Un cuvée dans le garage

Un voyage dans les obscurités garage punk sixties. Les Américains furent les rois dans ce domaine. Tout bled perdu au fin fond d’un état et qui avait au moins 500 habitants, avait son studio d’enregistrement. Très souvent, de petits groupes du coin acquirent une certaine dextérité musicale et surtout n’avaient guère d’autres distractions pour passer le temps. Le deal, c’était de se faire remarquer par un label de plus grande envergure et signer un contra. Pour cela, des directeurs artistiques sillonnaient les campagnes à la recherches de ces perles rares. Quelquefois ils en trouvaient, et beaucoup plus rarement ils parvenaient à en faire des plus ou moins grosses vedettes. Rien ne s’est vraiment perdu, car ces disques furent compilés dans des centaines de galettes vinyles dans les années 70 et 80. Moi-même, j’en possède une belle collection, certaines depuis 40 ans. Je les considère vraiment comme le testament de la part obscure des sixties. Voici une sélection dans n’importe quel ordre, le seul pont commun c’est que ce sont des groupes américains d’époque entre garage et début du psychédélique.

Bas nylons et descente à Harlem

Encore une de ces chansons qui semblent devoir rester dans l’ombre, mais qui comme par magie réussissent a devenir des classiques, à tel point que même les grandes stars s’y collent. C’est même pour moi une histoire qui m’a fait jouer à Madame Irma, car j’avais imaginé cette chanson dans le répertoire des Rolling Stones. Ils m’ont fait patienter une vingtaine d’années, mais ils ont fini par l’enregistrer, cette chanson s’appelle « Harlem Shuffle ».

L’avènement de cette chanson est une suite de faits divers propres au showbiz, on se réunit, de sépare, se retrouve. C’est le duo Bob & Earl qui créa la version originale en 1963. Avant cela, ils furent deux membres d’un groupe de R&B noir des années 50, les Hollywood Flames, qui eut une succès assez conséquent avec « Buzz, Buzz, Buzz en 1957. Le Bob du duo entama une carrière solo sous le nom de Bobby Day. Il connu un succès conséquent en créant au moins 3 classiques du genre, « Rockin’ Robin' », « Little Bitty Pretty One », « Over And Over », que l’on retrouvera plus tard au répertoire des Hollies, des Paramounts (pré Procol Harum), Dave Clark Five, qui classa sa version en tête du hit parade US (« Les Yeux Bleus » dans l’adaptation française de Sacha Distel). Bobby Day retrouve son compère Earl Nelson au début des années 1960 et enregistres quelques singles sans trop de succès. Bobby Day redémarre un carrière solo  et Nelson cherche un autre Bob qu’il trouve en la personne de Bobby Relf. C’est cette mouture qui enregistrera « Harlem Shuffle », dont ils sont d’ailleurs les compositeurs. Le futur et fameux Barry White en fera l’arrangement. Sans être un grand succès à sa sortie, le disque se fera quand même assez bien remarquer pour susciter quelques reprises, surtout après à la forte poussée de la tendance R&B en 1966. Malgré tout en 1969, une réédition du disque en Angleterre propulsera le titre dans le top ten, lui assurant une nouvelle et plus définitive visibilité. Et puis, bien évidemment la reprise des Rolling Stone en 1986 lui donnera un parfum d’éternité Selon certaines sources, George Harrison aurait affirmé que c’était sa chanson préférée. La chanson apparaît dans un classement établi par le Daily Telegraph qui énumère les 50 meilleures chanson enregistrées par un duo.

La version originale, 1963.

Une version un peu garage, les Fabulous Flippers, USA 1965.

La version qui m’a fait découvrir ce titre, Doc Thomas Group un première mouture de Mott The hoople, 1966.

Sans doute la première version par quelqu’un de très connu, les Righteous Brothers, 1967.

A ma connaissance, il n’y a jamais eu de version française, toutefois l’excellent Vigon l’enregistra en 1967.

Terry Knight & The Pack ou Fabulous Pack, une mouture de Grand Funk Railroad, 1967.

Le version du groupe anglais The Action vers 1969.

La même année, la résurrection d’un ancien groupe, créateurs de « You’ll Never Do It Baby » repris par les Pretty Things.

Une version disco, 1979.

La version des Rolling Stones, 1986.

