Bas nylon et un film sous forme de gros caillou

De tous les films qui annoncent des catastrophes à l’espèce humaine, il y en a un grand nombre qui relèvent plus ou moins de la fantaisie. En 1979, le réalisateur Ronald Neame nous en propose un qui est pas tout à fait une catastrophe relevant de la fiction, il s’agit de Meteor. En effet ces charmants cailloux qui se baladent dans l’espace viennent de temps en temps nous dire un petit bonjour en passant à quelques millions de kilomètres, c’est à dire plutôt près. On sait que par le passé quelques-uns on fait mieux, ils se sont écrasés sur la Terre. Le célèbre Meteor Crater en Arizona en est un exemple. Il fait une moyenne de 1300 mètres de diamètre pour 190 mètres de fond. Le météorite en cause avait environ 50 mètres dans sa plus grande dimension. Pour bien se représenter la chose, imaginez que vous laisser tomber un gravier dans l’eau, vous verrez que l’impact qu’il crée à la surface de l’eau est bien plus grand que sa taille. Un météorite qui s’écrase produit le même effet, sauf qu’il est beaucoup plus lourd, arrive beaucoup plus vite, et va s’enfoncer selon la résistance du sol à l’endroit où il tombe. Tout en créant une onde comme sur l’eau, mais qui restera car le sol n’a pas la même propriété que l’eau, celle d’égaliser l’impact en reprenant sa forme initiale. On soupçonne également qu’un météorite est responsable d’avoir couché la forêt dans un rayon de 20 kilomètres en Sibérie centrale en 1908. Contrairement à celui de l’Arizona, il se serait complètement désintégré avant de toucher le sol, causant néanmoins une onde de choc.

Plot : le film nous entraîne dans une histoire semblable. Un météore, mais alors un très gros, devrait entrer en collision avec notre planète dans un délai assez bref, et risque de faire beaucoup de dégâts. Les Américains étudient la possibilité de le désintégrer avec des bombes nucléaires. C’est réalisable, mais il faudrait que les Russes donnent un coup de main avec leur armement atomique. Encore faut-il qu’il  admettent qu’il en possèdent un. Commence alors un balai diplomatique contre la montre, tandis que des signes précurseurs sous la forme de quelques bolides qui sont l’avant garde du météore, s’écrasent en divers endroits de la planète causant des catastrophes diverses.

L’histoire est très bien ficelée, ne nous laissant pratiquement pas de répit jusqu’à la dernière minute. De plus, c’est un balai de stars et d’acteurs prestigieux qui apparaissent au fil des intrigues. Sean Connery, Henry Fonda, Karl Malden, Trevor Howard, Martin Landau, Brian Keith, Nathalie Wood. Les effets spéciaux sont sans doute un peu moins spectaculaires que ceux de 2018, mais cela passe comme une lettre à la poste. Un bon film sur le sujet, qui affûte la conscience de l’homme sur ce que nous sommes réellement, des naufragés sur un canot pneumatique en plein milieu de l’océan.

Distribution

  • Sean Connery (VF : Jean-Claude Michel) : Dr Paul Bradley
  • Natalie Wood (VF : Nathalie Nerval) : Tatiana Nikolaevna Donskaya
  • Karl Malden (VF : André Valmy) : Harry Sherwood, NASA
  • Brian Keith : Dr Alexei Dubov
  • Martin Landau (VF : Jacques Thébault) : Major General Adlon
  • Trevor Howard (VF : Serge Nadaud) : Sir Michael Hughes
  • Henry Fonda (VF : René Arrieu) : Le Président des États-Unis
  • Joseph Campanella (VF : Robert Party) : Général Easton
  • John Findlater (VF : Bernard Murat) : L’Astronaute Tom Easton, fils du général
  • Katherine de Hetre (VF : Annie Sinigalia) : Jane Watkins
  • Bo Brundin (en) (VF : Philippe Ogouz) : Rolf Manheim
  • Roger Robinson (en) (VF : Sady Rebbot) : Bill Hunter

 

Pas vraiment une catastrophe, mais un bel orage vers Lugano en Suisse filmé depuis le Monte Brè

Et si on enlevait les sous-titres ?

