Des notes de musique dans un océan de chansons (2)

Des trucs que j’aime bien piochés ici et là…

Les Byrds juste avant la gloire, enregistrés du côté de Boston. Définitivement l’un des grands groupes américains.

Les Turtles n’étaient pas mal non plus…

Celle-là elle est un peu oubliée, ce fut portant un immense succès…

En Uruguay on imite aussi les Beatles…

The Shanes, un numéro 1 en Suède en 1966, d’après un original italien, les « la la la » sont typiques de la « canzonetta ».

Des PDG clonés à la retraite retravaillent une des plus belles chansons des Renegades « Matelot ». Mise en scène maison.

Ce fut un de mes tous premiers disques, il m’arrive de le ressortir de temps en temps, cette cover est très bien vocalement, groupe hollandais.

Celui-là, c’est un collectionneur qui me l’avait fait découvrir, obscur groupe allemand. ça tombait bien il en avait une copie à vendre, alors…

Les Mojos, groupe anglais météor. Avec un tel nom, ils ne pouvaient que reprendre la chanson de Muddy Waters qui contient ce mot. Et ma foi, la version est plutôt bonne.

Même à Salut les Copains on entendait ça, c’est d’ailleurs là que je l’ai découvert. Musique de film reprise notamment par les Beatles et puis un peu plus tard par ce trompettiste…

Manfred Mann’s Earth Band, un truc que j’ai pas mal écouté…

Dans les trucs dérivés du disco, il n’y a pas grand chose que j’aimais vraiment. Par contre celui-ci, j’ai sincèrement aimé. Sans doute les paroles un peu « cosmiques »…

Bas nylons et des loisirs qui s’affichent

Un faucon mais un véritable bolide

Retournons vers nos faucons dont vous avez déjà vu quelques images dans un post précédent. Nous allons assister à un autre repas. Je ne sais pas ce qu’il amène, en fait c’est la femelle, à manger aux petits, probablement un autre oiseau, car c’est un redoutable chasseur qui n’a pas peur de fondre à toutes vitesse sur d’autres bestioles ailées. Un faucon s’est fait piquer au radar à une vitesse de 389 km/h, c’est dire s’il va vite. Doté d’un vision exceptionnelle, il est capable de détecter le vol d’un pigeon à plus de six kilomètres, essayez d’en faire autant. Vous remarquerez sur la vidéo, la femelle en train de déplumer sa proie, c’est assez visible. J’espère avoir l’occasion de capturer le premier vol des petits. C’est sonore et en HD

Dans un post précédent nous avons vu l’idée d’un voyage au 19ème siècle et toutes les difficultés que l’on pouvait rencontrer pour un trajet qui relève de la rigolade aujourd’hui. Nous savons que dans la seconde moitié de ce fameux siècle qui vit l’apparition d’une industrialisation galopante, l’ouvrier qui pouvait gagner quelques sous avait la possibilité de se distraire en pur amusement ou en allant faire quelques voyages, pas forcément très loin, mais qui ouvraient de nouveaux horizons. Paris a toujours été un endroit où se distraire n’était pas trop difficile, de la simple absinthe bue au bistrot aux plaisirs plus raffinés comme s’offrir un concert ou une soirée au théâtre. La multiplication des voyages et les voyageurs de retour de pays lointains y allaient de leur petit boniment, ils avaient tous vus de trucs pas possibles, inimaginables ici. Voir un bateau sur une affiche, c’était déjà voir la mer et éventuellement rêver à des pays lointains où les femmes sont à moitié nues (cf  chanson La mauvaise prière de Damia) et où les vaches pondent des oeufs (cf la noix de coco dans Les révoltés du Bounty). Que de clichés !

Mettez-vous à la place d’un citoyen parisien, vous avez entre 30 et 60 ans, vous gagnez de l’argent, un peu ou beaucoup, et vous avez la possibilité de prendre quelques vacances. Vous n’avez jamais vraiment quitté Paris, vous vous y plaisez, mais vous avez simplement l’idée de faire quelque chose de nouveau, de culturel, d’insolite, sans trop vous éloigner de la capitale. Au fil de votre  balade dans Paris, vous remarqué sur les murs des affichent qui incitent à la distraction ou au voyage. En voici quelques-unes que vous auriez pu remarquer. A vous de décider laquelle vous ferait le plus rêver, celle qui vous dit qu’il faut que vous le fassiez. Une ou deux à défaut de pouvoir répondre à toutes les invitations…

Vous pouvez cliquer sur les photos pour une meilleure vue, j’ai noté en bas à droite l’année de publication de ces affiches.

