Bas nylon et humour tous horizons

Une petite histoire de l’humour ancien

L’humour est sans doute vieux comme le monde. De fait, la nature nous a donné le rire et le sourire dans nos attributs. Difficile de savoir à quand remonte le premier homme qui a ri et pourquoi. Cela dépend sans doute de son caractère, vous avez sans doute vécu une histoire où tout le monde rit sauf le directement concerné par un fâcheux contretemps. Imaginons un homme des cavernes qui par mégarde s’approche trop du feu et enflamme les poils de son vêtement en peau d’un animal quelconque. Cela, si c’est arrivé, a probablement fait rire l’entourage.

Au départ, les quelques neurones de notre cerveau qui assuraient la stimulation du rire se sont probablement développées pour assurer sa descendance. Plus souvent on rit, plus l’envie de rire se transforme en plaisir.

Pendant des lustres, la découverte d’une situation drôle n’a pu se faire que par l’observation directe ou quelquefois par transmission orale, quoique les premiers hommes ne devaient pas avoir un langage très structuré, plus proche du grognement que des belles phrases bien senties. L’écriture a sans doute peu à peu changé la donne, bien qu’on ne trouve pas beaucoup d’humour dans les textes d’Homère ou de courtes histoires drôles dans les hiéroglyphes égyptiens. Quand l’homme a commencé à vraiment parler avec un langage compréhensible par tous et des mots représentatifs de situations, d’état d’âme, ou d’objets matériels, il a certainement fait un grand pas vers l’humour. On arrivait à parler d’une situation cocasse observée et à la répéter à volonté. Les chroniqueurs des siècles passés, plus encore depuis l’invention de l’imprimerie, resteront les premiers narrateurs d’histoires drôles. Pour ce qui est du français, on retrouve assez fréquemment des faits qui concernent les rois de France où leur entourage dans des situations cocasses, parfois même assez salées, rapportés par les observateurs. Certaines de ces histoires, même des siècles après, ne manquent pas de drôlerie. Les surnoms ou qualifications ou de certains sont déjà des traits d’humour, Jean sans Terre ou Vert-Galant pour Henri IV, sont probablement moqueurs ou plutôt sympathiques.

Une célèbre anecdote historique prouve que les courtisans, même s’ils faisaient partie de la noblesse, savaient rire d’eux-mêmes et tenter de ridiculiser les puissants. Elle concerne le chevalier de Pardaillan, marquis de Montespan. Les férus d’histoire situent rapidement le personnage, c’est le mari officiel de Madame de Montespan. Cocufié par sa femme devenue favorite de Louis XIV, il ne s’en laissa pas compter. Les cocus par ordonnance royale, si l’on peut dire, ressentaient plutôt cela comme une fierté. Pensez donc, avoir sa femme favorite du roi, même si ce titre ne consistait pas seulement à prendre le thé avec elle ou à lui offrir des fleurs, était plutôt ressenti comme un honneur et souvent c’était la fortune ou les honneurs assurés grâce à la générosité et les pouvoirs du cocufiant. Pour lui, rien à faire, il s’en fout, il est cocu, pas content, et il le fait savoir. Il fait du tapage dans Paris et son carrosse est orné d’une superbe paire de cornes. Selon certaines sources, il aurait tenté d’entrer à Versailles par la grande porte, celle réservée au roi et à sa suite. Se faisant arrêter par un garde le priant de renter par la petite porte, il aurait répondu qu’avec les cornes qu’il avait elle était trop basse. Il aurait aussi eu une tendance à l’humour macabre. Il fréquenta le plus bas lieu de prostitution de Paris en espérant attraper une de ces maladies que l’on attrape pas en jouant aux dames, mais avec une dame. Molière dans « Amphytryon » se basa sur l’histoire du cocu marquis de Montespan. Louis XIV, parait-il, s’en amusa fort. Du moins, il eut la délicatesse de ne pas se reconnaître sous les traits de Jupiter.

