Peter Pan fait son cinéma

J’ai demandé à mon visiteur assidu Peter Pan, féru de cinéma, de nous mettre en lumière quelques films qu’il aime bien. Son choix est personnel sans aucune contrainte de ma part. Je le remercie de sa participation à ce moment culturel.

 

Casting

Kirk Douglas (VF : Roger Rudel) : Einar, le fils de Ragnar

Tony Curtis (VF : Jean-Claude Michel) : Erik, l’esclave, fils illégitime de Ragnar

Janet Leigh (VF : Claire Guibert) : Morgane, la promise du roi anglais Aella, amoureuse d’Erik

Ernest Borgnine (VF : Pierre Morin) : Ragnar, le roi viking

James Donald (VF : Jean Claudio) : Egbert, le traitre anglais, allié des vikings

Alexander Knox (VF : René Arrieu) : le frère Godwin

Maxine Audley (VF : Jacqueline Ferriere) : la reine Enid, mère d’Erik

Eileen Way : Kitala, la sorcière

Frank Thring (VF : Jean-Henri Chambois) : Aella, le roi anglais

Edric Connor : Sandpiper

Orson Welles (VF : Yves Montand) : le narrateur (non crédité)

Dans le classement Internet Movie Database IMBd, ce film a obtenu la note la note de 7,1 / 10.

Il a obtenu le Golden Laurel en 1959 comme meilleur film d’action

Kirk Douglas prix du meilleur acteur au Festival de San Sebastion 1958, ex-aequo avec James Stewart dans « Sueurs Froides ».

En complément une interview en 1989 pour la télévision suisse de Kirk Douglas qui parle très bien le français. Rappelons qu’il vit toujours et vient de fêter ses 102 ans, le dernier géant de la grande époque d’Hollywood encore en vie.

 

Videos de derrière les fagots

Des vidéos sorties d’on ne sait où, soigneusement cachées pendant des années, avec un petit goût de jamais vu. Je pense qu’il doit y avoir une sacrée réserve dans quelques coins obscurs. Heureusement, de temps en temps une bonne âme se charge de leur redonner un semblant de vie. Superbe !

Un medley des Searchers probablement à la fin des années 60, d’après la binette des membres et les habits du public. Surtout regarder les attitudes du public.

Les Searchers toujours,  playback d’un de leurs titres empruntés à Barbara Lewis. Qualité image pas top, mais on peut pas tout avoir. 1964.

Les Hollies à leurs débuts font irruption dans un film, un titre très peu connu.

Les Applejacks avec un titre des Beatles datant des sessions Decca « Like Dreamers Do » et que la marque récupéra pour le groupe. 1964.

Unit Four Plus Two qui eurent leur heure de gloire tentent avec un titre assez peu accrocheur de rester dans le coup. 1965.

Les Ronettes en live dans un titre bien connu, mais pas tellement par elles.

Les Rattles, le groupe no 1 des sixties allemandes, dans un extrait de film qu’il tournèrent avec l’intention de faire un truc à la « 4 Garçons Dans Le Vent ». 1965.

Ce farfelu de Screamin’ Lord Sutch, son coup le plus fameux fut de postuler aux élections britanniques. A Provins en France, c’est assez surréaliste.1966.

Dans le même style, Arthur Brown, un playback sur un autre de ses titres car on se rappelle surtout de « Fire », 1968.

Cliff Richard & Les Shadows en live avec les Vernon Girls à la danse. 1961

Los Brincos, ils sont toujours là, ça fait plus de 50 ans.

British Pathé a de très bonnes archives. Voici un petit reportage sur Dave Clark Five, un groupe anglais très populaire spécialement aux USA où ils eurent 16 entrées dans le hit parade national et plus d’une douzaines d’albums publiés durant leur existence entre 1963 et 1970. Ils avaient dans la bande un duo de compositeurs, l’organiste Mike Smith et le batteur Dave Clark, presque aussi prolifique que Lennon et McCartney. Dave Clark fut un personnage aussi très avisé, il était le producteur, ce qui lui permettait d’avoir un contrôle total sur la carrière du groupe. Il est aussi l’un des seuls a avoir autorisé un website où l’on peut entendre gratuitement et en intégral une belle sélection  de ses productions . A l’exception d’un double CD qui contient les singles du groupe, il n’existe pas vraiment de rééditions sur ce format, mais passablement de copies pirates existent en Russie et au Japon.  Voici ce reportage dans les coulisses et sur scène.