Souce Gallica, BNP, DP

Bas nylons et Balzac a raté le train

 

Les rencontres par petites annonces pour dénicher l’élue ou l’élu de son coeur est une pratique plutôt moderne, qui s’inséra dans la presse au fil des ans. La fameux Landru s’en servit amplement pour recruter des âmes esseulées, et qui bien souvent ne jugèrent que par lui après l’avoir rencontré, rencontres qui finirent bien mal pour certaines d’entre elles. Nous allons nous arrêter sur un cas précis, qui se termina par un mariage, mais que l’on ne peut pas vraiment classer dans les annonces sentimentales à une époque où elles n’existaient pas, mais qui commence un peu de la même manière. Elles nous servira surtout d’un bref aperçu sur les voyages au 19ème siècle et l’établissement d’une liaison ferroviaire entre la France et la Suisse

L’histoire concerne un personnage très connu puisqu’il s’agit d’Honoré de Balzac. A l’instar de ses contemporains comme Victor Hugo, il fait partie de ces écrivains qui sont déjà célèbres de leur vivant. Balzac est plus spécialement apprécié par les femmes, lesquelles s’identifient à la psychologie des ses écrits quand il parle d’elles. Dire qu’elles sont toutes folles de lui est sans doute exagéré, mais comme on dit, il ratisse large. Il enchaîne ou mène de front les liaisons sentimentales, qui sont toutes issues de milieux cultivés et même de la noblesse, car l’illettrisme est encore courant. Ce sont la plupart du temps les femmes qui font le premier pas, plus particulièrement en lui écrivant. C’est justement une de ces lettres qui transforma Balzac en amoureux fou.

Cette lettre fut écrite à Odessa en Russie au bord le la mer Noire et au début de 1832. Elle fut envoyée à l’éditeur de Balzac, à charge de la lui transmettre. Elle est signée L’étrangère sans plus de précisions, mais elle lui demande de lui donner une réponse en publiant une annonce dans un journal parisien. On ne connaît pas le contenu de la lettre, mais on peut s’imaginer qu’elle est plutôt flatteuse pour Balzac, lequel s’exécute et passe l’annonce demandée. A ce stade on peut déjà apprécier que la poste, si elle n’est pas encore très rapide (la lettre semble avoir mis deux semaines pour arriver à destination), fonctionne de manière satisfaisante, Odessa-Paris, c’est quand même un assez long voyage.

A travers les premiers échanges, Balzac découvre que sa correspondante est une comtesse polonaise, Ewelina Hanska, mariée à un maréchal d’un âge avancé résidant en Ukraine. Elle est une descendante de la famille de la femme de Louis XV, Marie Leszczynska. Au fil des premières lettres, Balzac se prend d’une véritable passion pour elle, passion qu’elle partagera. Bien sûr, la photo n’existe pas encore, Balzac n’a pas un physique de playboy, mais il sait trouver les mots qui peuvent séduire une femme à des milliers de kilomètres de lui. Durant certaines périodes, les échanges de lettres seront pratiquement quotidiens, entre banalités de la vie et déclarations enflammées. Cela peut faire sourire certains, mais imaginez Messieurs que les femmes ne sont pas uniquement attirées par votre belle bagnole ou les muscles que vous avez si bien développés, eh oui cela existe encore aujourd’hui il faut vous y faire. Balzac sait faire voltiger les mots et son pouvoir de séduction réside avant tout dans les mots et les phrases.

Au bout de plus d’une année d’échanges, Balzac veut absolument la rencontrer. Cela tombe bien la comtesse Hanska va séjourner en Suisse, à Neuchâtel sur les rives du lac du même nom. C’est une porte entrouverte pour une rencontre car la comtesse est accompagnée de son mari et de sa fille née en 1828. Ce choix n’est pas tout à fait un hasard, car l’institutrice qui s’occupe de sa fille est originaire des lieux et servira aussi de boîte aux lettres. Balzac qui doit se rendre à Besançon en septembre 1833, va en profiter pour faire un crochet par Neuchâtel. Le 25 septembre 1833, Il arrive à Neuchâtel et loge à l’Hôtel du Faucon, une maison qui existe toujours dans une rue qui n’a pratiquent pas changé d’aspect. Il fera ainsi une première rencontre avec sa belle en toute discrétion, il la reverra plusieurs fois durant les cinq jours qu’il passera à Neuchâtel. Elle seront suivies par d’autres au fil du temps et en d’autres lieux, ce qui transforme Balzac en véritable globe-trotter, il ira jusqu’en Russie. Devenue veuve en 1841, elle finira par l’épouser quelques mois avant sa mort en 1852.