Eh oui, un peu de chanson française pourquoi pas ? Cela m’arrive d’en écouter, pour le son des mots, pour me replonger dans ma culture. J’en ai fait une sélection, pas toujours les plus connues. Je ne comprends pas pourquoi les gens s’arrêtent toujours au plus célèbres. En fouillant dans les discographies, on découvre des trucs plaisants, des petites merveilles.  Tous les grands noms n’y figurent pas, il viendront sans doute une autre fois.

Superbe chanson et piano enchanteur, Louise Forestier.

Pour moi, la plus belle de Michèle Arnaud.

Parce que j’habite la campagne et qu’il m’arrivait de rencontrer jadis ce genre de personnages, Jacques Brel.

Magnifique version d’une chanson de Brassens et d’un texte de Théodore de Banville en folk.

Un chanteur que j’adore et qui a pris de la bouteille avec aussi une bonne dose d’humour.

Ferrat nous raconte un bout de Robert Desnos avec une texte de Louis Aragon.

La plus belle interprétation de la plus belle chanson de Léo Ferré, Catherine Ribeiro.

Glenmor, dont Brel parle dans une de ses chansons « Adieu l’Emile je t’aimais bien ».

De la chanson française vitaminée et un témoignage de la fin des des années 50, Gilbert Bécaud.

Pas de chanson française sans Anne Vanderlove.

Et sans Barbara

Les souvenirs de Paris par les descendants, Mouloudji

Bas nylons et une chanson qui sent le souffre

 

Certaines chansons mettent des années pour arriver à la notoriété. Il faut un petit tour de magie pour qu’elle devienne un standard et de ce fait placer son créateur au rang de star. Pour l’une d’entre elles, « I Put A Spell On You », nous allons un peu nous attarder sur son parcours sinueux et son créateur pour le moins fantasque. Elle fait partie aujourd’hui de ces chansons que tout le monde connaît pour l’avoir entendue dans une version ou dans une autre.

Pour une chanson devenue célèbre, elle ne manque de rien sauf sans doute une année d’enregistrement précise, vers 1956 année de sa première publication en disque sur le label Okeh, son créateur entretenant un certain mystère autour d’elle. Il prétend même qu’il ne se souvient même pas de l’avoir enregistrée. Plus certain est que le créateur et compositeur est un personnage mythique et assez farfelu, séducteur, musicien accompli, Screamin’ Jay Hawkins. On voulut le lancer sur les traces de Fats Domino, mais il se démarqua bien vite de cette étiquette. Il fut un des premiers a enregistrer des chansons qui parlaient de magie noire, de vaudou et autres sorts peu enviables. Son show était un véritable spectacle tournant autour de ces thèmes, une sorte de film d’épouvante version théâtre. La chanson ne fut pas un succès à sa sortie et resta même plutôt dans l’ombre pendant quelques années, malgré sa publication dans nombre de pays, la France y compris. En 1965, Alan Price quittant les Animals, montait son propre orchestre Alan Price Set. A la recherche d’une chanson forte, il découvre la chanson de Hawkins que Nina Simone avait enregistrée récemment. La débarrassant du côté morbide de l’original, pour en faire une chanson d’amour poignante. Alan Price l’enregistre pour en faire un succès au grand dam de Nina Simone, dont les Animals avaient déjà fait de son « Don’t Let Me Be Misunderstood » un hit mondial. Le traitement de Price crée une ambiance qui s’approche assez de la musique religieuse. Ainsi mise en lumière la chanson devient vite la proie de plusieurs artistes du moment qui l’enregistrent aussi, les Animals, Manfred Mann, Them. Depuis il ne se passe pas une année sans qu’une nouvelle version voie le jour. Au fil des ans, Nicoletta (en français), Audience, Arthur Brown, la grande version de Creedence Clearwater Revival, et tant d’autres en font un succès permanent.
Screamin’ Jay Hawkins l’enregistre aussi en 1967, entre autres, dans une mouture plus nerveuse que son original. On la trouve aussi au générique de plusieurs films. De son statut de chanteur connu d’une minorité branchée, il devient une star de carrure internationale, ce qui lui permettra de parcourir le monde entier jusqu’à sa mort en 2000. On se souvient d’un mémorable passage à la tv française avec Serge Gainsbourg, l’un de ses grands fans, déconnant à plein tubes sur un autre titre fameux de Hawkins, « Constipation Blues ».

