bas nylon et divers faits

En avril 1914, malgré la perspective d’une guerre imminente, George V roi d’Angleterre visite Paris. On est toujours dans l’esprit de « L’Entente Cordiale », l’Anglais n’est plus l’ennemi qui donne son nom aux problème menstruel de ces dames. Il débarque en France pour de toutes autres raisons. Il est vrai qu’à cette époque, l’Angleterre possède un empire colonial qui peut faire enrager n’importe quel Français épris de conquêtes, le style le soleil ne se couche jamais sur l’empire.  Les journaux destinés à un public averti, charmante appellation pour cacher des choses que l’on veut bien montrer, n’existent pas encore officiellement. Il existe quand même une presse qui porte la mention « pour les adultes ». Elle n’a aucune prétention érotique, mais un certain voyeurisme malsain constitue l’essentiel de ses pages. Les faits divers en sont la principale source d’alimentation et sont relatés d’une manière assez crue, sans toutefois exclure des histoires plus drôles. On peut faire la comparaison avec le même type de presse d’aujourd’hui, les meurtres, les accidents, le mauvais sort, sont toujours présents. Voici un florilège de ces infos publiées dans un numéro d’avril 1914, quelques jours après la visite de George V, de La Semaine illustrée.

Source Gallica, BNP, DP

4 réflexions sur “bas nylon et divers faits

  1. Bonjour Mr Boss,

    Wahou ! Quelle rétro-actualité !!!
    Eh oui, les mauvais souvenirs marquent plus facilement les esprits que les évènements plus agréables.
    Avec une différence notable : au début du 20è. siècle, la photo était encore à ses balbutiements. Et les frères Lumière venaient d’inventer le « cinématographe » depuis peu.
    Donc tout le travail de l’illustration en incombait souvent au dessinateur attaché à un journal. Pensons au « Petit Journal », à l’Illustration » avec leurs dessins polychromes. Faire sensation auprès du public au moyen de la couleur.
    Le magazine « Détective » encore en kiosque rivalise de sensation avec ses récits macabres. Il y a une vingtaine d’années la seconde page de cet hebdomadaire était agrémentée de dessins humoristique signés de grands noms dans ce domaine, tels Mrs Lassalvy, Lavergne, Faure et alt.
    Ah, le fameux pouvoir de l’image… Une image que les nouvelles technologies permettent aujourd’hui de retoucher et ainsi en dénaturer le sens premier. Dans ce domaine, on arrive au statut de propagande. Mais c’est un tout autre domaine….
    Les illustrations de l’article se rapprochent des gravures à l’eau-forte.
    Une technique employée dès la Renaissance, Par le grand Rembrandt, notamment. « Textes et photos » dirait-on de nos jours.
    « Tout passe, tout casse, tout lasse » comme dirait un artiste de variété connu.
    Bon WE. Peter.

    • Hello Peter,
      Le dessin permet d’aller un peu là ou on veut, l’imagination fera le reste. Oui je me souviens des dessins de « Détective », mon père l’achetait sans doute avide de savoir qu’il y avait des gens moins paisibles que lui. Je le feuilletais parfois, spécialement pour les résumés des auditions dans les tribunaux, c’était parfois assez marrant Pour ma part j’étais plutôt magazines musicaux ou alors « Hara Kiri » ou « L’écho des Savanes », puis « Fluide Glacial ».
      Toute une époque.
      Bon wwek-end.

  2. Bonjour M. Boss,
    Et pour compléter…..le slogan connu de Paris Match :
    Le poids des mots……le choc des photos !!!
    Bon weekend
    cooldan

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