Quand on écoute « Harlem Shuffle » on a toujours 20 ans,

Bas nylons et idées noires à la cour

On connaît plutôt bien la vie de Louis XIV, il a tout fait pour entrer dans l’histoire, mais même avec tout l’éclairage que l’on possède, certaines zones restent dans l’ombre et permettent aux historiens d’y aller de leurs hypothèses. Certaines apparaîtront farfelues cela ne fait pas de doute, mais parmi toutes ces fanfaronnades, il doit bien y en avoir une qui cerne la vérité d’assez près. Et même pourquoi pas la plus farfelue ne serait-elle pas la vérité ? Je ne vais pas ici me transposer à l’historien et y aller de mes convictions et de ma « vérité », je n’ai pas cette prétention.

Un des rares portraits qui existent d’elle, vers 1700

La Mauresse de Moret est entrée dans la petite ou moyenne histoire, elle reste encore une de ces énigmes historiques qui fait encore saliver les historiens. C’est une religieuse métisse que l’on ne connaît que sous le nom de soeur Louise Marie Thérèse, remarquez que les deux derniers prénoms sont ceux de la première femme de Louis XIV. Ce qui a intrigué les contemporains du roi de France et les historiens, c’est qu’elle reçut la visite dans son couvent d’un tas de personnages influents ou célébrités de son temps. On cite Saint-Simon, la femme du frère du Louis XIV, Philippe d’Orléans, dite princesse palatine. On remarque aussi Voltaire, ainsi que toute la smala royale, la reine Marie Thérèse d’Autriche, plus tard Madame de Maintenon, le roi en personne, sans oublier nombre de princes et de princesses. On sait aussi que Louis XIV, lui attribua officiellement une rente. Ce qui semble assez étonnant pour une religieuse métisse non ?

Marie-Thérèse d’Autriche, 1ère femme de Louis XIV

Voilà les bases sur lesquelles partent les historiens pour éclairer cette zone d’ombre. Trois hypothèses reviennent fréquemment, c’est probablement l’une d’entre elles qui doit avoir les accents de vérité.

Première hypothèse : elle serait la fille de la reine qui aurait fauté avec quelque amant de passage ou personnage de la cour de race noire ou maure, peut-être son très jeune page, un nabot noir qui disparut mystérieusement peu après, ceci selon certaines sources invérifiables. Elle serait en réalité Marie Anne de France, troisième enfant de la reine qui officiellement mourut un mois après sa naissance en 1661, et qui aurait alors survécu. L’enterrement officiel ne serait alors qu’un simulacre destiné à cacher la chose. Il faut prendre en compte que lorsque la reine accouchait, il y avait à peine moins de monde qu’au carnaval de Nice dans la chambre où elle accouchait. En effet, une naissance royale devait avoir nombre de témoins, ceci afin de certifier que l’enfant était bien de descendance royale, les cocufiages étant réservés. Des ambassadeurs étaient aussi présents, car un manque de descendance pouvait attirer les prétentions de royaumes étrangers, les cousinages et autres liens familiaux étaient relativement courants dans la noblesse. Un enfant noir naissant aurait sans doute attiré l’attention de l’entourage, bien qu’ils n’étaient pas tous autour du lit royal, on pouvait encore par subterfuge le dissimuler en créant une situation d’urgence, un grand malaise de la reine par exemple. Toujours selon le bruits qui coururent, Madame de Motteville aurait vu l’enfant et se serait trouvé mal en voyant qu’il était noir. Cette théorie, pas complètement irréaliste mais qui souffre quand même de points assez obscurs,  est sans doute la plus partagée par ceux qui ne sont pas spécialistes en histoire, il y a un petit côté libertinage à la française qui flatte l’ego.