Première publication en France 1957, 2 titres dont « I Put A Spell On You »

La publication de la nouvelle version de 1967

La version originale

Le version d’Alan Price Set, celle qui la mit vraiment en lumière

La version de Nina Simone, très classe mais qui ne pouvait guère attirer la jeunesse de 1965, le jazz était quelque chose de plutôt ringard pour les teenagers. Maintenant elle passe beaucoup mieux.

La version de Creedence Clearwater Revival, sans doute celle que j’ai le plus écoutée

La version de Nicoletta, toujours cette peine dans les studios français de créer une ambiance

La version 1967 du créateur, plus dans la veine R’N’B très en vogue à l’époque

Sans doute un des plus belles versions, par le groupe Audience

Et pour terminer un clip plus récent avec le créateur, succulent!

Bas nylons et sport sur un rocher aux reflets d’argent

Depuis le seconde moitié du 19ème siècle, Monaco est un endroit qui a toujours fleuré bon le fric. Au casino des fortunes se sont faites et surtout défaites. Il est vrai que l’endroit ne manque pas d’un certain charme, bercé par une température clémente et un soleil très présent. A un touriste qui s’inquiétait du prix d’une nuit à l’hôtel, on lui répondit qu’à Monaco la nuit on sort. Le Général qui n’avait pas toujours de la sympathie pour Monaco déclara en 1962 : si Monaco nous emmerde, on fait un blocus, rien de plus facile, il suffit de deux panneaux de sens interdit, un au cap d’Ail et un second à la sortie de Menton.

Ils ont le chic pour organiser tout au long de l’année des manifestations à n’en plus finir, le bal de ceci, le festival de cela. Il ne manque que la quinzaine du poivron farci et le festival des montres qui retardent, mais ça viendra. Quand on inventera la machine à voyager dans le temps, nul doute que le premier départ se fera sur le Rocher. Malgré tout, dans le domaine sportif, ils ont toujours fait preuve d’une certaine innovation pour en faire un événement mondain. Le fameux rallye et les nombreuses joutes sportives étaient et sont toujours un produit d’appel, pour venir étaler sa fortune en partageant l’esprit sportif avec celui des gens du monde. Il y a en gros une centaine d’années, quelques montagnes de billets de banque s’évaporèrent en vapeurs d’essence pour la joie des plus humbles, toujours prêts à applaudir et à admirer plus riche qu’eux.

Soulignons que malgré tout, une mouvement citoyen déplore la qualité de la vie à Monaco, devenu un sujet sensible. On arrive gentiment à saturation. Les gens qui viennent travailler dans la principauté se trouvent quotidiennement pris dans de monstres embouteillages, causant des retards au travail et un stress fréquent, sans parler de la pollution. Côté transports publiques, ce n’est guère mieux. Monaco a financé à hauteur de 50 millions, l’achat de cinq rames de train TER supplémentaires, afin qu’un train amène et reprenne les travailleurs toutes les 15 minutes aux heures critiques Dans la réalité, la SNCF peine à assurer cette cadence régulière, ce qui ne manque pas de fâcher les Monégasques qui dépendent de la main d’oeuvre externe. Le gouvernement monégasque ne nie surtout pas les problèmes et même un article exhaustif dans la revue Monaco Hebdo y est consacré. Il va jusqu’à souligner que les nombreuses manifestations organisées en principauté sont autant de sujets qui prêtent à la critique. On étudie plusieurs pistes, jusqu’à envisager l’interdiction de circulation aux véhicules qui ne sont pas munis de plaques monégasques à certaines périodes. Même si Monaco peut paraître ambigu pas certains de ses côtés, il sait faire son autocritique et même s’honorer d’être une démocratie à l’écoute de ses citoyens.

