Bas nylons et la victoire

On en a parlé ces jours, le 11 novembre 1918 marquait la fin de la première guerre mondiale, autrement dit l’armistice. Mon père l’a vécu, mais pour lui ce fut un jour glauque, une de ses soeurs est morte ce jour-là, pas de joie, mais bien à cause de cette foutue grippe dite espagnole, qui fit pas mal de ravages. Dans la ville où il habitait, il m’a dit qu’il y avait jusque qu’à trente enterrement par jour, alors que la moyenne c’était deux ou trois. Mais bon, là c’est la nature est ses voies impénétrables, comme celles de l’autre. A côté des millions de morts que la guerre fit, et ceux là ne sont que le fait de la connerie humaine, il fallait bien que l’on fête cela grâce à une dose de patriotisme. Les journaux ne se sont pas privés d’en faire étalage, surtout la presse nationale française dont les lecteurs furent directement concernés par les événements. J’ai pris Le Figaro du 12 novembre 1918 en une pour voir un peu ce qu’ils disaient à ce propos. On se gargarise de cette belle victoire, avec l’aide de Dieu bien sûr, vous ne vouliez quand même pas qu’il soutienne l’Allemagne, c’est évident qu’il était de notre côté, même si le principal intéressé n’a pas fait un communiqué de presse officiel. Alors parcourons d’un oeil aussi neutre qu’ironique  ce bel étalage de hauts faits d’armes et ce jour de gloire enfin arrivé. C’est pas moi qui le dit, mais la une du journal.

Source, Galliva, BNP, DP