Voilà pour la belle histoire d’un amour improbable devenu réalité. J’ai choisi cet exemple comme illustration à l’avènement des voyages qui commenceront de manière plus abordable et confortable à partir du milieu de 19ème siècle. Reprenons le parcours de Balzac, parti de Paris il atteindra Neuchâtel en 5 jours en empruntant bien sûr la diligence, un des rares moyens de transport à peu près fiable, mais peu confortable. S’il avait emporté un pot de crème avec lui, on peut imaginer qu’à l’arrivée il avait de quoi beurrer ses tartines au petit-déjeuner. Routes peu carrossables, sans construction calculée pour diminuer les distances, c’est encore un peu l’aventure.

Si Balzac avait fait son voyage une trentaine d’années plus tard, il aurait pu le faire en train. A partir de 1862, Neuchâtel est relié à Paris par le train. Même si le voyage dure près d’une bonne journée, plus besoin de se taper les fesses dans une diligence. Il a fallu d’âpres négociations entre la France et la Suisse pour que la ligne soit construite et entre en service. La Suisse voit d’un bon oeil la liaison avec Paris, mais n’est pas d’accord sur le tracé. Elle préférerait un raccord au départ de Neuchâtel via Le Col-des-Roches, village frontière tendant vers Besançon, mais à plus de 900 mètres d’altitude. La ligne est prévue côté suisse et son inauguration a lieu en 1860. Dans ce cas, la construction du raccord est à la charge de la France, car sur territoire français. La France est d’un avis contraire, car elle préfère une liaison par Pontarlier, ce qui inverse le problème financièrement parlant, car c’est à la Suisse de la construire, la ligne étant pratiquement entièrement sur son sol. C’est finalement la deuxième solution qui est adoptée, car elle a l’avantage d’être un peu plus directe, plus basse en altitude. On voit aussi plus loin, une liaison avec Milan et passant éventuellement par Lausanne, Berne, ou le Gothard, qui restent encore à construire. Pour la ligne direction Neuchâtel, on envisage les choses en grand car la ligne, les ponts, les tunnels, sont prévus pour une exploitation à double voie, ce qui ne sera jamais le cas. Elle sera même supplantée une cinquantaine d’années plus tard par la ligne passant par Vallorbe. Ironie du sort les premiers tunnels de la ligne de Neuchâtel, après la frontière sur territoire suisse, serviront d’abris à l’armée de l’Est commandée par Bourbaki, en déroute pendant la guerre de 70 lors  d’un hiver très rigoureux.

 

De haut en bas : 1) D’après une vieille gravure, le passage de la ligne dans les gorges encaissées où coule la rivière L’Areuse. Plus haut avant l’avènement de la ligne, une route carrossable conduisait les voyageurs de Pontarlier à Neuchâtel. C’est par cette route que Balzac se rendit à Neuchâtel. 2) Une des célèbres images de l’armée Bourbaki installée sur la plateau des Verrières juste après la frontière. 3-4) Environ un kilomètre plus loin se trouvent les deux tunnels qui abritèrent des soldats français et tels qu’ils paraissent aujourd’hui. Le premier vu du portail ouest a une longueur de 304 mètres; le second vu du portail est a une longueur de 268 mètres. Comme je le disais plus haut, initialement ces tunnels étaient prévus pour voie double, c’est pour cela qu’ils paraissent très larges.

Affiche pour 1883 qui fait la promotion pour un voyage en Suisse par la ligne en question avec la compagnie PLM (Paris-Lyon-Méditerrané), ce n’est pas encore la SNCF.  Elle est assez parlante. Tout d’abord, le prix du voyage qui coûte en 2ème classe pour un aller-retour, un peu plus qu’un abonnement annuel au Figaro. La durée du voyage est de 12 heures. En vingt ans ella a passablement diminué, l’évolution de la technique parle. C’est un train de nuit qui circule à une date précise le 31 mai, donc ce n’est pas un train régulier. On peut aussi remarquer que la Suisse ne vit pas au même horaire que la France, l’heure est avancé de 26 minutes. Quelques clichés de la Suisse sont déjà présents. Le Cervin trône en haut de l’affiche. Ce n’est pas la plus haute montagne de Suisse, elle n’est que cinquième, mais la plus célèbre. Les sapins sont aussi des arbres qui font partie du folklore suisse et sont présents partout. L’idée de la montagne est encore renforcée par le train qui sort du tunnel. C’est aussi un fait d’actualité, le plus long tunnel du monde d’alors est en activité depuis quelques mois, première liaison transalpine à travers la Suisse  avec Milan

