Bas nylons et semaine illustrée

 

 

Moi qui ai connu la télévision en noir et blanc, voir une oiseau en direct sur un écran à des milliers de kilomètres de moi, c’était de la science fiction. En bien c’est fini, la réalité a dépassé la fiction. Un petit spectacle que j’ai capturé sur une webcam, une famille de faucons pèlerins du côté de Chicago. C’est beau la nature, dommage qu’une bande de cons préfère la massacrer. Régler le son, car c’est en plus sonore et en HD !

 

Dans  un numéro de La Semaine Illustrée paru en 1912, on trouve un bouquet de toutes sortes de nouvelles, faits divers, histoires criminelles, histoires drôles ou tragiques, récits d’aventures. Ce n’est pas propre à ce numéro, tous les autres sont dans le même style.  A une époque où les distractions étaient rares, la presse se devait de pénétrer dans les foyers pour offrir des loisirs sous forme de papier imprimé. Ici, le but du journal est de ratisser large en variant les sujets afin que chacun y trouve de quoi alimenter sa curiosité, même si elle est plus ou moins avouable. La présentation en était assez agréable, offrant une couverture et son dos en couleurs et de nombreuses illustrations à l’intérieur, toutefois sans photos, uniquement des dessins. Comparativement à aujourd’hui la publicité est très discrète.

Poursuivons par une histoire plutôt drôle de manque de res…pet à un agent qui trouve son épilogue au tribunal.

Sources Gallica, BNF, DP

12 réflexions sur “Bas nylons et semaine illustrée

  1. Bonjour M. Le Boss,
    Dans ce registre il y avait à cette époque aussi , ‘ »L’univers illustré » et pour les sportifs « Le sport universel illustré » et aussi, mais plus satirique « L’assiette au beurre »
    Sinon plus sérieusement : de nombreuses espèces animales et végétales se retrouvent sur la liste des animaux en danger, plus de 15 000 en fait. Destruction de leur habitat, chasse effrénée, braconnage, ont réduit les cohortes animales de façon drastique quel monde allons nous laisser à nos générations futures ?
    Désolant
    Bonne semaine
    cooldan

    • Hello Cooldan,
      A part « L’assiette au beurre », je ne connais pas les autres, mais il y en a eu tellement.Il sera intéressant d’en trouver encore d’autres dans les archives en ligne. Moi par exemple, j’aimerais bien retrouver « Salut les Copains » par exemple.
      A propos d’animaux, j’ai un copain qui est chasseur. Mais d’après lui tous les chasses interdites ou protégées sont de trop. Il sort des arguments à deux balles pour se justifier. Heureusement que ce n’est pas un décideur, car avec lui on aurait vite fait de en plus avoir d’animaux sur terre. Pauvre bonhomme.
      Bonne fin de semaine

  2. Bonjour Mr Boss,

    Le journalisme a commencé en France avec Théophraste Renaudot, au 16è. siècle avec ses « feuilles d’informations », de simples comptes rendus de faits divers autour de la Capitale.
    Puis, au 18è. siècle, les Encyclopédistes menés par d’Alembert, décident de rassembler les connaissances de l’époque dans les domaines connus.
    Au Moyen-Age, l’image a été le principal support de l’information, car la majorité des population était illettrée. Les fresques peintes des églises leur expliquaient les évènements de la Bible et des Evangiles. Et elles étaient aussi dissuasives pour empêcher les petites gens de commettre des péchés sacrilèges…
    Plus près de nous, le mot « procès-verbal » qui subsiste toujours dans le langage policier vient du 19è siècle. L’ infraction étaient annoncée au contrevenant puis consignée sur ce document pour les autorités car le manque d’instruction était flagrant dans la population.
    Heureusement, l’avocat et député vosgien Jules Ferry, en 1884 fait voter cette loi qui existe toujours et qui oblige au devoir d’instruction pour toute personne jusqu’à l’âge de 16 ans. En parallèle, la même année, les premières lois autorisant le syndicalisme apparaissent .
    En 1794, la loi Le Chapelier avait autorisé la formations des rassemblements d’ouvriers par métiers, d’où les corporations. Que de chemin parcouru depuis…
    Entre l’Empereur « à la barbe fleurie » et Mr Ferry, qui devons nous remercier ? J’hésite…
    Bonne journée. Peter’.

  3. Hello Peter,
    Merci pour ces précisions.
    Nous avons parcouru beaucoup de chemin, mais il semble aussi que l’on veut maintenant revenir sur les acquis. Le Big Brother d’Orwell n’est pas si loin. Ce n’est pas pour tout de suite, mais on va finir par y arriver si cela continue.
    Bonne fin de semaine

  4. Bonsoir Mr Boss,

    Je suis bien d’accord avec vous,
    On fait marche arrière pour un oui, pour un non. Du grand n’importe quoi .
    Nos ancêtres doivent s’arracher les quatre cheveux restants dans leur éternité !!
    « Big Brother » : ou  »l’œil de Moscou » comme on disait jadis…
    George Orwell fut officier dans la police impériale aux Indes. Il écrivit aussi : la ferme des Animaux. Mais son plus fameux roman , toujours d’actualité fut : Big Brother, Ouvrage que j’ai étudié en classe de Seconde générale, en 1984, l’année même où le film tiré de ce roman avec l’acteur Richard Burton (cf « l’espion qui venait du froid- 1960 ? ») est sorti au cinéma. Ah, la fameuse « Police de la Pensée » qui conditionne ces citoyens…
    Satire empreinte de vérité des extrémismes de tous poils d’alors et d’aujourd’hui… Vu sous cet angle, l’expression « l’homme est un loup pour l’homme » prend toute sa dimension. Malheureusement.
    Bonne soirée. Peter’.