D’après ce que j’ai observé, il n’y a pas vraiment de cas où la situation, si tragique soit-elle, qui ne permette pas d’esquisser un sourire, voire un rire. Dans les récits concentrationnaires de la seconde guerre mondiale, il m’est arrivé de relever des situations qui firent rires les déportés, pourtant peu enclins à rigoler vu le tragique de leur destin. Selon les ethnies, la mort est vécue différemment. Chez nous c’est quelque chose de plutôt triste, mais à la Nouvelle Orléans, surtout si c’est un personnage populaire, on se déguise et on danse dans les rues, le ton est plutôt joyeux. L’enterrement du célèbre dessinateur Siné à Paris a été un prétexte à réjouissances, il l’a voulu ainsi. Sa tombe est un cactus déguisé en doigt d’honneur, il a même posé devant elle de son vivant. Si ce n’est pas avoir de l’humour…

L’apparition de journaux à publication régulière a permis à l’humour de se répandre de façon plus large et toucher des gens qui n’auraient pas pu profiter d’une histoire drôle qui s’est passée bien loin d’eux. Il y a l’histoire fabriquée de toutes pièces, mais souvent inspirée par un fait réel, c’est la fameuse blague qui tourne aussi autour du jeu de mots. A ses côtés, il y a la satire. C’est une manière de tourner en dérision un fait de politique ou de société. A l’inverse de la blague, elle peut faire rire, mais aussi scandaliser ou fâcher, comme quoi l’humour est parfois partisan.

Si la satire est aussi vieille que les journaux, l’humour apparaît petit à petit dans des revues spécialisées. Les premières naissent vers le milieu de 19ème siècle et commencent à se répandre de manière plus visible vers la fin de ce siècle, certaines privilégiant le dessin au texte. Le journal satirique en fait partie. Plus discrètement, des périodiques abordent l’humour avec une teinte d’érotisme, on y raconte des histoires un peu plus osées, mais on est encore très loin de l’allusion au sexe avec des mots dédiés, on est encore dans la suggestion, mais ce n’est plus tout à fait innocent. Le cinéma prendra ensuite le relais et ses premiers grands succès sont avant tout des films comiques.

L’humour évoluera avec les temps modernes, on découvre un humour absurde, encensé par des revues comme Mad aud USA et chez nous Hara-Kiri ou des films comme ceux des Monty Phyton. Ils repoussent les frontières de l’humour vers des terrains inexplorés. Je pense que c’est le style qui a le plus d’avenir, reste à trouver l’insolite et l’apprivoiser.

Voici des extraits d’une des revues, qui à la Belle Epoque dédiait ses pages à un humour teinté de grivois. Les situations illustrées sont assez sages, l’avant ou l’après un peu moins, mais là c’est votre imagination qui travaille.

 

Source Gallica, BNF, DP

Vendredi en nylon (18)

En 1973, jusqu’au mois de juin, j’étais à l’armée. Autant dire que du point de vue musique je n’avais guère le choix. Toutefois j’avais toujours un petit transistor avec moi que je branchais avec un petit écouteur. Eh oui, il n’y avait pas de walkman et autres plaisanteries de ce genre. Question programme, j’avais les radios et ce qu’elles voulaient bien diffuser. Pour changer un peu, voilà une sélection des chansons que diffusaient ces radios. Musiques parfois commerciales, mais quand nous tirions nos lignes de téléphone dans la campagne, j’étais dans les transmissions, c’était pas désagréable à écouter, quoique j’ai quand même un peu souffert avec certaines… mais j’ai quand même écarté les pires comme « Les Gondoles A Venise », faut quand même pas pousser…

Voici ce que ma mémoire en a gardé…

Bas nylon et quelques monstres plutôt sympathiques

 

Il y a des films qui sont juste des films. D’autres veulent aller plus loin. De nos jours, c’est assez facile, on peut parler d’à peu près tout et n’importe quoi. Pour ma part, j’ai toujours adoré les films qui se démarquent de la production courante, ceux qui ne sont pas juste une histoire que l’on raconte. Un style qui n’a jamais eu beaucoup d’adeptes est le documentaire fiction, c’est à dire qu’il présente des faits ou personnage réels dans une histoire fictive. A ne pas confondre toutefois avec le film biographique qui retrace la vie d’un personnage, célèbre ou non. incarné par un acteur. Le film que nous allons aborder est juste l’inverse, ce sont des personnages réels qui jouent leur propre rôle dans une histoire fictive.

