Bas nylons et mise en train

J’adore les vieilles photographies, le style et le genre m’importe peu. C’est un moyen de voyager dans le temps sans machine infernale inventée par un savant fou. Avec un bout de pellicule, on fixe pour l’éternité un moment du passé emprunté aux dédales du temps. Le moment fixé, s’il offre une vue étendue, ne sera sans doute plus jamais identique l’instant d’après, comme il n’est plus identique au moment qui précède, le nuages dans le ciel sont un bon exemple. Parfois il faut un laps de temps plus long, une maison au milieu des champs ne va pas forcément entre différente le lendemain ou la semaine d’après, mais au bout d’un an ou deux et ainsi de suite.

Je me suis plus axé sur des photographies où il est question de trains.

On peut aussi découvrir des choses que l’on ignorait ou que l’on avait jamais vues. Saviez-vous qu’il existait des wagons pour transporter des prisonniers et des trains pénitentiaires? (1922)

La ravitaillement d’un train destiné à l’armée (1912)

Paris, gare Vaugirard, un wagon citerne pour le… lait (1931)

Sémaphores à acétylène pour vision de nuit. Chemins de fer allemands (1924)

Paris, Gare d’Austerlitz, train de pélerins pour Lourdes (1912)

Agrandissement (cliquable) d’une partie de la photo ci-dessus. Regardez chaque visage, chaque personne, et imaginez ce qu’ils sont devenus !

Gare de Montpellier, train présidentiel 1921, (Alexandre Millerand).

Un curiosité, un train télégraphique en gare de Lakawana, près de New York (1912)

La gare de Domodossola sur la ligne Brigue – Milan. Cette station aujourd’hui sert encore de gare frontière ferroviaire, c’est à dire que la Suisse exploite avec son matériel, ses locomotives, et sa signalisation, la partie nord de la ligne en direction de la Suisse. La tension d’alimentation étant différente entre les deux pays, cela nécessite un changement de locomotives, bien que la plupart des locomotives actuelles soient polyvalentes. Cette photo date de 1913, 7 ans après l’inauguration du tunnel du Simplon (une voie) qui fut jusqu’en 1982 le plus long tunnel ferroviaire du monde (1923 mètres). Un second tube fut percé de 1913 à 1921, avec un embranchement au milieu pour se diriger éventuellement sur l’autre tube. C’est ce tunnel qu’empruntait le fameux Orient-Express.

La gare de Deauville en 1924, pas spécialement le terminus d’une ligne pour les clochards

Paris, gare Saint-Lazare (1925)

Italie 1926, train transportant la dépouille de Marguerite de Savoie. Elle fut reine d’Italie, mais bizarrement est plus remémorée dans l’histoire pour avoir été la première femme à escalader le Mont Rose en 1893, second plus haut sommet des Alpes. Et puis s’il vous arrive de manger des pizzas, sachez que c’est elle qui a donné son nom à la marguerite, la pizza aux couleurs du drapeau italien.

Allemagne 1914 – Cuisine militaire sur un wagon avec une vague odeur de choucroute.

Après la guerre la paix, quoique… En gare de Dusseldorf le premier train conduite par des cheminots français (1923).

Source Gallica, BNF, DP

4 réflexions sur “Bas nylons et mise en train

  1. Bonjour M. Le Boss
    Toujours très intéressant de remonter dans l’histoire, les trains en font partie en voyant leur évolution, du reste je salue les associations qui font revivre ces vieilles machines sur des circuits touristiques.
    Je ne savais pas que le nom de la Pizza Margarita venait de Marguerite de Savoie, aux couleurs du drapeau italien, j’y penserai la prochaine fois que j’en mangerai , il est vrai que souvent en France les feuilles de Basilic sont absentes.
    bonne semaine
    cooldan

    • Hello Cooldan,

      Je vais quelquefois be balader dans des trains historiques avec locomotive à vapeur, on a l’impression qu’elles vivent!
      Pour la pizza, je vous souhaite déjà un bon appétit
      Bonne semaine

  2. Bonsoir Mr Boss,

    Merci pour ces voyages.
    Le train, ce long serpent d’acier articulé qui suscita bien des contre-verses quant il fut mis en route pour la première fois…
    Comme les camions, plus tard, il a été de tous les combats menés par l’homme.
    Bien d’accord avec Mr Cooldan :
    le basilic est une plante culinaire absente des étals des primeurs. Je me souviens que mon grand-père ne cuisinait jamais sans basilic. Et en Loire-Atlantique, vu le climat, ce n’est pas un aromatique très recherché, ni très prisé des gastronomes.
    Mais, « A Rome, il faut faire comme les Romains » dit-on…
    Bon appétit.
    Peter’.

    • Ah les épices, complément culinaire indispensable. Quand je cuisne, je ne mets jamais de sel, mais par contre pour les épices, j’ai la main assez lourde.
      Bon appétit et bonne semaine

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