Heureusement pour nous qui n’étions point présents au temps où l’air était pur, il nous reste quelques belles vieilles photos en souvenir.

La voiture Lorraine-Dietrich de Paul Meyan, conduite par le chauffeur Emmanuel Piccolo, vient d’effectuer la montée de Monaco à La Turbie par le chemin muletier des Moneghetti, le 10 avril 1908. La voiture Lorraine-Dietrich de Paul Meyan, conduite par le chauffeur Emmanuel Piccolo, vient d’effectuer la montée de Monaco à La Turbie par le chemin muletier des Moneghetti, le 10 avril 1908.

En vue de Monaco : M. de Soriano et M. de Canalejos, ambassadeur d’Espagne, 1911.

Rallye automobile de Monte-Carlo : Commandant Alex Berlesco sur Chrysler, 19326-04-07, le glisseur Lambert, 1907

 Monaco : championnat de la mer, 1909

Meeting de Monaco : canots : Sunbeam Despujols moteur Sunbeam Coatalen 64, 1920

Meeting de Monaco : 1er jour de course : le « Socram 1er, 1913

Rallye automobile de Monte-Carlo : vérification des voitures à l’arrivée, 1932

Le match Carpentier – Sullivan, vue générale du ring et de la foule, 1912

Sources Gallica, BNF, DP

Avant le hit

Quelques artistes décrochent la timbale et se font connaître mondialement pour un succès et quelques uns poursuivent un carrière qui s’étale sur des décennies. Parfois premier disque, premier succès, mais ce n’est de loin pas toujours le cas, Il faut dans certains cas passer par quelques galères avant d’y arriver et même changer de nom ou remanier une formule qui ne marche pas. Nous allons pister quelques personnages qui sont définitivement entrés dans l’histoire pour un tube célèbre ou une affiche qui marque leur nom en grosses lettres pour un bout d’éternité.

Scott McKenzie restera pour avoir crée ce que l’on considère un peu comme l’hymne des hippes, « San Francisco ». Ce n’était pas son coup d’essai. Pour un autre label, il enregistra quelques titres. En voici un datant de 1965.

Status Quo, des incontournables depuis 50 ans. Mais avant de trouver ce nom à formule magique, il enregistrèrent trois 45 tous sous le nom de Spectres, sans aucun succès. Voici un extrait de ces tentatives infructueuses.

Les Stooges et plus particulièrement Iggy Pop tout le monde connaît, il a même des fans chez des jeunes dont les parents n^étaient pas encore nés quand il se manifesta musicalement pour la premières fois. C’était en 1964 au sein d’un groupe nommé les Iguanas dont il était le batteur. Voici ce premier essai, une version de « Mona » de Bo Diddley. Maintenant vous savez pourquoi on surnomme Iggy Pop « l’iguane. »

Procol Harum est une valeur sûre depuis « A Whiter Shade Of Pale », mais l’histoire du groupe commence quatre ans avant avec une série de 45 tours dont le premier fut un très minime modeste succès sans lendemain, une version de « Poison Ivy » des Coasters. La formation restera pratiquement inchangée entre les débuts et le succès.

Voici une des moutures de Depp Purple, avec Rod Evans et Ian Paice de la formation originelle. Un disque très 1967, un an avant le grand envol.

Du point de vue succès, Slade est un acte majeur des années 70, mais leur histoire comme en réalité en 1965 sous le nom de In-Betweens avec notamment une reprise du fameux « Take A Heart » des Sorrows. Disque très rare et recherché par pas mal de collectionneurs.