Tod Browning (1880-1962) a connu une popularité assez soudaine en tournant le premier Dracula parlant sorti en 1931 avec Bela Lugosi dans le rôle titre. La cinéma d’épouvante envahit alors les écrans, on trouve parallèlement Frankenstein et King Kong, films qui ont la prétention de faire frissonner. En toile de fond, un observateur attentif remarquera que ces personnages sont en fin de compte des maudits qui doivent assumer un rôle qu’ils n’ont pas vraiment choisi. Si c’est encore discutable pour Dracula, Frankenstein est une victime, une créature qui n’a pas demandé à vivre. Dans le livre de Mary Shelley, au départ il est bon, il veut se faire des amis, mais tous le rejettent pour son physique de monstre, alors il devient méchant et le restera. King Kong, lui, tombe amoureux de la Belle, il a aussi des sentiments, mais c’est un amour impossible. Il est devenu, un peu 100 ans plus tard, le Quasimodo de Victor Hugo. Dans un style différent, on découvrira plus tard l’histoire véridique mais romancée de Joseph Merrick, Elephant Man pour le cinéma. C’est le film qui approche le plus le film de Browning que nous allons examiner, le célèbre Freaks. Ces monstres vont faire sa gloire dans un film unique dans l’histoire du cinéma.

Après le succès de Dracula et une incursion dans le monde sportif, le cinéaste entend bien revenir dans le domaine de l’épouvante. Il se fera en quelque sorte piéger par son choix, car comme nous l’avons vu, l’épouvante est surtout incarnée symboliquement par les monstres. Alors il veut des monstres et il en trouve, des vrais, parmi ceux du cirque Barnum.

Un siècle en arrière il y avait encore passablement de préjugés sur l’apparence physique. Une personne mal formée physiquement, difforme, devait être reléguée dans les oubliettes, ne pas apparaître, elles ne méritaient que l’opprobre. Ce n’était pas une règle générale, mais le fait de l’immense majorité. Quelques personnes aux idées plus humanitaires faisaient leur possible pour leur venir en aide ou les tolérer dans leur environnement. On sait que les personnes atteintes par la peste quand elle sévissait, devaient se promener avec des clochettes qu’elles agitaient afin que tout le monde se tienne à l’écart. Les « monstres » qui auront un rôle dans Freaks ne sont pas contagieux. Ils sont à des degrés divers différents d’une personne normale. Les montrer à l’écran devait apporter cette envie de répulsion alors assez courante dans l’imagerie populaire. Certes, on pouvait les voir dans la réalité, dans une galerie de monstres comme c’était suggéré dans les publicités de fête foraine, un des rares moyens qu’ils avaient de gagner un peu d’argent. Le tri était fait à l’entrée, celui qui payait pouvait entrer, une sorte de choix volontaire sans obligation.

Tod Browning avec ses lilliputiens 

Il fallait une histoire à raconter pour que le film prenne forme, Browning s’inspira d’un récit publié dans un magazine en 1923, Spurs écrite par Tod Robbins. dont il ne garda que la trame centrale  et surtout le fait qu’elle se passe dans les coulisses d’un cirque.

Plot du film

Un lilliputien, Hans, héritier d’une fortune assez conséquente se produit dans un cirque avec son amoureuse, Frieda (sa soeur dans la réalité). Il tombe amoureux de la belle Cléoâtre, une personne tout à fait séduisante et normale, qui fricote avec un bel athlète, Hercules. Le duo au courant de la fortune de Hans, montent une machination pour s’accaparer de son argent. Cléopâtre le séduit sans difficulté en lui faisant miroiter qu’elle veut le marier. La communauté du crique, avec parmi elle ces fameux « monstres », voit clair dans le jeu de la belle et veut ramener Hans à la raisons. Complètement aveuglé, Hans finit par la marier. Une fois marié, Cléopâtre tente d’empoisonner Hans à petit feu et lui imposant une prise de médicaments douteux pour soigner sa santé fragile. Espionné par la communauté qui découvre son manège, la vengeance sera terrible….

Quelques scènes du film 

Les acteurs principaux du film peuvent se diviser en deux parties, physiquement parlant, les normaux et les anormaux. Mais ce n’est pas tellement les normaux qui sont intéressants. Au fil de l’histoire, on peut assister à quelques uns de leurs comportements dans la vie de tous les jours, comme l’homme tronc qui allume sa cigarette sans l’aide de personne. Ce que Browning n’avait sans doute pas prévu, c’est que l’on s’attache plus à ces relégués de la société, qui nous prouvent que l’on peut mener une vie presque normale en étant affligé d’un gros handicap. A la fin, les monstres ne sont pas tellement ceux que qui étaient censés l’être.

