Bas nylons et lisez jeunesse

 

A quoi pouvait ressembler les lectures d’un jeune adolescent dans les années 1930 ?

L’époque ne se prête guère à l’aisance monétaire dans les ménages. Les divertissements destinés à la jeunesse ne sont pas inexistants, ils sont au mieux distribués parcimonieusement lors des récompenses méritées ou les cadeaux de Noël. Encore faut-il se décider pour trouver ce qui ferait plaisir. Au niveau littérature, les classiques sont permis voire recommandés, mais j’imagine que cela ne fera pas toujours le bonheur du jeune lecteur. La bande dessinée francophone est encore balbutiante, en 1936 Hergé en est encore au Lotus Bleu et Tintin pas encore tout à fait un héros populaire et incontournable. Ce n’est pas non plus le désert, quelques héros ont acquis une certaine popularité, Bécassine ou les Pieds NIckelés, auxquels s’ajouteront Zig et Puce.

Les publications destinée à la jeunesse existent aussi. Depuis 1934, Le Journal de Mickey est publié en français, pendant d’une autre distraction favorite des jeunes, le dessin animé et l’oeuvre de Walt Disney. Celles d’obédience française sont plutôt gentilles, bien propres et bien pensantes, la religion a encore une emprise sur certaines d’entre elles.

J’en ai choisi deux dans des extraits qui sont dans l’air du temps, et qui datent toutes les deux de 1936, Guignol et Les Belles Lectures. L’humour n’est pas absent, l’éducation présente, mais on peut quand même trouver en histoires courtes une version française de Betty Boop, personnage qui serait plutôt considéré maintenant comme un sexe symbole, chose qui semble ne semble pas avoir effleuré la censure de l’époque. On sera même bien plus regardant une quinzaine d’année plus tard avec le loi sur les publications destinées à la jeunesse.

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