Aujourd’hui, l’avenir de la ligne Pontarlier-Neuchâtel, bien que de chaque côte on affirme vouloir la conserver, est incertain. Le TGV qui reliait Paris à Berne est supprimé et ne l’emprunte plus. Des navettes assurent la correspondance avec le TGV Lausanne-Paris qui se fait en gare de Frasne. Même le trafic local est abandonné sur une partie de la ligne Quelques trains de marchandises internationaux passent encore, mais ils sont peu nombreux. Jadis, il y a eu une fièvre du chemin de fer, on construisait des lignes partout, la moindre ferme au fond de la campagne devait avoir une gare devant la porte d’entrée. Les coûts d’exploitation se chargèrent de mettre un peu d’ordre, seules les lignes à même d’assurer leur survie continuèrent leur exploitation. Il n’est donc pas improbable que vous rencontriez un jour une de ces lignes abandonnées, souvent aménagée en ligne touristique. Le train a régné en maître pendant quelques dizaines d’années, la voiture, puis l’aviation, ont ouvert de nouveaux horizons. J’ai pris cet exemple, mais il peut se multiplier par mille en autant de lieux différents.

Quelque soit le moyen employé, les voyages se sont démocratisés au fil des ans. L’industrialisation a apporté du travail et un peu d’argent à pas mal de monde. Un moyen de le dépenser était le plaisir d’effectuer un petit ou un grand voyage.

Des notes de musique dans un océan de chansons

Des trucs que j’aime bien piochés ici et là…

Gene Clark ex membre des Byrds dans un titre très sympathique

Les Shangri-Las, un de ces impressionnants groupes vocaux féminins, source d’inspiration pour Amy Winehouse, dans un titre peu connu mais quel titre, trouvez-moi un des rappeurs qui soit capable de créer une ambiance pareille.

Long John Baldry dans son groupe les Hoochie Coochie Men avait  un aide vocal du nom de Rod Stewart.

Chris Farlowe avant qu’il devienne un peu plus connu

Une chanson qui a pas mal circulé, mais voici l’original

Un rockabilly que j’aime bien et une petite satire du showbiz

Les Delmonas, trio vocal féminin des années 80, reprennent un gag musical des années 60, le mélange de deux chansons connues

Les Motors ça vous rappelle quelque chose ? J’aimais bien « Airport » mais je préférais nettement celui-là !

Je n’ai jamais été un grand fan de reggae, mais ça j’aime bien

Avant que Shocking Blue recrute leur chanteuse et devienne célèbre avec « Venus », le groupe avait enregistré quelques trucs dont celui-ci :

Art Wood, le frère de Ronnie Wood des Rolling Stones, avait fondé un groupe qui porte son nom avec un certain Jon Lord aux claviers, plus tard dans Deep Pueple. Voici un de leurs titres aussi bon que méconnu,

Bas nylons et semaine illustrée

 

 

Moi qui ai connu la télévision en noir et blanc, voir une oiseau en direct sur un écran à des milliers de kilomètres de moi, c’était de la science fiction. En bien c’est fini, la réalité a dépassé la fiction. Un petit spectacle que j’ai capturé sur une webcam, une famille de faucons pèlerins du côté de Chicago. C’est beau la nature, dommage qu’une bande de cons préfère la massacrer. Régler le son, car c’est en plus sonore et en HD !

 

Dans  un numéro de La Semaine Illustrée paru en 1912, on trouve un bouquet de toutes sortes de nouvelles, faits divers, histoires criminelles, histoires drôles ou tragiques, récits d’aventures. Ce n’est pas propre à ce numéro, tous les autres sont dans le même style.  A une époque où les distractions étaient rares, la presse se devait de pénétrer dans les foyers pour offrir des loisirs sous forme de papier imprimé. Ici, le but du journal est de ratisser large en variant les sujets afin que chacun y trouve de quoi alimenter sa curiosité, même si elle est plus ou moins avouable. La présentation en était assez agréable, offrant une couverture et son dos en couleurs et de nombreuses illustrations à l’intérieur, toutefois sans photos, uniquement des dessins. Comparativement à aujourd’hui la publicité est très discrète.

Poursuivons par une histoire plutôt drôle de manque de res…pet à un agent qui trouve son épilogue au tribunal.