La casting

  • Wallace Ford : Phroso
  • Leila Hyams : Venus
  • Olga Baclanova : Cléopâtre
  • Roscoe Ates : Roscoe
  • Henry Victor : Hercules
  • Harry Earles : Hans
  • Daisy Earles (en) : Frieda
  • Rose Dione : madame Tetralini
  • Daisy et Violet Hilton : les Sœurs siamoises
  • Schlitze (en) : lui-même (de son vrai nom, Simon Metz)
  • Johnny Eck : Demi-Boy
  • Frances O’Connor : la jeune fille sans bras
  • Olga Roderick (en) : la femme à barbe
  • Pete Robinson (en) : le compagnon de la femme à barbe
  • Koo Koo (en) : elle-même (de son vrai nom, Minnie Woosley)
  • Prince Randian (en) : l’homme tronc
  • Angelo Rossitto : Angeleno
  • Edward Brophy et Matt McHugh (en) : les frères Rollo
  • Josephine Joseph (en) : mi-homme mi-femme
  • Elvira Snow et Jenny Lee Snow : les sœurs Zip et Pip

Et, parmi les acteurs non crédités :

  • Demetrius Alexis : monsieur Rogers
  • Sidney Bracey : le majordome de Hans
  • Mathilde Comont : madame Bartet
  • Albert Conti : le propriétaire
  • Michael Visaroff : Jean

Harry Earles avec Olga Baclanova

Par son contenu le film créa un scandale à l’époque de sa sortie, et fut descendu en flèche par la critique et inderdit de projection à plusieurs endroits aux USA. Cette interdiction n’a jamais été officiellement levée dans certains états, mais personne ne songe à faire respecter cette loi idiote. Il a été banni pendant 30 ans en Angleterre. Porté par sa propre force, le film devint culte dans les années 60, culte avec un grand C. C’est là qu’on voit que le jugement du public, s’il n’est pas toujours avisé, finit par remettre bien des pendules à l’heure. Aujourd’hui les références au films sont nombreuses, le mouvement gothique l’adule. J’ai cherché dans la presse française de l’époque, s’il avait fait l’objet de quelques lignes. J’ai trouvé quelque chose, tout en rappelant que c’est un film à voir absolument.

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Je pense que ce film a fait un bien énorme à la cause des gens damnés par la nature. Comme je le disais en introduction, c’est un genre de documentaire avec une approche sensible leur condition, chacun a ses qualités intérieures et elles ne demandent qu’à s’exprimer. Personnellement, cela m’a aidé à aller vers eux et j’ai même partagé quelques repas avec l’un d’entre eux, quand il venait se restaurer dans un bistrot où j’avais quelques habitudes. Il avait plus d’humour que bien des gens normaux et observait le monde d’un oeil malicieux. Je crois qu’il appréciait spécialement que je me comporte avec lui comme s’il était une personne normale, hormis un corps diminué, c’était une personne tout à fait normale.

Tod Browning et quelques acteurs

Autour du film

A l’origine le film durait 90 minutes, mais suite au scandale lors de sa sortie, il fut ramené à environ 60 minutes. Le minutes manquantes semblent avoir été égarées. Par contre, il existe au moins deux fins, l’une optimiste, l’autre nom.

Harry Earles, Hans dans le film, était un lilliputien qui eut quelques rôles au cinéma, notamment des enfants. Avec sa soeur Daisy également lilliputienne et sa fiancée dans Freaks. ils apparaissent dans le Magicien d’Oz. L’espérance de vie des gens de cette taille n’est pas moindre, il mourut à 83 ans.

D’après la légende, les acteurs normaux ne semblent pas avoir eu de scrupules à tourner avec des acteurs un peu spéciaux. Olga Baclanova, la belle qui fait le malheur de Hans dira plus tard : « j’étais tellement désolée que je ne pouvais pas les regarder, j’étais désolée comme un être humain peut l’être ».

Après le film, la plupart des acteurs « monstres » retournèrent se produire dans les cirques et fêtes foraines et connurent des fortunes diverses. Parmi eux le nain Angelo Rositto, connut une carrière très en vue. Il apparaît dans 80 films et séries tv et tournera même aux côtés de Mel Gibson et Tina Turner. Il mourut en 1991, âgé de 83 ans.

