières, une peinture de la réalité sociale d’après guerre, une comédie franchement drôle même si le sujet ne d’y prête pas vraiment, un film qui surprend par son inventivité ne lassant jamais le spectateur deviner la suite. Beaucoup de choses sont caricaturées, poussées à l’extrême,  mais c’est un régal.

Vittoria de Sica a choisi comme pour son célèbre « Voleur De Bicyclette » de faire confiance à des acteurs non professionnels. C’est un choix judicieux, car ils sont tous excellents, même les professionnels, Paolo Stoppa (Rapi), Guglielmo Barnabo (Mobbi) notamment. Il faut quand même laisser une chose aux Italiens, c’est peut être le peuple le plus naturellement acteur. Alors pro ou pas.

C’est un film qui a laissé une date importante dans l’histoire du cinéma. Le spectacle défile sur l’écran, on peut le regarder comme un simple divertissement, mais il cache bien plus de choses que les images peuvent le suggérer. En analysant les scènes on peut remarquer que c’est un film très complexe de par ce qu’il peut suggérer au spectateur, c’est une sorte de chasse au trésor pour les allégories et les métaphores. C’est un film résolument optimiste, il montre que des choses très simples peuvent devenir des merveilles pour qui sait les saisir. Les âmes simples ont la place du roi et les puissants sont les fous du roi. C’est une merveille!

Distribution

  • Emma Gramatica as La vecchia Lolotta
  • Francesco Golisano as Totò
  • Paolo Stoppa as Rappi
  • Guglielmo Barnabò as Mobbi
  • Brunella Bovo as Edvige
  • Anna Carena as Marta, la signora altezzosa
  • Alba Arnova as La statua che prende vita
  • Flora Cambi as L’innamorata infelice
  • Virgilio Riento as Il sergente delle guardie
  • Arturo Bragaglia as Alfredo
  • Erminio Spalla as Gaetano
  • Riccardo Bertazzolo as L’atleta
  • Checco Rissone as Il comandante in secondo
  • Angelo Prioli as Il comandante in primo
  • Gianni Branduani as Totò at eleven years

Autour du film

L’histoire est tiré du romam « Toto il buono » de Cesare Zavattini », ce dernier étant aussi un scénariste qui a beaucoup oeuvré pour le néoréalisme italine.

Pierre Bellemare, la célèbre raconteur d’histoires, a dit que c’était son film préféré

Des acteurs non professionnels ou débutants qui apparaissent dans le film, peu trouvèrent un suite de carrière cinématographique. Seul le rôle principal, Francesco Golisano apparut dans quelques films avant d’arrêter complètement vers 1955. 

Vendredi en nylon (11)

Les nouveau mots de la langue française

Je trouve que notre belle langue manque de mots, alors en voici de nouveau avec leurs définitions

Nénénuphar : sein en forme de plante aquatique

Pèresonne : père de famille absent

Porctable : téléphone mal entretenu

Embouteillâge : personne âgée peinant à circuler

Ouraregan : violente tempête se produisant très rarement

Je vais rétrécir un peu le champ de mes écoutes, en ciblant ce que j’écoute depuis au moins 45 ans ce qui nous amène jusqu’en 1972. La tournant des années 60-70 est une extraordinaire période musicale, la musique devient autant un divertissement qu’une exploration des sons tous azimuts. Je dirais que tous les coups sont permis!

En cherchant mes titres favoris dans la discographie des Doors, je pourrais en faire une liste en écartant les bras comme le font le pêcheurs quand il parlent de l’extraordinaire prise qu’ils ont faite, longue comme ça! Néanmoins un des mes favoris pour les jours étranges…

A l’automne 1969, je fus subjugué  par un groupe anglais Steamhammer et un album « Reflection » rempli de pépites. Assurément un album record dans mes écoutes. Un joli son assez aquatique et pratiquement que des titres originaux. En voici un titre , repris plus tard par Status Quo dans un version assez morne.