Rod Stewart est ce que l’on peut appeler un star. Mais le parcours fut assez long pour le devenir. Un petit 45 tours de départ enregistré en 1964. A part cela, c’est un très bon disque même si c’est une reprise.

Même problème pour Joe Cocker, bien qu’il devinne vedette plus rapidement que le précédent. Pour tenter de percer, la reprise d’un titre des Beatles « I’ll Cry Instead », vocalement plutôt bon. Ironie du sort, si ce disque ne marcha pas, c’est avec une autre chanson des Beatles « With A Little Help From My Friends » qu’il entra dans le vedettariat.

Barry Ryan sera éternellement remémoré pour son tube « Eloise » et aussi un ou deux autres. Ses débuts furent assez modestes, il formait un duo avec son frère jumeau Paul. La formule ne marchant pas, Barry se concentra sur le chant et Paul sur la composition. Ainsi vint le succès. Voici une de ces premières tentatives qui ne connut pas vraiment de retentissement, même si cela fut filmé pour la télévision.

Simon and Garfunkel sont universellement connus depuis 1965, mais c’est en 1957 qu’ils se manifestent pour la première fois sous le nom de Tom et Jerry et sous la forme d’un disque « Hey Scoolgirl ». Ce fut un succès très mineur dont seuls le mordus se rappellent.

Scott Walker est aujourd’hui un crooner très respecté, le seul dans un style qui ne doit rien à ses prédécesseurs. Musiques intimes et parfois tourmentées sont le lot. Il se fit connaître en 1965 avec les Walker Brothers, les nouveaux romantiques comme on les appelait, un véritable aspirateur à minettes dans lequel sa belle voix faisait merveille, entourée de magnifiques arrangements. Il entama véritablement sa carrière de crooner en 1967 et en mettant en lumière quelques chansons de Jacques Brel qui rencontrèrent quelques succès partagés avec des chansons plus axées sur le style crooner à la Tony Bennett. A la fin des années 50, alors à peine adolescent, il fit plusieurs tentatives infructueuses, où l’on retrouve l’influence de Ricky Nelson avec un mélange de rock and roll. Il connaîtra un avant goût du succès en 1962 avec les Routers et leur fameux « Let’s Go » dont il était le bassiste. Mais le voici sous sous son vrai nom Scott Engel et une chanson en rock and roll fin années 50

Pour changer on va faire un petit tour en France avec un chanteur qui fut adulé plus tard, mais qui galéra passablement avant de parvenir au sommet. Il s’agit d’Alain Bashung qui s’écrivait Baschung à ses débuts. A cette période, il avait plus de chance comme compositeur puisqu’il composa un hit pour Noël Deschamps « Oh La Hey ». Il ne fut pas complètement ignoré comme interprète, mais personne ne fredonnait ses chansons dans la rue. Voici une chanson de son époque galères et c’est plutôt bien fait.

Bas nylons et chanson pour rêver d’ailleurs

De manière générale, un auditeur écoutera la chanson qui lui plait sans se poser de questions. Il consomme en quelque sorte un produit fini et mis en forme pour lui plaire. Vous pouvez très bien rouler dans une belle voiture sans savoir qui l’a construite, où elle s’est construite, et qui l’a dessinée. Pour les chansons, il en va de même. Certaines sont instantanées, d’autre mettent un éternité pour prendre forme. Deux exemples opposés : Charles Trenet, d’après ses dires, a écrit « La Mer » juste regardant celle-ci à travers la vitre d’un train alors qu’il voyageait. Léo Ferré, lui toujours selon ses dires, a mis dix ans pour mettre au point l’une de ses plus belles et plus poétiques chansons, « La Mémoire Et La Mer ». Celle que nous allons écouter aujourd’hui, résulte d’une histoire réelle dont la finalité a enchanté des millions de fans.