Vendredi en nylon (17)

De la musique dans la tirelire

Pour cette série je me suis intéressé à des publications françaises années 60 qui ont valeur de collection. Quand on est collectionneur passionné et depuis longtemps, il arrive que l’on se retrouve à la tête d’une petite fortune, on a un peu l’impression d’être moins pauvre. Mon intérêt ne s’arrête de loin pas aux publications françaises et j’ai de belles pièces dans des publications d’autres pays, mais je me suis axé sur la France, car c’est un pays qui offre de très belles pièces, comme par exemple les fameux quatre titres ou EP qui sont un cas unique en nombre de publications. Et puis cela nous permet d’admirer des pochettes qui sont parfois des oeuvres d’art. Toutes les pièces que je mentionne dans l’article font effectivement partie de ma collection. Inutile de venir me braquer, mes plus belles pièces à valeur financière sont en sécurité à quelque part. Je me contente de les écouter en rééditions et tous les titres que j’évoque ici en font partie plutôt deux fois qu’une. Ne vous prenez pas la tête, une belle pièce de valeur doit être proche de l’état de neuf. Les pochettes déchirées avec des inscriptions et les disques lus avec un charrue ne peuvent pas prétendre à la même valeur qu’un pièce neuve. Ils sont même spuvent dédaignés par les vrais collectionneurs. 

The Creation, un beau groupe pour les collectionneurs et les amateurs de belles choses, à peu près tout ce qui est sorti à l’époque vaut des mille et des cents. Il fallait juste les acheter à l’époque et surtout avoir la curiosité de les écouter. Voici en live un de leur titres les plus connus qui figure sur la première publication française. Cela rappellera les Who à certains. Mais lequel copie l’autre si c’est le cas, difficile à dire, ils sont contemporains avec une petite longueur d’avance pour les Who. Le guitariste Eddie Philips fut certainement le premier à employer un archet sur sa guitare. Plus haute enchère sur Ebay 582 euros.

Le second de la série, nettement plus rare avec comme titre principal « Tom Tom ». Plus haute enchère sur Ebay 1232 euros.

Un autre groupe issu du mouvement mod. Une seule publication en France, mais qui peut monter à 1000 balles. Musicalement tout aussi bien roulé dans une veine r’n’b. Plus haute enchère sur Ebay 967 euros.

Un des musts dans le monde des collectors français le EP de Thirteenth Floor Elevators. Le record sur Ebay pour une pièce est de 5149 euros! A l’époque je l’ai payé 2 francs, c’est un bon investissement et en plus c’est musicalement géant, mais sans doute déroutant pour la plupart d’entre vous. Un extrait…

Un succès pour Ronnie Bird en 1966, mais la version originale par les Knickerbockers sortie en France chez London en 1966 est autrement plus cotée. Plus haute enchère sur Ebay 200 euros.

Music Machine a eu un EP paru en 1966 chez Vogue, avec un super titre qui fait encore référence dans le garage « Talk Talk ». Plus haute enchère Ebay 288 euros.

Un de ces titres psycho-garage qui renifle un peu les substances pour s’éclater. Musicalement c’est grandiose et typique de cette époque. Plus haute enchère sur Ebay 612 euros. Mr le Pharmacien donnez-moi de l’énergie pour écouter ce truc là jusqu’au bout de la nuit!

Les Seeds ont eu trois publications en France sous forme de 3 EP. Légendes du psychédélique américain débutant, ces publications sont assez volontiers recherchées par les collectionneurs américains. La troisième publication est la plus recherchée et plutôt rarissime. Plus haute enchère sur Ebay 492 euros

La première publication de Pink Floyd en France. Evidemment c’est une grosse machine avec de nombreux collectionneurs. Par rapport à d’autres trucs, les sommes atteintes sont très relativement plus modestes, mais c’est en partie dû au fait qu’il est relativement courant, bien que pas toujours facile à dénicher. Plus haute enchère sur Ebay 817 euros.

The Birds, rien à voir avec les Byrds américains. Ce disque est surtout recherché par les fans des… Rolling Stones, car dans ses membres figure un certain Ronnie Wood. Plus haute enchère sur Ebay 647 euros.

Les Zombies ont eu 5 publications en France pour la période Decca. La dernière avec leur hit français qui fut 3ème au classement de SLC est la plus recherchée. Il y a plus de 40 ans, je l’avais acheté aux puces de Saint-Ouen pour quelque chose comme un trentaine d’euros. Plus haute enchère Ebay  373 euros.