Après leur première époque avec Denny Laine, les Moody Blues créent des albums très jouissifs et musicalement parfaits. Sortir un titre ou l’autre de ces albums est une gageure, j’écoute en fait tous leurs albums. Je suis persuadé que l’on parlera encore de leur musique dans 100 comme on parle de Beethoven maintenant. Un exemple de leur maestria, ah si les rappeurs pouvaient nous faire de trucs comme ça, mais bon il faut avoir un certain niveau musical…

En musique je ne suis pas un lâcheur, quand un artiste a fait quelque chose qui me plaît, je le suis fidèlement. Il se peut que la suite ne m’intéresse pas, mais j’ai au moins essayé. Si j’avais juste abandonné Procol Harum après leur hit planétaire juste parce que ça ne passait plus à la radio, j’aurais certainement loupé un monument qui fait ressembler la pyramide de Kéops à une boîte d’allumettes. Alors écoutons un titre, moins facile d’accès que leur hit, mais tout aussi beau. On reparlera de ce groupe dans ces colonnes, c’est sûr!

Bien que la version de Santana soie plus connue, il faut rappeler que l’original est de Fleetwood Mac période Peter Green qui l’a composée. Je ne déclarerai pas la guerre pour savoir laquelle est la meilleure. Je dirai juste que je préfère l’original, plus brute, plus blues, celle de Santana est juste latinisée. Je reste toujours persuadé que Peter Green est un sacré guitariste et qu’il n’a rien à envier à Santana, sinon d’être moins aimé.

Au paradis j’imagine que les anges doivent chanter ainsi, le grand Tim Bucley que j’avais découvert par hasard sur une compilation allemande dédiée au fameux label Elektra. Une chanson que je classe sans hésiter dans les immortelles.

Un groupe que j’ai toujours bien aimé, mais de tous leurs disques c’est celui qui me charme encore.

Ces belles petites trouvailles que l’on fait quand on veut bien prendre la peine de les écouter chez le disquaire.

Taste qui nous fit découvrir un guitariste de première, Rory Gallagher. J’aime bien ces morceaux de musique pop qui frisent avec le jazz, succulent!

Love et toute la magie d’Arthur Lee

Bas nylon et un certain Jules

 

Ne serait-ce que par la chanson de Joe Dassin, tout le monde a entendu parler de la bande à Bonnot. Le personnage central, Jules Bonnot, n’est pas tout à fait un criminel comme les autres. Si certains de ses comparses hors de sa bande agissent essentiellement par esprit de lucre, lui est fortement imprégné d’anarchisme. Il s’est même marié et a eu des enfants. Il n’est pas né anarchiste, il a joué le jeu comme beaucoup de monde, tenté de gagner sa vie honnêtement. Il a un don, c’est un très habile mécanicien. Malgré tout, il est un syndicaliste très militant, il a les patrons dans le nez et le fait savoir. Il sera renvoyé de plusieurs places de travail, suite à son militantisme. Sans emploi et de plus cocufié par sa femme, il vit de petits casses et se spécialise dans l’ouverture des coffres-forts en ayant comme couverture de petits ateliers de mécanique dans lequel il répare des véhicules… qui lui servent la nuit pour aller faire des casses. Ceci se passe à Lyon en 1906 – 1907.

Ses convictions politiques ne tarissent pas, il fréquente toujours les milieux anarchistes. Ce sera dans les mouvances extrémistes de la capitale  française qu’il recrutera les membres de sa bande. On ne sait finalement qu’assez peu de choses de lui, il n’a jamais écrit ses mémoires, et pour cause. Ce que l’on sait, c’est ce qu’il voudra bien dire de lui à ses connaissances.

Voilà très brièvement tracé un portrait de Bonnot, ses débuts dans le métier dira-t-on.

En décembre 1911, Bonnot n’est encore qu’un bandit comme les autres, déjà en mal avec la police, mais pour laquelle il n’est pas encore une priorité. Il lui manque une chose, la célébrité et elle va venir le 21 du même mois.

Dans son genre, il sera un innovateur. Le premier casse en automobile médiatisé de l’histoire, c’est à lui qu’on le doit. C’est le premier western dans les rues de Paris avec une voiture volée, une Delaunay Belleville. Elle s’arrête, attaque un encaisseur rue Ordener, et repart. La police à beau arriver au triple galop, mais oui ils sont encore à cheval, mais les bandits, eux, sont déjà loin.