 

Bas nylons et une chanson qui explose

Les musiciens blancs ont souvent puisé sans vergogne dans le répertoire noir. Dans le plus honnête des cas, les droits d’auteur furent furent versés à qui de droit, mais ce n’était pas toujours la règle. Par contre dans quelques cas, les Noirs peuvent remercier les Blancs, car grâce à une reprise bien ciblée, certains interprètes noirs naviguant dans une certaine obscurité se firent élever au rang de stars et gagnèrent des fortunes considérables. L’Europe, et spécialement l’Angleterre, furent vraiment les détonateurs de cette mise en lumière. A la fin des années 1950, grâce à des musiciens comme Alexis Korner, Cyril Davies, la musique noire, plus spécialement le blues, se fait petit à petit apprécier dans les clubs anglais. Deux producteurs allemands, Horst Lippmann et Fritz Rau, décident de faire venir en Europe une sélection d’artistes américains du cru, dont certains sont déjà assez connus, mais très souvent encore cantonnés dans le ghetto noir. Ce sera l’American Folk Blues Festival qui tournera dans plusieurs pays dont la première édition aura lieu en 1962 et suivra régulièrement pendant un dizaine d’années. La télévision allemande aura le bon goût d’enregistrer une bonne partie de ces concerts, des documents inestimables aujourd’hui. A la grande surprises des artistes, ils sont considérés comme des vedettes, il n’y a aucune trace de racisme, et cerise sur le gâteau, ils sont admirés. Des musiciens blancs considèrent également que c’est un honneur de jouer avec eux, les Animals et les Yardbirds furent les premiers et s’y colleront avec Sonny Boy Williamson, deuxième du nom. La machine est lancée et ne s’arrêtera plus.

Quand John lee Hooker enregistra « Boom Boom » en 1961, il aurait pu penser que ce serait un disque de plus dans sa discographie déjà pas mal étoffée. Le titre de la chanson en lui-même n’est pas très original, ce mot avait déjà été employé dans d’autres titres. Comme en français, ce mot est la transcription grammaticale du bruit d’une explosion, d’un coup de feu, d’un battement de coeur. C’est dans le sens du coup de feu qu’il est employé dans la chanson de Hooker, qui promet à sa belle les pires maux si elle ne le suit pas à la maison, tellement il en est épris. Le disque se fit remarquer mais sans plus, au moment de sa sortie. Il fallut comme pour « House Of The Rising Sun » (Le pénitencier), que les Animals gravent leur version en 64, dans une version assez trépidante, pour qu’elle s’envole. Très populaires, tournant sans cesse, le chanson de Hooker fait partie aussi des répertoires des concerts. Comme c’est une chanson quand même assez facile à retenir, elle gagna vite une grande popularité, renforcée par sa présence dans la discographie du groupe. Les Yardbirds l’avaient déjà reprise comme une démo qui sortira plus tard. Elle devint vite un standard pour tous les groupes ou chanteurs qui s’engouffrèrent dans la voie du blues revisité, ouverte justement par les Anglais. C’est une chanson très indiquée pour chauffer une salle, mais elle laisse la place à une grande improvisation. Elle n’échappa pas aux groupe français, les Missiles, qui en fit une version dans la langue de Molière, justement nommée « Boum Boum ». En 1970, elle connut un regain de popularité via le version de C.C.S. qui eut un hit avec une version instrumentale de « Whole Lotta Love » de Led Zeppelin, en figurant sur la face B. Pour ceux qui ne le savent pas, ce groupe était une réunion de musiciens top niveau, menés justement par Alexis Korner. Ce fut une des rares occasions qu’il eut de figurer dans un hit parade. Le version proposée était par ailleurs très originale, quand on la compare aux autres. Le créateur ne se priva de l’enregistrer ou l’interpréter avec divers musiciens de renom, pour eux c’était facile, tout le monde la connaissait. Elle figure également dans le film des Blues Brothers et dans la bande du film de Dennis Hooper « The Hot Spot » un thriller brûlant et érotique avec Don Johnson. Vers la fin de sa vie, Hooker ouvrit un club à San Francisco, le Boom Boom Room.
Si les droits d’auteur ont été justement reversés, ce qui n’est pas évident quand on est un artiste noir et en plus un bluesman, John Lee Hooker doit avoir gagné une sacrée fortune rien qu’avec ce titre.