Nous sommes à New York dans une chambre d’hôtel. Un couple l’occupe et passe le temps. La femme va à la fenêtre et pousse une exclamation : « que se passe-t-il ? ». En fait, il ne se passe rien d’extraordinaire, simplement il neige. Pour sûr quand l’on vient de la Californie, que l’on n’est pas très âgé, voir tomber de la neige pour la première fois, c’est assez surprenant. De plus quand il neige, il fait froid, alors il y a de quoi rêver à un climat plus clément. Ce couple de musiciens, John et Michelle Philips va retourner en Californie et lui en profiter pour composer une des plus célèbres chansons des années 1960, « California Dreamin », dont les paroles racontent ce séjour à New York.

John Philips a déjà une certaine expérience de musicien, il a fait partie des Journeymen, un groupe de folk assez populaire aux USA dans lequel officie un certain Scott McKenzie et plus tard dans une autre mouture, Denny Doherty et Michelle Philips, il ne manquera plus que Mama Cass Elliot pour finaliser ce qui sera les Mamas adn Papas qui se rendra célèbre avec cette fameuse chanson.

Mais pour l’instant nous en sommes pas encore tout à fait là. Il faudra un coup de pouce qui viendra d’une connaissance qui est à l’apogée de son succès avec un des premiers grands succès de la chanson contestataire, Barry McGuire et son célèbre « Eve Of Destruction ». Lui-même n’est pas un débutant, il a déjà de nombreux enregistrements à son actif et il est même le co-auteur mais non crédité, du fameux « Greenback Dollar » initialement enregistré par Hoyt Axton, mais qui fut un succès dans la version du Kingston Trio. Il a aussi fait partie des New Christy Minstrels, un ensemble populaire branché folk. John Philips est prêt a réorienter sa carrière et McGuire qu’il connait le présente à Lou Adler, le boss des disques Dunhill dont McGuire fait partie. Il doit justement trouver un successeur à son hit, si possible quelque chose de fort. John Philips lui propose alors sa fameuse chanson. Il l’enregistre avec les Mama’s and Papa’s qui font les choeurs, de même que dans son premier album. Adler semble toutefois d’un avis différent quant à la publication de la version de McGuire, il a déjà en vue un autre titre pour lui, une autre composition de Pf Sloan, le compositeur de son hit. Il veut que le groupe enregistre lui-même sa chanson. le titre est mis en boîte dans une nouvelle prise et publié sous le nom de Mama’s and Papa’s et devient un succès. Assez bizarrement, le classement au hit parade demeure relativement modeste, 4ème US et seulement 23ème en Angleterre. En contrepartie, elle reste gravée dans les mémoires au fil du temps et devient une des chansons de référence des sixties, presque un hymne pour la Californie. En France, ce fut Richard Anthony qui en fit « La Terre Promise » qui fut une de ses grosses ventes. Les reprises sont très nombreuses, une assez plaisante par Jose Feliciano en 1967. La chanson sera réactivée en 1986 par les Beach Boys, dans une version assez bonne au son plus moderne, mais qui n’a pas la fraîcheur de l’original et ses merveilleux vocaux.

Edition française de 1965. Une première erreur de tirage a inversé le nom du groupe (en bas)

L’original

La version de Barry McGuire, les Mamas and Papas font  backing vocals

L’adaptation française de Richard Anthony

La version de José Feliciano, plutôt bien foutue

La version des Beach Boys, si la version est présentable, on ne retrouve pas l’âme du groupe

La version de Sia, vocalement très correcte et pas mal pour le reste

La version des Royal Gogolos ou comment faire de la m… avec de l’électronique.

Bas nylon et humour

 