  5. Hello Peter,
    Oui le roman d’Orwell fait réfléchir. Quand j’étais plus jeune, entre branchés on parlait de deux livres intéressants qui n’étaient pas encore très connus, celui-ci et « Le Seigneur des Anneaux ». Je n’ai jamais tellement croché pour celui de Tolkien, j’aime pas trop ces histoires un peu féeriques, par contre Orwell eût mon approbation, bien que cela fasse à l’époque assez science-fiction. Mais on y est dans un futur proche.
    Le rêve de domination de l’homme sur l’homme est un truc vieux comme le monde, mais de plus la « machine » s’y met.
    J’avais lu, il y a bien des années deux livres qui parlaient aussi d’esclavagisme futur ou d’une fin de monde téléguidée, mais d’une autre manière : La Guerre des mouches (1938) de Jacques Spitz et Mort au champ d’étoiles de Bernard Villaret,
    Il faut que l’homme se méfie, car je crois que la nature, rien qu’elle, pourrait aussi déclarer sa guerre et ce n’est pas des piles de dollars qui vont y changer quoi que ce soit et la gagner.
    Bonne fin de semaine

  6. Bonsoir Mr Boss,

    Le film « Métropolis » de Fritz Lang est lui aussi un précurseur dans sa vision du conditionnement des êtres et de l’influence des extrémismes.
    Je n’ai jamais lu les deux romans dont vous parlez. Mais la date de publication de l’un deux -1938 – nous ramène à une époque trouble en Europe avec les accords de Munich et le jeu de dupes joué par le petit « caporal de Bohème… « . Et nous connaissons ce qui en a découlé…
    Dame Nature fait sa colère également et se rappelle tragiquement aux bons souvenirs de l’Homme. L’Homme est le seul être vivant à soumettre son environnement pour son profit mais pour combien de temps encore ?
    Bonne soirée. Peter’.

    • Hello Peter,

      Metropolis… absolement et en plus c’est beau !!!

      Les deux livres dont je vous ai parlé n’ont aucun rapport avec le contexte historique dans lequel ils ont été écrits. C’est de la pure science-fiction qui se passe évidemment dans le futur. La guerre des mouches est une aventure dans laquelle les mouches deviennent intelligentes et déclarent la guerre à l’homme pour le détruire. La narrateur est en fait un des derniers encore en vie et qui raconte tout ce qui s’est passé. L’autre est plus futuriste, mais on veut aussi détruire l’homme par d’autres moyens plus subtils.
      La nature, il faut s’en méfier, nous avons besoin d’elle, mais elle n’a pas besoin de nous…
      Bonne fin de semaine

  7. Bonsoir Mr Boss,

    Le film « Métropolis » me rappelle un autre film de SF intitulé « La Chose d’un Autre Monde » et qui a été réalisé par H. Hawks, je crois. Il date de 1955 . C-a-d en pleine Guerre Froide. Et l’autre Monde , naturellement, est de l’autre côté du Rideau de Fer. « Planète Interdite » est aussi un produit US de cette époque… Toujours le même contexte.
    En 1982, le réalisateur US John Carpenter a tourné sa version en VO : « the Thing ».
    Mais, il relève plus du genre Fantastique – Angoisse que de la SF pure. Ceci dit, c’est un bon film dans son genre. Pour les fans surtout.
    Bon WE. Peter’.

  8. Hello Peter,
    On pourrait aussi citer le « Farenheit 451 » de Truffaut d’après Ray Bradbursy qui se situe dans le futur et montre aussi un côté du totalitarisme. A vrai dire, je suis plus fantastique que science-fiction, mais parfois ils se rejoignent. et sans doute dans le futur ils ne feront plus qu’un. Pour moi la fiction deviendra une réalité quand on découvrira avec certitude l’existence d’une vie ailleurs. je suis certain qu’elle existe, mais comment l’observer ou entrer en contact avec elle ?
    Bon week-end

  9. Bonjour Mr Boss,

    Vous l’avez peut-être remarqué mais dans la première version de « Star Wars » ,
    ( qui repasse en ce moment sur une chaine de la TNT), les uniformes kaki des officiers de la Force Obscure se rapprochent dans leurs lignes de ceux portés dans « Farenheit 451 » . Seule la couleur diffère car ils sont très foncés. Influence du roman sur le scénario de George Lucas ?
    Peut-être me trompe-je ?
    François Truffaut a réalisé « l’Homme qui aimait les Femmes » (avec Charles Denner), un bel hommage aux créatures du Beau Sexe mais aussi, en 1970: « Victor, l’enfant sauvage », d’après un fait divers réel.
    Ce film fut scénarisé sur les notes médicales du Dr Itard qui a recueilli cet enfant trouvé en 1800 dans une forêt de l’Aveyron et confié à ses soins et à sa gouvernante , madame Guérin. Le rôle du médecin est tenu par Truffaut lui-même.
    Il a servi de modèle aux jeunes réalisateurs de sa génération.
    Sans oublier « Rencontre du 3è type », bien sûr….
    Un autre cinéma.
    Peter’

    • Hello Pater,
      Je n’avais pas remarqué, mais il faut dire que « Srar Wars » je l’ai vu une fois il y a bien longtemps et cela m’a laissé plutôt froid. Par contre Truffaut, je suis preneur, j’ai aimé beaucoup de ses films pour ne pas dire tous. Il avait assez le chic pour aborder des sujets différents . Dommage que l’on ne fasse plus trop des cinéastes de son envergure, capables de rayonner internationalement..
      Bonne soirée

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