Le premier disque français de John Lee Hooker paraît en 1959 sur le label Top Rank, alors qu’il enregistre depuis dix ans. La suite des publication françaises est assez dispersée entre différents labels, il faut avoir à l’esprit que le blues en France n’intéresse qu’une minorité. Les bluesmen eux-mêmes changent très souvent de maisons de productions au gré des contrats qu’on leur offre et réenregistrent souvent de nouvelles versions d’anciens titres. Son fameux succès ne fut pas publié en France au moment de sa sortie.

La version originale, 1961.

En live probablement 1964, accompagné par une mouture de ce qui deviendra plus  les Groundhogs.

Le version des Animals, le détonateur 1964.

La version des Yardbirds, 1963, plus une démo qu’un véritable enregistrement, 1963.

Les Animals en live 1965, une version assez endiabléé ça commence vers 1’30.

Adaptation française par les Missiles, en playback live, ma foi une belle reprise. Les cameraman un peu nul, il filme le bassiste lors du solo de guitare…

La reprise de Mae West à 71 ans, 1966.

La reprise de Belfast Gysies (Them), 1967.

Belle et originale reprise par CCS avec Alexis Korner, 1970.

Hooker dans les Blues Brothers, 1980

Montage vidéo, Hooker avec ZZ Top

Une belle version par un mec avec qui j’ai passé quelques belles soirées, il y a une trentaine d’années. Décédé en 2010.

Les Morlocks, garage punk, 2010

 

 

Bas nylons et magazine 64

En fouillant des magazines musicaux anglais d’époque, on trouve des choses intéressantes. Ceux qui ont vécu cette époque ne manqueront pas de se rappeler un tas de choses, et les autres d’en apprendre. Comparativement à la France, l’Angleterre a eu beaucoup plus de magazines pointés vers la jeunesse affamée de musique, souvent des hebdomadaires, chose inconnue en France. Entre 1963 et 1966, si l’Angleterre  a perdu des colonies au cours du siècle, elle a fait une reconquête du monde, comble de l’ironie, avec de la musique très inspirée ou carrément importée des USA. Les Beatles furent les plus visibles, ils réexportèrent leur musique à travers le monde, mais bien d’autres s’engouffrèrent dans le mouvement avec plus ou moins de réussite. Un nombre beaucoup plus restreint d’artistes américains parvinrent à conquérir le marché anglais, le plus en vue fut certainement Roy Orbison, vrai star en Angleterre. La politique s’en mêla et les Ricains finirent par distribuer les permis de travail (aller se produire chez eux est considéré comme un travail), en échange de la réciproque pour leurs propres artistes. A travers quelques pages de la revue Pop Weekly de 1964, nous allons revoir quelques faits et surtout de très intéressantes photos qui ne sont pas très courantes, j’en ai même trouvé que je n’avais jamais vues.

Une photo des Yardbirds, sans doute une des premières publiées dans un magazine. En blanc, c’est Eric Clapton qui est alors le guitariste du groupe. A ce stade, ils ne sont pas encore très connus, ils viennent de publier leur second 45 tours après le flop du premier. mais la revue juge qu’ils devraient très bientôt connaître le succès, ce qui s’avéra juste.

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Pas très facile de reconnaître les Rolling Stones sur cette photo. Ce sont pourtant bien eux, et ils commencent à marquer des points.

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Les Beatles sur une photo qui doit bien dater d’au moins 18 mois, sans doute une de leurs premières sessions photographiques.

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Les Merseybeats qui connaissent un bon succès avec « I Think Of You », qui restera d’ailleurs le plus grand.

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Un groupe qu’il faut bien considérer comme un rival sérieux des Beatles. C’est l’illustration parfaite de mon propos d’entrée. A une exception près, tous leurs gros hits sont des reprises de trucs américains, dont ils font des reprises qui ne sont pas dénuées de charme. Par contre leur titre le mieux classé aux USA (no 3) « Love Potion Number Nine » ne fut pas un succès en Angleterre.

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Les Fourmost, l’un des groupes qui bénéficia de l’exclusivité de deux compositions Lennon/McCartney que les Beatles dédaignèrent « Hello Little Girl » et « I’m In Love » qui furent des succès pour eux.