Louis XVI

Deuxième hypothèse : ce serait bien une fille de Louis XIV, mais conçue avec une personne de couleur. Ce cher Louis était un chaud lapin, s’il y a bien un point où les historiens sont tous d’accord, c’est celui-là, il aurait eu une relation discrète avec cette personne. Tombée enceinte, le roi qui était plutôt beau joueur en la matière, aurait assumé sa « faute ». Seulement il y avait certaines nuances, il leur donnait le « titre » de bâtard royal, surtout ceux qu’il avait avec de nobles dames, il le fit quelquefois. Pour les autres c’était une pension qu’il attribuait, encore une fois selon son bon vouloir. Dans le cas qui nous occupe ici, les choses vont un peu plus loin, elle semble entourée d’une certaine aura, vu le nombre de visiteurs auréolés qu’elle recevait. Certes, elle fut cachée, on ne la vit jamais à la cour, mais Louis XIV qui n’était pas à un caprice près, aurait pu l’assumer. Le problème vient peut-être de la couleur, si les enfants hors lit conjugal se portaient assez bien, il n’en allait pas de même pour ses descendants officiels, ils moururent tous avant lui. Alors imaginons un enfant officiel d’une autre race aurait pu quelque peu brouiller les cartes royales, surtout qu’elle mourut bien après lui, probablement en 1732. Selon certaines sources, la religieuse affirma elle-même être une fille royale. Mais encore une fois on ne possède pas de vraie certitude, quelques indices assez frêles, et la pièce qui manque au puzzle, qui fut la mère ? Possiblement une comédienne noire, chose qui existait à la cour. Cette deuxième théorie a aussi ses partisans, là on s’approche plus du travail d’historien, une analyse ADN pourrait apporter des éclaircissements, si on pouvait réunir les éléments nécessaires.

Troisième hypothèse : elle ne serait pas de sang royal mais une protégée de Louis XIV, la piste de la soeur d’une religieuse noire, ou une simple orpheline est évoquée, Le roi ou quelqu’un de son entourage l’aurait protégée pour des raisons inconnues. Rappelons que les rois de France étaient persuadés d’être des représentants de droit divin et élus par Dieu sur cette bonne vieille terre. Louis XIV mena bien une vie de débauche, mais sous l’influence de la très pieuse Madame de Maintenon notamment, il se racheta quelque peu une conduite un peu plus vertueuse les trente dernières années de sa vie. Le fait d’avoir parrainé, converti au catholicisme par le baptême , fait entrer dans les ordres, une personne probablement avec des racines musulmanes, pouvait sembler à ses yeux comme une dette envers le ciel. La piste de la fille d’une couple de serviteurs maures qui aurait demandé à Madame de Maintenon de s’occuper de leur fille par nécessité est également proposée. Cette dernière dont les générosité n’est pas qu’une légende pourrait l’avoir fait en la faisant entrer au couvent mais on se heurte alors aux visites de la reine Marie-Thérèse, antérieures à l’mancipation à la cour de Madame de Maintenon. Ces dernières pistes sont souvent évoquées par ceux qui ne croient pas à la filiation royale. Il est vrai que c’est la plus simple en apparence, mais elle n’explique pas ou mal, l’intérêt de la famille royale et la noblesse à son égard.

Madame de Maintenon

Bien entendu, il peut exister à côté de ces hypothèses, toutes sortes d’affirmation plus ou moins farfelues, chacun peut y aller de sa petite théorie. C’est un fait d’histoire resté mystérieux et qui probablement le restera. La seule certitude reste que cette étrange personne a réellement existé, qu’il existe des documents qui semblent prouver que Louis XIV lui versa une pension. Le reste n’est que rumeurs de l’époque, et Dieu sait si on avait le temps de parler à une époque où les gens qui ne travaillaient pas n’avaient pas grand chose d’autre à faire. La vérité a existé à quelque part, des gens savaient, mais plus de 300 ans après il ne reste même plus des souvenirs.

chansons que j’aime de chanteurs que je n’écoute pas

Il y a des chanteurs qui ne sont pas vraiment ma tasse de thé, que je n’écoute pas beaucoup, ce n’est pas une critique mais un choix personnel. Je me suis quand même dans certains cas fendu de l’achat d’un disque, car il arrive parfois que chez eux, j’aime bien une chanson ou l’autre. Alors voici un choix dans cet esprit.

C’est une des rares chansons de Gérard Lenorman que l’on peut classer ailleurs que dans la variété.

Une que j’aimais bien, les paroles sont bien posées sur le sujet.

Serge Lama est plutôt un bon interprète, il sait faire passer ses sentiments dans une chanson, c’est bien le cas ici.

De Michel Sardou, je n’en retiendrai qu’une : celle-ci.

Pour le moins, Dave possède une voix avec pleine de possibilités, sans doute mal exploitées. D’abord une face A puis la face B de son tube « Vanina », c’est une chanson qui m’a toujours plu, c’est bien la seule.

Une assez belle reprise d’un des excellents titres de Gilbert Bécaud, dommage que cela sonne un peu trop synthé, mais on est 25 ans plus tard.