L’affaire eut un grand retentissement. Pour l’époque ce serait un peu comme si on braquait aujourd’hui une banque avec un drone. Je suis sûr qu’il y en a qui ont déjà cette idée derrière la tête. Pour ma part, je me conterai d’aller tirer du pognon avec ma carte, même si elle est modestement garnie.

Mais restons en 1911 et voyons le lendemain ce qu’en disait une partie de la presse à travers le « Petit Parisien », à travers les certitudes, les doutes, les bobards.

 

C’est dans une voiture de ce style que Bonnot et sa bande se déplacèrent ce fameux 21 décembre

Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui Bonnot exerce encore une certaine fascination, voire même de l’admiration. Chaque mouvance politique a ses héros, même s’il ne s’agit pas toujours de personnages très fréquentables. Bien des gens voient en Bonnot une anarchie qui dérive vers le banditisme. D’un autre côté, on mesure plus le poids de ses actes en les mettant dans la balance qui mesure le poids des inégalités sociales de la Belle Epoque. Dans les extrémités, il y a ceux qui ont tout et ceux qui n’ont rien, et ceux qui n’ont rien en veulent un peu plus. Réduire l’anarchie à un glissement vers le banditisme est un raccourci qui ne fait pas appel à son essence réelle. Elle veut réduire la différence des classes et surtout supprimer les exploiteurs. Notre ennemi c’est notre maître, disait l’un d’entre eux. Que l’on soit riche ou pauvre, l’ennemi supposé se trouve bien évidemment à l’opposé, mais chaque bord à tort de vouloir provoquer l’autre. Malheureusement certains patrons, pas tous, ont honteusement profité, assez pour donner des arguments à l’opposition. L’anarchie, elle, a aussi alimenté ce qui pouvait la faire renier par les modérés et surtout l’opinion publique. Le phénomène existe toujours, mais peut prendre selon les époques d’autres visages. On ne parle plus d’anarchie, c’est un mot démodé, mais l’idéal d’une société meilleure existe toujours. Bonnet ne restera qu’un bandit pour le plus grand nombre. Au final on peut au moins lui reconnaître d’être mort pour ses idées, mort qu’il ne semble jamais avoir eu peur de regarder en face. 

Un journal c’est une tranche de vie, même si un événement défraie la chronique, la vie continue. En parcourant les autres pages on se fait une idée plus précise de ce qui se passait à ce moment là. On me prête assez souvent une bonne mémoire, c’est sans doute un peu vrai, mais j’ai un truc qui n’est pas infaillible, mais qui aide bien. Je fais souvent une association d’idées. Par exemple, quand l’homme a marché pour la première fois sur la Lune, j’étais en vacances. Alors si on me demande où j’étais en vacances en 1969, eh bien je repense à l’histoire de la conquête lunaire. Je peux même préciser que mon tube de l’été personnel était celui-ci que j’écoutais sur la plage avec un mange-disques. Et aussi que j’avais dragué une fille qui s’appelait Irène. 

Un des gros tubes de l’été c’était celui-ci :

Mais revenons à notre journal. En lisant l’article avez-vous eu une idée du temps qu’il faisait lors du casse ? En lisant les nouvelles, on peut supposer qu’il ne faisait pas soleil. En effet, une tempête qualifiée d’ouragan sévissait sur la Bretagne. Comme Paris n’est pas si loin, quelques effets de cette tempête devaient se faire sentir sur Paris. Maintenant vous pourrez noter, même si de peu d’utilité, que le jour de l’attaque il y avait une tempête en Bretagne. Espérons que Bonnot n’avait pas oublié son parapluie…

Il n’y a pas qu’à la rue Ordener que ça pétaradait…

Une dernière cuite… 


Où l’on reparle d’anarchistes et d’un anarchiste au nom marrant…

Bientôt Noël, on va se faire une de ces bouffe!

Pour anarchistes en voie de reconversion…

Source Gallica, BNF, DP