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La crème des chanteuses anglaises à succès : Cilla Black, Dusty Springfield, Sandie Shaw, Helen Shapiro, Petula Clark.

 – Peux-tu jouer la dernière des Beatles ?

– Je vois qu’il y a un concert des Animals ce soir!

– Je ne peux pas te voir demain soir Hilda, je me lave les cheveux…

– J’ai trouvé pourquoi ton micro fait un bruit bizarre, tu as pris mon rasoir électrique !

Brian Poole et les Tremoloes, les fameux qui furent signés par Decca en préférence aux Beatles.

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Un classement des meilleurs succès hebdomadaires. Le hit parade va un peu à l’encontre de ce que je disais en introduction, 4 artistes américains figurent dans les 10 premières places, mais c’est une lucarne sur une semaine seulement. Le POP STAR CHARTS est un classement établi par les lecteurs qui votent pour leurs artistes favoris, c’est donc assez aléatoire. Mais Presley est premier en solo et les Shadows pour les groupes. Les Beatles ne sont que troisième. Dans le rappel du hit parade américain, on peut constater un certain décalage avec d’anciens titres des Beatles encore classés comme « Love Me Do » ou « PS I Love You » première publication anglaise en octobre 1962.  Cela s’explique par le fait que la discographie des Beatles en publication US a mis du temps avant d’être homogène. Plusieurs maisons ont été distributrices du catalogue au début : Tollie, Swan, Vee-Jay, et finalement Capitol. L’édition du premier single anglais aux USA n’a eu lieu qu’en avril 1964 sur le label Tollie. Par contre au niveau classement, elle fera nettement mieux qu’en Angleterre puisque « Love me Do » sera no 1.

Un classement établi sur six mois et qui classe les artistes selon leurs classements dans le hit parade, 1er 20 points, 2ème 19 points etc… Nous constatons que les Beatles sont en tête, suivis d’assez loin par les Bachelors, les Searchers, Gerry & Pacemakers. La deuxième place des Bachelors, trio vocal irlandais, n’est pas trop étonnante car c’est un groupe qui collectionne les tubes. On pourrait trouver leurs chansons un peu ringardes, très souvent des reprises de très vieux succès.  Mais elles plaisent à une certaine jeunesse ne suivant pas forcément les derniers cris de la mode et évidemment aux plus âgés. Ils sont aussi relativement populaires aux USA et des les pays anglophones. Si je ne suis pas un fan absolu, je dois admettre que vocalement c’est bien foutu.

Versions pas originales mais originales

Des versions inattendues, des découvertes, ou le résultat de rencontres improbables.

Manfred Mann dans le répertoire de Big Mama Thorton via Presley.

Les Beatles chantent Consuelo Velasquez, tout le monde connaît la chanson mais pas forcément la chanteuse.

Les Byrds imitent où se foutent, on ne sait pas très bien, des Rolling Stones.

Deux grands vocalistes au répertoire assez opposé, mais on trouve le moyen de faire quelque chose ensemble.

La pulpeuse Mae West s’essaye au répertoire des Beatles.

Encore Manfred Mann, une reprise jazzy de « Still I’m Sad » des Yardbirds et « You Don’t Know Me » de Eddy Arnold / Ray Charles.

Un duo improbable, mais quand deux allumés se retrouvent.

Je ne sais pas ce que Gene Vincent doit en penser

Ces gens-là qui sont connus en pas mal de versions, Brel ne doit pas trop se retourner dans sa tombe. Soan a des tripes !

Hommage en direct ? J’espère qu’elle a déposé les droits d’odeur.

A l’origine une chanson des Renegades, aussi connue dans la version des Shamrocks. Ici changement de cap, c’est du jazz et c’est bien torché. Un trio finlandais.

Un peu de dance pour terminer. Je connais un peu la musique arabe, pas tellement la moderne mais la traditionnelle. Parmi un vaste choix, « Mawoud », est un classique éternel du folklore arabe. De manière générale, la musique arabe est pour les gens de là-bas, une invitation à la dance. Les femmes arabes en plus d’être un peu mystérieuses et surtout très jolies, sont des danseuses très sensuelles. En voici un exemple sur l’air mentionné, c’est quand même vachement plus hot que le « Lac Des Cygnes » bien que la comparaison soit farfelue. Une thé à la menthe, des dattes, une chicha, l’odeur des épices, une danseuse comme celle-ci, et la vie est belle.