Pour moi Michel Delpech, il y avait « Chez Laurette » que j’aimais bien. mais bien plus tard j’ai trouvé un certain charme à cette histoire de rock. Plus drôle, j’avais un copain, entendez par là qu’il n’y avait rien de sexuel, dont j’ai été le photographe pour son mariage, qui lui ressemblait assez étonnamment.

Changeons un peu de langue, avec une chanson à laquelle j’ai vraiment succombé, la plus célèbre de Meccano. De toutes celles que je propose dans ce listing, c’est encore celle que j’écoute le plus souvent. Il existe une version française, mais c’est vachement plus beau en espagnol.

Je n’ai jamais été vraiment Eurovision, ni partisan du « la la la » dans les chansons, pourtant j’ai passablement écouté celle qui remporta le prix en 1968 pour l’Espagne. Sans doute si elle n’avait pas été chantée en espagnol, j’aurais zappé. Mais c’est quand même une langue qui chante d’elle même avec de jolis sons, c’est une sorte de romantisme qui je partage encore plus avec l’italien. Bon 1 minute de « la la la » à la fin, faut aimer.

Je me souviens très bien de ce dimanche, il y a une trentaine d’années. Alors que mes parents regardaient « Dimanche Martin » et que je lisais le canard du dimanche, j’ai entendu ce truc. Et ma foi, je ne peux pas dire que j’ai détesté.

Du côté de l’Italie, un disque que j’ai depuis 50 ans, trouvé d’occasion dans un grand magasin. Au dos d’une reprise de « With A Girl Like You » des Troggs, un gentil slow qui aurait mérite de figurer en face principale.

Un petit 45 tours vers 1975, un truc un peu spécial, qu’il me faut ressortir de temps en temps, une plaisante histoire belge.

 

Bas nylons et chansons et des restes de blues

Bon nombre d’artistes ont des titres qui leur collent à la peau. Mais si l’on prend la peine d’explorer leur discographie, nous trouvons d’autres choses très intéressantes. Je me propose dans ce post d’explorer la carrière des Moody Blues seconde période, celle qui démarre avec « Nights In White Satin », leur hit le plus immortel. Pendant une période de cinq ans, plusieurs albums à thèmes virent le jour. Force est de constater qu’il y a une pléthore de chansons qui ne manquent pas d’attrait. En voici une sélection qui concerne les albums entre 1967 et 1972, c’est à dire six albuma, où je fais volontairement abstraction des succès connus de tous. Il n’y a pas à dire, mais les artistes ne sont pas tous égaux devant la création.

Days Of Future Passed, 1967

Twilight Time

In Search Of The Lost Chord, 1968

Legend Of A Mind

On The Treshold Of A Dream, 1969

Dear Diary

Lazy Day

The Voyage (instrumental)

To Your Children’s Children’s Children

Beyond (instrumental)

Gypsy

Eternity Road

A Question Of Balance, 1970

How Is It ?

Don’t You Feel Small ?

Tortoise And The Hare

Every Good Boy Deserves Favour, 1971

The Story In Your Eyes

My Song

Seventh Sojourn, 1972

Lost In Lost World

I’m Just A Singer (In A Rock And Roll Band)

Bas nylons et la guerre pour rire

Pendant la guerre, sans aller jusqu’à les lire dans les journaux, les blagues circulent parmi le peuple. Que l’on soit d’un bord ou d’un autre, l’histoire vise en premier « l’ennemi » et souvent ses principales figures. En voici quelques une qui circulèrent de manière à illustrer que même pendant la guerre, l’esprit n’est pas en panne. Il semblerait que toutes ces histoires ont toutes été effectivement racontées.

Celle-ci concerne Hitler. Inquiet sur l’opinion publique, il se déguise de manière méconnaissable et va dans la rue pour interroger les gens. Il arrête un ouvrier et lui demande :

– D’après vous, combien de personnes en Allemagne sont opposées à la politique du Führer ?

– Six, répond l’ouvrier.

– Six seulement ? s’extasie Hitler.

Oui ! Moi, toi, lui, nous, vous et eux.

*****

Goering, second personnage du Reich, aimait bien parader. Il ne manquait jamais une occasion de se mettre en évidence. Il arborait sur son uniforme de nombreuses médailles. Un matin, devant se rendre à une conférence improvisée, il arrive bon dernier et un peu en catastrophe.