Sources Gallica, BNF, DP

Nylon-Zine nouvelle bonne cuvée

Le toujours excellent magazine anglais Nylon-Zine vient de publier un nouvel opus qui se décline sous deux formes, un numéro standard et un spécial avec pagination augmentée. Comme d’habitude, il vous est proposé au choix entre une version en ligne et une version papier.

Vous y retrouverez notre chère Miss Eva dans sa collection de froufours Lily Porcelaine, dans quelques belles mise en scène photographiées par Christophe Mourthé et aussi quelques modèles internationaux qui cultivent le nylon en leur jardin glamour. Ce n’est pas gratuit, mais c’est du travail de professionnel, alors…

 

Bas nylons et encore des fins becs

Plus un pays est grand, plus il y a de chances que la liste des spécialités soit diversifiée. En France, on ne mange pas exactement la même chose au nord qu’au sud. On sent l’influence des pays voisins, il est plus courant que l’on mange une choucroute en Alsace qu’à Marseille et le contraire pour la bouillabaisse. Pendant longtemps ce sont les cultures locales à disposition qui ont influencé la manière de manger, on mangeait ce qu’on trouvait avant tout. Pas évident de faire pousser des oliviers à Roubaix, le nord était plutôt dédié aux céréales ou des légumes qui poussent bien en se contentant d’un climat moins doux. Maintenant cela n’a plus beaucoup d’importance, mais il reste quand même un art local dans la manière de faire qui a survécu. Lyon est réputé comme capitale gastronomique de la France et ses célèbres « bouchons » sont connus dans le monde entier. Mais il ne faut pas perdre de vue que dans certains autres endroits la gastronomie est aussi présente. C’est toujours intéressant quand on découvre une région d’avoir la curiosité de se renseigner sur les spécialités du coin. Un plat que l’on a mangé à un endroit peut avoir une saveur complètement différente mangé ailleurs.

Prenons par exemple un plat que tout le monde n’aime pas, les tripes. Moi j’aime bien, mais j’en ai mangé de diverses manières qui sont assez inégales. Les connaisseurs vous affirmeront que chaque sorte de tripes venant du même animal ont des goûts très différents. A mon avis la tripe noire est la meilleure, celle qui a le plus de goût. C’est pourquoi une manière de bien les manger est celle qui respecte cette différence de goût en proposant un plat dans lequel les tripes sont présentées sous forme plus ou moins entière en laissant le choix au gastronome de l’ordre dans lequel il va les déguster. En Suisse dans certaines régions, on les cuisine ainsi. On les fait cuire ensemble dans un bouillon avec quelques légumes et on les pose sur un plat pour les servir. Elles sont accompagnées de vinaigrette, de mayonnaise et parfois une sauce verte, avec lesquelles on accompagne chaque bouchée. On les sert avec des pommes de terres nature. C’est absolument délicieux et c’est un plat qui se transforme assez facilement en petite orgie culinaire, un plat de noceurs. La tripe à la mode de Caen ou à la milanaise me laisse plus indifférent, bien que j’en ai mangé des excellentes. Les Arabes font cela à leur manière, mais c’est assez fameux comme résultat.

A mon avis la cuisine est un don plus qu’un métier que l’on apprend. J’avais une tante qui tenait un bistrot, sans jamais avoir pris la moindre leçon de cuisine, son bistrot ne désemplissait pas. Les plus fabuleuses croûtes aux morilles que j’ai mangées, c’est bien elle qui les avait cuisinées. Une de ses parentes a publié un livre de recettes qui lui rend un hommage mérité.

Mais le grand plaisir d’un amateur de bonne chère, c’est aussi de remonter le temps et de retrouver dans les archives des documents qui restituent la saveur des plats passés, l’ambiance des cuisines de jadis et tout ce qui contribue à les animer, fournisseurs, cuisiniers, restaurateurs. S’il est un domaine où plus rien se sera comme avant c’est bien celui-là.

 Le bon vieux cuistot

Les cuistots

L’hôpital a aussi sa cuisine

Les cuisines du Majestic à Paris dans les années 20

La cuisine militaire, le rata

Un cuisinier d’opérette

En 1913, les boulangers font la grève, l’armée est mobilisée

Comme dans un roman, la porteuse de pain

Peut-être le boulanger de Valorgue

Les boulangers ne mangent pas que du pain

Un vieux film d’horreur pour les végans

Vue des abattoirs de la Villette, un lieu pas vraiment sympathique pour le bétail

Quelques menus, tous lieux et époques confondus

Quelques publicités

 

Sources, Gallica, BNF, DR, DP