Bas nylons et chanson pour certains jours

Nul n’est prophète en son pays, voilà qui colle bien avec la chanson et le chanteur dont nous allons parler aujourd’hui. Tout d’abord parce que le chanteur est Irlandais et que pour eux les choses se passent plutôt en Angleterre.  Son pays d’adoption ne ménagea pas trop ses efforts pour en faire une vedette, il enregistre deux albums qui connaissent une succès moindre, mais le chanson qui lui permettra de devenir célèbre, partout ailleurs sauf en Angleterre, n’est en fin de compte que la face B d’un 45 tours publié à l’automne 1967. La célèbre station de radio pirate Caroline écoute le disque mais estime avec raison que la face B est plus attirante et la diffuse sur ses ondes, suscitant un engouement certain. Mais la BBC qui n’aime pas du tout les radios pirates refuse de le diffuser, lui barrant la route du marché anglais. Ici se place un quiproquo, bien des disques au succès énorme ont été lancés par les émetteurs pirates, la BBC les a diffusés. Mais ici le directeur et fondateur de la maison de disques qui distribue le disque est aussi un des directeurs de la station pirate, la vengeance est un plat qui se mange froid.

Mais qu’importe, les Anglais ne sont pas les seuls à écouter les radios non officielles, la chanson a de quoi attirer d’autres amateurs. Précisons aussi qu’elle est assez décalée dans le répertoire du chanteur, qui est plutôt associé au folk dans la lignée de Donovan. Sa grande originalité est qu’elle contient un refrain avec une voix qui passe à travers un téléphone tout en ayant une mélodie assez accrocheuse. La France sera la retentissante base de lancement, la projetant dans pas mal de pays du continent, allant même jusqu’à devenir un hit en Australie. La chanson rejaillira plus tard en Angleterre via des reprises, spécialement une, qui l’introduiront enfin dans les oreilles à qui elle était destiné à l’origine et deviendra comme ailleurs une chanson que l’on oublie pas facilement. C’est tout le mérite de David McWillams (1945-2002) et de ses fameux « Days Of Pearly Spencer ».

En playback, l’original.

Adaptation française Frank Alamo, 1968.

En italien Caterina Caselli, 1968

Reprise américaine par les Grass Roots, 1969.

Los Javaloyas, version en espagnole, 1968

Version disco, 1978, n’importe quoi!

Version reggae, 1987, assez populaire à l’époque.

La très belle reprise de Vietnam Veterans, 1988

La version la plus connue après l’original, hit en Angleterre, 1992.

 Dreamers Inc, ce sont des Grecs, joli vocal., 2012

Dans la bande sonore du film L’invitation, Lewis Evans – Karen Ann, 2016.

Version inédite par David Bowie.

 

 

Bas nylons et encore cette dame

 

Suite des photographies d’Annemarie Schwarzenbach, icône lesbienne, reporter et photographe suisse

Biographie dans article précédent

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Toutes les photos datent des années 1930, la date précise est inconnue.

Indes britanniques

L’Inde actuelle était placée sous domination britannique de  1757 à 1947 année de l’indépendance. Comme dans la plupart des empires coloniaux, le bienfait de cette occupation est encore aujourd’hui sujet à caution. Il est certain que si le territoire n’avait été qu’un vaste désert sans ressources naturelles, on n’y serait pas resté 200 ans, tout comme les Anglais n’auraient jamais fait du thé une boisson nationale.

 

L’Estonie actuelle, petit pays alors très peu connu. Un de ces pays baltes, qui par sa situation géographie, son climat, sa culture minoritaire, est malheureusement condamné à jouer les seconds rôles et être balancé d’une puissance à l’autre au gré des fantaisies des pays plus puissants. Elle échappe de justesse à l’emprise allemande qui perd la guerre en 1918, elle devient indépendante et reconnue internationalement comme telle pendant une vingtaine d’années. Elle est occupée par les Allemands en 1940, pour devenir plus tard une des républiques de l’URSS à la fin du conflit. Elle redevint indépendante en 1991, pour retrouver un semblant de démocratie, accentué depuis son entrée dans l’UE en 2004. Il paraît qu’aujourd’hui c’est un pays qu’il faut découvrir, on y est super bien accueilli par une population toujours souriante et très polyglotte.

Source Wikipedia, DP