J’aime beaucoup l’humour. A découvrir ce que les autres ont fait pour le perpétuer, je me dis qu’il y a des milliards de situations à travers le monde où il peut être présent. Comme disait je ne sais plus qui, il est plus facile de faire pleurer que de faire rire. Ceux qui me connaissent me font parfois remarquer que je possède un certain sens pour trouver une belle formule rigolote. Quand j’ai pris ma retraite, mes collègues m’ont fait un cadeau accompagné d’une carte signée par mes collègues avec un commentaire. Celui qui m’a fait le plus plaisir était celui d’une de mes collègues qui disait : « personnage haut en couleurs, de par ta personnalité et tes t-shirts, ta voix, ta façon d’être et ton humour ». Voilà tout est dit, cela situe le personnage. Une de mes manies est d’essayer de trouver des citation drôles, chose que je pratique assez volontiers sur les forums où je passe parfois, Que l’on s’adresse à un ami où un « ennemi », la touche d’humour fera plaisir au premier et déconcertera ou fera enrager le second. Mettre les rieurs de son côté est une chose qui a son importance. Un de mes collègues de bénévolat, oui j’en fais dans l’humanitaire, est un de mes partenaires de rire. Quand nous nous retrouvons, c’est à celui qui trouvera l’humour le plus absurde ou le plus circonstancié. Tout en travaillant et selon ce que nous observons, on arrive très souvent à tirer notre épingle du jeu, ainsi le temps passe vite.

Je vais vous proposer un peu d’humour avec des histoires réelles qui ne manquent pas de piment et je vais commencer par quelques-unes qui sont de moi. J’espère qu’elles vous feront rire.

Détournements de mots concernant la connerie

concasser : casser la gueule à un con.
concave : dans le milieu, con vraiment très con.
concéder : donner raison à un con.
concentré : le con qui est au milieu.
concélébrer : fêter une grosse connerie.
concierge : pipelet qui tient la chandelle.
concessionnaire : représentant exclusif d’un genre précis de conneries.
condensation : vapeur de con.
concubin : con vivant à la colle.

Bien que n’étant pas macho, j’ai aussi quelques citations sur les femmes.

Quand on a une maîtresse, on devrait pouvoir déduire des impôts les frais qu’elles nous occasionnent.

Les femmes mettent plus de temps pour s’habiller que se déshabiller.

Quand on regarde la vidéo de son mariage, on a envie de passer le film à l’envers.

On peut regretter d’avoir aimé une femme, mais beaucoup moins d’en avoir aimé plusieurs.

Quand une femme me trace après, je ralentis pour qu’elle puisse me dépasser.

Sur tout et sur rien.

Les plus sincères discours politiques sont faits par les menteurs.

Si l’amour pouvait s’acheter, il serait assurément coté en bourse.

Etre pauvre en argent, c’est être riche avec tout ce qui ne s’achète pas

Quand je vois ce que sont devenues certaines femmes avec qui j’aurais pu faire ma vie , je ne regrette pas qu’un autre s’y soit collé.

Je préfère n’être rien ici que célèbre dans l’au-delà.

Des citations attribuées à des personnages célèbres.

Henry Bernstein, écrivain…

Au début de mon mariage, c’est ma femme qui m’apportait mes pantoufles et le chien qui aboyait. Maintenant c’est le contraire.

Alfred Capus, romancier et dramaturge…

Vous avez de la famille monsieur Capus ?

– Oui, j’ai une femme, si mes souvenirs sont exacts.

Groucho Marx, acteur, cinéaste…

– Madame, d’habitude je n’oublie jamais un visage. Vous me permettrez de faire une exception pour le vôtre.

Maréchal Pélissier, militaire sous le Second Empire…

Ayant épousé sur le tard une jeune fille et pas certain de ses capacités de mari déclara après son mariage :

– Si dans un an je n’ai pas d’enfant, je fous tous mes aides de camp à la porte.

Octave Mirbeau, écrivain…

Le célèbre auteur du Journal d’une femme de chambre, se maria en toute discrétion en 1887 et publia l’annonce suivante :

M . Octave Mirbeau fait part à ses amis qu’il a épousé Mlle Alice Regnault malgré ses 4 millions de dot.

Lucien Guitry assistait aux funérailles d’un ami. La procession suivait le corbillard sous une chaleur écrasante. Alors Guitry déclara à propos du défunt :

– Je commence à le regretter.

Tristan Bernard, écrivain…

A propos de l’occupation allemande :

– On disait : on les aura ! Eh bien ça y est, on les a !