– En bien, s’étonne Hitler, comment se fait-il que vous ne portiez pas vos médailles  comme d’habitude ?

– Bon sang, je les ai oubliées sur mon pyjama !

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Hitler devait aller faire une tournée d’inspection sur le front est où ça ferraillait sec. Il alla chez son tailleur pour chercher un uniforme en lui expliquant la raison.

– Mein Führer, dit le tailleur, je viens de lire un truc qui va vous intéresser. Napoléon quand il allait dans un zone de combat portait des pantalons rouges. Si jamais il était blessé, on ne verrait pas les traces de sang.

– Hitler réfléchit et dit :

– Vous n’auriez pas des pantalons marrons ?

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Sur le front est, l’armée allemande fit connaissance avec le terrible hiver russe à la fin 1941, qui stoppa l’avancée et la logistique des armées d’Hitler, spécialement mal équipées pour les grands froids. Une collecte nationale tenta de plus ou moins d’atténuer les souffrances des soldats en leur faisant parvenir des habits chauds. Un fils ayant reçu une paire de bottes de sa mère, lui écrivit et la remercia en ces termes :

– Merci pour les bottes, je n’en avais jamais mangé d’aussi bonnes !

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Un autre amateur de la parade fut Mussolini. C’est très visible dans ses discours, ma mère qui assista à Milan à l’un de ces fameux discours sur la place du Dôme à Milan dans les années 1930, employa l’expression de fanfaron, en me racontant ses souvenirs. Pourtant Hitler admira pendant longtemps sa personnalité. Il est vrai qu’il prit le pouvoir dix ans avant lui. Bien qu’alliés, Hitler dut se rendre compte qu’il ne pouvait pas trop compter sur lui lorsqu’il déclencha la guerre. Alors que les armées d’Hitler gagnaient des batailles partout, Mussolini se trouva plutôt en difficulté avec ses armées d’invasion. Il est vrai que Mussolini est loin d’être un stratège, il est même qualifié d’amateur par le maréchal Badoglio, ce qui lui vaut d’être limogé. On attribua assez vite à l’armée italienne une réputation de couardise, qui n’est sans doute pas toujours très justifiée, mais que voulez-vous les gens sont méchants.

Un de ces moments d’anthologie de la connerie. On ne peut toutefois lui reprocher d’être un mauvais orateur, chose indispensable en politique.

Dans cette optique voici quelques histoires sur ces braves soldats, sans doute parmi les plus drôles.

Depuis l’Albanie, les Italiens veulent envahir la Grèce. L’ordre d’invasion est lancée, mais à peine les soldats partis les voici qui reviennent à leur point de départ encore plus rapidement.

Le général demande alors les raisons.

– Qu’avez-vous vu une division grecque ?

– Pire que cela.

– Cinq divisions grecques ?

– Pire que cela.

– Toute l’armée grecque ?

– Pire que cela.

– Mais alors quoi ?

– Un pancarte : attention chien méchant !

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Dans cette histoire, la guerre ne se termine pas en 1945, mais continue dans une autre optique, celles des forces de l’Axe qui n’ont pas subi de défaite et qui continue de se battre. Imagines quelques années plus tard, les informations à la radio.

– La Wehrmacht vient d’entrer dans Vladivostock, communique le quartier général allemand. De son côté, le gouvernement nippon nous informe que l’Armée du Mikado est en train d’envahir New York. Selon des sources bien informées, Mussolini prévoit d’envoyer des avions de reconnaissance sur Malte.

A propos d’aviation un général allemand et italien discutent. L’italien demande :

Quel est l’effectif dans une mission de parachutage ?

– Vingt trois. Le pilote, le navigateur, le radio et les vingt parachutistes. Et vous ?

– Vingt-trois aussi : le pilote, le navigateur, le radio et un parachutiste.

– Un seul parachutiste, mais alors à quoi servent les dix-neuf autres ?

– A pousser dehors le parachutiste !

Affiche propagande alliée

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Un inventeur présente à Mussolini sa dernière trouvaille.

– Voyez-vous, dit-il,  c’est un tank semblable aux autres. Sa particularité, c’est qu’il possède six vitesses pour faire marche arrière.

– Formidable, approuve Mussolini.

– Et puis il y a une marche avant.

– Une marche avant, mais cela ne sert à rien dans l’armée italienne !

– Eh bien, supposez qu’elle soit attaquée par derrière.