Les Primitives, un groupe français qui eut pas mal de succès en Italie, bien qu’il existe cette publication française. Plus haute enchère sur Ebay 379 euros.

Les albums bien que plus rares en nombre de publications existent aussi. Voici celui des Who à leurs débuts avec le fameux « My Generation », ici dans une version live pas piquée des vers avec ce grand fou de Keith Moon à la batterie. Plus haute enchère sur Ebay 759 euros.

Chansons que je découvre de-ci de-là

Il n’y a pas si longtemps, pour écouter ou découvrir de la musique, il fallait immanquablement passer par un support telle que le disque, le CD, écouter ou regarder les médias. Depuis l’apparition d’Internet, la donne a complètement changé, on peut avoir accès aux productions d’artistes qui se mettent en évidence grâce à YouTube et autres trucs du même genre. C’est un plaisir dont je ne me prive pas pour deux raisons. La première, cela me permet de remonter le temps et de mettre l’oreille sur des trucs auxquels je n’ai jamais eu accès, la seconde de découvrir des talents plus récents que je trouvé intéressants dans leur démarche musicale. Voici quelques unes de ces découvertes plus ou moins récentes. Rien ne vous empêche d’en découvrir plus…

Joanna Coonor est une incroyable joueuse de guitare qui n’a rien à envier à ses collègues mâles. Bien qu’elle enregistre depuis des années, elle reste assez peu connue, enregistrant plutôt sur des petits labels. Spécialiste de la slide guitar, elle est époustouflante de virtuosité. Et puis ce n’est pas juste faire du bruit, elle respecte parfaitement un titre d’Elmore James.

Encore une nana, encore une guitare. Ca m’épate toujours de voir ces dames jouer de la guitare et souvent elle le font très bien, malgré une domination mâle. Je suis pour la libération de la femme et des guitares. Une version arrachée de « Help Me » de Sonny Boy Williamson.

The Animen sont nés du côté de Genève. C’est le genre de musique que j’aime bien, c’est vif, reminiscences garage, pas de guerre de génération entre eux et moi. J’irais volontiers voir en concert.

Un peu de Léonard Cohen, mais à sa manière. Un mec intéressant Mr Piers Faccini.

Jacco Gardner est un Hollandais. Il n’a même pas 30 ans et on peut supposer que ses parents écoutaient de la musique psychédélique, cela est assez audible dans sa musique. Plaisant, c’est un style dans lequel il faut de glisser.

Un très talentueux guitariste de jazz, Jean-Christophe Renvoyer, et une formation que j’adore dans le jazz, le trio.

Une pure découverte Internet, un coup de coeur. Une équipe très plaisante nommée Cactus In Love.

Mr Airplane Man c’est peu de chose en personnel, deux filles du côté de Los Angeles, pour les concerts, l’une à la guitare, l’autre à la batterie, pas besoin de plus. Un de ces trucs avec une guitare lancinante et répétitive, voire envoûtante.

Azam Ali est née en Iran et a grandi en Inde. Elle possède une voix qui est un cadeau de la nature. Musicalement elle balance entre ses origines et la world music. Elle interprète ici un chant séfarade assez connu qui parle du roi de France. Musicalement on retrouve une impression arabe.

Celle-là elle a indiscutablement quelque chose de plus. Pour moi son grand mérite est d’amener à aimer des musiques qui sont de la vieille école. Seize millions de vues pour un morceau de Piaf en jazz manouche chantée dans la rue, c’est quand même un beau score. J’espère qu’elle se prendra pas la tête pour nous servir des soupes indigestes.

Une chanson de folk celtique que je connaissais de Stivell. En voici une merveilleuse interprétation très sentie avec un clip et de merveilleux paysages. Là, je plane volontiers !

En cherchant un truc j’en ai découvert un autre, c’est exactement le cas pour celui-ci. Une plaisante découverte d’un groupe folk US très ouvert au monde.

Un poète rencontré par hasard sur la Toile et une chanson qui me rappelle mon enfance, le lait blanc dans l’étable sombre… les vaches étaient nos amies et je puis vous assurer que c’était une amitié bien réelle. Elles venaient vers nous en dodelinant de la tête de leur pas tranquille pour laisser caresser leur chaude échine. Qui n’a pas connu cela ignore que la vie est faite de belles chose inattendues.

Pour une fois je vais faire de la pub, mais pas celle que vous pensez…