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Un italien demande une entrevue à Mussolini, ce qui lui est accordé.

– Duce, j’aimerais changer de nom, car chaque fois que je me nomme, tout le monde se moque de moi,

– Et comment vous appelez-vous.

– Benito Merda.

– En effet je comprends, et comment aimeriez-vous vous appeler ?

– Angelo Merda.

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En tournée d’inspection Hitler subjugue ses soldats car il marche sur un marécage sans s’enfoncer.

– Mein Fuher, s’exclame un capitaine, vous marchez sur un marais sans vous enfoncer, c’est un miracle !

– Mais non, je suis sur les épaules de Mussolini…

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Pendant l’occupation à Paris, un officier allemand s’étant égaré demande à un passant :

Pouvez-vous me dire où est la place de l’Etoile ?

– A gauche sur la poitrine, répond le passant.

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De Gaulle avait un sens du bon mot et de la formule, c’est indéniable. A la libération, il ne manqua pas de perpétuer son art.

Les F.F.I. (Forces françaises de l’intérieur) furent avant la libération, une armée constituée, entre autres, des principaux mouvements de résistance durant l’occupation. Pas vraiment organisée comme une véritable armée, elle n’en fut pas moins d’une certaine efficacité pour la préparation du débarquement, par exemple. En son sein, il y eut aussi quelques électrons libres, même des collabos, qui se bombardaient aux plus hautes fonctions avec des grades qui relevaient plus de la simple usurpation que de l’école militaire. Ainsi, le sinistre docteur Petiot fut dans cette armée le Capitaine Valery, lui qui connut plus les prisons militaires que Saint-Cyr. De Gaulle en tournée s’arrête au milieu d’une équipe locale de ces troupes et constate que ce sont tous des officiers de rang élevé, sauf un qui est simple lieutenant. Il va vers lui et lui demande avec bonhomie :

– Alors mon ami, on ne sait pas coudre ?

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Notre général défile dans une ville libérée. Partout ce sont de « Vive De Gaulle ! » à n’en plus finir. Soudain, il entend très nettement un « Vive Pétain ! ». Il se tourne vers son accompagnateur et lui dit :

– Encore un qui ne lit pas les journaux.

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Entre le général et Churchill ce ne fut pas toujours l’amour fou. Ce dernier déclara après la guerre :

– De toutes les croix que j’ai portées, la croix de Lorraine fut la plus lourde à porter.

En Suisse on a d’autres préoccupations

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Cette histoire fut, parait-il, racontée par Churchill. Un matin De Gaulle et son aide de camp vont nager dans la mer et s’éloignent des côtes. Quand il sont à un bon mile au large, De Gaulle demande :

– Nous sommes seuls ?

– Oui nous sommes seuls mon général.

– Eh bien je vais essayer de marcher sur l’eau !

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Lors de la libération de Paris, un libérateur obtient une permission de deux heures pour aller voir sa femme. 1 heure et 59 minutes plus tard, le voici de retour avec son uniforme complètement trempé.

– Alors tu as vu ta femme, pourquoi tu as ton uniforme mouillé ?

– Quand je suis arrivé à la maison, elle était dans son bain !

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L’armée US était plutôt du genre bien organisé, tout était prévu, sauf le petit grain de sable qui peut enrayer toute la machine. Un général peste dans son bureau :

– Il n’y a plus de formulaire pour commander des formulaires !

Espace temps musical

Des trucs que j’écoutais dans les années 80 et que j’écoute encore maintenant, si, si! Dans la mesure du possible, j’ai recherché des clips ou des versions en live.

Des Australiens assez peu connus ici.

Un petit air de rockabilly, mais léger.

L’une des meilleures découvertes des années 80 et mon meilleur concert.

Une jolie reprise des 13th Floor Elevators.

Un mec que j’aime bien encore aujourd’hui.

J’ai jamais aimé l’armée, mais là je fais une exception, j’aime bien ces vocaux tourmentés et ces riffs du guitare.

La sagesse tranquille des Nits, assez envoûtant.

Un petit relent de psychédélique vers la fin des années 80

Les dieux d’une nouvelle église où j’ai pas mal écouté la messe. Stiv Bators, le chanteur trop fou pour vieillir.

Beaucoup plus calme, mais joli.

Un autre groupe que j’ai écouté à mort.

Les Turbines, du garage moderne même en self-service. Le chanteur me rappelle quelqu’un, vous voyez qui ?